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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 11:35

 

Le visible et l'invisible

 

Chercher et trouver
 
La question métaphysique du visible (déjà là, déjà construit, déconstruit, reconstruit) et de l'invisible (inaperçu, non percevable, dépassant la perception) recoupe celle de l'idée de   peinture.
En effet il s'agit de se demander d'abord s'il y a des modèles que le peintre retrouverait à l'oeuvre dans la nature ou dans son inspiration, ou si au contraire ce dernier est toujours le premier créateur d'un monde en lequel il s'impose comme fondateur. Lorsque celui-ci décide de se limiter à un style, disons un "langage", il reconnaît déjà sa dette à des maîtres . Dans le cas contraire l'artiste fait l'expérience de l'errance en art, laquelle le met en danger perpétuel. Deux exemples: Picasso ("Je ne cherche pas, je trouve"), André Masson (toujours en recherche, du cubisme au surréalisme, puis à l'expérimentation de l'automatisme).
 
Trouer la toile
 
Lucio Fontana (né en 1899 en Argentine et mort en 1968 en Italie) a crevé la toile. Le trou dans la peinture est l'épreuve du fond et du vide en deçà de celui-ci.
La peinture révèle l'envers du décor. Derrière le spectacle du monde : le rien, le néant. Tout est donc dans l'apparence que l'artiste révèle telle. En cela l'art est bien métaphysique encore et le peintre concurrence Platon. Cachez donc ce néant que je ne saurais voir. Etre ou ne pas être artiste se lit ici : soutenir ou pas le rien derrière l'apparence de la couleur, de la trace, de l'étendue de l'espace de la toile.
 
La quête
 
Peut-on aller plus loin encore ? L'important n'étant pas le but, mais plutôt le chemin, on doit s'intéresser maintenant à l'idée de progrès en peinture.
La première idée à affirmer est que la recherche de la nouveauté annule tout crédit dans une démarche artistique. Seuls les critiques extérieurs voient du nouveau  là ou il n'y a que répétition, travestissement et détournement plus ou moins reussi en art. Prenez la figuration en peinture. Elle se nourrit depuis environ un demi-siècle  de bande dessinée (Guston), cinéma, photographie et opère des synthèses qui libèrent l'artiste de l'Art pauvre et de ses variantes conceptuelles. Le culte du nouveau se déploie dans les chapelles du dogmatisme (l'Etat des fonctionnaires et les écoles d'art des professeurs).
 
Circularité du procès artistique
 
L'art est ainsi bien circulation, mouvement d'aller-retour, révolution. Et l'on voit revenir ce qui a été (néo-académisme, néo-dogmatisme) et disparaître ce qui fut d'abord la norme afin de servir de prétexte à "l'écriture" à venir.
Au mieux, retenir l'idée selon laquelle la peinture notamment est le produit de la peinture ( "La peinture s'apprend au musée", Renoir). L'histoire des formes n'ayant ni commencement ni terme. Processus infini qui signe bien le décès des partisans d'une histoire de l'art comprise comme le déploiement d'un être qui naîtrait, croîtrait et dépérirait.
Le peinture est éternelle, à la façon du monde et de tout ce qui se manifeste ici-bas dans la déclinaison et l'écart.
 
Pierre Givodan

 

 

LUCIO-FONTANA

 

Lucio Fontana Concetto Spaziale

 

 

lucio_fontana_concetto_spaciale

 

Lucio Fontana Concetto 

 

 

guston.jpg

 

Philip Guston Sans Titre 1980

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:37

 

 

 

La liberté en peinture 

 

"Il faudrait pouvoir montrer les tableaux qui sont sous le tableau " Picasso


 
Le palimpseste
 
Effacement, recouvrement ou alors profondeur établie à partir du blanc comme fond, mais l'important étant que ce blanc est conçu déjà comme épaisseur, couche, peinture.
Peinture sur peinture donc . La peinture ne s'établit pas elle-même. Elle n'est pas première. Au fondement de la peinture il y a du déjà peint , effacé, recouvert ou posé sur la toile vierge.
Ainsi l'acte de peindre ne fonde rien . La peinture est dérivée d'une peinture antérieure. On ne commence jamais un tableau, on le recommence. Répétition. Mais non pétition de principe. Il n'y a plus de principe en peinture, pas de vérité aujourd'hui qui ne se prétende relative à un contexte, une période, une étape dans la création. Exit l'idée de Peinture donc avec Ryman par exemple.
 
Feu sur la peinture idéale
 
Il fut sans doute un temps ou l'on avait une idée à priori de la peinture , du sujet et du peintre, de sa vocation, de l'appel auquel il répondait : peinture religieuse, mythologique, oeuvre de commande.
Mais aujourd'hui nous n'en sommes plus là . Le réel semble avoir ruiné l'idée. La peinture se fait pour rien, ou plutôt pour affronter la perte des certitudes. Peinture post-moderne enfin. Plus de grand récit donc, mais le récit d'une perte. Perte du sens ... ou sens en devenir. Renversant la première certitude cartésienne (je pense que je suis peintre donc je m'efforce d'exister tel), la posture actuelle, à rapprocher du "projet" existentialiste donne : j'existe comme peintre donc je me pense progressivement tel. C'était déjà le cas avec Edward Hopper au milieu du XXème siècle.
 
"L'autodafé" symbolique (Munich, 1937)
 
Un moment historique : l'exposition inaugurée sous le régime nazi de " l'art dégénéré ". Cela suppose que derrière Klee et les partisans  de l'art du XXème siècle une guerre se joue dans le goût de l'époque, opposant l'esthétique néo-classique, nostalgique d'une culture, d'un monde disparu et les disciples de l'abstraction et de la fin de l'art imitatif ou normatif. "L'art rend visible" (l'invisible), Klee, ou l'art reconstruit le visible (Speer, architecte d'Hitler).

Pierre Givodan

 

 

 

 Robert-Ryman

 

Robert Ryman 9 série Blanche 2004

 

 

Edward-Hopper-Self-Portrait.jpg

 

Edouard Hopper Autoportrait

 

 

Klee.jpg

 

Paul Klee La légende du Nil 1937

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:57

peintures

 

du 12 mai au 18 juin 2011

 

Galerie Im Zöpfli - Luzern Suisse

 

 

Sergio Alvarez Frugoni

 

 

Sergio Alvarez Frugoni. Le tragique et le merveilleux.

 

« On veut toujours que l'imagination soit la faculté de former des images. Or elle est plutôt la faculté de déformer les images fournies par la perception. » Gaston Bachelard

 

Des tropiques aux côtes de la méditerranée,  l'artiste a voyagé et fait l'expérience de lieux multiples. L'œuvre est grande et pénétrée de ce qui exsude du métissage des perceptions, du mélange et brassage des impressions liés à la connaissance sensible de territoires divers. L'ensemble des peintures de Sergio Alvarez Frugoni force cependant le constat d'une unité et d'une cohérence. Car le peintre fidèle à son vocabulaire et à sa  grammaire plastique n'a jamais douté de son médium. Déterminé voire tenace, il  affirme son projet en peinture dans la durée.

 

Sergio Alvarez-Frugoni sait l'approche sensuelle des choses désirables et possède la faculté d'émerveillement. Il envisage a contrario la profondeur noire de la tragique déchirure quand tout vole en éclat et que le sol se dérobe. Il n'ignore pas non plus l'absurdité, la bouffonnerie ou le grotesque des pires cauchemars. Il est cet homme arc-en-ciel au corps de suie, tatoué de la tâche rouge du vivant. Aveugle à la sauvagerie des sociétés humaines, il concentre  sa force animale et tout son pouvoir d'imagination dans un crâne primitif et fabuleux. Bouche entrouverte disant l'appétit et la fureur de vivre, calotte crânienne hérissée d'une dangereuse scie osseuse telle celle d'un poisson des abysses, l'homme se souvient de ses origines ancestrales, parcourt les millénaires et emprunte avec témérité et bravoure  la passerelle virtuelle qui conduit à l'espace de la création. L'arc-en-ciel qui fuse et raie son ciel de couleurs épaisses et chatoyantes est le pont de l'expérience poétique et émotionnelle qui conduit à l'"île". 

 

Depuis 1997, Sergio Alvarez Frugoni a installé son atelier à Majorque. Mais son île véritable est un espace bien particulier, unique et personnel. Un univers peuplé de formes délicates ou extravagantes  qui se montrent ou se cachent, se livrent ou se dérobent.  Un univers enfin de grands fonds au couleurs vives, lumineuses, tendues qui au delà de l'abstraction elle-même dévoile un idéal à atteindre. La jungle des figures énigmatiques, part sonore de l'œuvre ne demande bientôt qu’à se soustraire, pour laisser place entière à l'éloquent silence  de la couleur infinie, quelque part entre le connu et l'inconnu. 

 

L'espace protecteur de l'"île" rejette au loin l'indésirable. Cette région favorable est alors l'endroit que l'on habite, l'asile. Pourtant elle  demeure envers et contre tout une destination. Ses limites, bandes de sable ondulantes, cordons littoraux, baies... sont des frontières impalpables à franchir. Son principe même  annihile l'indolence et valorise le déplacement et la quête.  Le lieu invite à de nouvelles traversées artistiques. Et le peintre vogue encore et toujours vers une autre  version d'une parcelle de terre émergée, parcourant dans la joie et l'angoisse,  la distance magique entre le monde réel et ses représentations imaginaires. 

 

Ayant connu les douceurs du paradis et la gifle des tempêtes, Sergio Alvarez Frugoni suit avec délice ou horreur les traces d’une intimité fantasmée. On aime la place qu'il accorde au féminin dans ses tableaux. 

- Qui es-tu « cabra » ?  Une métaphore de la féminité, de la fécondité, de la mère nourricière ? Peut-être es-tu une chevrette gazelle qui s'élance joyeusement, emportant le caducée de l'Hermès antique, le dieu des connaissances cachées au vulgaire comme sur une fresque du IVe siècle, dans la catacombe de Calliste ? Plus encore ! Dans ton besoin d'élévation, rejoignant les poissons et les oiseaux dans un milieu magique, tu es l'ambassadrice d’une fusion inédite entre topos et cosmos. En incarnant des préoccupations fondamentales :  lutter, vivre, te battre et garder la tête haute, en réverbérant les souvenirs heureux, les rires et les bonheurs, tu es celle par qui l'harmonie advient. Tu allèges la douleur du monde. Tu es cette corde tendue entre la vie et l'art. Abreuvée de résurgences étonnantes, de sources archaïques, tu es le sujet, la muse et le peintre lui-même. Celui, qui artiste corps et âme, relève seul le défi de la beauté en  approchant la perspective du transcendant et de l'illimité. 

 

Sergio Alvarez Frugoni sait le ciel père et la terre mère. Il nous tient au centre d'un monde protégé et protecteur. Territoire bleu outremer de l'imaginaire, frêle radeau flottant sur l'encre noire des gouffres. Des camaïeux subtils de gris clair et de blancs, ponctués de signes ocre ou bistre noient l'horizon, réduisent la cruauté et amoindrissent la violence. Un éclat cubique de jaune exalté invite à lever les yeux. Parfois la porte d'un espace monochrome rouge s'ouvre, c'est un jardin.

Catherine Plassart

 

 

Sergio Alvarez Frugoni

 

 

 

Sergio Alvarez Frugoni

 

photos : (1) Morgendämmerung am Mittelmeer / Aube en Méditerrannée, (2) Figur im gras / Silhouette dans l'herbe, (3) Playa / La plage

 

 

Informations pratiques :

Vernissage le  12. Mai 2011, de  18.00 à  21.00 h

Galerie Im Zöpfli

6004 Luzern Suisse

 

ouvert du mardi au vendredi de 13.30 h à 18.30 h

le samedi de 10.00 h à 16.00h

le dimanche de 13.30 h à 20.00 h

 

voir aussi : la vitrine de Sergio Alvarez Frugoni dans Art Point France, le site personnel de l'artiste, le site de la galerie Im Zöpfli

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 15:06

   

Richard T. Scott

 

 

Le silence de l'esprit

 

« Si les Images n'étaient, en même temps, une ouverture vers le transcendant, on finirait par étouffer dans n'importe quelle culture, aussi grande et admirable qu'on la suppose. A partir du toute création spirituelle stylistiquement et historiquement conditionnée, on peut rejoindre l'archétype. » 

Mircéa Eliade, Images et symboles. 

 

 

A ceux qui regardent d'un oeil suspicieux la peinture contemporaine, Richard T Scott pourrait leur répondre : c'est que vous ne regardez pas au bon endroit. Et nous ne pourrions que les inviter à se tourner du côté de l'oeuvre de cet artiste américain pour qu'ils puissent, à leur tour, mesurer le manque de probité de leur jugement. Car, non content d'être passé maître dans toutes les techniques de la peinture classique, chacune des peintures de ce jeune prodige nous invite à redécouvrir une partie de l'histoire de notre culture – tout en n'oubliant jamais de lui préserver sa part d'ombre et de mystère.

 

par Frédéric-Charles Baitinger    

 

Amoureux des oeuvres de Rembrandt, Hammershoi et Wyeth, Richard T. Scott n'est pas ce que l'on pourrait appeler, un « artiste de son temps ». Intempestive ou inactuelle, une chose est sûre : son oeuvre dépasse de loin – tant par ses qualités plastiques que par le choix de ses sujets – les attentes formelles qui composent le goût de notre époque. N'ayant jamais cédé aux sirènes de la transgression et de la violence, ses peintures nous ouvrent, au contraire, les portes d'un monde ô combien plus spirituel et nuancé.

 

Que ce soit dans ses portraits, dans ses compositions ou bien encore, dans ses scènes d'intérieur, Richard T. Scott cherche toujours à produire, sur ses spectateurs, un certain effet d'étrangeté ou, tout au moins, quelque chose comme un sentiment d'attente. Voilà pourquoi, peut-être, ses compositions sont pour la plupart peuplées de miroirs dans lesquels apparaissent, non pas simplement des êtres à l'image de ceux qui nous font face - mais de véritables spectres ayant pour fonction de déstabiliser notre regard tout en donnant une quatrième dimension à ce que nous voyons.  

 

Dans sa peinture intitulée « The Death of Uriah » par exemple, autrement dit, « La mort du Uriah (Dieu de Lumière) », Richard T Scott s'est amusé à construire pas moins de trois espaces se superposant les uns les autres : le premier est une porte vitrée, laissant transparaître la moitié d'une pièce dans laquelle brûle un chandelier; dans l'autre, le reste de cette pièce nous montrant un fauteuil vide; et enfin, dans le fond, une autre porte fenêtre laissant transparaître la silhouette d'un homme observant l'ensemble de la composition.  

 

Par ce montage savant, ce n'est pas seulement toute l'histoire d'Uriah (dont le roi David ordonna la mort pour couvrir son pêché de chair) qu'est parvenu à nous conter ce peintre, mais plus encore, peut-être, l'atmosphère de mensonge et de deuil dans lequel vécu sa femme après avoir appris la mort de son mari. Une question, alors, ne peut manquer de se poser à qui observera avec attention la scène : qui est le personnage se tenant au dernier plan ? Serait-ce le roi David lui-même, contemplant l'intimité du drame dont il est l'auteur, ou bien serait-ce l'image d'Uriah – victime innocente d'un adultère qui provoqua incidemment sa mort ?

 

Si nous ne pouvons répondre avec certitude à cette question, rien ne nous empêche, en revanche, de voir dans le fauteuil vide qui se tient au second plan, l'absence réelle d'Uriah, et dans le chandelier se tenant au premier plan, et dont la lumière ne nous parvient qu'à travers le voile d'une vitre, la culpabilité masquée du roi David consommant secrètement les fruits de sa passion. Devant une telle peinture, mêlant à la plus grande maîtrise technique, l'intelligence de la composition, comment pourrions-nous ne pas nous incliner devant le génie figuratif de Richard T Scott – et célébrer, par avance, ses prochaines compositions ? 

 

 

 

Richard T. Scott

 

 

Richard T. Scott

 

 

Photos : (1) The Death of Uriah, (2) Baptism, (3) Hermetica

 

 

Exposition du 10 au 22 mai 2011
30 rue Cardinet Paris 17e .

 

 

Le silence qui parle 

Les chroniques de Frédéric-Charles Baitinger 

fredericcharlesb@hotmail.com

 


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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 06:44

exposition d’art contemporain

 

Du 13 au 29 mai 2011

 

Orangerie-Espace Tourlière - Verrières-le-Buisson

 

 

Colette BanaigsAndré Malraux, a longtemps été citoyen de Verrières-le-Buisson. Quoi de plus normal alors,  que d'emprunter un titre à l'écrivain !   Ainsi  "La Condition humaine"  qui en réfère au célèbre roman de l'auteur évoquant la Chine de Tchang Kaï-chek (1887-1975) et ses conflits politiques devient le thème d'une exposition pour laquelle les organisateurs ont souhaité que les artistes offrent au regard des oeuvres qui posent des questions essentielles.

Durant une quinzaine au mois de mai,  l'Orangerie-Espace Tourlière accueille des œuvres plastiques traduisant les interrogations d'artistes sur l'origine et l'amour,  le bien et le mal, la vie et  la mort.

 

Informations pratiques :

 

Orangerie-Espace Tourlière 

66 rue d’Estienne d’Orves

Verrières-le-Buisson

 

ouvert de 10h à 12h et de 14h à 18h

 

Parallèlement

Ateliers portes ouvertes  

25 artistes de Verrières vous reçoivent dans leurs ateliers 

dans le cadre de la 18e croisière de l'art en Essonne

renseignements au Service culturel de la Mairie: 01 69 53 78 00

 

photo : L'étranger, toile 150 x 100 cm Colette Banaigs

 

voir aussi : la vitrine de Colette Banaigs dans Art Point France

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 05:41

 

Freddie KingFreddie King. Un maître à servir.

 

Voyant le public, Freddie King monta sur un piano et ouvrit sa bouche pour enseigner ce qu'est le blues à tous les "coeurs brisés", car ils avaient besoin d'être consolés.
Heureux ceux qui étaient là, ils entendirent ce qui n'avait jamais été chanté. Tous les trésors musicaux entrèrent dans leurs oreilles et allèrent droit au coeur.
Freddie King n'avait qu'un maître à servir : le Blues. Il cherchait et trouvait car son art était fondé sur le roc. Bien du temps est passé, bien de l'eau a coulé et sa réputation n'a cessé de grandir. Mais pourquoi?
On peut dire que Freddie King (1934-1976) parlait toutes les langues de la guitare, soliste angélique au son d'airain  qui résonnait jusqu'au ciel . Il avait aussi une voix prophétique, la science des mystères à transporter les montagnes. Un corps énorme, une bonté sans insolence, jamais orgueilleux. Un homme réjouissant, modèle d'Eric Clapton qui joua une fois avec lui . Il semblait un grand enfant, mais il était le miroir de la foi dans l'espérance en les pouvoirs de la guitare charitable.
P.G.


Ecouter Ultimate collection Freddie King 2001 Universal Music Entreprises
Et aussi You Tube-Freddie King Ain't nobody's Business

 

Pierre Givodan

Chroniques musicales  

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 12:15

Du 14 au 17 avril 2011

"Passage à l'Art"

Salon d'art contemporain - Cherbourg Octeville

 

&

 

Du 28 avril au 4 juin 2011

Galerie Alain Rouzé - Nantes

 

&

du 11 au 29 mai 2011 

Espace Extra Muros - Bruxelles

 

 

Christophe Miralles

 

 Une chaude et étrange présence.

Les moyens employés par Christophe Miralles sont d'une grande économie : glacis très légers, peu de matière, pas d'épaisseur. Ils contredisent la variété de la palette et la richesse des effets. De même contre toute attente, ses personnages réduits à des silhouettes aux membres absents, aux postures minimales, aux visages effacés   possèdent une étrange et chaude présence. Ils émergent tranquilles d'un fond indéterminé abondamment éclairé par une lumière venue d'en haut.

Souvent en plongée, les visages ou leur absence sont alors tendus vers l'objectif, mais parfois entre contreplongée, le point de vue du peintre oblige le regard à suivre un axe vertical qui délivre les personnages du tableau de toute pesanteur. Leur immobilité, leur silence, leur vertigineuse verticalité, découpés dans l'air dense qui les cerne, leur procurent un souffle et leur composent en toute conscience une existence énigmatique.

Ambivalence de l'expérience de l'être au monde. Dans la peinture de  Christophe Miralles, la paix  et la douceur gagnent leurs lettres de noblesse dans le dépassement de la violence et la négation de sa nature inéluctable. L'énergie et la force prennent naissance à la surface du miroir glacé  de notre apathie ou de nos défaillances. C'est ainsi que la vie trouve un fondement dans sa fragilité et que la peinture dispense enseignement et consolation.   

C.P.

 

christophe miralles

 

 

 

Christophe Miralles

 

 

 

Christophe Miralles

 

 

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage le 29 avril à 19 h - Lecture de Myriam Eck

Galerie Alain Rouzé

7 rue de la Juiverie - Nantes

www.galeriedartalainrouze.fr

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Vernissage mercredi 11 mai de 18 à 21h

«Espace Extra Muros » 150 rue Blaes 1000 Bruxelles

ouvert du mercredi  au vendredi de 11h à 16h - samedi & dimanche de 10 à 16h30

exposition oraganisée par la Galerie Libre Cours

0032 473 590 285 – martine.ehmer@galerielibrecours.eu 

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"Passage à l'Art"

Salon d'art contemporain - Cherbourg Octeville

www.passagealart.fr

 

voir aussi : le site personnel de l'artiste, la vitrine de Christophe Miralles dans Art Point France

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:11

du 25 Mars au 28 Mai 2011 

 

Galerie Bleue - Riscle (32)

 

 

 

3-Rouges---72-dpi.jpg

 

 

 

Le tao de la peinture

Au premier regard, les œuvres de Sylvie Deparis semblent abstraites. Mais rapidement on identifie des branches, des rameaux, des feuilles. A peine lisibles, certes, comme si un souffle léger les avait basculés dans le vide. En effet, les peintures et dessins de Sylvie Deparis sont essentiellement graphiques. Des fonds gris, noirs ou rouges, légers, à peine nuancés, transparents, projettent le regardeur dans un monde vaste, une sorte d’infini qui laisse le terrain libre à l’imagination. Un enchevêtrement de lignes plus ou moins appuyées, plus ou moins épaisses, réalisées au pinceau, au crayon, ou à la craie, à la peinture, à l’encre de chine ou au lavis, ne dessinent pas la branche, n’imitent pas le bois, mais transcrivent l’énergie vitale qui la traverse. La contemplation s’appuie sur ce  plein  pour se propulser dans le vide...

Anto Alquier

 

galerie-bleue---72-dpi.jpg

 

Parallèlement à ses oeuvres peintes, Sylvie Deparis développe une activité d'édition.Ses nombreux livres d’artiste pour lesquels elle procède par interventions plastiques originales sont présents dans plusieurs catalogues d'éditeurs .  

 

Nuque-contre-terre Villain Deparis
Son dernier ouvrage publié :

 

 

Nuque contre terre

Jean-Claude Villain, Sylvie Deparis 

SD éditions, 2010

voir l'ouvrage

 

 

consulter le catalogue

 

 

 

 

 

Informations pratiques :

 

rencontre avec l'artiste le 14 Mai à 18h, vernissage à 19h

 

la Galerie Bleue

 32400 Riscle

 

ouvert tous les jours de classe de 8h30 à 18h

Visites accompagnées sur demande au 05 62 69 94 14 

 

voir aussi : le site de la galerie bleue, la vitrine de Sylvie Deparis dans Art Point France

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 11:19

La Nef des fous et autres portraits

 

du 8 avril au 5 mai 2011

 

Galerie Kuryos - Bordeaux

 

Patrick Santus

 

La Nef des Fous : en 1494 Sébastien Brant utilisa cette allégorie pour dénoncer la folie du monde.

Cette idée ancienne déjà reprise par de nombreux artistes, prend de nos jours une encore plus triste globalité.

La nef des fous est le début d'une série de peintures de colère. De colère, face au naufrage annoncé, où les menteurs mènent le monde délibérément vers une glaciation intellectuelle et mentale. Ils sont largement accompagnés et aidés par les autres givrés, ceux à qui la multitude, l'ignorance, la bêtise donnent le pouvoir et qui constituent le terreau sur lequel ces petits Faust élèvent leurs malsaines idées de grandeur et de cupidité. Picasso disait de la peinture qu'elle pouvait être une arme de guerre, cette série en est une modeste tentative, une fronde. Ni militante, ni moraliste, mais une approche par la peinture du réel, cette réalité ultime dont l'être humain ne supporte que rarement la finalité, bien qu'elle soit inéluctable.

Aussi grands se considèrent-ils, il ne restera rien d'eux.

Ni de moi d'ailleurs.

Patrick Santus

mars 2011

 

 

 

Informations pratiques :

 

vernissage le jeudi 7 avril à partir de 19h

 

Galerie Kuryos

23 rue Minvielle

33000 Bordeaux

05 56 56 97 57

ouvert de 9h à 19h du lundi au vendredi ou sur RDV

 

voir aussi : 

le site de la galerie Kuryos, la vitrine de Patrick Santus dans Art Point France

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 12:51

« Eclats de nature »

du 1er avril au 27 mai 2011

A CONTRARIO Galerie - Limoges

      &

Peintures

 du 13 mai au 4 juin

galerie du Chapitre  - Nîmes.

      &

"Le Printemps prend l'art II"

exposition collective

Barbara Schroeder,  Pierre Alechinsky, Jean-Charles Blais, Henri Michaux, Claude Viallat ... 

 du 6 mai au 4 juin

galerie Le Troisième oeil - Bordeaux

 

 

Barbara Schroeder

 

 

Puisant son inspiration depuis une vingtaine d’années dans le règne végétal, Barbara Schroeder cultive et récolte un bestiaire imaginaire avec, inscrit en filigrane, le thème ancestral de la fructification. Décrivant les phases du cycle de la vie par la variation lumineuse, les contenant d’un trait noir, l’inventaire baroque de Barbara Schroeder travaille à décrypter au plus près la quintessence de ce battement organique : écorce, cosse, pulpe, fibres, graines… Une histoire charnelle, une histoire de corps tout simplement.


Qu’elle revisite l’horizontalité romantique des grands espaces, qu’elle déterre sous nos yeux Tout l’or du monde, tout devient paysage, est déjà paysage. Pas d’identification immédiate des formes hormis la seule vibration de la matière dont il devient subsidiaire pour l’oeil de la penser végétale, organique ou minérale. Ce qui compte, ce n’est pas le motif représenté mais sa transformation en une forme picturale. A mi-chemin entre agronomie et astronomie, surgissent des chocs de nébuleuses, coulent des voies lactées éphémères gorgées de sève, des galaxies sans échelle de grandeur qui font se rencontrer les deux infinis, qui ne s’encombrent pas vraiment d’un genre.
Partie d’une thématique végétale pouvant à tort être considérée terre-à-terre par l’esprit du temps, Barbara Schroeder parvient à transfigurer les résurgences d’un monde souterrain fragilisé par notre négligence vis-à-vis des choses simples et qui continue pourtant de porter la vie. A l’écoute de l’eau de pluie, du vent d’Ouest, perdure un secret de fabrication bien gardé. Pour Barbara Schroeder, c’est un potager philosophique témoin de l’harmonie précieuse qui relie l’homme à la terre, qui, d’aube en aube, poursuit imperturbablement sa mission : élever la graine vers la surface du sol, jusqu’à la lumière. Élever le regard aussi, comme un ralliement à la prescription métaphorique de Voltaire quand il affirme qu’il faut cultiver notre jardin.


Stéphan Lévy-Kuentz

 

 

Barbara Schroeder

 

 

photos  :   (1) Eclats de dehors - Techniques mixtes sur toile - 9 X (60x60 cm) 2010
(2) Portrait de l'artiste Crédit photographique : Barbara SCHROEDER

 

 

Informations pratiques :

 A CONTRARIO GALERIE

6, Avenue de la Libération
87000 Limoges
Tél. : 05 55 79 56 76
contrario.a@wanadoo.fr

Ouvert du mercredi au samedi de 14h. 30 à 19h.

Parking Champ de juillet

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Galerie Le Chapitre

10, rue de chapitre

30000 Nîmes

09.50.69.62.26

vernissage  en présence de l'artiste le vendredi 13 mai à partir de 18h

 

         --------------------------------------------

Galerie Le Troisième Oeil

17 rue des Remparts

33000 Bordeaux

05 56 44 32 23


voir aussi :  la vitrine de l'artiste dans Art Point France

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