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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 07:14

Richard Serra


du 07 mai au 15 juin  2008


Grand Palais - Paris (8) 

serra.jpg



Suite au succès de la première édition de Monumenta (confiée en 2007 à Anselm Kiefer, et visitée par plus de 135 000 visiteurs en moins de cinq semaines), le sculpteur américain Richard Serra investit, du 7 mai au 15 juin 2008 le Grand Palais. 

En effet, chaque année, le ministère de la Culture invite un artiste contemporain de renommée internationale à occuper les 13 500 m² du site avec un ensemble d’œuvres spécialement conçues pour l’occasion.


Richard Serra  produit avec des matériaux industriels selon des techniques d’ingénierie particulièrement complexes, des sculptures monumentales en acier. L'artiste opère une réflexion plastique qui pousse à son paroxysme la force physique et matérielle de l'œuvre.  Ellipses, courbes, torsions, mais aussi verticales et lignes de fuite sont autant de formes que Richard Serra explore dans son travail. Dans la nef du Grand Palais, Richard Serra propose une installation inédite et spectaculaire titrée Promenade,  un défi à notre perception de l’équilibre et de la gravité.



Informations pratiques

Grand Palais
Avenue Winston Churchill - 75008 Paris

Horaires d'ouverture :
Manifestation ouverte au public du 7 mai au 15 juin 2008
Tous les jours sauf le mardi
> De 10h à 19h le lundi et le mercredi
> De 10h à 23h du jeudi au dimanche.

Tarifs. Normal : 4 euros / Réduit : 2 euros
Groupe : 200 euros avec médiateur (max. 30 pers.) / Groupe : 80 euros sans médiateur (max. 30 pers.)


voir aussi :   http://www.monumenta.com/2008/

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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 16:29
« Sur la terre comme dans le paysage »


du 29 mars  au 12 juillet 2008


 Dans deux lieux - Beauvais (60)



francoisevergier.jpg




Françoise Vergier est née en 1952. Elle vit dans le Sud de la France dont elle est originaire. Elle entretient un rapport extrêmement fort avec la terre et la plupart de ses œuvres établissent un lien entre le corps féminin et le paysage, entre l'intime et le monde.

Dans les années 70, elle se démarque d'une esthétique conceptuelle et convoque dans ses œuvres des références aussi variées que Courbet, Vermeer, Hölderlin, Giorgione… A partir des années 80, sa sculpture s'enrichit d'un poids nouveau et trouve une expression plus incarnée dans des citations de fragments du corps féminin : la tête, le buste, la main, le nombril, l'œil. 

À mi-chemin entre objet et sculpture, les œuvres de Françoise Vergier, parfois à la limite du kitsch, concentrent toujours une charge métaphorique et poétique forte.

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La revue Art Absolument (mars 2008) publie un long entretien entre Séraphin des Prades et Françoise Vergier (extrait)

Donne-moi un exemple de transformation en objet d'art d'un événement de ta vie professionnelle ?

Ma dernière exposition chez Claudine Papillon « Conversation avec une âme défunte » s’est fabriquée autour de la perte d’un être cher et de mes tendres pensées pour lui. Non pas d’un point de vue négatif et mortifère si courant dans notre présent contemporain, au contraire, j’aborde ce sujet universel en essayant d’accepter la mort comme une épreuve naturelle, essentielle, qui s’intègre dans le mouvement de la vie et qu’il ne faudrait pas fuir ou rendre tabou, mais s’en approcher tout doucement, pour soi-même. La mort a un sens tout à fait conjoint à ce désir de mettre au monde un enfant qui répond, lui, à notre besoin d’immortalité. Ce désir là est comme une puissance océanique. L’enfant est un prolongement de soi, égoïste. Nous n’acceptons certainement que difficilement, qu’il n’y ait rien après notre dernier souffle. Le lavis : « Je suis montagne, d’une opacité d’avant ta naissance, tu es ombre » que j’ai accompagné d’objets, suggère l’idée que la mort et l’origine se rejoignent. Nous venons de l’atome du cosmos et nous y retournons. Le temps fait un cercle. C’est pour cela que je dessine des sphères. La spécificité féminine me paraît être de l’ordre de l’intermédiaire, du passeur. Si j’éprouve la jouissance féminine comme un moment d’accès à la totalité de l’univers, si celle de l’homme est, parait-il, vécue comme « un arrêt », je vais penser que l’origine est femelle. Courbet a bien raison, lui si proche de la nature, de la femme et du politique



informations pratiques :

vernissage le vendreddi 28 mars 2008

à 18h15
Salle Basse de l'Auditorium Rostropovitch
Espace Culturel François Mitterrand,
rue de Gesvres Beauvais

à 19h15
Musée Départemental de l'Oise
Ancien Palais Episcopal,
1 rue du Musée Beauvais



« Sur la terre comme dans le paysage 1 »
Salle Basse de l'Auditorium Rostropovitch
Mardi, jeudi et vendredi de 13h à 18h30
Mercredi et samedi de 10h à 12h30 et de 13h à 18h30
Ouvert les dimanches 13 avril, 18 mai, 15 juin, 6 juillet de 15h à 18h30
Fermée les autres dimanches, les lundis, les jeudis 1er et 8 mai


« sur la terre comme dans le paysage 2 »
Musée Départemental de l'Oise
Du mercredi au lundi de 10h à 12h et de 14h à 18h
A partir du 1er juillet du mercredi au lundi de 10h à 18h
Fermée le mardi, le jeudi 1er mai et le lundi 12 mai


Horaires communs aux deux lieux (ENTRÉE LIBRE) :
Mercredi et samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Jeudi et vendredi de 14h à 18h
Les dimanches 13 avril, 18 mai, 15 juin, 6 juillet de 15h à 18h

Renseignements :
École d'Art du Beauvaisis : 03 44 06 36 30 / eab@beauvais.fr
Musée Départemental de l'Oise : 03 44 11 43 98

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 12:59

Arythmies


du 13 au 20 mars 2008

Le Loft Galery - Paris (13)



Jean-François Charlot 

 

Saviez-vous qu'il y a des coeurs qui vivent des "tempêtes électriques" ?  C'est le terme médical  pour décrire  les dérèglements électriques du coeur lors des crises d'arythmies ou de fibrillations auriculaires. L'artiste, Jean-François Charlot souffre de cette affection cardiaque, ce qui le conduit partant de l'expérience des électrocardiogrammes auxquels on le soumet a réaliser des dessins sur le papier quadrillé utilisé pour les graphiques et les mesures.


Mais cette expérience médicale est d'abord une expérience du corps souffrant qui trouve son prolongement d'une part dans les sujets du dessin, des  figures frénétiques qui à la fois dépendent du quadrillage du papier et le nient, d'autre part dans l'excitation des traits qui serrés suivent des chemins désordonnés.

L'exposition est à voir du 13 au 20 mars au Loft galery à Paris (13)




Le Loft galery
8, rue du dessous des berges
75013 Paris

Tel 06 20 45 64 44


Métro Bibliothèque François Mittérand Ligne 14



voir aussi : la vitrine de Jean-François Charlot sur Art Point France

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 10:00
Livres d’art, livres d’artistes
 
" La collection des éditions Fata Morgana" -

du 21 mars au 25 mai 2008


Musée des Beaux-Arts Denys Puech -  Rodez (12)





FATA.jpgDepuis 1965, Bruno Roy organise des rencontres entre les mots et les images en conviant écrivains et artistes à un dialogue toujours renouvelé. Certains, comme Michel Butor lui donnent des textes "parce qu’il aime les fées" ; Bernard Noël célèbre la justesse de l’épaisseur, du format et des caractères, préliminaires au plaisir de la lecture ; Charles Juliet célèbre quand à lui sa passion du livre rare et son obstination à faire sortir de l’ombre la poésie. Les éditions Fata Morgana ont ainsi permis la rencontre de Roger Caillois et de Max Ernst (Oblique,1967), de Maurice Blanchot et de Bram van Velde (La folie du jour, 1973), de Michel Butor et de Pierre Alechinsky (Le rêve de l’ammonite, 1975), d’Edmond Jabès et d’Antoni Tapiès (Ca suit son cours, 1975), de Charles Juliet et de Zoran Music (Approches, 1981)… bien d’autres sont venus les rejoindre au fil des années. L’exposition mêle livres, estampes, aquarelles et peintures retraçant quarante-trois ans d’aventure éditoriale.


informations pratiques :

Musée des Beaux-Arts Denys Puech
Place Clemenceau
12000 Rodez
Tel.: 05 65 77 89 60

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 13:08

du 6 mars au 2 mai 2008


Galerie IUFM Confluence(s) - Lyon (4)




arroyo.jpg

"explosivos" Arroyo




Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati malgré la fin déjà lointaine de l'action collective, ont fait un long chemin ensemble tout en conservant leur singularité intacte. La Galerie IUFM Confluence (s) offre en ce début d'année 2008 l'occasion de réunir deux d'entre eux.



On retrouve l'écho des Empreintes du début des années soixante qu'Antonio Recalcati réalisait en imprimant directement son visage, son corps, ses vêtements sur des toiles recouvertes de peinture noire ou terre de Sienne. Dans les pièces présentées à Lyon le peintre a élaboré de fausses empreintes, de fausses traces de mains appliquées sur la toile. Eduardo Arroyo dessine un portrait de Marcel Duchamp au nez rouge et peint l'occultation, les masques, Fantômas, ce que montre et ce que cache le tableau.


C'est la peinture, lieu de retrouvailles essentiel, qui les occupe tous les deux ; palette et pinceau, peau et chair...



informations pratiques :

Galerie IUFM Confluence(s)
5 rue Anselme - 69004 Lyon
Tél. 04 72 07 30 74

Du mardi au vendredi de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00
Le samedi de 14h30 à 18h00
Entrée libre

Bibliographie :

Eduardo Arroyo Saturne ou le banquet perpétuel
Ed. Jannink 1994
Texte inédit, lithographie originale rehaussée.
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point France)

voir aussi : www.lyon.iufm.fr/confluences/

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 04:37

"Feu Follet"

du 22 mars au 26 avril 2008


anne-marie et roland pallade - art contemporain - Lyon (1) 

BRUSSE.jpg




Mark Brusse nous transporte dans l’autre dimension de la chose créée, ce lieu où se révèle l’arrière-chant de peindre, l’espace où se produit la poétique de la peinture.


Il nous entraine dans des paysages enchantés en compagnie d’Elegua, personnage magique, autrefois adopté par les esclaves noirs des Caraïbes, pour ouvrir les portes du destin.


Une ballade avec Elegua dans l’histoire de l’humanité !


L'exposition "Feu Follet" réunit autour du thème du petit dieu des Caraïbes, un choix d'oeuvres récentes de Mark Brusse : Tempéra et pastel à huile sur papier Hanji marouflé sur toile, de moyen et grand format, trois sculptures en Chamotte cuite.  Elle est à voir à la galerie Anne-Marie et Roland Pallade à Lyon du 22 mars au 26 avril 2008.

 

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Mark Brusse expose aussi : jusqu'au 5 avril à la galerie Louis Carré, Paris, du 14 mars au 4 mai à la Villa Tamaris, la Seyne sur Mer,  du 29 mars au 15 juin  à la galerie Tenyidor, Collioure.

 

informations pratiques :

anne-marie et roland pallade - art contemporain
35, rue Burdeau
69001 Lyon

du mercredi au samedi de 15:00 à 19:00 et sur rdv

+33 9 50 45 85 75
+33 6 72 53 70 34

galerie@pallade.net & am.pallade@gmail.com


voir aussi : www.pallade.net

 

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 03:43

Les 15 et 16 mars 2008

dans 200 Musées, Frac, Centres d'art en France 


Télérama initie un nouveau rendez-vous culturel. Ce sont 200 musées, centres d’art et Fonds Régionaux d’Art Contemporain qui, le temps d’un week-end, proposeront un accès gratuit ou à tarif réduit et des activités spécifiques pour tout porteur du Pass Week-end musées Télérama.  


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Le Frac Bourgogne  dont le dynamisme et la qualité de la programmation ne sont  plus à démontrer, s’associe au rendez-vous culturel national et nous fait plusieurs propositions originales. Le régisseur des collections ouvrira les portes de la réserve, habituellement fermées au public. Plusieurs visites de l’exposition en cours permettront de découvrir l’œuvre de l’artiste Matthew Buckingham  ICI. En relation avec cette exposition, une table ronde sur les artistes femmes aujourd’hui sera menée par Isabelle Alfonsi.

 

Le programme du week-end au Frac Bourgogne en détail :

Samedi 15 mars

15h00 > 17h00

Table ronde : les artistes femmes aujourd’hui

La critique d’art française ayant largement ignoré les débats féministes au nom de l’universalisme, qu’en est-il des artistes femmes sur la scène artistique française aujourd’hui ? La table ronde se propose à la fois de mieux faire connaître la nature des travaux artistiques et théoriques menés récemment et de mesurer leur portée pour l’ensemble de la pensée de l’art aujourd’hui.

Cette initiative est en relation avec l’exposition de Matthew Buckingham qui présente deux installations sur des femmes importantes dans l’histoire du féminisme, Mary Wollstonecraft, essayiste au XVIIIe siècle, et Charlotte Wolff, médecin au XXe siècle.

Isabelle Alfonsi, directrice de galerie d’art contemporain et collaboratrice régulière de la revue trimestrielle d’art contemporain “Zéro Deux”, Nicolas Audureau, critique d’art et commissaire d’exposition, et Charlotte Prévot, féministe et doctorante en philosophie à Paris-VIII.

 

17h00 > 18h00

Visite accompagnée de l'exposition Matthew Buckingham : Play the story

Il s'agit de la première exposition monographique en France de l’artiste américain Matthew Buckingham. Ses films, projections de diapositives, photographies mettent en scène divers personnages historiques réels ou fictifs.

Dans “Play the story”, il présente trois installations vidéo réalisées en 2007. Elles revisitent le parcours de deux femmes importantes dans l’histoire du féminisme mais aussi un épisode marquant de l’histoire du cinéma. Véritable historiographe, Matthew Buckingham invite à éprouver l’histoire et ses modes de construction mais aussi à ressentir sa proximité avec le présent.

 

Dimanche 16 mars

16h30 > 17h30

Découvrir le Frac Bourgogne autrement : visite des réserves

Rencontre avec le régisseur des collections qui présentera son métier, la manière dont les œuvres circulent, les conditions de conservation... Une occasion de découvrir où et comment vivent les 700 œuvres du Frac Bourgogne.

14h30 > 15h30

Visite accompagnée de l'exposition Matthew Buckingham : Play the story

 

A savoir :

Le Pass Télérama (valable pour 4 personnes) est à découper dans Télérama des mercredis 5 et 12 mars 2008. Dans le numéro du 5 mars et sur telerama.fr est publié le programme détaillé avec tous les renseignements pratiques par régions, villes et lieux. La programmation complète de l'opération "Week-end Musées, FRAC, Centres d'art" Télérama, ICI   

 

Informations pratiques :

Frac Bourgogne – 49 rue de Longvic – 21000 Dijon
tél. (33) 03 80 67 18 18
e-mail : infos@frac-bourgogne.org

de 14 h à 18 h du lundi au samedi sauf jours fériés 


voir aussi : http://www.frac-bourgogne.org/


 

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 03:31

un film de Peter Greenaway (sortie le 27 février 2008)

un livre aux éditions DIS VOIR

rembrandt_ronde_nuit.jpg






Le film "La Ronde de Nuit" de Peter Greenaway d’après le célèbre tableau de Rembrandt représentant la Milice d’Amsterdam (1642) est sorti le 27 février.  


Greenaway nous entraîne au moment de la vie de Rembrandt où il est riche, célèbre, et nous décrit comment, après ce tableau, celle-ci va basculer. Alors que le peintre hollandais est au sommet de son art et de sa gloire, la milice des Mousquetaires d'Amsterdam lui demande un portrait. Malgré un mauvais pressentiment, Rembrandt accepte.  L'artiste ne sait pas peindre avec complaisance. Cette toile sera plus qu'un simple portrait de groupe. Les Miliciens représentés dans la peinture conspirent alors contre lui.  A la manière de son film The Draughtsman' s Contract (Meurtre dans un jardin anglais) Peter Greenaway mène l'enquête pour nous faire découvrir l'évidence du meurtre qui se joue à l'intérieur même du tableau.  


Le scénario de La Ronde de Nuit – publié aux ed. DIS VOIR avant le tournage du film –, est un élément du dispositif élaboré par Greenaway autour de ce tableau, dont l’autre a été en juin/juillet 2006, une installation au Rijksmuseum.  Le montage photo du livre réalisé à partir de la peinture de Rembrandt a été conçu par Peter Greenaway.


voir aussi:

La bande annonce du film ICI

Les éditions DIS VOIR ICI

Le Rijksmuseum à Amsterdam ICI

Le site officiel de Peter Greenaway ICI

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 03:15

IMAGE QUI REVIENT

une chronique de  Jean-Paul Gavard-Perret

Jean-Pierre Schneider & Bernard Chambaz, La déposition, peintures et  texte. 
Avec des photographies de Michel Dieuzaide, co-édition le temps qu'il fait et galerie Sabine Puget, 160 p. 2003






Jean-Pierre SchneiderJean-Pierre Schneider est né à Paris en 1946 et a été élève de l’École des  Beaux-Arts de Lille. Son travail est depuis trente ans très régulièrement  exposé en France (Paris, Évreux, Bordeaux …), mais aussi en Espagne et en  Suisse. Il a travaillé pour le théâtre et pour la danse et a publié avec  Sylvain Corthay aux éditions Le Bruit des Autres " Lumière volée" et "Olla  Cineraria" avec Hisashi Okuyama édité par la Fondation du Japon. En empruntant à Nicolas de Staël la phrase : "L'espace pictural est un mur  mais tous les oiseaux du monde y volent librement", Chambaz vient au plus  prêt de la peinture de Jean-Pierre Schneider. En excluant de la peinture  presque tout de ce qui concourt à la définir, en laissant place à une  sorte de peau fuyante sur laquelle se déposent quelques stigmates  l'artiste s’interroge sur les conditions d’existence de la peinture, ses chances de survie. Il  la porte à un point de quasi rupture d’où  cependant elle renaît plus puissamment et plus dépouillée de ses éléments  de “ décor ”. C’est donc dans une technique du retrait que le créateur  hypnotise,  rendant propice l’inscription du signe humain dont la peinture aspire à devenir le support tout en  dépassant ses langages admis.


 Portée à ses limites, la matière permet de garder vivante une trace  lacérante, insidieusement érosive mais prégnante de l’être qui à travers  la peintre est comme tenu à l’écart, condamné au silence, à l’absence. D’un côté elle appelle à perpétuer l’inscription du signe humain qui l’obsède  mais qui de toiles en dessins, avec l'encre, la craie, le collage, le  pigment déconcerte la lecture et la vue et diffère de griffures en  griffures, l’élucidation que Schneider appelle mais qu’il tient comme en  dehors. Il divulgue une trace aussi dense que presque effacée et qui  fait de chaque œuvre un étrange passage. Signes parmi les signes d’un  langage devenu sa seule présence et réalité, biffures, interruptions,  surcharges, effaçages ouvrent sur des lignes qui corrodent et émiettent l’étendue  qui les supporte. Il y a là l’exaltation d’une béance mais aussi l’impénétrabilité d’une paroi. Les signes bruts, lapidaires, brouillés n’ouvrent que sur l’évidence  de leur illisibilité, de leur incongruité comme s’ils refusaient à s’articuler  dans un espace compréhensible. Les tableaux et les dessins “ parlent ” de la sorte un langage neutre, presque absent mais tout aussi sensible, poignant comme émis de manière parcellaire par un être errant, coupé – non sans effervescence cependant – mais tout aussi relié à sa réalité, son histoire, au réel et à l’histoire de la peinture.


L’exercice d’une forme d’oblitération renvoie bien au delà de la  figuration même si "en creux" elle la stimule là où échouent comme sur une  plage verticale un ensemble de signes humains muets et suspendus, le balbutiements, peut-être, d’une ombre humaine parfois à la recherche de  son corps. Chez Jean-Pierre Schneider chaque œuvre est flagrante et nue  comme détachée. De la masse confuse d'une sorte de marouflage il ne reste  que des graffitis pour concentrer l’énergie et matérialiser la violence de  l'image. Tout son art consiste ainsi à se rendre d’une certaine manière  absent, à s’effacer devant ce qui s’efface autant que devant ce qui “s’inscrit  ”, bref devant ce qui est le plus proche et le plus éloigné de soi. C’est  pourquoi une telle recherche exerce sur l’esprit une fascination puisqu’il  est devant un corps qui lui-même est à la fois proche et étranger : il se fond avec la substance même qui le signale et le nie.


Devant chaque toile nous partons à la dérive. Chaque “accident ”,  chaque empreinte désignent l’être sans le nommer avec la fréquente  transposition des graffiti ou de l’“ écriture” en graphismes brouilllés.  La toile prend l’aspect d’un pan dégradé et usé mais qui semble d’autant  plus vivant qu’il est attaqué, corrodé comme s’il respirait par ses blessures, comme si une sorte de lèpre ou de salpêtre était la matière du tableau. Le peintre nous immobilise face au “rien” que nous percevons.  Surgit un défilé d’impressions fugitives (un homme semble par exempe marcher) là où la peinture est sensée immobiliser. Existe alors,  une double action de la matière à la fois expansion, énergie mais aussi concentration, effacement ou recueil de marques et d’accidents humains à peine visibles  qui  impose la puissance d'égarement  de la peinture, proche de la disparition mais aussi de l’imminence d'un retour. Graffiti, traces, glyphes, Jean-Pierre Schneider n’accueille le signe qu’insidieusement altéré, frappé du mutisme, de non-sens ou d’attente d’un sens à venir. Il balafre ses œuvres en un geste qui à la fois désigne l’indéfini de toute attente et inscrit l’inarticulé qui dans la mémoire inconsciente demeure flottant, suspendu, assommé.


Surgit le monde muet de l’injonction et de la résistance. La trace est ainsi une énergie incorporée mais aussi dissipée où le plus récent comme le plus archaïque se confondent. C’est pourquoi l’être – car il s’agit  bien de lui  en dernier ressort – est comme empêtré dans la torpeur de cet inconscient qui le mine du dedans mais qui ébauche ici une tentative de redressement, de reconnaissance. Du support au signe, de la matière à ses formes émergent des relations lacunaires par un travail qui joint la pure agression à la lenteur scrupuleuse, en un respect attentifs des “ éléments ” qui servent à la peinture. L’oeil ne commande pas, ni la main, ni l’intellect, ni l’inconscient, ni une tradition plastique immergée et ressurgie mais tout à la fois, comme en fusion dans l’intervalle du vide et l’énergie de la matière. Chaque tableau ou dessin s’impose comme un événement plastique impromptu mais décisif qui met en œuvre matière et manière dans ce qui semble le fruit d’un tremblement mais qui de fait ne doit son existence que à un acte de pure autorité. Jean-Pierre Schneider nous fait en conséquence participer à une expérience limite de la peinture aimantée au vertige de sa fin, à la secrète  tentation d’en finir mais qui butte sans cesse sur l’impossibilité d’y parvenir. En effet si chez l’artiste la peinture est en question, elle reste la seule réponse à cette question. L'œuvre se dresse contre le vide mais le vide s’adosse à elle.  Le jeu de l’éloignement fait aussi sa proximité en une large hémorragie d’abîme et de "volumes" dont les traces s’inscrivent en griffures comme usées jusqu’à l’invisible.

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8 mars 2008 6 08 /03 /mars /2008 03:00



"Personne ne témoigne pour le témoin  : chemins" Installation / Performance dédiée à Paul Celan (ICI) de Michèle Katz . Cette oeuvre a obtenu le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. L'exposition a eu lieu à la Maison des métallos du 8 janvier au 6 Février 2008 

Claude Yvans a réalisé une pièce vidéo de présentation de cette exposition qui devrait tourner en Europe et permettre de réàliser un film de 36 mn.

Réalisation et montage :    Conception et peinture : Michèle Katz Conduite de lumière: François Eric Valentin Bande-son par Jean Michel Briard Voix de Paul Celan Voix d'André Marcon Shoffar : Zeev Magnichever Construction de la boite noire et du portique : Thomas Hennequin Enfants en CM1 et CM2 de l'école primaire du  98, Avenue de la République, 75011 Paris

http://video.google.fr/videoplay?docid=-3337415815888245662 
( 4 minutes36 )


PEUPLIER

Peuplier, tes feuilles brillent blanc dans la nuit
Les cheveux de ma mère n'ont jamais blanchi.
Pissenlit, si verte est l'Ukraine
Ma mère aux blonds cheveux n'est pas revenue.
Nuage de pluie, menaces-tu au-dessus du puits ?
Ma mère silencieuse pleure pour chacun.
Étoile ronde, tu enroules la boucle d'or
Le cœur de ma mère fut transpercé par le plomb.
Porte en chêne, qui t'a soulevée de tes gonds ?
Ma douce mère ne peut revenir.

(Mohn und Gedächtnis)


traduction d'Alain Sueid
auteur de "Kaddish pour Paul Celan" 
paru aux éditions Obsidiane en 1989, réédité en 2008

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