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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 13:48

Portraits & autoportraits

 

du 13 décembre 2011 au 15 janvier 2012

 

Le cabinet d’amateur - Paris 11e

 

 

vue

 

 

Monsieur Bergeret, photographe

Mon collègue Gaston est un homme aux multiples facettes. De celles-ci que faut-il éliminer, que doit-on mettre en lumière ? Mon embarras est grand.

Parler du portraitiste me parait primordial, c'est le plus habile voleur de regards que je connaisse. Je ne dis pas cela à la légère. Il suffit de consulter sa collection de visages pour constater ce délit. 

Faut-il évoquer le Gaston photographe de groupes ? Sa méthode est particulière. Cela commence par une sorte de danse du scalp autour de ses modèles. Qui n'a pas assisté à cet exercice ne peut savoir ce qu'est un opérateur procédant par hypnose. Cette méthode toute personnelle donne d'excellents résultats. L'honnêteté de Gaston le pousse ensuite à distribuer généreusement les images adroitement subtilisées à chacun des participants.

Et puis encore et surtout ce dénicheur de personnages étranges évoluant dans un univers échappant à toute logique. 

On m'a dit que l'auteur de ces images avait été pensionnaire à la Villa Médicis. Voilà une nouvelle surprenante. Sa présence parmi ces orchidées de la culture en serre est inimaginable. Notre ami peut parfois tenir des propos farfelus ou se promener avec un ballon de rugby sous le bras. 

Ces démonstrations fantaisistes, ne vous y trompez pas, sont des manifestations de pudeur. Cela est une sorte d'élégance personnelle.

Robert Doisneau

 

Le cabinet d’amateur organise une exposition de photographies de Gaston F. Bergeret. Quarante ans de rencontres, ses amis artistes, acteurs, peintres, cinéastes, architectes, artisans, sportifs, personnalités et inconnus, en quarante portraits. De Coluche à Pierre Soulages, d’Yvette Horner à Jean Nouvel, Alain Bombard, Pierre Etaix, André Masson, Laurent Terzieff et bien d’autres. Dans ses autoportraits Gaston, le poète, se met à nu avec humour et authenticité. Ami de Doisneau et de tous les plus grands photographes, Gaston sort de ses tiroirs des trésors et nous dévoile les instants qui ont marqué sa vie.

 

photos : Gaston par Gaston / Coluche / Yvette Horner / Laurent Terzieff © Gaston F. Bergeret

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage le jeudi 15 décembre à partir de 18 h

 

Le cabinet d’amateur

12 rue de la Forge Royale 

75011 Paris

01 43 48 14 06

 

ouvert du mardi au samedi de 14 heures à 19 heures

le dimanche de 14 heures à 17 heures

Entrée libre

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 11:49

D'une nature l'autre.

du   31 mars  au 30 avril 2010

La Fontaine Obscure - Aix-en-Provence (13)




Françoise Laury



"L'invivable"

Au hasard d'une lecture, Françoise Laury rencontre une petite phrase de l'écrivain Philippe Sollers qui confiant sa démarche, dit  "je commence en constatant l'invivable".

"L'invivable" lui évoque immédiatement un lieu. C'est un territoire habité et partagé par une industrie très polluante. Fos-sur-mer et ses champs de raffineries. Un site dont la nature dégradée ébranle la notion de paysage.

" Je décide d'en définir les limites, de le fréquenter assidûment, de l'arpenter, de le photographier en posant la bonne distance. L'air est irrespirable, l'odeur nauséabonde, la terre est épuisée. Partout des panneaux mettent en garde sur la dangerosité du lieu. Tout incite à partir."

Françoise Laury demeurera suffisamment longtemps sur place pour produire une suite de photographies qui rendent compte de la transformation du paysage. Pourtant son interrogation est moins écologique que sociétale. Elle se questionne et nous questionne : comment peut-on accepter de vivre dans cet environnement sali, dénaturé et malsain ? 

Les photographies de Françoise Laury sont à voir à la galerie La Fontaine Obscure du   31 Mars   au 30 Avril à Aix-en-Provence.

C.P.




 Françoise Laury

Françoise Laury






Informations pratiques :

Vernissage le 31 Mars  à 18h30

Galerie La Fontaine Obscure :
Impasse Grassi (50 m à gauche)
13100 Aix en Provence
Tél 04 42 27 82 41
fontaine.obscure@laposte.net

ouvert du Mardi au Vendredi de 15h à 19h et le Samedi de 10 h à 12 h

voir aussi : le site de La Fontaine Obscure

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 07:22

Les éveillés


du 6 Mai au 26 Juin 2010


Fabrik 89 - Marseille 7e



Michel Kirch






Le réalisme magique de Michel Kirch.


"J'ai toujours cru a la possibilité d'un mystere sous-jacent qui rendrait dérisoires, ou du moins relatives, les pesanteurs du quotidien. De fuite au début, ce processus s'est transformé en quête. Il ne s'agissait plus de s'éloigner, mais au contraire de se rapprocher... Cet affut est ma respiration." M. Kirch



La réalité à peine reconnaissable dans les phographies de Michel Kirch tient à quelques éléments de paysages que des noirs saturés et des blancs éblouissants dématérialisent. Des géométries muettes organisent des lieux devenus étranges. Dans ces géographies de l'oubli, on perçoit comme au jusant les ondes infimes de la fureur et de la violence du monde. L'homme minuscule et solitaire y cherche le calme et la paix tout en guettant un signe venu d'un ailleurs possible que légitimerait le besoin qu'il a de se sauver. L'instant s'inscrit délibérément dans la durée. Dans les Eveillés de Michel Kirch, l'attente et l'espoir s'installent dans des fictions au réalisme magique.

Catherine Plassart





Michel Kirch




Michel Kirch




Michel Kirch






Michel Kirch


Informations pratiques :

Fabrik 89
Rue Sainte Catherine
13007 Marseille

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 11:11

exposition personnelle


du 4 mars au 9 avril 2010


Galerie Art & Essai Université Rennes 2




valérie Jouve



Valérie Jouve. Entre-deux.

La photographe Valérie Jouve propose une multiplicité de visions de la ville contemporaine. Pour son exposition à la galerie Art & Essai à Rennes, organisée par le Master des métiers de l'exposition de l'Université de Rennes 2, elle s'intéresse aux entre-deux, zones périphériques ou espaces délaissés des cités.

La ville est un espace contradictoire, à la fois ruine et chantier, archaïque et moderne. Les gratte-ciels, les grands ensembles, les barres d'immeubles obstruent l'horizon de leurs façades lisses.  Les Chantiers, lieux en état de latence, annulent les distances, confondent les dimensions, amalgament présent et à venir. En l'absence de perspective, hommes, femmes, enfants, à l'arrêt,  tendent leurs visages vers le ciel. Passants, leurs silhouettes en mouvement s'inscrivent comme des signes dans l'environnement contraint et structuré.

Si les images de Valérie Jouve témoignent du réel, elles sont aussi mentales. Leur dimension documentaire est travestie par une visée utopique. Les individus comme autant de personnages,  humanisent la ville, l'embellissent. Ils s'en détachent et révèlent la force, la délicatesse, la grâce de l'humain.

C.P.




Jouve01.jpg



photos : (1) Valérie Jouve, Sans titre (Les Paysages), 2001 - 2002. Photographie couleur Courtesy galerie Xippas © Valérie Jouve (2) Valérie Jouve, « Sans Titre n°3 D961184 », Photographie couleur, 1994, 100x130 cm © Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, diff RMN, Paris 2006 © adagp, Paris 2006


Informations pratiques : 
 
Galerie Art & Essai Université Rennes 2
Place du recteur Henri Le MOAL
35000 Rennes
T. 02 99 14 11 42
Métro : Station Villejean-Université
galerie@uhb.fr

Ouvert du mardi au samedi, de 14h à 18h et sur rendez-vous.


voir aussi : le site de la galerie art&essai

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 11:36

 "Le Meilleur de moi-même"



du 3 février au 4 avril 2010



Maison Européenne de la Photographie - Paris 4e






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Elliott Erwitt. Cent trente oeuvres et une grande liberté.

Membre de l'agence Magnum Photos depuis 1953, Elliott Erwitt a beaucoup vu et beaucoup voyagé. Observateur de la vie politique, de celle des célébrités, il a réalisé de très nombreux clichés professionnels. Parallèlement, infatigable,  il a pris un grand nombre de photographies personnelles pleine de poésie et d'humour.

Il s'est accordé une grande liberté. Les enfants, les femmes, les chiens, la route, la plage sont les sujets rêvés qui occupent l'antichambre du monde des grands événements. "Certaines personnes disent que mes photos sont tristes, d'autres les trouvent drôles. Drôlerie et tristesse, c'est un peu la même chose, non ?" C'est la vie dans l'instant. Le quotidien, pas tout à fait ordinaire pas admirable non plus,  parfois triste,  souvent  remarquable ou merveilleux.

La Maison Européenne de la Photographie propose une exposition rétrospective d'Elliott Erwitt. Elle retrace  l'ensemble de son parcours depuis soixante ans. Elle présente de nombreux tirages d'époque très peu vus et surtout ses images préférées. D'où le titre de l'exposition "Le Meilleur de moi-même".

C.P.



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photos : (1) California. USA. 1955 ,(2) North Carolina. USA. 1950 ,(3) Pennsylvania. Pittsburgh. USA. 1950 ,(4)
New York. USA. 1974





Informations pratiques :

Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy
75004 Paris
(33) 1 44 78 75 00 

Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures,
sauf les lundis, mardis et jours fériés.

 Métro: Saint Paul ou Pont Marie.
Bus: 67, 69, 96 ou 76.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:56

 collection Sylvio Perlstein

du 6 février au 25 avril 2010

Musée d’Art Moderne et Contemporain Strasbourg




Man Ray




Fasciné de longue date par le surréalisme, le collectionneur belgo-brésilien Sylvio Perlstein a réuni une collection exceptionnelle fortement axée autour de ce mouvement.

"La photographie n’est pas l’art"  : 200 photographies réunies, un aspect précis de la création, une accumulation de trucs bizarres (S. Perlstein) qui ne sont pourtant qu'une part de la collection importante de  Sylvio Perlstein. L'ensemble suit le fil rouge du surréalisme. La photographie y tient une place de première importance et Man Ray, que le collectionneur a connu et dont il possède des tirages d'époque parmi les plus célèbres ( Le Violon d'Ingres, l'Érotique Voilée, La Prière), apparaît comme le cœur de cette collection très personnelle.

Toutefois, bannissant l'approche historique, l'exposition  met en scène les oeuvres  selon plusieurs thèmes :  Corps, Objets, Espaces, Mots, Scènes, Masques et Visages. Le long d'un parcours fluide,  des oeuvres  dialoguent entre elles dans l'exentrique et l'étrange,  créant des relations originales entre des périodes et des artistes différents.

Les années 1920 et 1930 sont remarquablement représentées par les artistes et les œuvres de la première heure du surréalisme :   la tonsure en forme d'étoile de Marcel Duchamp sous l'objectif de Man Ray, le même Duchamp présent avec une photographie « rectifiée » (le fameux L.H.O.O.Q),  Jean Cocteau posant au milieu des masques pour Berenice Abbott,  plusieurs tirages de la Poupée de Hans Bellmer, un des autoportraits travestis de Claude Cahun. Mais en passant par les oeuvres délicatement emblématiques de  Doisneau et Brassaï, l'exposition s'intéresse aux développements contemporains que le mouvement a pu prendre : Weegee, Alvarez Bravo, Tunick, Witkin. Elle montre également quelques œuvres non-photographiques minutieusement choisies dans la collection Perlstein, notamment les œuvres de Warhol, Bruce Nauman ou encore Pistoletto.

C.P.

 

Marcel Mariën




Philippe Ramette







Vik Muniz






Photos : (1) Man Ray, "Violon d'Ingres" 1924 © Sabam Belgium 2009, (2) Marcel Mariën, "De Sade à Lénine", 1945 © Sabam Belgium 2009, (3) Philippe Ramette, "Promenade irrationnelle", 2003 © Adagp, Paris, 2009, (4) Vik Muniz, "Le Baiser", d'après Rodin, 1999 © Adagp, Paris, 2009 Collection photo de Sylvio Perlstein

 

 Informations pratiques :

Musée d’Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg
1 Place Hans Jean Arp,
Strasbourg
33 (0)3 88 23 31 31


Accès :
Tram : Musée d’Art moderne et contemporain.

Ouvert :
Le mardi, mercredi et vendredi de 12h à 19h
Le jeudi de 12h à 21h
Le samedi et le dimanche de 10h00 à 18h00
L’exposition et le musée sont fermés le lundi


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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 08:14

la maison que j'habite

 Du 12 février au 17 mai 2010

Musée des Beaux-Arts de Nancy



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Brassaï. "Tout peut être photographié"

Henri Miller qui admirait l'oeuvre photographique de Brassaï  disait de lui qu'il était "l'oeil de Paris". Ses photographies de la capitale la nuit datant des années 1930 ont fait le tour du monde. Cependant, l'exposition du musée des Beaux-Arts de Nancy, coproduite avec le musée des Beaux-Arts de Nantes, montre au fil de 150 photographies la diversité du travail du photographe hongrois.

Il fut l'ami des peintres Picasso, Dali, Pierre Roy qui appréciaient sa capacité à capter l'environnement de l'artiste, à restituer l'ambiance de l'atelier. Avant même l'invention de l'art brut, il rédige et illustre un article sur les graffiti,  "Du mur des cavernes au mur d'usine" auquel le MOMA de New-York consacre une grande exposition en 1956. Il fait surtout un long chemin avec les surréalistes qui le pensent "capable de produire de l'étrangeté".

"La maison que j'habite" se concentre d'ailleurs sur ce volet de sa production. L'exposition emprunte son titre à une photographie de Brassaï qui introduit dans le Minotaure en 1934, le texte d'André Breton, "la beauté sera convulsive".  Ses nus féminins remodelés par la lumière possèdent la dimension troublante de  sculptures inattendues. Comme les surréalistes, Brassaï porte d'abord son regard sur la banalité du quotidienn : une goutte de rosée, la flamme d'une bougie, l'ombre d'un papillon de nuit. Mais à l'écriture automatique,  le photographe préfère une composition rigoureuse et subtile des images, faite de lignes et de lumière.

C.P.



brassai03.jpg




Brassai

photos : (1) affiche), (2) Brassaï, (3) Goutte de rosée sur une feuille de capucine.





Informations pratiques  :

Musée des beaux-Arts de Nancy
03 83 85 30 72
Ouvert tous les jours sauf le mardi  de 10h à 18h
mbanancy@mairie-nancy.fr




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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 08:20

Claude Rutault visite la collection d'art contemporain Société Générale

 
jusqu'au 21 février 2010

 

  cccrutault.jpg

 


La méthode Rutault.

L'artiste Claude Rutault interroge la Collection de la Société Générale, l’une des plus importantes collections d’entreprise en France. Il a choisi dans un véritable projet de création,  d’exposer les œuvres de grands photographes contemporains au sein de ses « définitions/méthodes » (dm), dispositifs qui constituent le cœur de son travail.

L'Artiste conceptuel français se revendique comme peintre, un peintre dont la peinture existe principalement, depuis 1973, sous forme écrite grâce aux « définitions/méthode »:. Ces textes qui décrivent comment réaliser et mettre en place une œuvre de Claude Rutault reposent sur un principe très simple : peindre une toile de la même couleur que le mur. A partir de cet acte minimal, les « dm » de Claude Rutault proposent une infinité de réalisations possibles, comme autant de façons d’interpréter l’art.

Sur les murs colorés considérés comme les toiles d’un peintre, les photographies de la collection Société Générale engagent au CCC un véritable dialogue avec la peinture.

Avec les photographies de :

Renaud Auguste-Dormeuil, Valérie Belin, Marie Bovo, Elina Brotherus, Alain Bublex, Philippe Chancel, Stéphane Couturier, Danica Dakic, Luo Dan, Thomas Demand, Jean-Paul Dumas-Grillet, Werner Feiersinger, Werner Hannapel, Gábor Ösz, Philippe Ramette, Thomas Ruff, Anna-Katharina Scheidegger





cccdumasgrillet





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Informations pratiques :


CCC - CENTRE DE CREATION CONTEMPORAINE 
53-55 rue Marcel-Tribut
37000 TOURS 

ouvert du mercredi au dimanche, de 14h à 18h. 

Entrée libre 



photos : (1) Vue de l'exposition, (2) Jean-Paul Dumas-Grillet, Le 26 octobre 2005 à 00h19, 2005, 150 x 180 cm (©Collection Société Générale),(3)  Elina Brotherus, Green Lake, 2007, photographie sur papier Fujicolor Crystal, 80 x 97 cm (ADAGP/©Collection Société Générale), (4)  Philippe Ramette, Contemplation irrationnelle, 2003, 150 x 120 cm (ADAGP/©Collection Société Générale) (5) Thomas Demand, Desk, 1994, diasec et plexiglas, 96 x 175 cm (ADAGP/©Collection Société Générale).


Dans la librairie d'Art Point France : Marie-Louise de Claude Rutault 1993 (bibliophilie)


Voir aussi :  www.collectionsocietegenerale.com , http://www.ccc-art.com/ , la bio-bibliographie de Claude Rutault dans Art Point France 

 
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 13:38

jusqu'au 22 novembre 2009



Quai Branly - Paris 7e










Consacrée à la photographie non occidentale, Photoquai, la biennale des images du monde sur le quai Branly, se terminera le 22 novembre. Il ne faut pas manquer cette promenade. Elle met en valeur des artistes dont les oeuvres variées  restent inédites ou peu connues en Europe. Elles se distinguent  tantôt par leur pouvoir évocateur, leur humour, tantôt par leur équilibre formel, leur langage plastique.

Venus des grandes zones géographiques représentées au sein des collections du musée du quai Branly et plus particulièrement du Proche et Moyen-Orient, ils sont pour cette deuxième édition cinquante photographes contemporains du monde entier.







© Brook Andrew Série Kalar Midday : Tina, 2004. Australie






© Abbas Kowsari Série Nuance d'eau, Lac d'Orumieh, 2008. Iran






© Lamia Naji Série Vertigo : At last, 2008. Maroc




© Gohar Dashti Série La vie et la guerre aujourd’hui, 2008 : sans titre. Iran







Saïd Atabekov Le chemin qui mène à Rome # 2, 2007. Kazakhstan



informations pratiques :

L’exposition présentée sur le quai Branly est accessible gratuitement, tous les jours.

et

Dans le cadre de Photoquai :

Musée du quai Branly
jusqu'au 29 novembre 2009
165 ans de photographie iranienne (mezzanine Ouest)

Pavillon des Sessions, musée du Louvre
jusqu'au 30 novembre 2009
Portraits croisés, photographies du musée du quai Branly

Ambassade d'Australie
jusqu'au 18 décembre 2009
Phantasia

Bibliothèque Nationale de France – site Richelieu
jusqu'au 24 janvier 2010
Rétrospective Michael Kenna

Centre Culturel Canadien
jusqu'au 29 janvier 2010
Unmasking

Maison de la culture du Japon à Paris
jusqu'au 23 janvier 2010
Voyages – regards de photographes japonais sur le monde

Monnaie de Paris
jusqu'au 20 décembre
Iran 1979 – 2009 : entre l’espoir et le chaos

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris / ARC
jusqu'au 3 janvier 2010
Apichatpong Weerasethakul : Primitive

 voir aussi : le site de photoquai 



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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:28

Voir, observer et penser



 du 9 septembre au 20 décembre 2009


Fondation Henri Cartier-Bresson- Paris (14)




August Sander

En 1927, à l'occasion de son exposition Hommes du XXe siècle à la Kunstverein de Cologne, August Sander déclarait que «voir, observer et penser»  était le credo de son travail. La Fondation HCB expose, en collaboration avec Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur de Cologne, une centaine de tirages du célèbre photographe allemand (1876-1964). Il nous livre une magistrale esquisse de son époque à la fois typologique et topographique, et une grande leçon de photographie. Tirages d'époque pour la plupart, les épreuves rassemblées sont d'une qualité rare. Portraits, paysages et études botaniques cohabitent révélant l'attention portée aux hommes de son temps, l'interrogation sur la notion de paysage et l'observation précise de la nature.


August SanderAugust Sander est né en 1876 à Herdorf, près de Cologne, en Allemagne. Comme son père, il travaille dans une mine à partir de 1889. En 1892, il a 16 ans et un oncle lui offre un appareil photo. Il fabrique une chambre noire et se met à faire de la photographie pendant son temps libre. Après le service militaire, il fera le tour de l’Allemagne comme photographe industriel. En 1903, il crée son propre studio après avoir racheté celui de son employeur. Médaillé à l’exposition de Paris en 1904, Sander accumule les récompenses.

C’est en photographiant des paysans du Westerwald, sa région natale, qu’il a l’idée de son grand oeuvre, intitulé Les hommes du XXe siècle. A peine interrompu par la première guerre mondiale, il développe son grand projet jusque l'arrivée au pouvoir des nazis. Ceux-ci détestent ses portraits sans fioritures ni complaisance car ils neAugust Sanderrenvoient pas l'image idéale et fantasmée de l'aryen.  Son livre Antlitz der Zeit est interdit à la vente en 1936, et les stocks mis au pilon. Le photographe déménage à la campagne avec sa femme Anna très active dans le studio et met ainsi en sécurité 10 000 négatifs. Heureusement, car une grande partie des épreuves demeurées à Cologne est détruite dans l'incendie de son appartement. Son fils Erich, militant communiste meurt en 1944 après avoir été emprisonné. August Sander meurt en 1964 à Cologne.

En 1985, un jeune écrivain américain Richard Powers choisit la photographie Trois fermiers sur le chemin du balpour parler de ce que l'Amérique doit à l'Europe et écrire son premier roman. Celui-ci s'ouvre sur la découverte par le narrateur de la fameuse photographie  lors de sa visite du musée  d’art moderne de la ville de Détroit. Le livre contient trois histoires entrelacées :  celle de Sander, celle des trois fermiers et l’histoire personnelle du narrateur. Richard Powers dans sa magnifique entreprise littéraire retrace le projet démesuré d’un artiste, une histoire familiale et le destin de trois jeunes gens emportés par la guerre de 14.

Ainsi on s'aperçoit que dans l'œuvre immense, lucide et d'une grande modernité d'August Sander, chaque image est le détail d'un grand puzzle historique mais aussi le germe d'une histoire particulière.


Catherine Plassart





August Sander





photos (1) August Sander, le peintre Anton Räderscheidt, 1926, 1925 (2) La boucle du Rhin près de Boppard, 1938,(3) Petite fille, Westerwald, vers 1925 ,(4) Trois fermiers sur le chemin du bal.




Informations pratiques :

Fondation Henri Cartier-Bresson
2 impasse Lebouis
75014 Paris
Tel : 01.56.80.27.00


Métro
Gaité, ligne 13, sortie n°1, vers la rue de l'Ouest
Edgard Quinet, ligne 6, vers la rue de la Gaité

Bus
Ligne 28 et 58 arrêt Losserand-Maine
Ligne 88, arrêt Jean Zay - Maine

ouvert : Du mardi au dimanche de 13h00 à 18h30,  le samedi de 11h00 à 18h45, nocturne le mercredi jusqu’à 20h30. Fermé le lundi.



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