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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 06:01



Jadikan


Jadikan lightning project. Les virtualités du visible

Que la lumière soit ! C'est avec ces paroles que le monde s'illumina ; que pour la première fois le créateur dit : « me voilà », je suis ici parmi vous – sensible et perceptible, capable de prendre toutes les formes. Je suis à distance et pourtant près de vous; je suis le plus proche et le plus lointain ; mais vous me connaissez peut-être : je suis le corps diaphane du monde, je suis ce que votre oeil voit !
Par Frédéric-Charles Baitinger

Mon nom est Jadikan. C'est un pseudonyme car ma création est plus large que ma vie. Ce n'est pas moi qui m'exprime, mais elle qui me pousse en avant. En malaisien, Jadikan veut dire : créer, faire, mais aussi modifier, transformer – devenir. Et c'est là un fait : c'est en créant Jadikan que je me transforme et que le monde lui-même s'engendre à nouveau. Mais n'allez pas croire que cette transformation reste sans écho. Le monde que j'explore n'est pas différent du vôtre. Il est seulement perçu d'un autre point de vue. Mais du quel ? C'est là toute la difficulté. Comment pourrais-je jamais vous le décrire ?

Photographe, je ne me lève que la nuit. J'ai horreur de la lumière du jour. Tout ce qui s'imprime sur la rétine de mon objectif, je veux en être le maître : je veux maîtriser tout ce que je montre. Tel un vampire craignant la lumière du jour, j'aime à traîner dans les faubourgs des villes, à hanter les lieux que vos âmes diurnes ont laissé à l'abandon. En quête perpétuelle d'espaces en friches, je me nourris de murs taggés, d'usines en ruine et de châteaux désaffectés. Les faubourgs d'ombres sont mon royaume ; la lumière ma terre d'exil.

Bricoleur inspiré, mes journées, je les passe à concevoir des lampes, des diodes, des torches; à inventer les pinceaux lumineux qui me serviront la nuit à couvrir l'espace de phosphorescences, d'apparitions nébuleuses et fluides – en tant qu'homme, oui, je ne suis qu'au service de ma création. C'est elle qui me dicte les dispositifs que j'invente. Ne me demandez donc pas : que cherchez-vous à faire ? Car seul ce qui est déjà fait nourrit mon imagination. Je ne peux vous dire qu'une seule chose : de l'espace je ferai ma toile et la lumière sera mon pinceau; je dessinerai dans l'air des lignes de couleurs, je réinventerai le monde – oui je ferai de l'espace visible une potentialité pure – terre vierge et malléable capable de tous les changements.

JadikanPour moi, une photo n'est jamais rien d'autre qu'une action. Ce qui s'imprime est toujours la trace d'un mouvement. Avant d'être photographe, je suis chorégraphe, scénographe, danseur et taggeur : mais ce que j'aime par-dessus tout, c'est jouer avec d'autres, me laisser surprendre par eux, - improviser - oui, ce que j'aime par-dessus tout, c'est le moment panique où je me sens emporté par mon propre mouvement. En somme, je suis le scénariste et l'acteur d'un film dont j'ai perdu le scripte. En y réfléchissant, je crois que je ne peux vous dire qu'une seule chose de tangible : vous avez trente secondes; une minute, cinq minutes – rarement plus, pour faire de l'espace votre toile. C'est là ma limite : le temps.

Passé, présent, ce type de déterminations n'a plus cours dans mon monde. Toutes les histoires que je raconte se coagulent toujours en une seule image. C'est ainsi. C'est là ce que je garde de ma première pratique - la photographie.


Jadikan lightning project est un artiste français qui vit et travaille à Paris.

voir aussi : www.jadikan-LP.com




Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 07:17

"Envie d'eau"


du 6  au 28 mars 2009


Musée A. Marzelle - Marmande (47)



Barbara Schroeder. La courbe cachée de l'eau.
Si par malheur vous vous dites "Eh bien , c'est tout !", c'est que vous  avez oublié la richesse de l'écume et les prises de bec avec les dieux  de l'eau, si personnels...On regarde monter le bleu et le blanc. On  fait autre chose et on s'intéresse à une autre scène. Evidemment il ne  se passe rien d'autre que l'évènement terrestre. Loin de la fortune  publique Barbara Schroeder rend sa dignité à l'herbe des rivières, à  l'odeur sauvage de la nature. En réalité cette oeuvre aime et désire  vivre dans le tumulte des feuilles remuées par le courant qui se  balancent de droite et de gauche. On appelle cela d'ordinaire une  abstraction poétique.Il faudrait dire plutôt " Un grand exorcisme de  la fumée des villes".
PG






informations pratiques :

Vernissage le 6 mars à 18h.

Musée A. Marzelle
15 rue Abel Boyé
47200 Marmande
tel : 05.53.64.42.04
musee@mairie-marmande.fr

ouvert du mercredi au vendredi de 15h à 18h
le samedi de 10h à 12h et de 15h à 18h

voir aussi : la vitrine de Barbara Schroeder dans Art Point France, le site  www.mairie-marmande.fr

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 06:04

peintures

Du 4  mars au 4 avril 2009


Galerie  Reg'Art-Confrontations - Rouen (76)





Françoise Julien. Le tremblement de la terre.
Quelqu'un entre deux espaces franchirait une muraille avec adresse.  Parmi les ombres on l'appellerait l'Evadé. Il aurait le souvenir d'une  cité perdue, noire et grise, traversée de sables à l'épreuve du temps. L'air d'un Indien, les traits bien dessinés, les yeux bruns. Mais  devenu invisible...

La géographie perçue ici n'est en effet celle d'aucune histoire, ni  d'une mémoire particulière. La peinture nous parle plutôt d'une  solitude bien comprise. Après un départ dont on ne dirait mot.  L'envers d'un secret, comme après un orage. Des masses abstraites, une  forme plus ou moins architecturale ébauchée. L'intérieur d'une montagne. On s'assure que quelque chose est vrai en fixant un fortin,  en regardant du côté où le soleil se couche.

On mesure le temps passé,  l'invasion du vent, l'absence de végétation, d'animaux. Le tremblement  de la Terre inquiète. Le désert qui s'est mis à marcher. Et l'Evadé  que l'on devine crier brusquement en découvrant une masure de l'autre  côté.
PG



informations pratiques :

vernissage le samedi 7 mars à partir de 17h

Reg'ART CONFRONTATIONS
Daniel Amourette
45, rue des Bons Enfants
76000 Rouen
02 35 70 20 51
regart-conf@orange.fr

ouvert du mercredi au samedi de 14h30 à 19h


voir aussi :
la vitrine de Françoise Julien sur Art Point France


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 16:34

Peintures et livres d'artiste


du 6 au 21 mars 2009

Médiathèque d'Arles (13)

&

du 18 avril au 28 mai 2009

Médiathèque d'Uzès (30)







Sylvie Deparis : Serpent nocturne.
Je comprenais, avec le doigt posé sur la carte rouge du calendrier de  la nature. On roulerait sur cette terre brune que le ciel dévore à  pleine dent.

Portail du jour, poing de la nuit, bruit des pieds, sans  fer ni chaîne. Bien serré sur le réveil on filerait le train loin des  catastrophes de l'Histoire, dans la jeunesse du monde.

Une ligne de lumière blanche qui s'enroule en guirlande le long des  volets entrouverts sans peur. Dans la grande vague on regarde la trace d'un ruban, des feuillages en  étoiles.

On répond "oui" aux kilomètres sur le plateau des ébats et des bruits  de cascade. Des routes comme des ruisseaux qui s'engloutissent très loin. Cette  peinture abstraite chante le regain des grands chemins.

PG


Le dit du lierre, Jean Joubert
Cinq peintures originales en technique mixte de Sylvie Deparis sur Arches 160g.
Format 18 x 14 cm.
12 exemplaires, Éditions Rivières 2008
280 euros
Voir l'ouvrage
Où la musique se fond à la lumière, Bernard Vargaftig
Trois peintures originales en technique mixte de Sylvie Deparis sur Arches 160g.
Format 24 x 16 cm.
12 exemplaires, Éditions Rivières 2009
300 euros
Voir l'ouvrage



informations pratiques :

Médiathèque d'Arles
Espace Van Gogh, Place Félix Rey, 13100 Arles
Vernissage le Vendredi 6 Mars à 18 h

&

Médiathèque d'Uzès
41, Le Portalet, Uzès
Vernissage le 18 Avril à 18 h 30
+
Lecture de Jean Joubert
à 17 h

photo : Lianes rouges, techniques mixtes sur intissé marouflé sur toile, 60 x 60 cm Sylvie Deparis


voir aussi : la vitrine de Sylvie Deparis dans Art Point France, le catalogue de ses livres d'artiste
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 15:48

Photographies, formats intimes 2008.
Livres d'Artiste, éditions Books and Things.

du 4  au 28 mars 2009


Galerie Cour Carrée - Paris (3)


 Joël leick  Joël leick

 

"Une réalité, des réalités, je chine des choses simples que je vois, perçois : des installations produites par le hasard ou par un quotidien qui s'ordonne au fil du temps, formant ça et là des pièces d'art, des éléments visuels hautement poétiques. Bien sûr, on peut attendre que le jeu des couches et des faits s'inscrive peu à peu dans le paysage. Mais tout vient d'un coup, surgit du non vu et devient une image à saisir. Ainsi, un tronc coupé sur un trottoir boulevard Raspail est à ce jour l'un de mes cliché préféré : la composition du sujet, son rapprochement d'une surface grise et blanche, la couleur de l'ensemble du tirage, les pièces de monnaie jetées sur les cercles de bois veinés, tout ça fonctionne et nous projette dans un moment unique de vision.

La moisson n'a point lieu chaque semaine. Oui, un coude d'argile peut annoncer quelque chose. Tiens, c'est comme ce hublot creusé dans l'habitacle d'un wagon à Crusne. L'ouverture correspond exactement avec la partie du crâne dégarni de mon ami A. qui, à ma demande, pose juste à côté. Il y a aussi l'image sérigraphiée de cette biche, décollée partiellement d'un mur à la station République. Le grain doux du papier mangé par la pluie procure à la scène un vécu supplémentaire.

De quelle réalité parle-t-on ? Journal des murs, palimpseste des villes. Est-ce refaire le monde ou dévoiler toutes les parties du tablier du monde tantôt agencé tel un tableau de couleurs, couleurs, tantôt mis à sac, morcelé, attaqué par les roueries de la vie, les salves du temps présent, les disciples d'une forme de guerre et de désordre.

Un élément de paysage ou un fragment de corps photographié à deux reprises et au même moment à partir d'un angle de vue semblable annonce la série des Faux jumeaux. Jeu des diptyques telles ces deux pelles rouges photographiées dans le crépuscule d'un soir. "


Extrait de l'image possible, journal de Joël Leick

 



Joël leickPhotos :  (1) NRF n°583, Gallimard, octobre 2007, extrait de "l'image possible", journal de Joël Leick. (2)  Photo Books, 802 photo books from the M.+M. Auer Collection, Editions M.+M., 2007.


informations pratiques :

Vernissage de l'exposition :
mercredi 4 mars à partir de 17h30.

Galerie Cour Carrée
107 rue Quincampoix
 75003 Paris
T33(0)1 48 87 46 36 
33(0)6 11 93 93 20


Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h ou sur RDV


voir aussi : la biobibliographie de Joël Leick
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 16:52

"Painting as an Attempt to memorialize Reality's Triumph  over Art"


12 février au 18 avril 2009


 galerie  Obadia, Bruxelles (Belgique)


Manuel Ocampo

Manuel Ocampo : Petite histoire de la peinture du monde.
La note en bas de page pourrait commencer ainsi : " Né aux Philippines  en 1965, vit et travaille à Berkeley, Californie, vulgarise l'amour.  Donne régulièrement des preuves de la valeur de la rubrique peinture  dans les galeries qui "tiennent la route". Il a également participé à  l'idée qu'une exposition doit en valoir quatre."

Manuel Ocampo est un peintre qui observe le monde à partir des "trous  noirs" de la cosmologie intime, des essais et scénarios ou romans  inédits de la communication individuelle. C'est un physicien des  sentiments, sa recherche porte sur les contenus de la matière propre  qui s'investissent dans l'image. Il est là pour éveiller à la découverte de l'élément peinture. Et il  popularise cet art avec un humour, un savoir-faire digne des montages  scéniques d'un Philip Guston.

Peinture familière donc, avec quelque chose comme un retour aux années  60, qui relativise le temps et bouleverse notre regard sur le monde.   Couleur, enchantement du dessin (façon BD), ironie aussi, comme s'il  nous demandait de partager avec lui l'émerveillement (enfantin ?) et  des questions surprenantes comme celle-ci : " Que savons-nous de  l'histoire de la bêtise humaine ? ", ou encore, " La mauvaise foi  est-elle finie ou infinie ? ". L'oeuvre d'Ocampo à la force de la cohésion.

PG

photo : Manuel Ocampo Memento Mori from beyond 2008
Acrylic on canvas 152 x 121 cm/ 59,8 x 47,6 in.



informations pratiques :

Galerie Nathalie Obadia
Rue Charles Decoster 8
1050 - Ixelles-Bruxelles - Belgium
 Phone: +32 (0) 2.648.14.05
infobxl@galerie-obadia.com


Voir aussi : http://www.galerie-obadia.com

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 15:24

du 10 février au  28 mars 2009

Galerie Deborah Zafman - Paris (3)




Marcos Carrasquer


L'artiste est comme l'enfant, il aime à jouer, à s'inventer un monde miniature dans lequel les signes du passé ressuscitent comme autant de mondes possibles pour son imagination. Mais il ne faut pas croire, pour autant, que ce jeu d'enfant soit dépourvu de sens. Bien au contraire, il engage celui qui y joue à revivre les drames qu'il invente. Marcos Carrasquer n'est pas seulement un peintre métaphysique - comme son autoportrait en forme d'hommage à Chirico pourrait le laisser penser, il est aussi un peintre de la chair et de la communion des corps – en leur risible confusion.
par Frédéric-Charles Baitinger



L'ivresse du jeu

Allongé sur le sol de sa chambre, entouré de toutes sortes d'objets – livres, balais, plaque électrique, équerre, marteau – l'artiste contemple, comme médusé, sa création. Ou plutôt non, il l'observe, tour à tour effrayé puis effaré par l'ampleur de la catastrophe. Tout est là. Le microcosme de son histoire – la sienne, celle qu'il s'est lui-même inventé ; en une seule aire de jeu miniature, ce bricoleur de génie qui rassemble un siècle d'horreur; de pogrom, de lynchage, de misère, de famine, de camps de concentration ; oui, tout est là, fidèlement reproduit à l'échelle 1/100. Il n'y manque pas même l'image des tortionnaires béats qui firent de cette époque la plus ignoble et la plus obscène aussi - dans leur faculté à vivre comme si l'horreur n'existait pas.


La main posée sur son ventre, à quoi pense-t-il ? Saisit d'un éclair de lucidité, peut-être à ceci : quel est ce monde que j'ai fabriqué ? Comment ai-je pu prendre tant de plaisir à le faire ? Combien d'heures, de jours, d'années suis-je resté assis devant cette table – mais surtout, avec quel amour ! Avec quelle insouciance passionnée n'ai-je pas rejoué à l'infini les scènes de viol, de meurtre, et de massacre collectif qui le composent. Oui, pour moi, combien d'années de Saturnales ainsi passées dans mon atelier ! Mais aujourd'hui que mon œuvre est achevée, que pour moi le jeu est fini – j'ouvre enfin les yeux sur l'ignominie de ce monde, et je pose cette question : que vaut ma création ? Quel est ce jeu auquel je me suis livré, pendant tant d'années ?


Pour entrer dans l'œuvre de Marcos Carrasquer, il ne faut pas seulement le suivre dans ses facéties, mais reprendre pour soi le drame auquel il confronte ses personnages. Il faut soi-même sortir de l'enfance et jeter sur ses jouets un regard lucide et triste – un regard qui ne cherche plus à se perdre dans la puissance de leur mana. Ainsi, tout est consommé – sauf peut-être l'inextinguible volonté de jouer; de se perdre à nouveau dans n'importe quel fantasme ; et de recommencer à lui donner corps et réalité.


Et pourtant, lasse, parfois, de tant de clarté, la conscience enfiévrée de l'artiste le supplie : joue encore, ô mon triste ami, moi-même je suis lasse de ma sobriété. Oui, dès que je suis seule, en moi-même, je m'ennuie. Alors joue encore, ô mon double maudit ! même si ce n'est que par intermittence; je t'en supplie, car la connaissance de l'histoire et de ses monstres n'est pas vivable ; et les joies du monde fuient à l'approche de cet affreux nuage. Je ne veux plus vivre en dehors du temps. Jouer, comme tu le fais, n'est pas moins coupable, dans son innocence, que mon irascible envie de vouloir tout comprendre – sans jamais rien éprouver.


Foulons ensemble aux pieds les icônes qui nous accablent, les maîtres illustres et leur notoriété ! Et cette boule de chair qui partout s'étale, offrons-la en spectacle aux philistins pervers qui sans cesse s'écrient : Désir ! Corps ! Organes ! Et qui restent pourtant incapables de voir que leur tête – piètre organe - est devenue un urinoir; et leur corps aux désirs bouffis – une fosse sceptique par où s'écoule leur sombre désespoir.



informations pratiques :

Galerie Deborah Zafman
3 - 5 passage des Gravilliers
75003 Paris


voir aussi : www.deborahzafman.com


Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com


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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 07:17

i giardini di marzo
 
du 18 février au 3 mai 2009


la maison rouge - Paris (12)


Marie Denis


Marie Denis a investi le patio de la Maison Rouge avec cinq sculptures majestueuses, des buis taillés en boules sertis dans des dômes immaculés. Ces sculptures surdimensionnées sont issues d’un croisement d’univers bien différents, l’art topiaire, qui a pour principe de structurer des massifs persistants et le monde des machines-outils agricoles, auquel le dôme-silo a été ici emprunté. Une rencontre étonnante qui pourtant prend sa source dans un univers de formes semblables, universelles : la sphère.


Proposition du curator Aurélie Voltz.


informations pratiques :

la maison rouge
10 bd de la bastille – 75012 Paris
 info@lamaisonrouge.org
+33 (0)1 40 01 08 81

voir aussi : www.lamaisonrouge.org

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 06:42

peintures et "arte-objetos"


du 17 février au  28 mars 2009



Le laboratoire - Mexico



Mario Núñez


Les labyrinthes de Mario Núñez nous renvoient à une complexité. Flux et improvisation, tensions rythmiques, chemins inattendus sont les multiples jeux que l'artiste initie dans son oeuvre sur la voie rêvée d'une certaine idéalisation de l'enfance à travers  ses couleurs et ses  divers mondes fantastiques. Dans sa dernière série "Gravidad", Núñez ne jette pas la peinture sur le support mais  tranquillement la dépose, laissant les lois de la physique et de la gravité faire leurs effets. Il frôle la toile, permet aux couleurs de s'égoutter, de glisser. La ligne verticale tremble, rit et pleure. Les gouttes avancent désordonnées mais  avec mesure vers l'illimité.  Núñez recueille les accidents, ouvre des fenêtres, compose avec un imaginaire teinté de mysticisme.   En équilibriste, il oscille entre  controle et indétermination, entre raison et émotion.

C.P.


informations pratiques :

lelaboratoire
calle vicente suárez 69, dpto. 2 | colonia condesa
del. cuauhtémoc | 06140 méxico df
du mardi au samedi de 11h à 19h
tel. 5256 4360


voir aussi : www.lelaboratoire.com.mx

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 06:27

du 13 mars au  30 avril 2009

Galerie Bernd A. Lausberg  - Düsseldorf (Allemagne)


Manfred Mohr

" Dans la conception de tout un chacun, ne plus regarder en arrière était un sacrilège. L’utilisation d’un appareil photographique qui fixe l’instant, et à plus forte raison celle d’un ordinateur qui offre l’utopie, frise l’apotasie. Cette déduction semble très profane, alors que l’œuvre de l’esprit par définition doit s’affranchir des moyens pour arriver à ses fins. Ni le pinceau ni l’ordinateur pas plus que la prosodie ou le solfège ne détermine la qualité intrinsèque de l’auteur. Manfred Mohr est un aventurier qui collabore avec l’image qui investit l’écran. Il manipule l’histoire d’une forme programmée dans un incessant va et vient entre le connu et l’inconnu, entre le fini et l’infini. " Jean-Claude Lahumière

Prochaine exposition des oeuvres récentes de Manfred Mohr du 13 mars au 30 avril à la galerie Bernd A. Lausberg à Düsseldorf.



Photo :  pigmentInk on paper 40cm x 40cm 2007 © 2007 by Manfred Mohr


informations pratiques :


Galerie Bernd A. Lausberg 
 Mühlengasse 3
40213 Düsseldorf
+49 (0)211 836 84 91
 info@galerie-lausberg.com


du lundi au vendredi de 12h à 18h
le samedi de 12h à 16h
fermé le dimanche
 
voir aussi le site de Manfred Mohr

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