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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 18:46

"Je hais les couples "

 

une proposition de Jeanne Susplugas & Alain Declercq

 

du 20 janvier au 25 février 2012

 

W JAMOISART SPACE Paris 10e

 

 

 

susplugas.jpg

 

 

 

LES HEROTIQUES : MANUEL DE FELIXITé DE JEANNE SUSPLUGAS

 par Jean-Paul Gavard Perret

 

Une nouvelle fois Jeanne Susplugas surprend dans un travail de lisière où elle joue mais de manière très discrète entre innocence et (peut-être) cruauté… Toujours à la limite des choses dans chacun de ses registres (dessins, photographies,  installations, vidéo) il existe dans sa nouvelle proposition une séduction première. Mais très vite le spectateur peut se demander ce qui se cache derrière….

 

Invitant des couples d’artistes elle pose la question du rapport de proximité étroite qui peut exister entre deux créateurs tant sur le plan de la passion amoureuse que de la création. Certains la jouent « perso ». D’autres tentent sinon un travail à quatre mains du moins à deux cœurs. Toujours est-il qu’il existe toujours – implicitement ou non – une confrontation de deux ego. Pour autant fidèle à qui elle est Jeanne Susplugas n’impose rien : elle propose.

 

Ses protagonistes sont séduisants. Mais on peut se demande jusqu’où peut aller leur innocence. Toutefois l’artiste ne présente ni une thèse, ni – pour paraphraser Cronenberg – une « dangereuse méthode »  à portée psychologique. Elle se contente de mettre en scène de petites pièces très « easy » que l’on associe précisément et communément à  une époque heureuse de la vie.

 

Elle aborde ce thème (pas toujours très drôle en dépit se sa félicité inhérente)  en metteuse en scène et prêtresse discrète avec humour mais sans cynisme - comme elle le faisait dans une de ses vidéos lorsqu’elle faisait un gros plan  sur les jambes poilues d’une petite fille. Ici cependant pas de moments farces. A chaque couple son propos et sa proposition.  Les « tourtereaux » sont  (apparemment ?)  plutôt réjouissants. Les femmes y sont belles. Et les garçons pas mal non plus. Et l’on sent dans chacun d’eux une relation privilégiée quoique dégagée de tout sentimentalisme du type « Coup de foudre à Notting Hill).

 

Il n’empêche que de la nature des couples-artistes semble ressortir une certaine solitude. Une solitude présente il y a quelques années dans des vidéos de l’artiste ( « The bath » ou « In the plane »).  Certes dans leurs mini narrations, leurs histoires courtes et leurs carnets intimes  les protagonistes sont saisis selon leurs humeurs et leurs options créatrices et existentielles. L’ambiance peut être interlope mais ludique et en rien malsaine. Il y a là de l’« Expanding body » et un univers amoureux.

 

Par cette proposition Jeanne Susplugas ouvre un nouveau pan de ses interrogations sur le corps. Il ne s’agit plus de jouer avec comme elle le fit avec ses poupées qui frisaient autant le grotesque que l’érotique sous couvert d’un jeu qui faisait la synthèse entre Bellmer et Annette Messagier. Nul ne peut dire si à travers ces couples  est explorée une forme d’aliénation… On en doute même s’il faut toujours se méfier des jeux de Jeanne. Toujours est-il que le corps reste bien là, qu’il circule dans un transport amoureux de bon aloi – évocation de nos rituels quotidiens...  Et si ces couples servent de miroirs au couple que l’artiste forme avec son partenaire la métaphore qui surgit n’est pas évidente. On ne parvient à distinguer la part de fascination de celle d’un sentiment inverse que peut procurer la  présence (extra)ordinaire de l’alter ego.

 

L’artiste peut poser autant la question du rôle respectif des deux membres dans une relation d’artiste que celle de la place de chacun d’eux dans son rapport à l’autre sexe. Parfois il pourrait sembler que la femme est confuse dans son rôle de femme. Mais l’inverse est vrai aussi.

 

De toute façon et comme toujours Jeanne Susplugas ne prêche pas, ne démontre pas : elle  nettoie dans ce qui reste avant tout  une ode au plaisir. Se montrer en couple fait peut-être durer le désir. On ne dira pas que sans cela n'aurait d’existence immédiate... Mais on sait que l'artiste ne cesse de tendre des pièges.

 

Elle préfère le constat et le jeu formel saupoudrés d’un brin de candeur équivoque dans des dispositifs qui touchent une troublante intimité jamais violée. S’y dégage par échos et en filigrane  la poésie fragile de l’artiste. L’artiste  proposer l'élan artistique ou le secret amoureux.

 

A  la langue du corps épris répond celle de l'artiste. Une double corporalité surgit. Elle conjugue l’élan de l'existence et celui de l'art.  Les corps s’exaltent dans la prolongation de cette étreinte. Compénétration organique et mentale, sa perception, sa sensation. Atmosphères. Effluves.

 

Et à la folie de l’art  répond celle de l'amour - l'inverse est vrai aussi. Une des deux est la folie qui dure. La folie pure. On y sacrifie les détails à la vue de l'ensemble. Reste une musique venant de partout, venant de nulle part. Venant du corps. 

 

Le voyeur tel un enfant cherche à comprendre. Il sait que dans les contes la promise est vierge au soir des noces, qu'elle monte telle dans le lit et que la nuit son époux prend sa fleur. L'enfant voudrait comprendre quelle est cette fleur. Et pourquoi cette fleur quand on la prend à la vierge pleure de sang. Ici l'enfant écoute les « contes » lancés par l’artiste.

Il contemple les images. Il sait soudain que si les épines de la rose font saigner, la rose saigne aussi quand on la coupe et que de ce sang surgit le héros. L’enfant maintenant est devenu grand. Jeanne Susplugas lui offre une autre méditation.

 

 

Informations pratiques :

 

W JAMOISART SPACE Paris

LOFT CMJN, 46 boulevard Magenta, 75010 Paris

Fond de la deuxième cour - Code 3945

ouvert les Samedi 28/01, 04/02, 11/02, 17/02 et 25/02 entre 14h et 19H.

Métro : Jacques Bonsergent - Parking : Parc Saint-Laurent, 52 rue des Vinaigriers Ouvert uniquement sur rdv +33 (9) 51 74 75 39

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:44

Reflets d'âmes

 

du 20 janvier au 15 mars 2012

 

Galerie Délits des sens - Avignon

 

 

 

anne-marie cutolo

 

 

La peinture fait et défait, à l’envi ; par là même, la mort en peinture n’existe pas

 

Ou alors, ce n’est que ça : la mort – transformation infinie, cycle toujours recommencé, toutes les saisons sont là, et l’eau se mêle à la terre, devient boue, se condense à nouveau en pluie, redevient matière, pourrit en forme 

 

Peu importe le cri, la grimace, le signe de défaillance, d’extase ou de douleur ; le visage est toujours là, intact En signe d’amour, la dévastation comme geste de guérison 

 

Peinture du visage comme une accélération du temps ?

Chaos, naissance, vieillissement et mort – pour renaître sur un rien de papier, sur une peau de toile. Anne-Marie Cutolo (notes d'atelier)

 

La galerie Délits des Sens en Avignon affiche clairement un courant fort et puissant d’artistes expressionnistes. la galerie défend une peinture figurative faite de mouvements, de forces et d’émotions. Elle invite à découvrier du 20 janvier au 15 mars  les oeuvres des artistes Christiane Collin, Sourski, Jean-Baptiste Dumont, Sylvie Lobato, Gilles Barp, Benjamin Carbonne et  Anne-Marie Cutolo. 

 

 

 

anne-marie cutolo

 

 

photos : (1) peinture 65 x 54 cm, (2) peinture 73 x 60 cm

 

 

Informations pratiques :

 

Galerie Délits des Sens

3 rue de la Campane 

84000 AVIGNON 

04 86 81 98 19

 

voir aussi : la vitrine d'Anne-Marie Cutolo dans Art Point France

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 17:28

L'empapillonneur

 

exposition 

 

jusqu'au 19 février 2012

 

Musée de Gravelines - Gravelines (59)

 

 

Didier Hamey

 

Première exposition personnelle pour ce poète miniaturiste et imaginatif. Un anti Jérôme Bosch dont les créatures fantaisistes et fantasques, loin d'évoquer les distorsions du monde ou des cataclysmes inéluctables, attirent au contraire leurs spectateurs dans une farandole fabuleuse. Didier Hamey nous invite dans un monde peuplé de petits nids-cocons, d'arbres-maisons et d'animaux malins. Vous y rencontrerez peut-être en rangs désordonnés, quelques vagues lapins en conversation, des semblants de canards en prise de bec, de doux échappés du carnaval de Dunkerque, des cœurs à l'endroit et à l'envers ainsi que de nombreuses caramboles coquines.

 

Didier Hamey

 

En parcourant l'œuvre de Didier Hamey, peuplé d'êtres hybrides et joyeux entretenant dans une parfaite harmonie des relations pour le moins équivoques, vient assez rapidement à l'esprit le triptyque du Jardin des Délices de Jérôme Bosch (1453-1516). Cette œuvre magistrale continue de faire débat et l'on cherche encore à décrypter le détail des intentions du peintre qui représente un monde imaginaire fourmillant de personnages dont les attitudes insolites n'ont rien de commun avec une vie terrestre ordinaire. Folie, rêverie, symboles, paraboles, cocasseries, le panneau concentre ces composantes qui laissent si peu de place à la rationalité au profit de la liberté d'imagination. Il est vrai que l'expression de la liberté prise à bras le corps et sans complexe de jugements, donne lieu à la plus grande incompréhension pour un public en recherche permanente de repères.

 

L'œuvre de Didier Hamey est à rapprocher de cette famille d'images fantaisistes qui, loin d'être gratuites, sont assez éloignées du monde non moins fantaisiste de l'illustration. Elles n'illustrent pas un monde, elles forment un monde et véhiculent des sens cachés à fortes charges symboliques.

 

L'une d'elles s'intitule Le jardin des délicieux. Il y a là une façon de revendiquer un lignage sans se prendre au sérieux qui est la marque d'un artiste qui manie l'humour avec une subtilité consommée. Cependant, à aucun moment cette revendication n'a été si clairement exprimée, et nous verrons à quel point Hamey est un artiste taquin qui construit une œuvre en forme d'hymne dont l'Amour est le cœur, et la joie, l'amitié, la fécondité et l'érotisme, les épicentres d'un même univers.

 

L'Empapillonneur ? Deux estampes portent ce titre. L'une d'elle représente un personnage étrange, sorte de hibou-koala dont il manque la partie supérieure du crâne. L'animal se présente frontalement. Une nuée de personnages indistinctement définissables, embryons, larves, têtards ou graines se dispersent dans les airs, encore pris dans les volutes rouges et roses qui les contenaient l'instant d'avant.

 

L'autre estampe fonctionne sur le même mode. Un être imaginaire muni d'une queue à plumage circulaire progresse dans un espace aérien libérant derrière lui un nuage touffu de petites bestioles. L'empapillonneur est une figure d'un autre néologisme, l'ensemenceur, personnage céleste, allégorie de la fécondité qui diffuse la vie sur le monde. 

 

Mais Didier Hamey nous ouvrant l'imagination comme d'autres nous ouvriraient l'appétit, l'empapillonneur est celui qui entortille, qui emmêle, qui emmène son spectateur sur des pistes qui l'égare, en somme, un esprit taquin, un joueur. Car l'œuvre de cet empapillonneur est plus profonde qu'elle ne le prétend. Bien plus qu'un cabinet de curiosité qui rassemble en son sein des merveilles exotiques, elles sont un tout qui, juxtaposées, reconstituent un monde disparu. 

Paul Ripoche

Extrait du numéro 1 de la collection

Trait pour trait édité à l'occasion de l'exposition

Didier Hamey, l'empapillonneur

 

 

Informations pratiques :

 

Musée de Gravelines

Château - Arsenal

59820 Gravelines 

Tél : 03 28 51 81 00 

 

Ouvert tous les jours sauf le mardi

 

voir aussi : la présentation de Didier Hamey dans Art Point France 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 16:23

gravures, dessins, collages

avec Isabelle Valdelièvre

et Soheila Niknam Emdadian

 

du 23 janvier au 12 février 2012

 

Gii - Paris 15e

 

 

 

Dadou Roche

 

 

Dadou Roche. La ligne frémissante.

L'activité de Dadou Roche part des sentiments nés du voyage, du perpétuel déplacement dans l'espace pour parvenir à l'image fixe. Elle arpente les lieux et prend modèle. A l'affût des perceptions, sa lecture est tributaire d'un point de vue mobile. Après avoir capturé l'image elle interroge la levée des formes, leur relation au support de papiers fins ou épais, recomposés, trempés ou teints. La couleur lavée  permet de retrouver des impressions premières et fugitives. Les bleus durs et les rouges de colère réveillent le regard et renvoient aux souvenirs.  Les effets de noir, la gamme chromatique des tons de terre cherchent une vibration particulière. La lumière installe des valeurs sensibles. 

Le langage de Dadou Roche  s'articule autour de plusieurs thèmes : les anges et les temples, les figures tutélaires ou non et les paysages. Le corps se plie, s'ajuste au cadrage. La composition des sites quand à elle varie. Tantôt elle s'arrange de la ligne d'horizon pour donner une atmosphère de calme et de tranquillité. D'autres fois elle multiplie les horizontales suggérant le flux agité des émotions. La gravure, que Dadou Roche pratique comme une langue universelle lui a donné le goût de la ligne frémissante sur la plaque de métal comme sur le papier. 

Catherine Plassart

 

 

Dadou Roche

 

 

 

Dadou Roche

 

 

Invit-Janv2012Informations pratiques :

 

Vernissage lundi 23 janvier de 19h à 22h

Finissage samedi 11 février de 19h à 22h

 

Gii

9, place Jacques Marette

75015 Paris

ouvert  :

du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h

samedi et dimanche de 14h à 18h

contact : 06 61 20 40 08

Métro Convention - Bus 95, 89 et 62

 

voir aussi : la vitrine de Dadou Roche dans Art Point France

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 09:12

 

Peindre le ciel au-dessus de soi.

 

Artificialisme, formalisme, peinture métaphysique....L'image peinte n'est jamais naturelle. Mais il arrive que l'artiste se prenne pour un scientifique. Nous vivons souvent ces moments cycliques dans lesquels les mathématiciens s'emparent de pinceaux et de crayons. Ils dessinent leur rêve de clarté et construisent des espaces mesurés pendant des décennies. Peinture sans objet, mais plutôt avec un "projet" : les bandes de Buren, les "éponges" de Viallat... Négation de l'autoportrait et réduction de la prétention ontologique de l'art.

Il n'y a pas si longtemps, un Ferdinand Alquié nous mettait cependant en garde dans tous ses textes philosophiques, contre le désir de prendre l'objet pour l'être et de songer à un art du pur donné. "L'être n'est pas l'objet" répétait-il, (La Conscience affective, La Nostalgie de l'être...)

 La poésie des sons, des couleurs, de l'espace et du temps nous donne plutôt à penser ce qui n'est pas là , le " tout autre" justement et l'artiste qu'est Van Gogh peut écrire à son frère Théo , l'année de sa mort ( on est à Saint- Rémy entre mai 1889 et mai 1890 : " J'ai essayé d'être patient ...moi ma patience est à bout... Ils disent que dans la peinture il ne faut rien chercher , ni espérer." Lettres à Théo (V.Van Gogh)

Contre toute vanité Vincent gagne une autre forme de certitude, celle de sa foi dans la transcendance que porte l'oeuvre authentique.

Pierre Givodan

 

 

 

Vincent Van Gogh

 

 

 

 

Claude Viallat

 

 

 

 

Daniel Buren

 

 

photos : Autoportrait de Van Gogh. (1887/88), Feria du riz Claude Viallat Arles 2010, "5610 flammes colorées pour un arc-en-ciel", Daniel Buren Rue Serpenoise Metz

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:23

 

Catherine Bolle

 

Poétique de l'espace entre art et science

5 février au 28 avril 2012

Espace Arlaud, Place de la Riponne 2 bis, Lausanne

 

Grandes toiles peintes, installations de verre et de polymère, interventions architecturales, livres d’artiste sur papier chine, cartes littéraires, photographies, vidéos… L’artiste présente une oeuvre subtile. L’Espace Arlaud lui ouvre ses portes pour une grande exposition. Le public aura la chance d’arpenter la topographie imaginaire de cette création foisonnante qui compose une poétique de l’espace entre art et science. 

L’artiste est une « chercheuse » et cette exposition son laboratoire. Le visiteur y empruntera des chemins qui prolongent la contemplation et le plaisir esthétique sur les traces d’un monde partagé, intime et parfois secret. Une invitation à se souvenir de l’intime parenté entre l’oeuvre et l’expérience, une occasion d’éprouver avec bonheur que l’expérience de l‘oeuvre d‘art, parfois, modifie la conscience que nous avons du monde.

Commissaire:

Francesco Panese, Directeur de la Fondation Claude Verdan – Musée de la main

 

Catherine Bolle

 

 

 

 

Catherine Bolle

 

© catherine bolle, pro litteris, La Ville-Verre, 1992-2012, installation 3m x 2 m x 2m, photo j.Bétant dans l'espace Arlaud 2012

 

Livres à vivre...

4 février au 3 juin 2012

Bibliothèque Cantonale Universitaire – Lausanne

Palais de Rumine, Place de la Riponne 6

En écho à l’exposition Catherine Bolle. Poétique de l’espace entre art et science à l‘Espace Arlaud, la BCU Lausanne, qui suit depuis de nombreuses années l’activité de l’artiste vaudoise dans le domaine du livre d’artiste, présente une sélection de sa production dans ce domaine. Livres gravés, peints, rehaussés, produits à quelques unités ou en exemplaires uniques permettront de mieux comprendre pourquoi Catherine Bolle n’a de cesse d’interroger, avec poésie et originalité, ce support particulier qui accompagne l’aventure humaine depuis plusieurs millénaires en piégeant ses pensées et ses fantasmagories.

Commissaire :

Silvio Corsini, Conservateur de la Réserve précieuse de la BCU

 

 

Catherine BolleConférences illustrées

28 avril 2012, 17:00

Michel Melot « Voyage au bout du signe »

Ecrivain, ancien Directeur du Département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque Nationale de France et de la bibliothèque publique et d’information du Centre Georges Pompidou, Paris.

Libero Zuppiroli « Catherine Bolle et l’organisation du Chaos »

Physicien, Professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale et à l’Université de Lausanne Leonzio Cherubini, Intervention sonore, compositeur et interprète

 

Publication

Catherine Bolle Les ateliers contigus. Werkstatt als Kunstlabor Laboratori permanenti

Préface de Bernard Fassbind. Textes de Michel Melot, Libero Zuppiroli, Ignacio Dahl Rocha, Céline Rozenblat, Salah Stétié, Jean-Bernard Racine, Francesco Panese Éditeur Benteli Verlag, Berne – Zurich – Sulgen. Imprimé par Jean Genoud, Lausanne

 

La suite de l’exposition sera présentée à la Galerie Kornfeld , Zürich

Raumpoesie – zwischen Kunst und Wissenschaft

3 octobre au 27 octobre 2012

Ouverture de l’exposition : Mardi 2 octobre 2012

 

 

voir aussi la vitrine de Catherine Bolle dans Art Point France, lire la chronique de Jean-Paul Gavard-Perret

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 10:28

peinture

avec Françoise Bertsch (peinture) & Michel Cand (sculpture)

 

du 31 janvier au 18 février 2012 

 

Galerie Peinture Fraîche (7e) 

 

 

Christine Walhain

 

"Couleur du vent."

 

Qu'importe pour le peintre ce qui advient de ce qui se présente au regard. "Une grande falaise rouge","le bord de l'eau" ne sont plus des lieux mais des principes capables de saisir une ambiance, de traduire l'expérience d'une subjectivité.  "La douceur du soir", "L'air du large", "Couleur du vent" ... sont des coffrets  enfermant de précieuses sensations, des états d'âme. 

Les tableaux de Christine Walhain possèdent une élégance sobre associant des signes posés avec soin à des couleurs subtiles déposées avec retenue. Les signes renvoient à des écritures, les masses colorées  déclarent la défaite de la géométrie. Elles cherchent, appliquant des règles non apprises leur point d'équilibre dans l'espace.

Ici le langage pictural est dynamique. Il puise dans la paradoxale opposition entre frontalité et profondeur. C'est ainsi que toile après toile la peinture de Christine Walhain tient à distance en même temps qu'elle fait naître le désir de pénétrer un monde calme et fécond.

Catherine Plassart

 

 

 

Christine Walhain

 

 

 

 

Christine Walhain

 

 

photos : (1) Etude en gris violet, (2) Couleur du vent 40 x 40 cm, (3) Habitation 55 x 46 cm

 

 

Informations pratiques :

 

vernissage mardi  31 janvier de 18h à 21h

Lecture musicale de poésie de Michel Cand, mardi 14 février à 19h


Galerie Peinture Fraîche 

29 Rue de Bourgogne 75007 Paris

01 45 51 00 85

Métro : Varenne ou Invalides

ouvert : du mardi au vendredi de 12h30 à 19h et les samedis de 14h à19h

 

voir aussi : la vitrine de Christine Walhain dans Art Point France

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:25

A l’occasion de la sortie du livre 3 jours

(Ed. La Canopée/La Rivière échappée) 

La Bibliothèque municipale et La Gradiva Association

ont le plaisir de vous inviter à rencontrer  les auteurs

 

samedi 14 janvier à 16 heures

 

Claude Garache, Didier Cahen

Didier Cahen, poète et essayiste, 

Directeur Culturel de l’Ecole Sainte-Geneviève de Versailles, Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres,

 et

Claude Garache, peintre et graveur,  

une exposition lui sera consacrée en mars prochain au Musée d’Art moderne de la ville de Paris.

 

Claude Garache, Didier Cahen

 

 

Claude Garache, Didier Cahen

 

Ce livre peut être acheté dans la librairie Amour de Papier

 

Informations pratiques :

 

Pour une lecture suivie d’une rencontre autour d’un verre

 

Bibliothèque municipale

Galerie des Affaires étrangères 

5 rue de l’Indépendance Américaine  

78000 Versailles 

 

Réservation indispensable

La Gradiva Association

06 85 66 31 02

lagradiva-librairie@wanadoo.fr 

 

voir aussi : nos bio-bibliographies de Didier Cahen et Claude Garache, le catalogue des éditions  la Canopée

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 00:00

"Caresser le masque"

Peintures de Christophe Miralles

 

du 19 janvier au 3 mars 2012

 

Galerie Marie Vitoux - Paris 4e

 

 

Christophe Miralles

 

 

Christophe Miralles. La mélodie tragique.

 

La peinture de Christophe Miralles suscite la remontée des émotions. Dans son oeuvre le drame est ambigu, inconnu. Il reste caché sous la beauté des couleurs et dans la profondeur du noir. Les tableaux paraissent l'imitation d'action entière mais sans le recours à la narration. Les titres "Caresser le masque", "Les extrêmes se touchent", "Un bouton d'uniforme"..., ne font que renforcer l'énigme du sens.   

Toutefois, le dénouement paraît inéluctable et les destinées des personnages déterminées. Ils excitent les sentiments :  la terreur et la compassion. Le langage de la peinture élaboré pour plaire, l'harmonie des compositions permettent à la mélodie tragique de se diffuser et de se répandre pour purger les passions et soulager le tourment.

En 2007, Christophe Miralles faisait sa première exposition personnelle à la galerie Marie Vitoux et participait à l'exposition collective "Les insoumis"  alors qu'en 2008 il exposait en duo.  En 2009 la galerie lui offrait une seconde exposition personnelle. "Caresser le masque" est donc la troisième dans la galerie du 4e arrondissement de Paris.

Catherine Plassart

 

 

Christophe Miralles

 

 

 Christophe Miralles

 

 

 

photos : (1) Caresser le masque 100 x 81 cm - Huile, (2) Les extrêmes se touchent 114 x 146 cm - Huile (3) Un bouton d'uniforme 130 x 160 cm - Huile

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage le 19 janvier à partir de 18h

 

Galerie Marie Vitoux

Place Sainte Catherine

 75004 Paris

 

voir aussi : la vitrine de Christophe Miralles dans Art Point France

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:02

"Germinations, floraisons & autres sinuosités"

 

du 6 janvier au 19 février 2012

 

la Vieille église Saint Vincent - Mérignac

 

 

 

 Barbara Schroeder Ce qui vibre et résonne.

 

"Faire déraper le regard, provoquer un glissement des certitudes, et se donner la capacité d’assumer les contradictions les plus vives, de s’en nourrir, de s’en servir comme promesse d’un perpétuel déplacement entre le persévérant et le changeant." Didier Arnaudet in "Germinations, floraisons & autres sinuosités" éd. Confluences

 

Les toiles tendues de Barbara Schroeder s'élargissent en des espaces flottants. Elles dévoilent à notre regard de vastes étendues où couleurs et matières sont intimement associées. Elles nous entraînent dans des périples où le temps se perd pour celle qui sait explorer les paysages de l'extrême. Il y a chez le peintre une estime  des éléments :  eau, terre, air, feu.  Des anneaux en nombre cèlent leur mariage.  Leurs modelés circulaires suggèrent une tentative de circonscrire le vide et d'accueillir la plénitude.  

 

Ainsi le lieu de la peinture devient parcours entre des formes qui préservent le souvenir concret de l'existence passée ou à venir des objets de la nature.  Du langage pictural émane une force irréductible qui atteste la mort mais nie la disparition. Ici la vie, consciente du cycle qui la gouverne est têtue. Elle s'exprime en couleurs de feu et de métal avec sensualité mais dans le dépouillement.  Les teintes chaudes et sourdes de cuivre martelé, froides et lumineuses de zinc oxydé nous font le récit d'un univers vibrant et sensible. On le traverse à la suite de Barbara Schroeder en quête d'un échange fondamental entre l'être et le monde, d'une union, d'une fusion.

Catherine Plassart

 


 

 

 

Barbara Schroeder

 

 

Barbara Schroeder

 

 

Barbara Schroeder

 

 

Photos : (1) Apparition, Peinture et métaux sur toile, 4 x (90 cm x 130 cm) 2011, (2) Souffle de soufre, Peinture et métaux sur toile, 80 cm x 80 cm 2011, (3) Érosion, Peinture et métaux sur toile, 80 cm x 80 cm 2011, (4) vue de l'atelier

 

Parution du Livre "Germinations, floraisons & autres sinuosités" avec des textes de Didier Arnaudet aux éditions Confluences

 

 

Informations pratiques :


Vernissage le jeudi 5 janvier à 19h

Visite commentée par l'artiste le dimanche 29 janvier à 16h.

 

la Vieille Église Saint Vincent

rue Beaumarchais - MERIGNAC (33)

 

ouvert de 14h à 19 h, sauf lundi et jours fériés

 

voir aussi : la vitrine de Barbara Schroeder dans Art Point France , le site personnel de l'artiste

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