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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 16:08

" Regarder et être vu"

du 4 mars au 2 avril 2006

 

Galerie Le Garage - Orléans

 
 

Dans son exposition "Regarder sans être vu", Ivan Messac présentera ses oeuvres récentes au sein desquelles il associe le modelage à la peinture. Chaque tableau est une oeuvre peinte dans laquelle il maroufle des formes modelées dans le polystyrène.  "De la peinture avant toute chose" , telle est la devise  de cet artiste chevaleresque dont le travail contient une touche d'humour et beaucoup de couleurs .

Plusieurs séries de travaux.

Devinez un peu qui sont  "le grand bleu", "Pschitt citron", etc... La série des "portraits représente les visages de personnages "illustres" dont les titres sont autant  de  "clin d'oeil" .

Dans la série des télévisions, Ivan Messac évite la critique facile et complaisante des programmes. Il souligne plutôt la relation d'intimité qu'entretient le spectateur avec les figures du petit écran et donc la réalité de ses images. Les clichés tombent à l'eau, les images débordent les moniteurs,  la peinture nous transporte au pays du sourire.

Catherine Plassart

 

galerie Le Garage

9, rue de Bourgogne

45000 Orléans

ouvert les samedis de 15h à 19h, les dimanches de 15h à 18h

 
voir aussi : le site de Ivan Messac, le site de la galerie Le Garage
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10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 06:15

"Illusion du monde"

photographie de Pascal Grimaud

 

du 16 février au 31 mars

 

Atelier de visu - Marseille

vernissage le Jeudi 16 Février à partir de 19 heures

 
 

Atelier de visu
19, rue des Trois rois
13006 Marseille
Tél : 04 91 47 60 07

ouverture du Mardi au Vendredi de 14h à 18h et le Samedi de 15h à 18h.

 

mais aussi :

"Le Bateau ivre - histoires en terre malgache"

du 2 février au 4 mars

Espace Transit  - 3, rue Ranchin 34000 Montpellier

 

Bibliographie

Le bateau ivre, Histoires en Terre Malgache
Pascal Grimaud (Photographies) Jean-Luc Raharimanana (Texte)
Format 200 X 200 mm, 64 pages, 40 photographies en bichromie
eds Images en manoeuvre,  2003  25€ commander

Le Madagascar des laissés-pour-compte, Pascal Grimaud l'a rencontré. Son idée était d'évoquer Madagascar comme un “ bateau ivre “, à la dérive, embarqué dans un régime politique nourri à coup de trique et de corruption. Madagascar, un des plus riches pays du sud, pillé par le trafic et le népotisme et Antananarivo, capitale des enfants abandonnés, des quat'mis, des vendeurs à la sauvette et de la prostitution juvénile…

 

Filles de Lune
De l’archipel des Comores à Marseille
Pascal Grimaud (photographies)
Format : 15 X 21 cm, 64 pages, 35 photographies en couleurs
eds Images en Manoeuvre, 10 - 2005  17€ commander

Les Comores voient partir chaque année des centaines d’émigrants, notamment vers Marseille où l’on compte plus de 50 000 ressortissants comoriens. Pascal Grimaud a fait plusieurs voyages dans l’archipel pour s’approprier et saisir le lien entre la culture comorienne de la terre d’origine et celle qui persiste et se transforme dans l’exode et le déracinement à Marseille. La maquette de l’ouvrage joue sur la confusion des lieux et des situations : les tenues vestimentaires se ressemblent, les décors urbains peuvent induire en erreur, Marseille ou Moroni ?

 
voir aussi : le site de l'Espace Transit
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10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 00:00

"Book"

du 10 fevrier 2006 au 25 mars 2006

Espace Ecureuil - Toulouse

 
 

La photo et la vidéo peuvent-elles nous révéler le processus de la lecture ?



C’est le pari de Jean-Philippe Toussaint, écrivain reconnu et jeune plasticien, qui utilise ces techniques pour répondre aux interrogations de nombreux lecteurs : pourquoi lit-on des livres ? Que cherche-t-on en s’évadant dans la fiction ? Lire est-il une échappatoire à notre inéluctable destinée ? Une quête de soi-même ?
…Réponse (s) à travers une exposition qui met la lecture en scène.



Chez Jean-Philippe Toussaint, l’écriture est visuelle. Pour planter le décor, des néons déclinent le mot « livre »  en plusieurs langues, attirant le visiteur à l’intérieur de la galerie. Ici, on goûte aux « Joies de la lecture », à travers une quarantaine de photos très personnelles. Plus loin, la série « Texte intégral » rassemble de manière spectaculaire la totalité des lignes écrites par Jean-Philippe Toussaint depuis son premier roman, La Salle de bain, publié en 1985. Au fond, « Le mur d’images » zoome sur des yeux qui déchiffrent et des mains qui tournent des pages. Nos contemporains photographiés sur le vif dans le métro de Tokyo ou ailleurs se mêlent à des détails de peinture ou de sculpture d’autres époques : partout et toujours, le même spectacle de lecteurs absorbés dans leur soif de connaître la suite.

 


Changement de décor avec des installations vidéos: muets ou sonores, différents films donnent à voir les images que se construit mentalement le lecteur au moment où il lit l’histoire : dans Faire l’Amour (titre de l’un des romans de Jean-Philippe Toussaint), s’entrecroisent des situations où un acteur lit le livre, et des images nocturnes de Tokyo où se situe l’action. Une des vidéos montrées durant l’exposition sera d’ailleurs réalisée au mois de janvier avec le concours des étudiants de l’Ecole Supérieure d’Audiovisuel.


Jean-Philippe Toussaint

Né à Bruxelles en 1957, l’écrivain, qui vient de remporter le prix Medicis pour Fuir, son huitième et dernier roman, est aussi cinéaste et plasticien. La Fondation d’entreprise Espace Ecureuil présente sa première exposition en France. Jean-Philippe Toussaint passera l’hiver à Toulouse, accueilli en résidence par l’Ecole Supérieure d’Audiovisuel. La Cinémathèque lui confie une Carte Blanche durant la première semaine du mois de mars et diffusera ses propres longs métrages (La Patinoire) et les films tirés de ses oeuvres (La Salle de Bain).

 

 

Bibliographie :

La salle de bain.  Éditions de Minuit 1985
Monsieur. Éditions de Minuit 1986
L'appareil photo. Éditions de Minuit 1988
La réticence. Éditions de Minuit 1991
La télévision. Éditions de Minuit 1997
Autoportrait (à l´Étranger). Éditions de Minuit 2000
Faire l'amour. Editions de Minuit 2002
Fuir. Editions de Minuit 2005

 
voir aussi  : le site allemand consacré à Jean-Philippe Toussaint, le site des eds de Minuit, le site de la Fondation Ecureuil
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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 11:38

"Songe et mensonge" de Antonio Saura

autour du « Rideau de scène pour le Quatorze - Juillet » de Pablo Picasso (1936)

 

jusqu'au 7 mai 2006

Les Abattoirs - Toulouse

 
 

Jusqu'au 7 mai 2006, les oeuvres de la série satirique « Songe et mensonge » sont exposées autour du célèbre « Rideau de scène pour le Quatorze - Juillet » de Pablo Picasso (1936) au musée d’art moderne et contemporain de Toulouse. Ce sont ainsi quarante et une pièces peintes sur papier d’Antonio Saura (1930-1998) que les Abattoirs vous proposent de découvrir.

 

Comme l’artiste satirique le définira lui même dans son écrit « songe et mensonge» (traduction française par Gérard de Cortanze in Mémoire du temps, Carnet de notes, La différence, 1994), cette œuvre illustre en un sens une partie de sa pensée, de son engagement politique et fait échos aux propres engagements de Pablo Picasso :

« les dessins de cette série satirique, commencés en 1958 et terminés en 1962, furent, de longues années durant, gardés au secret, pour des raisons que l’on comprend aisément. Seuls quelques amis en connaissaient l’existence. Quelques pièces figurèrent dans des expositions à l’étranger puis, plus tard, lors d’expositions à caractère thématique.

 

Il existe, vis-à-vis de mon travail en particulier et de l’art espagnol d’après-guerre en général, un énorme malentendu. Beaucoup pensent que la fin de la dictature franquiste impliqua pour plusieurs artistes sinon une déperdition de motivation du moins un affaiblissement de leur énergie. Comme si une époque de grisaille et de malheur suffisait à provoquer, par réaction, une éclosion créatrice, sans penser – ce fut mon cas – que la source de cette énergie peut résider dans un milieu subjectif où tout ce qui relève du biologique et du tempérament, l’introversion provoquée par la maladie et la soif de savoir, à quoi il faut ajouter l’ouverture provoquée par l’exil volontaire, comptent autant si ce n’est plus que le poids de l’histoire ou la pression de la vie au quotidien.

Je pense que l’apparition du drame et de la monstruosité ne relève pas seulement de l’indignation ou de la morbidité, mais aussi de certaines formes de complaisance , d’ordre culturel ou affectif et, pourquoi pas, de la résolution de problèmes éminemment plastiques. De la même façon : déduire que l’art produit par un pays déterminé, en un moment historique précis, n’est que la conséquence d’une situation répressive et le fruit réducteur d’une aberrante et masochiste interprétation. J’ai toujours pensé que si l’Espagne avait pu jouir de davantage de liberté, l’art n’en eût été que plus fertile, plus vrai et en même temps plus universel.

Ces séries de dessins satiriques semblent aller à l’encontre de cette conviction : sans doute pour refléter une attitude parallèle et d’une certaine façon marginale ; de la critique d’une situation spécifique absolument négative, c’est à dire d’un art du Contre et non du Pour. Le franquisme fût certes un phénomène monstrueux qu’il était nécessaire de combattre – et je le fis dans la mesure de mes moyens, presque toujours en marge de ma peinture -, mais l’art reste, à mes yeux, une tentative de représentation du fait phénoménologique-intemporel par le biais d’une technique subjective recourant à part égale au fantasme et à la plastique, c’est à dire : la naissance d’une beauté monstrueuse et fatale éloignée de tout conditionnement circonstanciel.

Ces dessins, peut-être, n’auraient pu surgir en un autre moment, et probablement pas en un autre lieu, mais leur diffusion réduite les rendit inefficaces. Une consolation pourtant : ni les Désastres de la guerre de Goya, ni le Songe et mensonge de Franco de Picasso n’aidèrent réellement à la chute du despotisme. Je ne tire aucun orgueil de leur destin, et moins encore de leur origine. Me reste au moins face à leur présence , la certitude que ce qui ne se fait pas au bon moment ne se fera jamais ; les motivations ne seront pas les mêmes – quant au trait (au tracé du peintre), sa graphologie, il en reste, avec le temps, à jamais altéré ».

Cette exposition inédite est le fruit d’une collaboration suivie entre la Succession Antonio Saura et les Abattoirs, qui s’amorce ainsi de façon magistrale en associant pour la circonstance deux des artistes majeurs de la seconde moitié du XX ème siècle autour des  collections du musée.

Commissariat : Alain Mousseigne, Conservateur en chef des Abattoirs.

 

les Abattoirs
76 allées Charles-de-Fitte
31300 Toulouse - France
Serveur vocal : 05 34 51 10 60
Tel (accueil) : 05 62 48 58 00
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 19h
Fermé le lundi et certains jours fériés
Gratuité le 1er dimanche de chaque mois

 
Bibliographie :

Antonio Saura Señoritas y caballeros
Ed. Jannink 1992
Recueil de cinq nouvelles inédites, sérigraphie originale signée.
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point France)

 

voir aussi : le site des Abattoirs,

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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 18:04

du 7 au 22 février 2006

du 8mars au 1er avril 2006

 

Galerie Les Filles du Calvaire - Paris

 
 

Olivier Mosset est né à Berne en 1944. Installé aux USA depuis 1977, il vit et travaille à Tucson, Arizona. Il poursuit depuis un œuvre peint extrêmement cohérent autour des questions de signature, d’appropriation et de répétition. Eludant les enjeux de composition qui marquent l’abstraction géométrique de l’Entre-deux–Guerres grâce à sa connaissance du milieu des Nouveaux Réalistes, notamment de Jean Tinguely et au premier regard porté sur la peinture américaine dès 1964, Mosset s’inscrit d’emblée dans le contexte d’une analyse critique de la peinture. En 1964-65, ses toutes premières œuvres évolue du blanc intégral à l’inscription d’un A, première lettre de l’alphabet, degré zéro de la composition et du message. En 1966-1967, c’est la forme choisie qui devient signature : pour Mosset un cercle noir de 15,5 cm de diamètre et de 3,25 cm d’épaisseur, peint au centre d’un carré de 1m x 1m.

 

A l’occasion des manifestations organisées conjointement avec Daniel Buren, Niele Toroni, Michel Parmentier, cette figure de cible jouxte les rayures, marques de pinceau, bandes tout aussi neutres, choisies par les autres membres du groupe. La réalisation des cercles se poursuit jusque 1975.

 

Poursuivant le questionnement sur la signature et l’anonymat,  des œuvres sont  exécutées en collaboration avec un autre artiste. Andy Warhol, jouant de sa notoriété, signe un grand monochrome jaune caractéristique de Mosset. Au-delà de la radicalité des années BMPT, Mosset revendique, dès 1977 par la pratique du monochrome, une vérité née de la peinture considérée comme objet.

 

Lila Square, 1990, acrylique sur toile, 280 x 320 cm.

 
Galerie Les filles du calvaire
17, rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
tél: +33 (0)1 42 74 47 05
du mardi au samedi de 11h à 18h30
 
voir aussi : le site de la galerie Les Filles du Calvaire
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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 17:25

A Paris et  en régions

Les salons d'art contemporain annoncent le printemps

 

Art Paris - du 16 au 20 mars 2006

Pour sa huitième édition, artparis sera le premier salon à s’installer au Grand-Palais, depuis sa réouverture.

Le changement de date de la manifestation en 2005 avait déjà entraîné la venue de quelques galeries représentatives sur le marché de l’art au sein de la foire. Pour 2006, le prestige du Grand-Palais entraine  le renouvellement de  50 % des galeries françaises et étrangères. Avec un total de 108 galeries, artparis maintient toutefois la convivialité qui l’a toujours caractérisée .

 

Art Metz - du 7 - 10 avril 2006

Environ 120 artistes, galeristes et associations sélectionnés pourront montrer et vendre leurs oeuvres au Parc des Expositions de Metz (FIM). L’esprit dans lequel art metz a été créé est maintenu : un stand, un artiste pour une meilleure relation avec le public. Cependant, toutes les propositions sont bienvenue pourvu que le jury en soit informé au préalable et donne son accord.


Evénement : des artistes coréens sont invités dans le cadre de la manifestation 2006. Les organisateurs annoncent également leur intention de renforcer la présentation de photographes, d’une part avec des artistes qui seront présents et d’autre part en exposant des collections.

 

Salon d'art contemporain de Montrouge du 27 avril au 17 mai 2006
51ème salon d'art contemporain de Montrouge

Date phare, dans le calendrier des événements culturels de qualité qui se déroulent en France. Chaque année, le salon d'art contemporain de Montrouge célèbre l'art vivant et encourage la création en montrant, et en récompensant de jeunes artistes pour l'originalité de leur œuvre et le talent dans leurs recherches

 

Puls'art  - Le Mans -  ce sera du 24 au 28 mai 2006

Invité d'honneur Jim Delarge

 
voir aussi : le dossier de presse de artparis, celui de Art Metz, le site de artparis, celui de Art Metz, une présentation du salon d'art contemporain sur le site de la ville de Montrouge,  le site de Puls'art
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7 février 2006 2 07 /02 /février /2006 00:00

du 16 au 20 mars 2006

artparis au Grand Palais – Galerie Jeanne Bucher - stand E 9

 

 

du 23 mars au 29 avril 2006 

à la  Galerie Jeanne-Bucher

 

jean dubuffet (1901 – 1985)

L'Hourloupe ou la "Foire aux mirages"

 
 
Le deviseur jean dubuffet époxy peint au polyuréthane, 114 x 85 x 85 cm, 1969
 

Dans le cadre de la première édition d’artparis sous la prestigieuse verrière du Grand Palais, et en écho à l’hommage particulier qui sera rendu à la sculpture contemporaine, la Galerie Jeanne-Bucher a choisi de mettre à l’honneur Jean Dubuffet (1901-1985). 

 

 

Le stand de la galerie sera exclusivement consacré au cycle de L’Hourloupe, le plus long parmi les travaux de l’artiste (1962-1974), au cours duquel il aborda tour à tour le dessin, la peinture et la sculpture, jusque dans son aspect le plus monumental (La Closerie Falbala, 1610 m2, la Tour aux figures, 24 mètres de hauteur).

 

 

La sélection faite par la Galerie Jeanne-Bucher met en relief l’exceptionnel pouvoir de création d’un artiste arrivé, à l'âge de 61 ans, en pleine maturité. Certaines toiles et sculptures de cette présentation figurent parmi les chefs d’œuvres incontestés de sa production : La route d’Etaples (huile sur toile, 150 x 195 , cm 1963),  Site domestique (vinyle sur toile, 125 x 200 cm, 1966) ou encore Le verre d’eau I (transfert sur polyester, 200 x 121 x 10 cm, 1966-67) qui faisait partie de la rétrospective de 2001 au Centre Georges Pompidou, Paris.

 

Avec l’accord de la Fondation Dubuffet, la Galerie Jeanne-Bucher fait agrandir spécialement pour artparis en exemplaire unique l’une des plus belles sculptures de Jean Dubuffet, Le deviseur I (époxy peint au polyuréthane, 114 x 85 x 85 cm, 1969). Ce personnage sur son trône, véritable autoportrait de l’artiste, accueillera les visiteurs de la manifestation du haut de ses 3 mètres. 

 

Le verre d'eau  jean  dubuffet

transfert sur polyester 200 x 121 x 10 cm 1966-67

Le bariole mariole jean dubuffet

huile sur toile 97 x 130 cm 1964

 

Sur le plan historique, rappelons que Jean Dubuffet avait confié dès 1964 aux galeries Jeanne-Bucher à Paris et Beyeler à Bâle la responsabilité du développement commercial de ce cycle qui compte aujourd’hui parmi les grands classiques du XXème siècle mais qui était, à l’époque, totalement révolutionnaire et controversé.

 

Le nom de ce cycle, L’Hourloupe, a été inventé par Jean Dubuffet en fonction de sa consonance. Il est à rapprocher du titre du livre Le Horla de Maupassant, inspiré d’égarement mental.

 

L’Hourloupe est une peinture à l’écriture uniforme, aux graphismes délirants, aux rayures obsédantes, images d’un monde cellulaire, en perpétuelle régénérescence, régie par ses propres lignes, ses propres rythmes, ses propres règles : ´"Pas d’art sans ivresse, dit Dubuffet, mais alors :  ivresse folle  ! que la raison bascule ! Délire ! Le plus haut degré du délire ! Plongée dans la brûlante démence ! Bien plus loin qu’aucun alcool ne va ! L’art est la plus passionnante orgie à portée de l’homme."

 

La route d'Etaples, huile sur toile, 150 x 195 , cm 1963 jean dubuffet

 

Bibliophilie

Les catalogues des expositions  :

 "L’Hourloupe" (tableaux) Catalogue de l'exposition. Texte de Dubuffet, en français, anglais et allemand, Edition Jeanne-Bucher, 1964

"Nunc stans, EpokhÍ - Cycle de l’Hourloupe" Catalogue de l'exposition Nunc Stans, EpokhÍ. Cycle de l'Hourloupe. Texte de Charles Estienne, Edition Jeanne-Bucher, 1966

"Ustensiles, Demeures, Escaliers" Catalogue de l'exposition Ustensiles, Demeures, Escaliers de Jean Dubuffet. Texte de Jean-François Jaeger (version française et version anglaise), Edition Jeanne-Bucher, 1967

Cerceaux sorcellent, illustré de vingt dessins de Jean Dubuffet, de Max Loreau Editions Beyeler, Bâle, et Jeanne-Bucher, Paris, juin 1967, (750 ex. numérotés, plus 50 HC)

 Algèbre de L'Hourloupe 52 figures extrapolatoires, 52 cartes à jouer, reprise de la Banque de L'Hourloupe réalisées par maître-cartier Grimaud à Nancy (version française et anglaise). Editions Jeanne-Bucher, Paris et Beyeler, Bâle, mars 1968

"Peintures monumentées" Catalogue de l'exposition Jean Dubuffet, Edifices. Editions Jeanne-Bucher, Paris et Beyeler, Bâle, 1968 (existe en version anglaise)

"Jean Dubuffet" Catalogue de l'exposition Jean Dubuffet. Texte de Pierre de Montbas, Edition Jeanne-Bucher, Paris, 1971

"Jean Dubuffet, 20 Psycho-sites" Catalogue de l'exposition Jean Dubuffet des Psycho-sites, Texte de Jean-François Jaeger, Edition Jeanne-Bucher, 1982

"Jean Dubuffet - Mires" Catalogue de l'exposition Jean Dubuffet, Mires. Textes de Michel Thévoz et de Jean-François Jaeger, Edition Jeanne-Bucher, Paris, 1984

Bonpiet beau neuille, Texte et dessins de Jean Dubuffet, Jeanne-Bucher Èditeur, Paris, 1983  

Le livre comporte 53 pages d'illustrations et de texte en jargon calligraphié (27 dessins reproduits en phototypie). L'édition originale sur vélin d'Arches comporte 10 ex. numérotés de 1 à 10 comprenant un dessin original de Jean Dubuffet, 70 ex. numérotés de 11 à 80, 6 ex. H.C. numérotés de I à VI et 3 ex. hors-tirage en "surplus" numérotés de I à III et signés. Format 25 x 17 cm. Imprimerie Arte, Paris, juin 1983

 "Jean Dubuffet, oeuvres de 1953 à 1984 appartenant à la Fondation Dubuffet" 1986

"Jean Dubuffet - Non-lieux"  Catalogue de l'exposition Jean Dubuffet, Non-Lieux, Texte de Daniel Dobbels, Jean-François Jaeger et de Jean Dubuffet, Edition Jeanne-Bucher, Paris, 1987

"Jean Dubuffet - Paysages du mental, Regards sur l’oeuvre d’un philosophe" Catalogue de l'exposition Jean Dubuffet, Paysage du mental. Texte de Michel Ragon, "Jean Dubuffet Paysage du mental" et texte de Jean-FranÁois Jaeger, "Regards sur l'œuvre d'un philosophe", Editions Jeanne-Bucher, Paris, et Albert Skira, Genève, 1989

"Jean Dubuffet, dans la perspective du Deviseur : Psychosites, Mires, Non-lieux" Catalogue de l'exposition  éponyme. Texte de Jean-François Jaeger, Edition Jeanne-Bucher, 1991

 

Les ouvrages sur jean dubuffet 

Prospectus et tous écrits suivants, tous les écrits de Jean Dubuffet entre 1944 et 1965, réunis et présentés par Hubert Damisch, avec une mise en garde de l'auteur, tomes I et II, Gallimard, Paris, 1967

Asphyxiante culture, Jean-Jacques Pauvert, Paris, 1968. Editions de Minuit, Paris 1986 (deuxième Èdition)

L’homme du commun àl’ouvrage, Collections Idées, Gallimard, Paris, 1973 (réédition Folio Essais, 1991)

 Bâtons rompus, Editions de Minuit, Paris, 1986

Jean Dubuffet, Lettres à J.B., 1946-1985, lettres de Jean Dubuffet à Jacques Berne, Hermann Èditeurs, Paris 1991 

Biographie au pas de course, réédition augmentée d’illustrations, Gallimard, Paris, 2001Dubuffet – Paulhan.

Correspondance 1944-1968. Gallimard, Paris, 2003 

 

Des livres écrits et illustrés par Jean Dubuffet

Ler dla canpane. Paris, 1948

Anvouaiaje par in ninbesil avec de zimaje. Paris, 1950

Labonfam abeber par inbo nom. Paris, 1950

La fleur de barbe. Paris, 1960

L'Hourloupe. Paris, 1963

La botte à nique. Editions Albert Skira, Genève, 1973

Oriflammes. Editions Ryüan-ji, Marseille, 1984

 

Sélection de livres illustrés par Jean Dubuffet

Matière et Mémoire ou les Lithographes à l'école, avec trente-quatre lithographies originales. Francis Ponge Editions Fernand Mourlot, Paris, 1945

Les Murs,  avec quinze lithographies originales. Guillevic Editions du livre, Paris, 1950

Conjectures, Atelier Bordas, Paris, 1983

Le cœur en fête. Jacques Berne Editions Dominique Bedou, Gourdon, 1984

 

Et aussi

Catalogue raisonné de l'œuvre gravé et des livres illustrés par Sophie Webel, préface de Daniel Abadie, Baudoin Lebon Èditeur, Paris, 1991 (2 volumes)

 

Galerie Jeanne Bucher

53, rue de Seine 75006 Paris

TÈl. 33 (0)1 44 41 69 65 - Fax 33 (0)1 44 41 69 68

jeannebucher@wanadoo.fr  

 
voir aussi : le site de la galerie Jeanne Bucher, notre présentation de Dubuffet et l'art brut au Musée d'art Moderne de Lille (jusqu'au 29 janvier)  dans notre  Feuillée de décembre
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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 09:22

Edito

La Feuillée février 2006

 

 

Paul Cézanne

"C'est un timide, un indépendant, un solitaire, exclusivement occupé de son art, perpétuellement inquiet et le plus souvent mal satisfait de lui-même." (Maurice Denis 1920). Emile Zola, son ami d'enfance qui ne comprend pas son exigence, dans son roman "L'œuvre", le choisit comme modèle de Claude Lantier, archétype du peintre raté. Enfin, il n'y a pas matière chez l'homme Cézanne à créer un mythe.

Mais depuis toujours le peintre parle aux peintres parce que sans doute, comme l'a écrit Maurice Denis, « il arriva que l'art de Cézanne sut garder à la sensibilité son rôle essentiel tout en substituant la réflexion à l'empirisme. »

 

Et c'est cette dimension paradoxale soulignée aussi par Merleau Ponty qui cristallise toute la force et la richesse du travail de l'artiste ; conserver une approche sensible et dans le même temps la soumettre à ce qu'il appelait "sa formule" ; prendre pour guide la nature et ignorer la perspective, les règles de la composition..., tout en défendant "une vision logique, c'est-à-dire sans rien d'absurde". Il veut échapper aux alternatives toutes faites du peintre qui sent, du peintre qui voit. Il souhaite seulement mais c'est beaucoup, "remettre l'intelligence, les idées, les sciences, la perspective, la tradition, au contact du monde naturel qu'elles sont destinées à comprendre" (Merleau-Ponty, Sens et non sens, 1966)

Paul Cézanne parle volontiers de cônes, de triangles et de perpendiculaires. Il détaille aussi la couleur mais ce qui nous importe c'est ce que par l'acte de peindre, son génie nous a livré  : "un monde naissant, un objet en train d'apparaître, en train de s'agglomérer sous nos yeux" (Merleau-Ponty 1966) .

Infinie sensibilité, subtile sensualité, l'univers de Cézanne est plein : "En peignant des pommes, il pouvait grâce à leurs couleurs et à leurs dispositions variées, exprimer un registre d'états d'âme plus étendu, depuis la sévère contemplation jusqu'à la sensualité et l'extase. Sur cette société soigneusement ordonnée, où les choses sont parfaitement soumises, le peintre pouvait projeter les rapports propres aux êtres humains et les qualités du monde visible : la solitude, l'amitié, l'entente, les conflits, la sérénité, l'abondance et le luxe, voire l'exaltation et la jouissance." ( Meyer Shapiro in Style, artiste, société, 1982). Natures mortes, paysages sur le motif ou encore portraits d'après modèles sont à égalité des sujets grâce auxquels le peintre interroge la nature humaine. 

"Or, la nature, pour nous hommes, est plus en profondeur qu'en surface, d'où la nécessité d'introduire dans nos vibrations de lumière, représentées par les rouges et les jaunes, une somme suffisante de bleutés, pour faire sentir l'air." (Paul Cézanne). Paul Cézanne a posé délicatement la dernière touche, cent ans après sa mort elle demeure magique et vivante. 

Catherine Plassart

 

 

voir aussi : La Feuillée de février 2006

 


Catherine Plassart

Catherine Plassart

contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 05:24

Excepté peut-être une constellation

Anne Slacik, livres peints 1986-2006

 

 

Du 10 février au 4 mars 2006

 

Bibliothèque municipale de Strasbourg

 
 

Plus que des livres d'artiste, elle conçoit et réalise des livres peints. 

 

A  l'occasion de l'exposition-rétrospective que lui consacre la bibliothèque municipale de Strasbourg, Anne Slacik nous présente elle même le chemin parcouru pour élaborer sa "bibliothèque imaginaire".

 

« C’est à la dernière page du livre Un coup de Dés jamais n’abolira le hasard de Stéphane Mallarmé que j’ai emprunté le titre de cette exposition à la Bibliothèque Municipale de Strasbourg. Dans ce livre, on peut  voir comment le voyage à travers le temps irradie le vivant des langues, de leurs pratiques  écrivait Mitsou Ronat, qui avait fait imprimer  pour pouvoir le lire  ce livre, une des premières expériences de visualité du texte ».

Un coup de Dés introduit cette exposition, dans un exemplaire réalisé en 1987 par l’Imprimerie Nationale.


C’est bien sûr un hommage mais aussi une indication : les livres que je peins depuis maintenant vingt ans, sont peints en regard des textes. Car c’est le texte qui fait le livre. Sinon l’espace seul de la peinture, toiles ou papiers suffirait.


Peindre dans l’espace des livres, dans leur volume si particulier est une expérience. Je ne suis pas pour autant un éditeur, car je ne choisis pas les textes des livres : je les reçois. La lecture des textes m’émeut et elle déclenche le travail de la peinture.


Ainsi j’ai réalisé dans les années 80 des livres uniques, en papier de soie, où je recopiais manuellement les textes que j’aimais. Puis la rencontre avec les poètes s’est faite et ils ont accepté d’écrire dans les livres. La collection des livres manuscrits-peints, avec ses 120 titres s’est faite ainsi, au fil des rencontres, avec la lecture des textes, la présence des livres des poètes. Cette collection est présentée dans l’exposition sous la forme d’une installation spatiale : une constellation.


Parallèlement, la peinture s’est glissée aussi de façon très naturelle dans les projets des éditeurs de livres peints, souvent avec les mêmes poètes. Nombre de livres sont nés de ces collaborations multiples avec les gens du métier du livre, éditeurs, typographes, lithographes, graveurs …. Tous ces ouvrages sont ici présents.


Pour le catalogue de cette exposition, je me suis adressée à tous les poètes avec lesquels ces livres ont été faits, et leurs textes, qui ont trouvé leur place dans le catalogue au fur et à mesure que je les recevais, forment un paysage dont je les remercie infiniment.

 

Cette exposition offre deux occasions de rencontrer Anne Slacik

 

Vernissage le 9 février à 18h30
  
Lectures/rencontre avec Tita Reut, Jean Portante et Anne Slacik le samedi 11 février à 15h  
 
BMS-Centre Ville
3 rue Kuhn 
du mardi au samedi, 10h-12h  14h-18h
Tél. 03 88 43 64 62
 

Egalement

 

Le jardin Cirripède

peintures, oeuvres sur papier et livres peints

du 25 janvier au 26 février 2006

galerie Michèle Brouta - Paris



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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 16:44

De Rabelais à Stendhal

 

en ce moment

Musée de la Devinière - Maison natale de Rabelais

 

 

 

Geneviève BesseDepuis l'été 2005, le musée de la Devinière accueille le livre géant de Rabelais, une réalisation monumentale de Geneviève Besse comportant un texte original de Bernard Noël La Chronique de Gruelie et une couverture-sculpture de Olivier Seguin.

 

Depuis début janvier , grâce aux bons soins de Alain Leconte directeur du lieu, il présente l'installation Le Rouge et le Noir de l'artiste, librement inspirée de l'oeuvre éponyme de Stendhal.

 

Trois éléments : un ancien présentoir à stylo garni de petits livres et accompagné d'un grand livre, un élément "Arrêt sur les mots" composé de 60 livres originaux, un ensemble de petites poubelles rouges et noires contenant les livres de poche détruits de Sthendal .

 

En 1998, Geneviève Besse et Bernard Noël  réalisaient également ensemble Les gestes du coeur un Livre imprimé de beau format  345 x 255 mm, avec cinq eaux-fortes rehaussées d'aquarelle et d'encre insérées, ainsi qu'une aquarelle originale de Geneviève Besse. Le tirage de 36 exemplaires est  désormais épuisé.   Geneviève Besse  a souhaité donner un prolongement  à cet ouvrage épuisé en réalisant 15 oeuvres murales. Elles sont  exposées simultanément à la Devinière. L'ensemble s'intitule  De la page au mur  .

 

 

 voir aussi : Les installations de Geneviève Besse (notre dossier), ses livres d'artisteBernard Noël (notre dossier)

 

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