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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 09:17

Avec Bertille Bak , Guillaume Bresson, Jean-Baptiste Calistru, Juliette
Delaporte, Grégory Derenne, Eric Giraudet, Claire Glorieux, Lukas
Hoffmann, Michaël Jourdet, Anne Le Hénaff, Jean-François Leroy,
Perrine Lievens, Alexandre Oudin, Carine Parola, Benoît Pieron,
Antoine Roegiers, Cédric Valentin.
Commissaire d'exposition : Laurent Busine


Du 10 juin au 12 juillet 2008


Fondation d'entreprise Ricard - Paris (8)
École nationale supérieure des beaux-arts - Paris (6)

 Alexandre Oudin  Carine Parola
 Alexandre Oudin, "Chaise", 2008, photographie argentique couleur contrecollée sur papier, chaise, dimensions variables, courtesy de l'artiste  Carine Parola, "Confusion des Genres III" et "Confusion des Genres IV", 2008, photographie noir et blanc, tirage baryté contrecollé sur aluminium, 70 x 70 cm, courtesy de l'artiste
   
 Benoît Pieron  Grégory Derenne
 Benoît Pieron, Tente "Benoîte-des-Rives", 2008, textiles, systèmes d'ancrage et de tension, fibre de verre, 200 x 250 x 250, courtesy de l'artiste 2008  Grégory Derenne, Sans titre, 2007, acrylique sur coton noir non enduit, 200 x 270 cm, courtesy de l'artiste
   
   
   


L'École nationale supérieure des beaux-arts présente chaque année dans les galeries d'exposition du quai Malaquais une exposition collective des jeunes artistes ayant obtenu le diplôme national supérieur d'arts plastiques (Dnsap) avec les félicitations du jury.



En 2008, une partie des espaces d'exposition de l'école des Beaux-arts étant en travaux de rénovation, la Fondation d'entreprise Ricard s'est associée à cette institution autour de ce projet. Ainsi, les deux institutions parisiennes présentent conjointement cette exposition désormais attendue.



Bertille Bak, Guillaume Bresson, Jean-Baptiste Calistru, Juliette Delaporte, Grégory Derenne, Claire Glorieux, Michaël Jourdet, Anne Le Hénaff, Jean-François Leroy, Alexandre Oudin, Benoit Pieron et Cédric Valentin présenteront leurs travaux dans les galeries d'exposition des Beaux-arts de Paris tandis que, Eric Giraudet, Lukas Hoffman, Perrine Lievens, Carine Parola et Antoine Roegiers présenteront leurs oeuvres à la Fondation d'entreprise Ricard.



Le commissariat de cette exposition est assuré par Laurent Busine, directeur du Centre d'art du Grand Hornu en Belgique. Le jury était composé de Virginie Barré (artiste), Isabelle Ewig (maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne) et Javier Perez (artiste). Chaque artiste présentera des oeuvres nouvelles, conçues spécialement pour l'occasion ou un choix de pièces du diplôme. L'exposition révèlera la diversité et le foisonnement des pratiques enseignées à l'École nationale supérieure des beaux-arts à travers des techniques aussi variées que la photographie, la vidéo, la sculpture, l'installation ou la peinture.




 Guillaume Bresson  Lukas Hoffmann
 Guillaume Bresson, "Sans titre", 2008, huile sur toile, 170 x 300 cm, courtesy galerie La Seine  Lukas Hoffmann, "Avenue du Président Allende, Villejuif", 2007, tirage argentique sur papier baryté, 61 x 100 cm, coproduction Jeu de Paume et Printemps de Septembre à Toulouse, courtesy de l'artiste





 
Informations pratiques :

Vernissage : lundi 9 juin 2008
À la Fondation d'entreprise Ricard de 17h à 21h
À l'École nationale supérieure des beaux-arts de 18h30 à 21h

 
Fondation d'entreprise Ricard
12 rue Boissy d'Anglas 75008 Paris
www.fondation-entreprise-ricard.com
Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 19h
Métro : Concorde ou Madeleine



École nationale supérieure des beaux-arts
13, quai Malaquais 75006 Paris
www.beauxartsparis.fr
Entrée libre du mardi au dimanche de 13h à 19h
Métro : Saint-Germain-des-Prés, Bus : 24, 27, 39, 63, 70, 86, 87, 95, 96



A noter :
Le prochain rendez-vous avec l'imaginaire à la Fondation Ricard
Crise de l'identité européenne ?
23/06/2008 à 19h
Avec Jean-François Mattéi, philosophe, Paul-François Paoli, journaliste et Michel Maffesoli

 

 

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 16:36

1ère Nuit de la Photographie Contemporaine

Lundi 23 juin 2008
De 14h à Minuit

Place Saint-Sulpice, Paris (6)





Pour la 1ère Nuit de la photographie à Paris, La Foire Saint Germain et Cyrille Deflandre, commissaire d’exposition, ont réuni plus de 50 participants, des photographes mais aussi des galeristes, des libraires spécialisés et autres professionnels de l’image.  Nathalie Béraud présentera Dreamlands & Interstate, les photographies américaines  de Patricia Erbelding.


Patricia Erbelding voyage régulièrement depuis 2001 au Texas, au Nouveau Mexique, en Arizona, en Californie et dans le Nevada (Death Valley). Depuis la route, elle photographie architectures et paysages, souvent à proximité de frontières entre deux états. Aucune présence humaine sur les photographies, comme si les lieux avaient été désertés. Ou peut-être gagnés par le désert qui se devine au-delà de chaque route, chaque bâtiment.


Des constructions qui disent le goût de l’artiste pour ces stations-service, motels, restaurants, bars ou bowlings situés en bordure des routes américaines ; vestiges d’une architecture qui s’est développée dans les années 50 et 60. Inspirée de l’esthétique de la voiture tout autant que du vaisseau spatial, la Googie architecture mêle formes aérodynamiques et couleurs clinquantes devant attirer les automobilistes. Aujourd’hui, ces lieux se trouvent marqués par la patine du temps.



Patricia Erbelding, par son regard de plasticienne, laisse parler les matériaux : ceux qui se dégradent avec le temps et le renoncement des hommes ou qui se révèlent, plutôt, lorsque les peintures s’écaillent, se rouillent. Une vie perdure alors. Indépendante. Interstate saisit ce présent tout éphémère entre le déjà plus d’un passé qui nous renvoie à l’univers cinématographique du
road movie et le pas encore tout à fait abandonné d’un futur qu’on imagine en vaste no man’s land.


À partir de 1995, l’artiste associe la photographie à ses voyages. Elle fait plus que d’enregistrer des sites : elle capture des atmosphères. Depuis les friches industrielles en Wallonie aux larges paysages frontaliers de la série Interstate (Etats-Unis) aux parcs d’attractions et fêtes foraines de Dreamlands (New York et Europe), jusqu’aux anges rouges de Berlin.


Ainsi d’Interstate : tel un
work in progress, la série est le résultat de toutes ces routes parcourues sillonnant différents états des Etats-Unis, différents états d’esprit. Une forme d’errance.

Corinne Girieud



Informations pratiques :


1ère Nuit de la Photographie Contemporaine
Lundi 23 juin 2008
De 14h à Minuit
Place Saint-Sulpice, Paris VIème
M° Saint-Sulpice
tél / fax : 01 43 29 61 04
foiresaintgermain@free.fr

http://www.foiresaintgermain.org/

voir aussi : la vitrine ICI de Patricia Erbelding sur  Art Point France
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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 11:02



La Feuillée



Edito : Instantané.

"Résister au bruit, à la parole, à la rumeur par le silence de la photo - résister au mouvement, aux flux et à l'accélération par l'immobilité de la photo - résister au déchaînement de la communication et de l'information par le secret de la photo - résister à l'impératif moral du sens par le silence de la signification. Résister par-dessus tout au déferlement automatique des images, à leur succession perpétuelle, où ce qui est perdu, c'est non seulement le trait, le détail poignant de l'objet (le punctum), mais aussi le moment de la photo, immédiatement révolu, irréversible, et de ce fait toujours nostalgique. Cette instantanéité est tout le contraire de la simultanéité du temps réel."

Jean Baudrillard
Extrait de L'Échange impossible. Éditions Galilée


photo 1 : Rencontres photographiques d'Arles 2008
photo 2 : Robert Mapplethorpe
photo 3 : Annie Leibovitz


voir aussi : La Feuillée du 04/06/08


Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 18:07

 du 8 juillet au 14 septembre.

 

 Tony Stoll
   "Double signe", 1999 Tony Stoll Avec l’aimable autorisation de la galerie serge le borgne



 
Christian Lacroix est commissaire des Rencontres d'Arles 2008. Voici comment François Hébel, le directeur du festival,  rapporte la manière dont le couturier arlésien s'est acquitté de sa mission.


"Il attache une grande importance à la sincérité de l’auteur, il se méfie des effets de mode, il ne recherche pas le spectaculaire. Le processus de choix, qui est un échange entre sa culture photographique, ses proches amis de l’art, et l’équipe des Rencontres, a donné lieu à des démonstrations d’exigence sans concession, fonctionnement que l’on imagine bien s’appliquer à lui-même lors de la préparation des collections.


Le résultat est un programme très inattendu, peu de photographie de mode, une grande palette d’intérêts, du vernaculaire à la recherche esthétique, en passant par l’engagement, …. Arles et puis son univers de création.


En appelant chaque photographe dont il connaît le travail, il demande un jardin secret, une nouveauté. Mais c’est seulement s’il est surpris qu’il retient la proposition et choisit les images avec l’artiste...



...Christian Lacroix est un grand connaisseur des arts visuels, il propose pour Arles une lecture originale de la photographie contemporaine, sa promenade c’est le jardin secret de ceux dont il se sent proche. Il s’expose lui-même courageusement sur un terrain où l’on ne le connaissait pas encore. Il correspond parfaitement à ce que nous avons redéfini pour Les Rencontres avec François Barré : varier chaque année les lectures de la photographie, découvrir, surprendre, contourner les évidences, mettre les artistes sur l’avant de la scène."



Les invités  de C. Lacroix : Grégoire Alexandre, Richard Avedon, Joël Bartoloméo, Achinto Bhadra, Jean-Christian Bourcart, Samuel Fosso, Charles Fréger, Pierre Gonnord, Françoise Huguier, Grégoire Korganow,  Peter Lindbergh, Guido Mocafico, Henri Roger, Paolo Roversi, Joachim Schmid, Georges Tony Stoll, Patrick Swirc, Tim Walker, Vanessa Winship, "Les Insoumises", Œuvres du Fonds National d'Art Contemporain



Ci dessous un aperçu du programme,  pour en savoir plus ICI


 Achinto Badhra  Vogue Paris
 "Protégée par la burka", Achinto Badhra "Parce que... j'ai peur de ce qui arrivera si les gens apprennent ce que j'ai subi et parce que je suis musulmane."  Vogue paris, juin 2007 , Thomas lagrange


Informations pratiques :

Semaine d'ouverture du 8 au 13 juillet 2008
Vernissage le 7 juillet

Soirées :
- au Théâtre Antique le 8, 10 et 12 juillet à 22h.
- Atelier des Forges le 9 à 22h.

Nuit de l’Année  dans les rues arlésiennes le 11 juillet de 22h à 3h.

Prix des Rencontres d’Arles, remis le samedi 12 juillet au soir au Théâtre Antique.

Expositions du 8 juillet au 14 septembre.
(dates de fermeture variables d’une exposition à l’autre à partir de la fin du mois d’août dans certains lieux du centre-ville).
Heures d'ouverture : 10h - 19h.

Colloque du 8 au 10 juillet au Théâtre d’Arles de 10h à 13h.

Séminaire du 11 au 13 juillet

Conférences et débats durant toute la semaine d’ouverture au 34 rue du Docteur Fanton.

Signatures de livres quotidiennes durant la semaine d’ouverture au 34 rue du Docteur Fanton.

Visites guidées des expositions tout l’été.

22 stages en avril, juillet et août.

Une Rentrée en Images, du 3 au 13 septembre 2008.

Catalogue : Coédition des Rencontres d'Arles et des Éditions Actes Sud.

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 12:50

Du 17 juin au 14 septembre 2008



Maison européenne de la photographie -  Paris (4)




Annie LeibovitzAnnie Leibovitz, photographe américaine est devenue célèbre alors qu'elle travaillait pour le magazine Rolling Stone de 1970 à 1983. En 1980, elle fait une photographie de John Lennon, nu, embrassant Yoko Ono habillée. Elle l'a prend le matin précédant la mort de Lennon. 


Depuis 1983, elle est photographe au magazine Vanity Fair pour lequel elle photographie des célébrités dans des ambiances, des mise en scène qui lui appartiennent. 


La maison européenne de la photographie à Paris consacrera deux étages  à ses beaux tirages du 17 juin au 14 septembre 2008.







 Annie Leibovitz





Annie Leibovitz



Informations pratiques :

Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
 (33) 1 44 78 75 00

Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
 
   Métro: Saint Paul ou Pont Marie.
Bus: 67, 69, 96 ou 76.



voir aussi : http://www.mep-fr.org/default_test_ok.htm

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 12:30

 "nothing special "


du 25 juin au 14 septembre 2008



Galerie du Château d'eau - Toulouse (31)


 Martin Kollar  Martin Kollar



Révélé en France par sa longue enquête sur les dix pays concernés par l'élargissement de l'Union européenne, Martin Kollar né en 1971 en Slovaquie, a suivi des études de cinéma à la faculté de Bratislava avant d'opter pour la photographie. La fraîcheur, le souffle revigorant qui émane de sa curiosité photographique, bousculent les visions débilitantes et ressassées des ex-pays de l'Est pour proposer une sociologie joyeuse et décalée des mutations en cours.



Privilégiant la couleur, il traque dans la vie courante les situations cocasses, absurdes ou ironiques que les hasards du quotidien disposent en jeux de piste. En quelque sorte, il attend… au beau milieu de situations qui peuvent prêter à sourire et où rien de spécial ne se passe.


Sa photographie jubilatoire et pleine d'humour est en même temps une sérieuse interrogation sur la façon dont nous occupons l’espace et sur notre mode de vie.



photos :  à gauche : Nadlak, RP, 2001; à droite : Brno, CZ, 2003 


 
Informations pratiques :


Vernissage le 25 juin à 18h00 en présence de l'artiste


Le Château d'Eau
1 Place Laganne - 31 300 Toulouse
Tél 05.61.77.09.40 
 
ouvert du mardi au dimanche de 13.00 à 19.00 - fermé le lundi

 
voir aussi :  http://www.martinkollar.com/

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 14:31

Evolution



Les idées simples sont les meilleures.

 

"Nous vivons dans une ère où nous sommes saturés d'informations qui nous arrivent à  un rythme frénétique. J'ai voulu créer un refuge dans lequel on  échappe à ce déluge, qui procure un lieu de paix  pour soi  ou un moment de paix avec les autres." Dans la première édition d'Evolution du designer Nacho Carbonell il y a trois pièces différentes : "the bench", le banc, "loverschair", un couple de chaises et  "One armshair" le fauteuil.  L'une invite à la réflexion, l'autre  explore les moyens de communiquer à deux, grâce à "un tunnel de raccordement", le troisième reprend le principe du cocon le designer  a déjà exploité.

Fer, grillage et pâte à papier sont les seuls matériaux utilisés. La pâte à papier est fabriquée grâce à du papier recyclé provenant de l'excès d'informations produites par notre société. Des idées simples pour des formes insolites et un mobilier tout en douceur.


Catherine Plassart


voir aussi : le site de Nacho Carbonell

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 13:44

Robert Rauschenberg



"Je ne fais ni de l'Art pour l'Art, ni de l'Art contre l'Art. Je suis pour l'Art, mais pour l'Art qui n'a rien à voir avec l'Art. L'art a tout à voir avec la vie" R. Rauschenberg


Robert Rauchenberg est décédé le 12 mai 2008 sur l'île Captive en Floride où il vivait et travaillait. Il avait 82 ans.


Dernières expositions en France en France MAMAC de NIce en 2005 (la photo)  et Centre Pompidou Combines en 2006-2007.
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 11:05

"Des Légendes visuelles".

par Pierre Givodan



Peter Doig



Elle est d'ailleurs, cette peinture. Des année passées à voir du pays,  des paysages qui font un tout. Quelque chose qui n'évoque pas  directement un art réaliste ou naturaliste. Mais une technique, une maitrise qui puise en soi, dans sa propre  profondeur. Un peintre, donc, qui a une idée de l'oeuvre qui parle  d'elle-même et vise une direction lointaine. Rien de "conceptuel", de plus. Mais plutôt une affaire de "réalisation".  Est-ce nouveau ?


Ce travail proche du lexique du cinéma donne à penser des séries  d'images qui répètent des thèmes courants, récurrents parfois, loin de  la fureur de la vie sociale. Une ferveur intime plutôt qui nous  renvoie aux "révolutionnaires" du début du XX ème, voire de la fin du  XIX ème. Paysages, personnages, couleurs. Des réminiscences de  l'Impressionnisme, de l'Expressionnisme, de la peinture "métaphysique"  et surtout des synthèses diverses.


Une peinture postmoderne, passionnée par l'irrespect des spécialités  qui s'enseignent et se discutent dans les écoles. Un résultat qui donne malgré tout le sentiment d'une expansion au  coeur de l'histoire de la peinture. Le parcours de Doig  est international. Il a traversé plusieurs  capitales du monde mais ne semble le porte-parole d'aucune autorité  autre que la sienne. Continuateur d'un mouvement subjectif, il exprime  à notre avis d'abord une conscience poétique et des années de  fréquentation avec la musique, la photo, le cinéma, selon ses propres 
mots.


Cette exposition parisienne fait le constat d'une préoccupation  esthétique qui rayonne d'un enthousiasme à peindre et d'une évocation  parfois troublante du vide qui menace sous nos pas. Comme si Peter  Doig tendait à détruire les mécanismes psychiques de la perception, ou  du moins à les faire trembler.


PG contact@pierregivodan.com


Musée d'Art Moderne de la ville de Paris. Exposition Peter Doig, du 30  mai au 7 septembre 2008.

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 10:43

"Domus"

du 14 juin au 14 septembre 2008

 Musée de l'Hospice Saint-Roch  - Issoudun (36)



Chrystèle Lerisse



Une surface presque nue. Décourageante comme la neige où se travaille la lumière. Christèle Lerisse ne se contente pas de jouer à travers le noir et blanc sur les outrances chromatiques. La photographie devient un pur spectacle,  un spectacle pur. La surface est comme une fonte et l'allure du faux carré devient son cadre idéal, le seul qui neutralise le mouvement (puisqu'il est impossible de prendre le large dans les horizontaux ou les verticales). Le langage vient buter à part égale en haut, en bas, à droite, à gauche. Le faux carré impose donc le statisme et le silence. Pas d'échappée. Ni ciel, ni terre, ni avant, ni après. D'une certaine manière, pas d'espace, pas de perspective. Ainsi il n'y a pas de mémoire, même le passé devient un passage quasiment sans trace, sans nostalgie. D'où cette impression de fatalité avec - en sus - le poids de l'indicible.



Chaque œuvre ne dévoile, ni ne camoufle - à peine si elle cerne. Elle marque l'indécision dans le lieu clos de l'impossible fixation. D'une certaine manière l'impossibilité de l'image. Silence et désert jusqu'au milieu des murs. On ne sait plus. Car on n'a jamais pu savoir. Et on ne saura jamais. La chair est saisie de son effroi. Il n'y a plus de lieu. L'image elle-même est en exil car ce que Crystèle Lerisse exige du "blanc" est l'aveuglement. Les traits sont des intrus, une présence contrariée. Ils suggèrent sur la glu de la blancheur qui ferme tout, une fuite et l'impossibilité de la fuite, un mouvement et son empêchement.


Il s'agit soudain d'un ravissement, d'un rapt plus qu'une mise en scène. Revenant toujours des fatigues ordinaires presque tierse à son propre corps, à sa propre aventure, Christèle Lerisse redécouvre ce qui nous met à la limite de la stupéfaction. Le temps semble arrêté ou jamais venu. L'image du silence jamais quitté vient se coller à la matière comme la Mouche d'un des rares poèmes de Beckett : "Entre la scène et moi la vitre vide sauf elle sabrant l'azur s'écrasant contre l'invisible". Le silence semble assigné à résidence et comme vu de dos. Le  travail  de la photographe semble épouser les parois du temps plus que celles de la "Domus". La présence du nu, du vide souligne l'absence essentielle du monde. Ici on ne sait plus : déploiement, repliement, séquence, plan fixe, blanc toujours comme surexposé, et vide. Paysage découvert, reconnu. Sous la surface, des couches très anciennes : quelque chose à la fois à compresser et à racler. Silence que silence. Il parle encore. Il appelle. Un ange passe. La photographie n'est que la modulation muette de son cri. Un tremblement vertical qui fait basculer le poids du monde.

Jean-Paul Gavard-Perret.



 Musée de l'Hospice Saint-Roch, 36100 Issoudun
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