Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:56

 

 

Alix Paj

 

 

 

SPLASH ! Une goutte d’humanité

exposition de peinture

 

du 5 au 16 mars 2012

 

Station Alexandre - Marseille

 

 

Dans le cadre du 6ème Forum Mondial de l’Eau l’Association culturelle Station Alexandre présente  du 5 au 17 mars une exposition de peinture originale d’Alix Paj.

 

L’œuvre d’Alix Paj montre différents portraits, tranches de vie, avec leurs faiblesses, leur force, et finalement leur profondeur. Entre dessin et peinture, la fluidité du trait apporte construction et déconstruction de l’image, ouverture sur l’essence humaine, reflet du monde intérieur ou des relations avec la matière vivante, vibrante. La fluidité de la matière est une constante dans l’œuvre d’Alix Paj. L’eau est élément créateur de sa production. Pour elle il s’agit de privilégier une forme de beauté qui n’est pas celle habituelle des proportions de la peinture classique, mais qui a à voir avec une lecture de l’authenticité, ce qui en fait sa beauté. Son œuvre perce alors une vraie modernité, nourrie d’une réflexion sans concession sur la question du traitement de la figure humaine, à la recherche d’une part de vérité du devenir humain.

 

Du Bleu pour la protection de la planète

 

Des ateliers de peinture seront également proposés aux enfants en partenariat avec le centre social Saint-Gabriel (Marseille, 14 ème).Lors des ces ateliers diverses questions relatives aux problématiques de l’environnement, et plus précisément celles des ressources hydriques de la planète seront soulevées.

 

 

 

Alix-PAJ---Station-Alexandre.JPG

 

photo 1 : Vostok, L'Antarctiquec 70 x 100 cm

 

Informations pratiques :

 

Station Alexandre

29-31 bd Charles Moretti

13014 Marseille

ouvert de 9H à 19H

 

voir aussi: www.station-alexandre.org, la vitrine d'Alix Paj dans Art Point France

Repost 0
Published by Art Point France - dans Sud Est : expositions
commenter cet article
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:48

 

Connus, inconnus, connus. Nora Jaraba et le dévisagement de l'identité.

par Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

Il existe, au sein de l'art du portrait, diverses logiques. Certaines sont capables de donner à voir une vérité qui n'est pas d'apparence mais d'incorporation. D'incorporation très particulière. C'est le cas de Nora Jaraba qui peint "ce qui ne peut se photographier : à savoir le visage" si l'on en croît William Burroughs ... 

 

Nora JarabaEn ses portraits le visage est plus dans qu'à l'image. L'artiste a compris que depuis l'Antiquité grecque visages et masques étaient indissociables. Le visage  et son portrait  sont au centre de toutes les ambiguïtés parce qu' ils demeurent  les modèles de la logique anthropomorphique de l'art occidental. Nora Jaraba  a suivi  cette traversée pour aller du connu à l'inconnu, de l'inconnu au connu qui reste toutefois un mystère.

 

Elle a compris combien le visage, plus que miroir, est un lieu de mascarade et de falsification de l'identité. Dans ses portraits c'est donc la "visagéïté" (Beckett) qui l'intéresse. Elle en souligne la fausse évidence. Elle le dévisage selon divers principes : celui de la série, de l'effet de "grattage" ou d'altération.

 

La vérité du visage est donc un leurre que l'artiste exploite. Plutôt que de faire éclater les masques elle le souligne d'une certaine manière à fin de mettre à nu une fixité du regard et  le plonger dans l'opacité révélée d'un règne énigmatique.

 

De la sorte et paradoxalement l'artiste pénètre le visage par effet de surface en de longues vibrations de lumière altérée. Subsistent  la trace et l’ajour d’une existence prisonnière par l’éclat diffracté de la lumière sur la "peau" grumelée de masque.

 

A ce titre l'artiste ne cherche pas à satisfaire le regard et la curiosité par des images accomplies, arrêtées mais par un effet de dérives aussi composites que rares. En surgit un silence abyssal. Le portrait n'engendre pas le monde de l'hypnose mais de la gestation.

 

Nora JarabaL’être à travers ces portraits semble étrangement s’appuyer sur une sorte d'étouffement soulignées par les traits noirs. Ceux-ci créent une multitude fractionnée ou le balbutiement d’une ombre à la recherche de son corps. Ils tentent la reprise d'un  "qui je suis" qui viendrait torde le cou au "si je suis".

 

Nora Jaraba remet en cause la question du portrait et de l'identité par un  travail de fond à travers ses "occurrences". En prenant de la distance envers le classicisme elle "envisage" et se "dévisage" ses portraits.   Elle  les irradie de manière violente et sans concession afin de les brouiller.

 

Elle en dénature la froideur sans pour autant les limiter à une psychologisation. L’identité devient fantôme dans un cérémonial presque délétère capable de souligner les gouffres sous la présence et  faire aussi surgir des abîmes en lieu et place des féeries glacées.

 

Elle laisse émerger  cependant une présence. Avec une telle artiste  se franchit un seuil. On passe de l'endroit où  tout se laisse voir vers un espace où tout se perd pour approcher une "renaissance" blanche  incisée de nouveaux contours.

 

Il faut savoir contempler les portraits comme un appel intense à une traversée. Nora Jaraba offre  un profil particulier au visage et au temps qui soudain a prise sur lui. Le premier  demeure en rien métaphore ou reproduction mais  spécification de l'être.

 

En conséquence l'art du portrait ne représente plus une thématique classique. Surgit le feu secret du silence dans chaque visage. L'artiste " l’abîme " en délitant  les apparences vers d'autres déliquescences et afin de lui accorder un  autre approfondissement. S'y révèlent  des schèmes élémentaires avec rudesse et impertinence.

 

voir aussi : la vitrine de Nora Jaraba dans Art Point France

 

 

Repost 0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 14:14

 

 Catherine Bolle

 

 

 

Les seuils de Catherine Bolle

par Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

I  BUEES OU LA POETIQUE DE L'ESPACE

 

Plus de lignes mais un étagement de plans faiblement colorés qui s'amenuisent. Bleu ténu, gris pâle, blanc à peine cassé. Ce n'est pas ce qu'on voit d'abord mais ce qui attire. L'en deçà et l'au-delà du paysage prennent corps dans le travail de Catherine Bolle. La buée devient le voile qui enclot, borne. La vue s'y perd elle-même en tant que pure saisie. Restent le suspens et le temps insaisissable.

 

Tout est différé. N'existe plus de ligne d'horizon. Juste une indécision vaporeuse. La ligne elle-même change de profil, se reporte plus loin  - visible mais non prégnante. Elle ne s'offre que de loin. Elle n'existe plus sinon en ce recul qui la reconduit sans cesse vers l'ailleurs, hors de la vue qui fige en prenant acte de l'étendue. L'horizon n'existe plus ou existe mal.

 

Il est là pourtant. Ce n'est pas un mirage. Il est là quoique incertain, il se profile. Avant même la vue qui l'appelle. Mais l'horizon n'a d'existence qu'en son recul comme une vue de l'esprit. Il est mal vu. Sa présence se dilue, se creuse dans l'esquive et la fuite.

 

Le buée de Catherine Bolle mêle le lointain au proche. Dans un séjour incertain, sans prise. Tout vacille. Le paysage semble aimanté du dedans. Même et autre. Il perd son évidence. Se nimbe d'irréalité. Hantise du lieu reculant, régressant, comme en fuite. La buée est le rien qui couve l'étendue. Le paysage n'apparaît que sous un flux affaibli, dans un appel moindre.

 

Mais chez l’artiste la buée n'est pas l'ombre. Elle l'aspire tout autant. Elle la tire à elle. Il y a un conflit sourd, une tension douce. La buée invente un séjour où se lover. Il est oubli de soi, oubli de l'horizon béant. On s'engage dans une autre dimension. La buée n'est en rien chimère mais paradoxale épiphanie.  Apparence au bord de l'apparence. Elle est apparition.

 

N'étant pas vraiment elle se profile pourtant, se levant, disparaissant sans formes. Elle n'est qu'appelant sans être palpable. Légère, diaphane, riche de son pouvoir elle montre et cache. Attire de son pouvoir étrange. On la contemple ou plutôt elle envahit. Sa force est muette, douce, pénétrante. On ne peut l'ajouter au séjour. Ni la retrancher.

 

Son moindre est tout. Il atteste de la vie, de ses touches, de ses rappels.  Elle n'est pas pour autant la lueur de rêve et de la mélancolie. Elle est le seuil d'un autre dévoilement. Se dérobant elle enrobe. On ne la contemple pas pour elle-même, pour ce qu'elle est mais par ce qu'elle fait. Mais l'œil a tord ne pas s'y arrêter suffisamment.

 

La buée de Catherine Bolle n'est donc pas la brume. L'atmosphère n'y prend pas le même corps. Il laisse juste des traces. C'est un écrin à hantise, le souffle indistinct de l'image, la matière pulvérisée de la psyché. Un porte empreinte d'à peine à peine. Le plus souvent elle n'insiste pas, nous laisse en paix. Atmosphère, atmosphère, délocalisation, génie du non lieu, hantise de l'air. Sa diaphanéité, sa lumineuse poussière.

 

 

II LES LIVRES DE VIE

 

Chaque livre peint, gravé, rehaussé selon Catherine Bolle crée un rapport ambigu à une vérité mystique. Ce qui clôture ouvre. Ce qui envahit ferme. Les mots disparaissent, apparaissent. L'image disparaît parfois dans leurs vagues et leurs plis. Plus d'emphase. Plus d'en phrase. Juste le désir de faire. Le désir du vertige. L’interrogation fondamentale à propos du verbe et de l’image.

 

Chaque livre devient une épreuve d'absence et de fascination. Rodent des embranchements multiples, un ensemble de rhizomes. Quelque chose qui fait penser parfois aux réticulations végétales, aux vaisseaux capillaires.  - le graphite, les couleurs et le papier - se couvrent l’un l’autre. A l’horizontalité répond la verticalité. D’une axe, l’autre : deux vies secrètes mutuellement : celle de l’artiste, celle du poète ou de l’écrivain.

 

Surgit une incorporation abstraite pour le dessin, concrète pour la langue au  point de démarcation entre un état de vision et un état d’oubli. Les lignes de Catherine Bolle sont toujours nerveuses mais contrôlées,  Souvent toute en hauteur et en énergie pour laisser jaillir ce que l’artiste elle même  ne peux prévoir et qu’elle découvre en avançant.

 

Les mains créent le regard, ouvrent l’expérience visuelle par la pulsion du geste vers une sorte d’extériorisation architecturale, mouvante, métaphorique,  semblable aux reprises d’une grand corps atomique et expulsé de lui-même dans ses éclats.

 

Malgré les masses des mots ou leur ténuité existe beaucoup d’ordre. Il ne se limite  pas pourtant  à un relevé indiciaire. Un débordement demeure. Deux langages se rejoignent. Pour atteindre une sorte d’essence de la vie et de la peinture.  Travail des traces au double sens de vestige et d’état naissant : Points de vie, empreintes. Traces quasi sonores. Tympan d’une incarnation émerveillée  pour parler le silence.

 

Mesure et démesure.  Infusion.  Peindre, dessiner, écrire deviennent des actes charnel qui  remplit le silence de sonorités .  Cris d’accouchement de ce que les mots seuls  ne pourraient dire. La peinture n’est ni un gouffre, ni l’innommable :  c'est d’avancer. Circuler sans dehors ni dedans.  D’où les effets de transparence, de dilatation,  de voyage, de dérive proposés par l’artiste.

 

Traces dans la trace. Beaucoup de couleurs, beaucoup de griffures. Sur les vagues des premières les secondes s’imposent.  Il faut consentir au saut vers ce qui échappe  et ne pas forcément assembler.

 

III LES ATELIERS MARINS

 

Les manoeuvres du temps ont dévoré les stratèges. Et leur temps lui-même. Restent leur broderie parodique que Catherine Bolle leur donnes. Deux contours n’en font parfois qu’un : additionner devient un raccourci vers la soustraction cachée à l’affût.

 

Les oeuvres d’atelier  rassemblent l’empire et le ghetto, révèlent la détresse et la tendresse, réveillant la victime, recueillant l’anonyme. Théâtre de la terre et de l’eau. Contours, parfois, juste contours.. Pour voir un autre ordre de l’aurore des décors qui n’en sont pas. Sans le savoir ils deviennent un pays étranger. Des corons nus.

 

L’espace dessine la force du mouvement. Surgit un invisible rythme dans l’infinité de tes transpositions : l’écho, la perte, le relief. Par quel passage l’autre face du semblable ? Catherine Bolle empêche la coupure. Approches et séquences: l’inclinaison enferme le rectangle. Plus un arbre. Plus rien. Tout ce qui tient droit vacille. Un lieu et pas un lieu.

 

Dans l’atelier le regard est toujours à inventer. Seule Catherine Bolle, femme parmi les hommes, retrouvera un arbre. Sous le dais d’une nuit mouvante l’esprit des ancêtres de l’artiste  veille. Profusion des signes : les géants se querellent sous la mer qui tremble. Conques d’oubli sonore les goélands surgissent pour chanter à l’oreille d’autrui. Et le reste du monde a un goût de pitance. Épiphanie marine. Pulsations des âmes. Les sirènes ignorent les fonds d’abysse. Ces forêt de la mer derrière une invisible cloison. Les ateliers semblent des ateliers sous l’eau.

 

 

 

 Catherine Bolle

 

 

Poétique de l'espace entre art et science

Catherine Bolle expose du  5 février au 28 avril 2012

à l'Espace Arlaud à Lausanne

voir la présentation de l'exposition

 

voir aussi : la vitrine de Catherine Bolle dans Art Point France

Repost 0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 16:05

L'ARPAC accueille et présente du 3 février au 31 mars 2012

OEUVRES NOIRES... Esthétique de la mélancolie

 

Fondation Pioch-Pelat - Castelnau le Lez (34)

 

 

Claude Abad

 

 

 

"La souffrance enfante les songes

Comme une ruche ses abeilles

L’homme crie où son fer le ronge

Et sa plaie engendre un soleil

Plus beau que les anciens mensonges"                                        Louis ARAGON

 

Nous savons combien la tristesse peut provoquer chez les artistes l'éclosion d'œuvres sublimes... 32 des Artistes de l'association l'ARPAC ont bien voulu travailler sur le thème de la mélancolie ou trouver parmi leurs œuvres quelques variations sur le sujet, conscients que la sublimation esthétique est l'un des ultimes recours face aux forces brutes du réel, à leur violence dévastatrice, et à l'indiscible tristesse qu'elles génèrent... (communiqué)

 

Florilège de peintures , gravures et photographies de 33 Artistes : 

Claude ABAD - Véronique AGOSTINI - Sho ASAKAWA - Philippe AUBRY - Michel AUDOUARD - Fabienne AUGIÉ - Florence BARBERIS - J.Louis BEC - Th. BEDOUX - -Jannik BERTRAND - Astrig BOISSIER - Christiane BIARD - Alain CLAUS - Felip COSTES - Norma HECKER - Brigitte HORION - Dom. JUCHAULT-MANLEY - Elisabeth KEH-CHALAS - Bettina KRAEMER - Elisabeth KROTOFF - Mireille LABORIE- Christian MARTEL - Henri Michel - MORAT - Suzanne OTWELL NEGRE - Pierryl PEYTAVI - Dominique RENARD - Judith ROTHCHILD - Raphaël SEGURA - Catherine SOUDÉ - Helga STÜBER NICOLAS - S. UBERTI - J.M. VERDAN - B.WATINE ELOY

 

photo : "Lamentation 7" 146 x 114 cm acrylique sur toile Claude Abad

voir la "vitrine" de Claude Abad dans Art Point France

 

 

Informations  pratiques :

 

Fondation Pioch Pelat – A.R.P.A.C.

Allée Marie Banégas - 511, route de la Pompignane

Castelnau le Lez

04 67 79 41 11

 

Ouvert les après midi de 15h à 19h - Fermé le lundi

Visites festives de l'exposition, en présence des artistes

les samedi 11 février et samedi 17 mars de 15h à 19h

 

Repost 0
Published by Art Point France - dans Sud Est : expositions
commenter cet article
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 15:42

 

Natasha Krenbol

Du dérisoire à la gravité. Natasha Krenbol

par Jean-Paul Gavard-Perret

 

Les créatures de Natasha Krenbol semblent détachées du monde : graffitées et maculées elles traversent les cultures pour retourner à une sorte de force première, primitive qui évite à l’art de tourner bien huilé sur ses gonds. Silhouettes d’hommes et d’animaux entrent dans un étrange ballet faussement sommaire. Par la convergence, la mixité du bestial et de l’humain l’artiste devient la plus étrange des derviches « tourneuses » . Ses figures tutélaires se confrontent à la trace brûlante d’un  graphisme iconoclaste.

 

Vénéneuse (l’inverse d’une venimeuse)  Natasha Krenbol  pardonne aux dieux parce qu’ils ont été inventé par le narcissisme des hommes (et ce n’est pas là  le moindre de leurs péchés) : et c’est bien ces derniers qu’elle met en charpie. Elle n’a pas besoin de blasphémer (sinon de manière très subtile) ni de caresser la gaudriole. Ses œuvres zébrées disent tout.  Déboulonnant  le sacré elle lui donne par son langage une assise plus authentique et charnelle. Et ce de manière abrupte en rejetant tout ce qui se pique d'ésotérisme culturel. C'est déjà un bon moyen de montrer les tyrannies perverses  de croyances artistiques.

 

Créer reste pour elle une fabrique. Elle n’exclut pas une forme de rationalité particulière. Au chiffrage initiatique elle préfère un langage qui fend  la raison et se rapproche d’une sorte  de magie  qui dépasse la religion dans sa logique. Si elle transcende le bas ce n’est pas pour l’envoyer vers d’improbables cieux. Toutefois Natasha Krenbol ne cherche ni à prouver ni à démontrer (ce qui ferait la part belle à tous les penseurs ou branleurs de concepts et de "mystères"). Elle sait que trop de plasticiens ne forgent  qu'une métaphysique de vaisselle dont ils n'astiquent que les cuivres.

 

En effet les réelles chimies et alchimies de l’art  répondent à d'autres critères Et une telle oeuvre  revient non à créer pour détruire mais détruire pour créer. Fruits tangibles de l’expérience de la chair et de son souffle carné, les silhouettes graffitées ouvrent le vivant à une autre densité et prouvent que l’art doit rester l’Initiation terrestre face aux ignominiques faux-semblants qui maculent par dégradation le vrai sens du réel.  S’il fut un temps où les stylistes - ces anachorètes ayant fait voeu de passer leur vie et méditer au sommet d'une colonne - semblaient semer les images arrivées du ciel mais pour n'ensemencer qu'un désert, l’artiste à l’inverse les fait surgir du « growl » des terres arides.

Natasha Krenbol

Pour autant son approche n’appartient pas à un art pauvre. Ou alors il faut entendre par l’adjectif « pauvre  » une conscience aiguë de l’art redevenu incision première. Son objet est une empreinte. Elle n’essaye pas de représenter le monde sous forme de vestige mais en un état naissant afin de produire une connaissance aussi intime que distanciée par rapport aux définitions habituelles de la représentation.

 

Natasha Krenbol crée donc une étonnante force d’imprégnation et de déstabilisation des images.  Sa poésie devient peau, peau limite, poche, diversion, immersion, immixtion, capables de donner au monde de nouveaux tatouages. Grâce à lui se dévore  le jour qui nous dévore et nous crache de l’autre côté du monde. En contemplant une telle œuvre  il faut penser  les images non en termes de développement photographique mais de développement algébrique. L’artiste met au jour une série d’équations nouvelles les différents termes qu’elles renferment. On peut aussi parler de  développement  géométrique. Celui-ci permet de visualiser des surfaces et des rapports inconnu de la réalité et de son opacité sous l’effet d’une dérision qui vient tout ébranler.

 

 

 

 

Natasha Krenbol

 

 

 

Natasha Krenbol

 

 

Natasha Krenbol

 

 

 

 

(1) Urban bushman 83 x 44 cm, (2) Tribute to Monk 42 x 43 cm, (3) Black ballad 25 x 30 cm , (4) Black Ballad 29 x 36 cm , (5)  Summertime 18 x 26 cm. 

 

Exposition Natasha Krenbol du 3 février au 18 mars 2012

Musée de la Création Franche

58 Av. Mal de Lattre de Tassigny à Bègles

 

Repost 0
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:58

 

 

Pierre Givodan

Les corps conducteurs de Pierre Givodan

par Jean-Paul Gavard-Perret

 

On aurait tort de prendre la peinture de Pierre Givodan pour une peinture naïve. Sinon à l’assimiler à celle d’une Marlene Dumas avec laquelle l’œuvre de l’artiste français possède bien des connexions. Celui-ci reprend à son compte quelques données du Pop art  et du graffiti en les mettant en relation avec une réflexion sur le sens de la représentation. Chaque œuvre est autant une recherche de l’éclat lumineux et de ses reflets que leur mise en sourdine. Les sujets proposés ne parlent pas directement de l'actualité. Chaque œuvre devient une light box mélangeant des « figurations » de diverses zones d’émotions et de mémoires.

 

La sublimation de la clarté  toujours à partir de la perte du détail en privilégiant un effet de pan ou de tache. La femme devient souvent  dans ce dispositif le lien interstitiel par excellence. Non « de » passage mais « du » passage. Ses représentations se collent imaginairement entre elles pour introduire du leurre dans et de la jouissance. On peut donc parler à propos de l’artiste d'un imaginaire de lumière capable de nouvelles conjonctions que le spectateur peut reconstruire à son profit à travers des jeux de trames et de dames.

 

Sans doute Givodan est-il à la recherche d’une  unité perdue et essentielle en brisant les tabous du beau académique par son approche que nourrissent le goût de l’enfance et celui de la provocation. Le thème du voyeurisme est renversé  par les nus eux-mêmes dans un travail expressionniste-conceptuel qui utilise uniquement la peinture de manière puissante et primitive.  Givodan trouve  là un moyen de secouer son cocotier ainsi que ceux de nos sociétés à la morale aussi tonitruante qu’hypocrite. Chacune de ses toiles se veut une insurrection et un coup porté au trop bien ficelé et au trop vite pensé.

 

L’œuvre présente en outre une originalité particulière si on la considère dans son ensemble au sein de ses diverses séries. Les considérations des propriétés de figures, de leurs dérivés ou de leurs subordonnées constituent une somme d’explorations au sein d’un « camp de base » : le dessin et ses errances « naïves ».  Celles-ci reviennent selon des trajectoires qui auraient une équivalence littéraire dans « La Route des Flandres » de Claude Simon comme d’ailleurs de ses autres romans.

 

Les trajets font des boucles, les traits sont nets ou demeurent comme en filigrane. Car ils ne sont pas forcément mis au premier plan. D’autant que d’une œuvre à l’autre, les interstices jouent de systèmes de correspondances ou plutôt de « transports ». Surgissent des corps conducteurs. Ils surmontent l’obstacle de la simple linéarité.

 

Surgit de l’ensemble une apparition fantastique – presque surréaliste parfois et parfois proche d’un Basquiat. Les lignes parfois s’équarrissent pour former des carrés ou des courbures de très grand rayon.

 

De telles images  déviées (« obtuses » dirait Didi-Huberman)  introduisent de paradoxaux effets de réel. On peut parler de  « disapparition ». Par une telle approche  plastique  l'univers tel qu'il est donné à voir et à lire se met à  "inconsister", à s’absenter.  Givodan  par inclusions, intersections crée un ordre où réel et imaginaire se côtoient et s’entrecroisent. 

 

Des fragments agencés surgit une conjugaison la moins prévisible, la plus incertaine mais la plus probante aussi et qui n’est jamais dénuée d’humour. La peinture ouvre par la figuration à des lieux méconnus, décalés.  Par des gestes apparemment élémentaires l'artiste ramène au primitif, à l’essentiel pour laisser celui ou celle qui contemple ses oeuvres un champ ouvert à sa liberté d’errer.

 

L’œuvre offre  quelque chose à la fois de lisse que de compliqué, de primesautier mais de sérieux. En dépit de sa volonté majeure de structurer sa matière -  l’artiste ne cherche pas à mettre d’ordre. Son langage est fait de pénétration et de langueur,  de faille et de présence et propose une fête. Est atteinte de ce fait la déhiscence du monde sans, néanmoins, produire des effets de déréliction.

 

Surgit d’un tableau à l’autre l’extase d’une “ naïveté ” travaillée. Nous allons vers  une zone inconnue des rives qui d’ordinaire ne se laissent pas atteindre. La douceur comme la violence ne sont plus des aveux qui coûtent à dire, au contraire. Elles restent plus anciennes que les mots dont on pourrait maladroitement les enrubanner. Ce n’est donc pas seulement une pensée qui emporte chaque oeuvre mais une force joyeuse. Elle fait sortir de l’engourdissement d’un demi-sommeil visuel  afin de laisser pénétrer en un pays ignoré, un pays antérieur à la conscience à l’image des contrées incertaines qui précèdent toute action dans nos rêves. 

 

L’œuvre invente un espace-temps particulier. Il y a là des trajets et des contre trajets, l’histoire de l’histoire.  Par exemple les portraits semblent impassibles  mais ils troublent. Chacun d'eux dans sa clarté délivre des ombres vers des paysages incertains où tout bascule dans divers types d’égarements.

 

Les présences créent une énergie légère, aérienne et cèdent peu à peu la place à la précision ou à la gravité. Et Pierre Givodan dialogue avec la  présence féminine qui demeure à la fois si proche et si loin. Comme si par sa "défiguration" picturale elle trouvait la "bonne" distance. Elle ne cherche pas à répondre au fantasme du voyeur. En conséquence et à  la question « Et vous, vous savez ce qu’il en est de l’amour ? »  le peintre répond à sa façon. Il comprend que la vérité d’Eros en dépit des brames amoureux est silence. La poésie de l'amour n'est qu'une poésie muette : seule lui convient mieux la révérence de la peinture. Son irrévérence aussi - à savoir non une copie mais une re-présentation.

 

Pierre Givodan force à changer nos habitudes, à laisser tomber notre façon de voir le corps. Chaque femme peinte reste la belle étrangère qui - plus que faire rêver-  interroge en sa présence. L’artiste ne cherche pas à tout prix à créer un faux raccord entre le regardant et la regardée au sein du mystère de féeries aussi chaudes que glacées. De la plénitude Givodan ne préserve que quelques bords. Il dresse quelques balises. La peinture élabore une pénétration par déplacement et réappropriation. Et si son aplat  peut révéler des formes, des plaines et ses rondeurs, elles deviennent aussi mentales que physiques. Tout se joue dans la sidération que chaque toile décale.

      Pierre Givodan

L'artiste oblige à inventer nos propres ruses comme il le fait lui-même. Dans sa naïveté chaque portrait demeure complexe. Le regardeur s’engage d’un côté, pour voir, revient, essaie un autre parcours. Sans fin son regard, change de ligne jusqu’à ce qu’il saisisse ce qu’il y a à saisir. Aller, venir, suivre les traits, les courbes, de nouveaux traits, d’autres lignes. Et si Givodan fait du regardeur un obsessionnel, celui-ci ne l'est que de sa propre obsession à percevoir à travers les plans bruts de décoffrage mais empreints toujours de grâce.

 

Une telle pratique provoque la saisie improviste  de l’ineffable. L’univers sort de sa massivité, de sa compacité. Le féminin lui-même est la matrice presque invaginée de l’acte de peindre. Surgissent un rêve, une utopie, une audace et une liberté créatrice.  Et une sorte de digression reste toujours présente. Elle devient même une nécessité formelle comme si la peinture elle-même était une dérive à laquelle l'artiste donnait autant de sens que de non-sens.

 

Givodan ouvre sa peinture au plaisir. L'idée reste de "pirater" la rhétorique, d'écorcher volontairement les images. Pour lui - loin de tout politiquement ou visuellement correct - il n’existe pas de choses auxquelles on ne touche pas.  La peinture est donc excitante autant pour le regard que pour l’intelligence. Contre la littéralité  l’artiste dresse son exigence.

 

 

 

Pierre Givodan

 

 

 

 

Pierre Givodan

 

 

photos : (1) My sweet lord huile sur toile 81 x 65 cm 2011, (2) My favorite things huile sur toile 81 x 65 cm 2011, (3) (4) et (5) "Blues explosion" 1, 3 et 4 huile sur papier 65 x 50 cm 2012

 

Pierre Givodan participe à « Rendez-vous focus painting », huit expositions collectives de septembre 2011 à mars 2013 en Afrique du Sud : Festival Aardklop, Université du Nord Ouest à Portchefstroom, actuellement à Capetown, puis à Franshoek, Bloemfontein, Grahamstown, Oudtshoom, Pretoria et Johannesburg.

 

voir aussi : la vitrine de Pierre Givodan dans Art Point France

 

Repost 0
4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 14:34

 

 

Jean-Antoine Raveyre

 

Histoires : Jean-Antoine Raveyre

par Jean-Paul Gavard-Perret

 

Tout ce qui généralement est refoulé se voit exhausser dans les dramaturgies glacées, drôles,distanciées de Jean Antoine Raveyre.  Un « paradis » semble ouvert mais il y a toujours quelque chose qui grince et vient déranger le jeu. Chaque photographie regorge d'une troublante curiosité. Elle reste dans sa précision de détails tout sauf une immense braderie. Rien n’est laissé au hasard. Comme si l’artiste mettait la minutie d’un Visconti au profit d’un délire fellinien. Chaque œuvre devient le territoire interlope du vide et du  trop-plein. Elle présente (et non représente - la nuance est importante) un signifiant par l’absurde même que l’artiste met en jeu. Absurde n’est d’ailleurs pas le mot, car les systèmes disjonctifs écartent les lieux communs comme les images communes.

 

A la banalité des lieux Jean-Antoine Raveyre donne une nouvelle assise, des axes visibles de pénétration. Le spectateur ne se limite plus à satisfaire sa curiosité mais son interrogation. Surgit toujours dans la photographie un élément perturbant,  paradoxal. Il n’enlève pas au contexte son agrément. Au contraire. Car existe un goût et un désir du beau dans les déconstructions reconstructions, dans les décontextualisations à plusieurs entrées. 

 

Jean-Antoine RaveyreOn ne sait jamais vraiment qui est l’intrus dans ses photographies : le sujet comme le contexte créent divers axes d'échange et de pénétration. L’artiste construit au sein de nos décors des « temples » effervescents. Il  offre sa fête et ses paradis artificiels. Par ses amalgames à la fois cohérents et hétéroclites il ramène parfois à l’univers de Lynch au cinéma ou celui de  Pynchon en littérature. En marge d’un centre que d’une certaine manière il vide l’artiste crée des réseaux ou des passages secrets. Ses narrations qui deviennent des féeries glacées. Il est autant permis de rêver que de se demander où l’on est projeté.

L'anatomie de telles photographies dans sa richesse de détails et sa préciosité plastique  offre à la fois confort et inquiétude, cauchemar et comme l’écrit l’artiste  "aventure rêvée". Elle rapproche et éloigne de la réalité. Elle fascine et révulse. Une force d'exhibition  travaille du côté de l’inconscient. On l’aura donc compris :  les structures "architecturales" des œuvres de Jean-Antoine Raveyre répondent à d'autres préoccupations que celui du souci d’un bien-être visuel même si pourtant elles possèdent une indéniable qualité plastique. 

Le plaisir éprouvé face à de telles photographies doit donc être consumé et accepté totalement. Il dépasse le vertige angoissant qu’elles peuvent créer. Et ce pour une raison majeure : un changement est proposé. Une délivrance est possible. Cela différencie l’œuvre de tant de travaux artistiques dont le déplacement proposé n'est qu'un départ raté sans doute parce qu’il n’est pas  charpenté - comme ici - par le privilège de la beauté. 

 

En prenant le parti du beau Jean-Antoine Raveyre réussit son pari. Ses féeries éliminent la moche, l’à peu près, le bidouillage. Face à une mode  de l’enlaidissement accru le photographe met le Mont Fuji sur des éventails mais sans rechercher pour autant la moindre saveur exotique ou purement décorative. Une transgression a lieu par des rapprochements intempestifs. L’artiste crée un autre horizon. Apparaissent des phosphorescences mystérieuses. Sur les ruines du réel se redessinent une architecture hors de ses gonds  nourrie de la clarté de  paysages réinventés. Nous glissons ainsi du désert du réel à un labyrinthe géophysique où prennent la pose certains de nos semblables, nos sœurs, nos frères - animaux des plus bizarres. 

Au pataugement existentiel est substitué un rituel incantatoire. Au sein de la pléthore et du charpentage qui envahit l’œuvre, la beauté est possible même dans des leurres nécessaires et stratégiques : ils viennent contrebalancer ceux dans lesquelles nous ne cessons de vagir. Surgit l’approche non d’un miroir mais de sa traversée. Le photographe a donc compris que pour rendre évidente toute ressemblance il faut la subvertir. Ses images absorbent le miroir. 

 

 

 

Jean-Antoine Raveyre

 

 

 

Jean-Antoine Raveyre

 

Photos (1) La Danse de Salomé - 2006 115 x 140 cm - 3 exemplaires Prise de vue argentique, tirage lambda, (2) Historique photographie N°1 - 2011 134 x 80 cm - 3 exemplaires Prise de vue argentique, tirage fine-art, (3) Coeur, bouche, action et vie - 2010 105 x 215 cm - 3 exemplaires Prise de vue argentique, tirage fine-art, (4) Ecce Homo - 2010 100 x 120 cm - 3 exemplaires Prise de vue argentique, tirage fine-art

 

"Historique une exposition de Jean-Antonie Raveyre au Centre Jacques Villeglé, Espace du forum 95210 Saint Gratien du 2 février au 24 mars 2012

 

Repost 0
27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 10:16

Livres, peintures, dessins

exposition

 

du 28 janvier au 18 février 2012

 

Médiathèque Jean-Prévost - Bron (69)

 

Sylvie Deparis - Jean-Claude Villain

 

Un jardin d'artiste

Sylvie Deparis ne se contente pas de prendre conscience de ce qui l'entoure. Elle jette un regard sur le monde extérieur qui lui procure un plaisir particulier. Elle ressent brusquement ce plaisir perçant et doux. Elle voit pour la première fois la couleur délicieuse du ciel, lilas et pistache, celle d'une baie sauvage, orange, intense et piquetée ou encore celle d'une lune jaune, pâle, ronde, sans halo qui flotte dans le jour clair. Elle les absorbe et elles sont comme fondues par cette aspiration.  Les formes quant à elles  sont simples, empruntées au végétal. Les traits plus forts, vrillent ou s'enchevêtrent, se croisent ou se frôlent. C'est un jardin d'artiste plein de lignes, de couleurs et de mots de poètes. 

Catherine Plassart

 

Parmi les poètes qu’elle illustre, on peut citer : Jacques Ancet, Andrée Appercele, Régine Detambel, Joël-Claude Mefre, Salah Stétié, Jean-Claude Vilain …., Elle collabore avec plusieurs éditeurs (Sables, Rivières, Renard pâle) et a créé sa propre maison d’édition en 2009.

 

 

 

      Sylvie Deparis -Roselyne-Sibille

 

 

Implore la lumière

Roselyne Sibille, Sylvie Deparis, SD éditions, 2011

voir l'ouvrage

 

 

 

Jacques Ancet - Sylvie Deparis

 

 

La vie sans visage

Jacques Ancet, Sylvie Deparis SD éditions 2011

voir l'ouvrage

 

 

 

photo (1) Nuque contre terre Jean-Claude Villain, Sylvie Deparis, SD éditions 2010  voir l'ouvrage

 

 

 

Informations pratiques :

vernissage le samedi 28 janvier à 11h

avec la participation de Jean-Claude Villain, poète

 

Médiathèque Jean-Prévost

69500 Bron

04 72 36 13 80

 

voir aussi : la vitrine de Sylvie Deparis dans Art Point France, le catalogue de ses livres d'artiste

 

 

Repost 0
Published by Art Point France - dans Liber amoris
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 13:38

Maya Mémin

 

Variations

exposition

 

du 28 janvier au 26 février 2012

 

Galerie Ombre et Lumière - Saint Malo (35)

 

 

Quatre des grands travaux présentés lors de l'exposition de "De Concert" de Catherine Denis et Maya Mémin en 2010 à la galerie Ombre et Lumière ont depuis été montés sur rouleaux à Shangaï.

 

En ce début d'année 2012, la galerie souhaite les montrer à nouveau sous leur forme définitive. Ces oeuvres seront accompagnées de travaux inédits de Catherine Denis et d'impressions sur altuglas de Maya Mémin.

 

A l'occasion de cette exposition,sera présenté le livre "Parcours" qui retrace, grâce aux photograhies réalisées par Yoann Ségalen, les expositions, rencontres et spectacles qui se sont déroulés en novembre 2010 lors des 20 ans de la galerie.

 

 

 

Informations pratiques :

 

Samedi 28 janvier à partir de 16h "Variations" autour d'oeuvres de Catherine Denis et Maya Mémin en présence des artistes

 

Galerie Ombre et Lumière

è, passage de l'Emerillon

35400 Saint-Malo

tel : 02 23 18 44 80

 

ouvert les vendredis, samedis, et dimanches de 14h à 18h30

(la galerie sera fermée le vendredi 17 et le samedi 18 février)

 

voir aussi : la fiche biobibliographique de Maya Mémin dans Art Point France, le catalogue de ses livres d'artiste des éditions Rue du Léon 

 

 

Catherine Denis

 

 

photos : (1) Maya mémin , (2) Catherine Denis

 


 

Repost 0
Published by Art Point France - dans Nord Ouest : expositions
commenter cet article
25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 11:51

De la pénombre à la lumière

 

du 4 au 25 février 2012

 

Galerie In Situ - Nogent-le Rotrou

 

 

 

Laurent Bahanag

 

 

Laurent Bahanag. La liberté cachée.

 

Dominée par le noir, le blanc, la peinture de Laurent Bahanag est celle d’un artiste profondément marqué par la souffrance. Il peint l'inquiétude ou la stupeur de l’homme face à sa destinée d’éternelle proie dans un univers sans narration. Ici, les tourments, les espoirs, les fantasmes, ne peuvent se dire. Bâillonnés les personnages paraissent étouffés un cri de douleur et d'angoisse. L'intensité émotionnelle de leurs regards suggère des visions vertigineuses en relation avec des réalités brutales et terribles.

Laurent Bahanag peint inlassablement des visages et des corps mémoire. L'encre en larges aplats dilue les individualités. Les personnages féminins et masculins acquièrent le statut de figures métaphoriques de l'homme livré à ses émotions sublimes ou inacceptables. Les traits de pastel démultipliés de couleurs franches et gaies appartiennent au vocabulaire personnel de l'artiste. Ils permettent à la liberté cachée de surgir hors de la sombre noiceur, intense, impalpable et hasardeuse.

Dépouillement et nudité, le fond est absent des tableaux. Il se réduit à une lumière laiteuse sur laquelle se projettent les singulières figures aux yeux étrangement colorés et écarquillés. Dépourvus d'innocence et d'illusion, ils sont seuls. Le drame les dépasse. Un malaise s'installe. Une conscience lance un appel dénonciateur, condamnation de la violence et du mal.

Catherine Plassart

 

 

 

Laurent Bahanag

 

 

Laurent Bahanag

 

 

 

photos : (1) Encre et pastel sur toile 60 x 120 cm, (2) Encre et pastel sur toile 60 x 60 cm, (3) Encre et pastel sur toile 50 x 50 cm

 

Informations pratiques :

Galerie In Situ

5 rue du Paty

28400 Nogent-le-Rotrou

 

voir aussi : la vitrine de Laurent Bahanag dans Art Point France

 

Repost 0
Published by Art Point France - dans Nord Ouest : expositions
commenter cet article