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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 10:09

L'AU-DELÀ DU SILENCE

 

du 15 juillet au 20 août 2011

 

l'esplanade à St Jean du Bruel (aveyron du sud)

 

 

      Brigitte Bultez Brun

 

 

 

Le Silence et le Verbe.

 

Il est si naturel semble-t-il de faire du bruit qu'il apparaît difficile de résister au brouhaha du monde. Or pour entendre, s'entendre, faire entendre,  il faut faire taire le tumulte des voix confuses, celui des bruits inarticulés, ignorer les mots en ribambelle des vrais ou faux discours, s'abstraire du tohu-bohu du monde. 

 

Alors seulement, on a l'intuition de ce que peut être une existence qui oscille entre la perception de l'infiniment petit et celle de l'infiniment grand. Alors seulement, on a la prescience de notre être qui tel un roc minuscule habite un royaume invisible où  l'absolu est à la fois tout le possible et l'impossible. 

 

Brigitte Bultez Brun repousse au loin  le chahut et le tintamarre. Elle accorde tout son prix au silence. Ainsi  elle peut tendre l'oreille au langage inaudible des plantes, des pierres, des objets dont les lignes et les formes,  les couleurs et l'éclat peuplent allégoriquement un vaste domaine que gouverne un désir inextinguible de lumière. De l'observation au recueillement, de la contemplation à l'émerveillement, l'artiste s'éloigne du connu et tente par une démarche plastique maîtrisée d'approcher le secret qui habite le lieu mystique où réside le Verbe. 

 

Catherine Plassart

 

Brigitte Bultez Brun Brigitte Bultez Brun

 

 

 

 

 

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photos : (1) 15 cm x 15 cm (2) et (3) diptyques 38 x 8 cm  (4)  30 x 21 cm 

- tableaux et livres uniques - technique mixte - formats allant du 15 x 15 cm au 42 x 90 cm non encadrés 

 

 

Informations pratiques : 

 

l'esplanade à St Jean du Bruel (aveyron du sud)

ouvert tous les jours sauf dimanche de 16h30 à 19h15

ou sur rendez-vous

renseignement au 06 16 15 13 41, fermeture exceptionnelle le 15 août

 

voir aussi : la vitrine de Brigitte Bultez-Brun dans Art Point France

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:10

peintures


du 23 juillet au 11 septembre 2011

 

Galerie Capazza - Nançay (18)

 

 

 

 FRANTA

 

 

Pour Franta, la figuration passe par un mimétisme visuel. Il revient à la peinture d'infléchir la transcendance de la réalité, tout en lui conservant son poids charnel. La densité picturale est la conséquence d'une jouissance

de l'acte de peindre qui régénère son geste prompt à s'emparer de la beauté originelle. Les coulures, les taches contrastées, vives ou décolorées, les balafres, la volupté de la couleur convoquent la lumière qui ronge

les corps tandis que ceux-ci absorbent l'ombre. C'est la lumière qui ranime ces corps ensevelis dans la mémoire brutalement tancée par les matières où se lisent la souffrance et le désir.

Ses oeuvres récentes approfondissent son face à face avec la figure humaine qui a conquis sa liberté dans l'espace de la surface de la toile où l'intérieur et l'extérieur s'annihilent. L'évasion est au bout. Franta extrait de l'obscurité la résistance originelle et l'énergie vitale qui donne sa vérité à l'homme. Il inscrit l'humanisme sur les tables de l'art.

Lydia Harambourg

 

 

 

FRANTA

 

 

 

FRANTA

 

 

photos : (1) Couple, 150 x 150 cm, Acrylique sur toile (2) Berger, 129 x 97 cm, Technique mixte sur papier marouflé sur toile (3) Partage, 65 x 50 cm, Technique mixte sur papier

 

Informations pratiques :


Galerie Capazza

1 rue des Faubourgs

18330 Nançay France

 

Ouvert samedis, dimanches et jours fériés

10h-12h30 et 14h30-19h

 

voir aussi: le site de la galerie, la vitrine de FRANTA dans Art Point France

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 10:55

 

Patrick Jannin

 

 

Patrick Jannin
 Le fripon divin

 

" Savez-vous au juste ce que c'est que la cruauté ? " Hein ? Et le théâtre de la cruauté ? 'Cruauté' quand j'ai prononcé ce mot, a tout de suite voulu dire 'sang' pour tout le monde. Mais, 'Théâtre de la cruauté' veut dire théâtre difficile et cruel d'abord pour moi-même. "
Antonin Artaud

 

 

 Patrick Jannin est un artiste de la cruauté, si tenté que par ce mot nous entendions ce qu'Antonin Artaud voulait dire quand il employait ce terme. A savoir : un artiste ayant su placer au dessus de son amour pour la beauté, une sorte d'exigence tragique. Voilà pourquoi ses oeuvres peuvent parfois sembler choquantes, irritantes, dérangeantes – pour ne pas dire dérangées. Mais ce qui dérange, en elles, n'est pas quelque chose d'intentionnel. Non, la cruauté, ici, n'a pas le goût de la provocation ni de la pose esthétique. Bien au contraire. Elle n'est que l'expression d'une âme ayant choisi d'affronter les conflits qui la fondent – et de faire de cette lutte contre elle-même, le point de départ d'une oeuvre sans ornement. D'une oeuvre absolument honnête.  

 

Patrick Jannin, commentant son propre travail, l'exprime d'ailleurs avec la plus grande  clarté : « Je ne suis pas un artiste trash. Je ne fais pas dans la provocation par vice ou pour choquer le bourgeois. Je me fous bien de savoir à quel courant artistique j’appartiens, tout comme je me moque de savoir ce que les gens en pensent. Mon seul souci, ma seule gageure, c’est ma sincérité. (...) S’il fallait définir mon geste, je parlerais de lucidité. »

 

Si nous devions, à notre tour, définir un peu plus précisément le terme de lucidité, nous serions tenté d'en faire, à la suite du philosophe Méhdi Belhaj Kacem, l’anagramme du mot ludicité1. Car si Patrick Jannin explore, dans ses dessins, les désordres qui affectent la vie affective et sexuelle de l'humanité, il n'oublie jamais, pour autant, de nous aider à en percevoir la dimension comique. Ajoutant ainsi à ce qui aurait pu n'être qu'une sorte d'almanachs des perversions humaines, une touche d'humour ou d'ironie, cet artiste « déjanté » est parvenu à hisser son oeuvre sur les hauteurs de la conscience humaine – là où le rire de l'idiot se mêle enfin à la quête du sage.

 

C'est pourquoi, d'ailleurs, il serait maladroit de classer l'oeuvre de Patrick Jannin dans la catégorie de l'art brut. Car bien loin de n'être que l'esclave de son inconscient, cet artiste nous prouve, au contraire, qu'il est possible de donner libre cours à ses pulsions (de les regarder en face et de les peindre), sans pour autant sombrer dans la folie ou la démesure. « Ne vous en déplaise, je ne suis pas plus "fou" que vous, je ne suis pas le "monstre", l'handicapé mental que d'aucun se plaisent souvent à voir en moi. J'ai, par contre, de même que certains artistes qu'on dira plus "lucides", cette sincérité qui m'empêche de mentir, à moi-même comme à vous. »

 

Mais quel est ce mensonge dont nous parle Patrick Jannin et qui, comme par ricochet, voudrait faire de lui un monstre ? Ne serait-ce pas celui que véhicule implicitement toute institution sociale (la famille, l'école, la télévision) en voulant donner pour modèle à nos comportements l'image, par trop naïve, d'un homme policé, d'un homme abstrait, d'un homme ayant désappris à vivre au contact de sa propre chair ? C'est là, en tout cas, ce qui ne cesse de transparaître dans bon nombre de ses dessins, et tout particulièrement, dans cette image au titre ô combien évocateur : « Heil Jésus, ou les valeurs de la famille ».
 


Mais c'est peut-être plus encore dans sa série intitulée « Lapin, Lapine » que Patrick Jannin a su donner à sa pensée l'archétype dont elle avait besoin pour atteindre à sa plénitude métaphysique. Inspiré, en apparence, par l'histoire d'Alice au pays des merveilles, c'est pourtant du côté de la mythologie, et plus particulièrement du côté de la figure du Trickster (du fripon divin) qu'il nous faut nous pencher si nous voulons en saisir toute la valeur. Car tout comme la figure du Trickster, la figure du Lapin, dans l'oeuvre de Patrick Jannin, a pour fonction de transgresser les limites, d'apporter, au sein de la cité, le désordre dont elle a besoin pour que se trouve, enfin justifié, le bien fondé de ses normes.

 

C'est pourquoi Gustav Jung a pu faire de ce personnage mythique un archétype (qu'il nommera « L'enfant intérieur ») appartenant aux structures les plus élémentaires de la psyché humaine. Et c'est pourquoi aussi, nous ne pouvons que saluer, dans l'oeuvre de Patrick Jannin, la renaissance d'une telle figure capable de nous conduire, comme par la main, jusqu'au coeur des problèmes les plus fondamentaux de la condition humaine. Et si, envers et contre l'optimisme rationnel qui guide, aujourd'hui encore, nos sociétés, Patrick Jannin nous rappelait qu'il ne sert à rien de vouloir vivre dans la lumière si cette lumière n'a pas pour préalable, l'ombre qui la soutient.

Frédéric-Charles Baitinger

 

 

 

Mater-Dolorosa Patrick Jannin

 

 

 

 Patrick Jannin

 

 

 

photos : (1) Vierge à l'enfant 65 x 50 cm , (2) Mater Dolorosa 80 x 60 cm, (3) Son 80 x 60 c

 

 

Le silence qui parle 

Les chroniques de Frédéric-Charles Baitinger 

fredericcharlesb@hotmail.com

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 17:26

 exposition personnelle

 

du 12 juin au 3 juillet 2011

 

Musée d'art moderne de Tatranska - République Slovaque

 

 

Laura Pitscheider

 

 

Icônes du Silence

 

L'exposition des oeuvres de Laura Pitscheider dans les prestigieuses salles Poprad du Musée d'Art Moderne de Tatranska est divisée en quatre sections:

"Le jardin du poète", né des poèmes de Luis Cernuda et Yvan Goll.

"Mystère Ineffable",  dédié au roman de René Daumal "Le Mont Analogue"

"Alphabet of Dust" et "Un Endless Song", en relation avec deux poèmes de l'artiste.

 

Si on pénètre dans l'atelier de Laura Pitscheider, on aura accès à sa cuisine. On observera que presque toutes ses œuvres sont peintes sur papier. On pourra questionner l'artiste sur ses couleurs que l'on a presque envie de qualifier d'extraordinaires tant elles sont dynamiques, changeantes et chatoyantes.  Elle nous expliquera alors comment elle les élabore elle-même à base d'acrylique, d'aquarelle, de colle, d'or, de résines et de pigments. 

 

Mais bientôt alors que l'on se dégagera de l'emprise de la matière, de ses vibrations, de ses odeurs, le regard portera au delà  de la croisée et se laissera séduire par l'harmonie et la pureté du paysage, cette romantique "branche du lac de Côme" (Manzoni) qu'elle a sous sa fenêtre. Alors, on percevra l'atmosphère recueillie de l'endroit, loin des accidents du monde. L'atelier est un nid d'aigle, une grotte de silence, dédiée à la contemplation et au questionnement.

 

Car la démarche de Laura Pitschneider est intellectuelle. Elle puise dans les textes et dialogue avec ses maîtres, les poètes.  Dans la sphère poétique à laquelle elle appartient, dans le lieu qu'elle habite où règne en alternance la lumière  et l'obscurité, où le temps se mesure autrement,  ce qui est vraiment important c'est l'approche éthique, morale de l'existence.  Elle peint sans complaisance, sans rechercher les effets pour eux mêmes. Sa mesure est la fidélité au sentiment qui l'habite. La peinture est pour elle le moyen d'atteindre cet "ailleurs" qui est "le monde intérieur". Depuis l'origine, tout son travail  est dédié à la poésie.

 

La grande exposition du Musée d'Art Moderne de Tatranska a été conçue par l'Institut italien de la Culture de Bratislava, sous le patronage du ministre des Affaires étrangères de la République slovaque. Elle se déroule pendant les célébrations du 150e anniversaire de l'unification de l'Italie. L'exposition est accompagnée d'un catalogue. 

Catherine Plassart

 

Musée d'art moderne de Tatranska

 

 

Informations pratiques :

 

Inauguration le 11 juin à 16h

 

Galleria Tatranská,

Hviezdoslavova 12, Poprad

République Slovaque

 

ouvert du mardi au samedi de 10h à 17h

le dimanche de 13h à 17h

 

voir aussi : le site du Musée, la vitrine de Laura Pitschneider dans Art Point France


 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 08:43

Exposition

avec la participation de

Nicolas Castus Decressac 

 

du 9 juin au 7 juillet 2011 

 

Galerie Hamon - Le Havre (76)

 

 

 

Agnès Gauthier

 

 

Le secret de ce que nous sommes.

Entre mémoire et oubli, il est un lieu perdu où se développe une histoire personnelle. Entre source et débords multiples, entre certitudes et énigmes en grand nombre, il y a la vérité de l'expérience  et du souvenir. Et puis parfois le drame du moi clivé. Alors, le visage compris comme le versant ensoleillé de notre être révèle en partie le secret de ce que nous sommes.  

Agnès Gauthier explore la possibilité de le représenter autrement. Pour ce faire elle combine couleurs enlevées (elle a la palette exubérante d'un Riopelle), écriture châtiée, souci du présent et fidélité au passé. Avec un mélange de géométrique et de sensible, de rigide et malléable, de compact et de diaphane, elle propose un "visage-maison" métaphorique. On baigne dans une délicieuse sensation d'ambiguïté. L'artiste peintre rafraîchit l'art du portrait.

Pour sa 6ème exposition personnelle à la Galerie Hamon, Agnès Gauthier est accompagnée par le plasticien havrais Nicolas Castus Decressac qui présentera ses réalisations en ciment et fer.

Catherine Plassart

 

 

Agnès Gauthier

 

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage jeudi 8 juin  à partir de 17h30 en présence des artistes.

 

GALERIE HAMON 

44 place de l’hôtel de ville 

76600 le havre 

00 33 (2) 35 42 42 30 

galerie.hamon@free.fr 

 

Ouvert tous les jours sauf dimanche et lundi matin 9h30-12h30/14h-19h - Fermé Lundi 13 Juin 2011.

 

voir aussi : le site de la galerie Hamon, la vitrine d'Agnès Gauthier dans Art Point France

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 11:38

Du 20 mai au 5 juin 2011

Espace Vaucluse - Avignon

 

Françoise Ducret

 

Le Parcours de l'Art organise en partenariat avec la Fondation Blachère, Centre d'art contemporain africain à Apt et l'association MIRA Europe (premier centre européen d'éducation de chiens-guides spécifiquement destinés à des enfants déficients visuels à partir de l'âge de 12 ans) une exposition réunissant des artistes peintres et sculpteurs.

Cette exposition regroupe 15 artistes  : Françoise Ducret (notre image), Amélie Joos, Perrine Gaspard, Jean Pierre Peransin, Marc Meurisse, Paule Tavera, Françoise Rohmer et Youri Dolan, les travaux du graveur Dominique Limon, de l'infographiste Zédem, du photographe Jean Claude Salomon, et les sculptures de la Fondation Blachère (Daniel Bonhomme, Jana Trinka et Gérard Zaoui).

Les oeuvres présentées sont disponibles à la vente au prix unique de 300€. Un tiers du produit de la vente des oeuvres revient à l'association MIRA Europe.

 

 

Informations pratiques : 

Espace Vaucluse 

Place de l'Horloge 

Avignon

Tel: 04 90 27 37 09

ouvert de 10 h à 13h et de 14 h à 18 h

 

Pour en savoir plus sur Françoise Ducret, voir sa vitrine dans Art Point France

 

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 16:59

 

Figures et attitudes

 

du 1er juin au 3 juillet 2011

 

Espace culturel Léopold Sédar Senghor - Le May sur Evre (49)

 

 

  crampon

 

 

Le vif de la perception

 

La danse,  c'est l'ici et le maintenant. Pour celui qui regarde, il s'agit de vivre  l'expérience de la perception. Pour Serge Crampon peindre le corps qui danse, c'est choisir comme sujet du tableau, non pas le danseur ou la danseuse mais cette perception... Et de fait, il nous invite dans le vif de la perception. Le fond des toiles et papiers est uniment vierge. Il  évoque un hors-temps où un geste se lit qui n’impose pas d’objet, mais suggère un mouvement. Enlevé ce geste est présent. On oublie le parcours de la  main. Le peintre est dans la peinture avec tout son corps.

 

Dans le cycle des "Figures et attitudes", les figures telles des signes calligraphiés semblent mesurer l'espace. Il n'y a plus ni haut ni bas, ni gauche ni droite mais une profondeur, un champ. La couleur si on exclut le noir et toutes la gamme de ses transparences a ici disparu. Elle s'inscrit noir sur blanc à coups de brosses passant devant l'oeil telle une apparition-disparition. Le peintre nous donne à voir ce qui flotte mystérieusement quelques secondes  et s'évanouit l'instant d'après. Il capte l'infigurable et l'évanescent, nous offre l'énergie et la grâce.

 

Catherine Plassart

 

 

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage le mardi 31 mai à 18h 30

 

Espace Léopold Sédar senghor

4 rue des tilleuls

49122 Le may sur Evre

02 1 71 68 48

 

ouvert les mardi, jeudi, vendredi de 11h à 18h

les mercredi, samedi, dimanche de 14h à 19h

Entrée libre

 

voir aussi : la vitrine de Serge Crampon dans Art Point France et une vidéo où Serge Crampon présente ce travail particulier datant des années 1982-1985

 

 

 

 

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 10:35

Points de vues

Art contemporain et paysage

exposition collective

 

du 18 juin au  18 septembre 2011

 

Le Prieuré de Saint Benoit-du-Sault (36)

&

Maison du Parc naturel régional de la Brenne, Le Bouchet, Rosnay (36)

 

 

 

 

Joël Desbouiges

 

 

 

A Saint Benoit du Sault existe un ancien Prieuré qui fut pendant plusieurs années abandonné. Monsieur Jean Chatelut, un homme de 80 ans, collectionneur  d'art et ancien maire de la petite ville attendait que la commune puisse  acheter ce bâtiment pour y réaliser son idée ou son rêve,  un centre d'art sur le  thème du ''paysage''. L'exposition "Art contemporain et Paysage" est  ainsi  une préfiguration du futur centre.

 

Au point de départ donc, l'ambition de créer un nouveau centre d'art dédié au paysage, et à l'arrivée un archipel d'expositions réparties dans la vallée de la Creuse. A la Maison du Parc naturel régional de la Brenne, Joël Desbouiges expose en compagnie de quatre autres artistes. Il y installera notamment Paysage "du sacré", une réalisation de 150 x 250 cm composée d'une bâche de  camouflage militaire tendue sur un châssis de 140 x 140cm et  possédant en  son centre, accrochée, une tête de cerf  empaillée. L'ensemble est  recouvert d'un filet de l'armée . 

 

L'oeuvre interroge les dimensions sociales, culturelles et esthétiques du paysage : "Le paysage est un enjeu économique et politique. Transformé, modelé, bientôt stéréotypé, il devient la  scène d'un immense camouflage. Le paysage n'est plus neutre à contempler, il renferme toujours la présence d'un pouvoir ...".

 

Ainsi, il n'y a pas de paysages naturels. Les plus "sauvages", ceux que l'homme choisit de préserver pour les conserver au plus près de leur état primitif,  n'existent que par le regard. Mais ici, l'artiste n'est pas intéressé par le paysage comme image,   plutôt par le paysage comme construction symbolique à partir de formes et de lignes. 

 

Nulle nostalgie, nul désir de conservation, chez Joël Desbouiges. Ce qui importe, c'est la liberté qui nous est accordée de  façonner jusqu'à le transfigurer l'aspect plastique du monde, son apparence et ses proportions. Notre responsabilité est engagée.  Ainsi paradoxalement lorsque l'artiste  installe dans un espace fictif le trophée d'un animal mort et les oripeaux de la dissimulation et de la ruse, il interroge notre manière d'être au monde et notre rapport à la vie. Car sachant que le paysage n'est qu'une représentation mentale d'une réalité produite par l'homme, l'idée d'un lieu-paysage privé de l'expérience et du rôle du vivant hante Joël Desbouiges. .

 

Les photographies noir et blanc de la suite titrée "Après Rembrandt"  et la suite récente "Identité Nationale" seront présentées dans le lieu principal de l'exposition au Prieuré de Saint-Benoit de Sault . A leur propos le commissaire Philippe Cyroulnik déclare que ce sont "des photographies de peintre qui travaille toujours la relation entre la découpe d’un paysage dans le champ de la nature et l’articulation entre l’oeuvre de la nature et celle de l’homme."  Et en effet le questionnement prime toujours sur le langage chez Joël Desbouiges. Installations, photographies ou  peintures, l'artiste porte sur les épaules "une charge ontologique".  Il  interroge le passé,  la conscience et le sacré.  Il affronte la mort et cherche sans relâche le sens de l'existence.  

 

Catherine Plassart

 

 

 

 

DSC05087

 

  Paysage "Du sacré" 2011

 

 

Joël Desbouiges

 

  paysage "Beauce'' 2011 N°7

"une présence , seules les corneilles peuvent encore vivre dans un 
paysage sans  arbre ... et  dont la terre est polluée pour des 
centaines d'années"

 

Joël Desbouiges

  paysage ''Sologne''N°5

 

 

Photos : (1) Paysage "Du sacré" 2011 (détail) , (2)  Paysage "Du sacré" 2011, 160 X 240cm, (3), paysage "Beauce'' 2011 N°7, 130 x 173cm , deux filets superposés , (4)    paysage ''sologne'' N°5  140 x 173cm, (5) Paysage ''l'envol'' 2011, 173 x 173cm + bois de cerf

 

 

 

 

Joël Desbouiges

 

 

Informations pratiques : 

 

La pièce ''Paysage du sacré'' de Joël Desbouiges est présentée au Prieuré à Saint Benoit du  Sault  lieu principal de l'exposition "Art contemporain et paysages".

Prieuré de Saint-Benoît-du-Sault 

Sept salles des bâtiments monastiques accueilleront peintures, sculptures, photographies et vidéos. 

Artistes exposés : Kenneth ALFRED, Henri CUECO, Marc DESGRANDCHAMPs, Anke DOBERAUER, Didier MARCEL, Claude Marguier, Guillaume MARY, Christine O’LOUGHLIN, Mikko Paakkola, Eric POITEVIN, Anne ROCHETTE, Camille SAINT-JACQUES, Michaele Andréa SCHATT, Jean-Luc TARTARIN voir notre article

Entrée libre, juillet, auôut, tous les après-midi 

&

Les travaux photos de Joël Desbouiges, avec la série  '' Après Rembrant''  et la série récente '' Identité Nationale '' sont présentés au Centre Brenne 

Maison du Parc naturel régional de la Brenne, Le bouchet, Rosnay (36)

Entrée libre, tous les jours, juillet-août : 9h-19h, sept : 10h-18h

 

voir aussi : la vitrine de Joël Desbouiges dans Art Point France, sa biobibliogaphie

 

 

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 09:30

Un archipel d’expositions

Vallée de la Creuse

entre Berry et Limousin

 

18 juin - 18 septembre 2011

 

 

Henri Cueco

 

L’exposition regroupe 22 artistes français ou étrangers qui travaillent dans des disciplines variées : cinéma, dessin installation, peinture, photographie, et vidéo.

Parmi les peintres le paysage est ici abordé pour ce qu’il permet aux artistes de le penser comme le lieux même ou se croisent le présent et le passé. Mais aussi en dissoudre les contours dans le mouvement de la remémoration, à le démembrer au gré de l’imaginaire, à jouer du détail et du grand angle pour nous faire découvrir le territoire illimité des perceptions qu’il autorise. Ils peuvent le réinventer par le jeu de la lumière et de la couleur. Ils peuvent nous interroger sur les paradoxes de la perception et les relations entre le vrai et le faux et sur les liens surprenant entre l’infini et l’infinitésimal.

Les photographes nous rappellent ce qu’il peut y avoir de grandiose dans les paysages les plus annodins. Il montrent la capacité qu’a la lumière à révéler les étranges textures que recèle le paysage. Ils rendent méconnaissable des lieux les plus communs et les plus banals. Ils permettent de redécouvrir le paysage mais aussi de voir combien il résulte d’une construction, d’une vision et du travail de l’homme qui le modèle.

Éprouver le paysage c’est aussi évoquer ce que la saisie photographie suppose de mesure, de maitrise et d’une volonté d’emprise sur le paysage. C’est aussi nous rappeler que tout paysage dialogue avec son passé, avec l’histoire d’un sentiment du paysage qui en fait un élément de notre culture. Le paysage quant les artistes et particulièrement les sculpteurs s’en emparent, c’est un faisceau de tensions et de forces qui se croisent et s’entrecroisent en des construction des plis ou des arabesques, des angles et des plans qu’ils vont abstraire de leur relation à la nature… pour nous offrir des propositions qui l’évoquent sans la décrire, s’en nourrissent sans la reproduire.

Aujourd’hui, à l’ère de la production de masse et de la fabrication en série, du faux plus vrai que nature, impossible pour des artistes de ne pas évoquer cette confusion entre le naturel et l’artificiel. La nature elle-même devient un objet que l’on fabrique et produit (arbres, fleurs, herbes). Au point qu’une nature artificielle se substitue à notre environnement. Le paysage peut aussi s’incarner et vibrer au gré des rêveries qui lui donnent un corps, qui le peuplent des traces de ces infinis objets de désir qui s’y cachent. À l’image de nos mythes les plus reculés, le paysage ne demande dans certaines de nos rêveries éveillées qu’à se métamorphoser en territoire d’éros où, dans les veinures d’une feuille, la faille d’une roche ou encore au creux d’une branche d’arbre gisent dans l’attente de leur apparition les belles endormies de nos désirs.

Il est aussi ce qui, dans sa lumière ou son obscurité, peut évoquer les bonheurs et le malheur du monde : Arcadie ou enfer d’aujourd’hui. Il est enfin ce que l’artiste invente ou que la physique permet quand l’artiste convoque d’autres savoirs pour faire émerger de ses mains et de sa pensée du visible qu’il va produire et non plus reproduire.

L’art quand il s’aventure dans le paysage nous fait découvrir non pas un mais une multitude de paysages. Il nous rappelle les paysages de la peinture, et nous offre les paysages multiples qu’il sait créer ou rêver ou revisiter. Il interroge et trouble nos perceptions du paysage. Il en est la mémoire et le présent ; mais il est aussi le paysage de nos prémonitions et songes. Il est le temps condensé d’une expérience multiple : un paysage d’autant plus surprenant qu’il se déploie sous nos regards entre réel et fiction, entre paysages du monde et paysages de l’imaginaire.

Philippe Cyroulnik

Commissaire de l’exposition, critique d’art et directeur

du Centre régional d’art contemporain de Montbéliard.

 

 

 

 Jean-Luc Tartarin

 

Michaële-Andréa SCHATT

 

 

Anne Rochette

 

 

Marc DESGRANDCHAMPS

 

 

Anke Doberauer

 

 

Joël Desbouiges

 

 

Eric Poitevin

 

 

 

Les lieux :

 

Maison du Parc naturel régional de la Brenne, Le bouchet, Rosnay

Artistes exposés : Joël DESBOUIGES, Richard MONNIER, Richard MULLER, Pierre SAVATIER, Michaele Andréa SCHATT

Entrée libre, tous les jours, juillet-août : 9h-19h, sept : 10h-18h

 

Prieuré de Saint-Benoît-du-Sault

Sept salles des bâtiments monastiques accueilleront peintures, sculptures, photographies et vidéos.

Artistes exposés : Kenneth ALFRED, Henri CUECO, Marc DESGRANDCHAMPs, Anke DOBERAUER, Didier MARCEL, Claude Marguier, Guillaume MARY, Christine O’LOUGHLIN, Mikko Paakkola, Eric POITEVIN, Anne ROCHETTE, Camille SAINT-JACQUES, Michaele Andréa SCHATT, Jean-Luc TARTARIN

Entrée libre, tous les après-midi

 

L’Artboretum, Centre d’art contemporain,  Moulin du Rabois

Artistes exposés : Paul-Armand GETTE, Claire-Jeanne JEZEQUEL

Entrée libre, vendredi, samedi, dimanche : 15h-19h et sur rdv

 

Gargilesse 

Artistes exposés : Christine O’LOUGHLIN, Pierre TUAL

Entrée libre, tous les après-midi

 

Éguzon,  2 rue de la gare

Artiste exposé : Pierre TUAL

Entrée libre, lundi-vendr., 10h-12h, 14h-18h. week-end :14h-18h

 

Arboretum de la Sédelle, Villejoint près de Crozant

Artistes exposés : Mikko Paakkola, Anne ROCHETTE, Eduardo STUPIA

Entrée libre, jeudi, vendredi, samedi, dimanche : 14h-18h

 

 

Informations pratiques :

Les lieux entre Berry et Limousin
Artboretum, Argenton sur Creuse
Crypte de Gargilesse
Parc du musée d’Éguzon
Prieuré de Saint Benoît du Sault
Arboretum de la Sédelle, Crozant
Maison du Parc naturel régional de la Brenne
Vernissage 18 juin : Artboretum, Gargilesse,
Éguzon, La Sédelle, Saint Benoît
Vernissage 1er juillet : Maison du parc
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Published by Art Point France - dans Centre : expositions
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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 09:09

 

 

La tentation de l'art

 

Ainsi il existe une tentation de l'art et celle-ci consiste à regarder en arrière, comme Orphée qui ne pouvait détacher son regard de la douce Eurydice. Il y a donc un malheur de l'artiste qui désire faire retour au commencement. Comme s'il pressentait que l'important, le décisif, l'irréductible noyau de l'être s'est ouvert là pour de bon à sa conscience. En lui et pour lui le peintre se doute souvent qu'il a laissé passer quelque chose d'essentiel et c'est une raison de "creuser" alors le dessin, d'expérimenter toujours la couleur en peinture tout en regardant les maîtres d'hier. Et l'on pense à Garouste... On avance vers l'inconnu à condition d'être soutenu pas le passé. Un homme sans histoire n'existe pas, pas plus dans l'art que dans la vie. Être un artiste c'est évidemment avoir des repères aussi. Mais encore faut-il s'entendre sur la place à accorder à ceux-ci. Le plus gros effort et la vraie liberté résident dans cette posture ambiguë consistant à ne pas évacuer les images antérieures, mais à savoir le rôle qui leur revient de droit. Celui de normes de conduites créatrices et d'échelles de valeurs pour juger seul de la nécessité de représenter autre chose tout en pouvant continuer à soutenir le regard de ce qui a été et qui gît quelque part dans notre mémoire encombrée. Mimmo Paladino s'invite alors à notre Panthéon.

 

Pierre Givodan

 

 

 

 

Gérard Garouste

 

 "Colomba" Gérard Garouste,Huile sur toile, 250 x 300 cm, 1981

 

 

 

 paladino.jpg

 

 
"Ronda notturna 7 (da Rembrandt)",Mimmo Paladino technique mixte sur toile, 165 x 185 cm,  2007

 

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

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