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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 11:02

la création contemporaine issue des écoles d'art

Du 16 au 20 juin 2006


Parc des Expositions - Mulhouse

Un parmi les 700 "mots-poissons" exposés par Frédéric Wiegel
 

6ème édition de l’exposition d’art contemporain « mulhouse 006 », qui regroupera les écoles d’art de France et de Suisse.


Cette manifestation a pour but de permettre aux professionnels et aux amateurs du marché de l’art de découvrir une représentation contemporaine de la jeune création française, suisse et européenne issue des écoles d'art.



Elle offre à de jeunes plasticiens titulaires d’un DNSEP depuis 2 ans maximum (ou équivalence en Suisse et en Allemagne), d’exposer dans des conditions professionnelles. 300 projets ont été déposés. Ils seront 89 exposants.

 

47 des 49 écoles fsupérieures d'art françaises sont présentes.  La Suisse, l’Allemagne et l’Italie sont également au rendez-vous ainsi que  la Lettonie qui  participe pour la première fois  et promet de créer la surprise.



« mulhouse 006 » est  aussi un concours. Un lauréat sera désigné par un jury, composé de personnalité du monde de l’art, et se verra attribuer, par la ville de Mulhouse, une bourse d’un montant de 15 240 €. Devant le succès de la manifestation les prix se multiplient. Seront également attribués : le prix de la filature, Scène Nationale de Mulhouse ou le Prix du centre culturel Français Freiburg.

 

En 2005 nous avions remarqué  le travail de Frédéric Wiegel  qui se dit  volontiers  un Protée (demi dieu grec gardien de phoques) des temps récents.

 

Cette année , il  montre une série de 700 dessins,  700 "mots-poissons" sur autant de cartes, un «inventaire générale de la langue Française», Guide mots-poissons.
.

 

Genèse de ce travail : "J'ai trouvé sur un radiateur, une boîte abandonnée. Fin tragique peut-être due à la numérisation d'archives. A l'intérieur, se trouvaient des cartes de citations de Guy de Maupassant. Je les ai emportées. Aux mots-passants, je préfère les mots-poissons. Les poissons, faute de phoques, sont les créatures que je suis sensé garder. Je les observe inlassablement sortir de leurs limites et acquérir de nouvelles formes d'existences." 

Et puis si vous voulez en voir plus encore, dans la proximité, quasi au même moment , du 14 au 18 juin, se déroule à Bâle en Suisse, la grande foire internationale,  Art Basel 2006.

Art Basel donne, en 5 jours, le pouls de l’art international : 290 galeries offrent un panorama des oeuvres de près de 2000 artistes, des avant-garde du XXe siècle jusqu’à la création actuelle. Immense musée éphémère distribué en plusieurs sections  :  Art Unlimited propose des installations, performances, vidéos ; Art Premiere réunit 12 jeunes galeries ; Art Statements accueille des expositions personnelles de 22 jeunes artistes...

Informations pratiques :

Mulhouse 2006

Parc des Expositions de Mulhouse

Téléphone : 03 89 46 80 00

 pour les horaires voir le site du Parc des expositions de Mulhouse

Art Basel 37, au Centre des expositions (Messe) Bâle Suisse

voir aussi : le site de Art Basel, le site de Frédéric Weigel

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 10:34

"Un rien qui devient quelque chose"

du 8 juin au 15 juillet 2006

 

Galerie Objet trouvé - Paris

conçue en partenariat avec Andrew Edlin Gallery, New-York

 

     

 

Hans Krüsi (1920-1995) fait partie - avec Wölfli, Aloïse ou Anton-Müller - des créateurs suisses les plus remarquables de l’art brut. Orphelin devenu valet de ferme puis jardinier, il prendra quotidiennement, durant plus de trente ans, le train de St Gall à Zürich pour y vendre ses fleurs dans la rue.


Au milieu des années 70, lorsqu’il se mit à proposer également ses dessins, le personnage pittoresque et terriblement attachant des rues chics de Zürich attira bien vite l’attention des galeristes et des collectionneurs.


En Krüsi on découvrit alors un créateur protéiforme - enregistrements sonores et photographies complètent sa peinture - qui, pour conjurer sa solitude, faisait avec originalité l’inventaire de son monde.

 

Informations pratiques :

Galerie Objet Trouvé

16 rue Daval
75011 Paris - France

tel / fax : +33 (0)1 48 05 92 65
mail : contact@objet-trouve.com

Direction : Christian Berst

Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h ou sur rendez-vous.

 
voir aussi : le site de la galerie Objet Trouvé
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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 10:29

édito

La feuillée juin 2006

 

L'édition 2006 de Etonnants voyageurs, "Orients rêvés, Orients réels" s'est déroulée dans la cité corsaire de Saint Malo, du 3 au 5 juin. Cette belle manifestation initiée en 1990 par Michel Le Bris conserve sa dimension de manifeste.

 

Elle dit toujours "l’urgence, d’une littérature aventureuse, voyageuse, ouverte sur le monde, soucieuse de le dire - et qu’on en finisse une bonne fois avec les prétentions des avant-gardes, le poids des idéologies, le nombrilisme prétendument si «français» !"

 

"C’était un rêve : c’est aujourd’hui un mouvement." souligne Le Bris et il pourrait ajouter un succès.

 

Etonnants voyageurs assiste la naissance d’un monde "multipolaire, multiculturel." Les auteurs invités viennent des quatre horizons. Ils sont d'ici et de là-bas.

 

Lóránd Hegyi, au Grand Palais présente dans l'espace n°11 l'exposition Heimatlos / Domicile. Elle réunit les oeuvres d' artistes de nationalités diverses qui ont élus domicile dans le contexte intellectuel français. Lóránd Hegyi, hongrois d'origine, parle d'un groupe d'artistes. Sans doute voit-il la nécessité comme Le Bris de souligner la forme de manifeste que prend la présentation dont il est le commissaire.

 

Nous ne l'avons peut-être pas choisi. Mais nous sommes bel et bien dans les "remous pleins d'ivresse du grand fleuve Diversité." (Segalen).

 

Catherine Plassart

 
voir aussi : La Feuillée juin 2006
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5 juin 2006 1 05 /06 /juin /2006 08:06

L'écriture nomade

 

du 20 juin au 27 août 2006

BNF - Paris

site François-Mitterrand / Petite Galerie

 

 

Né le 14 septembre 1926, Michel Butor aura 80 ans cette année.
Auteur de quatre romans, dont la fameuse Modification qui lui vaut le prix Renaudot en 1957 et le situe parmi les protagonistes du Nouveau roman, Michel Butor se tourne bientôt vers d'autres genres littéraires : l'essai, la poésie, la pièce radiophonique. Il invente de nouvelles formes textuelles, comme dans Mobile (1962), multiplie les œuvres réalisées avec des artistes contemporains et parcourant le monde, transforme chaque pays visité en source d'inspiration pour de nouveaux livres. La Bibliothèque nationale de France, qui conserve l'ensemble de sa correspondance, des manuscrits et de nombreux livres d'artistes, organise une exposition conçue comme un voyage autour d'un des grands écrivains de notre temps.
 

 

L’exposition consacrée à Michel Butor regroupe un choix précieux de près de 180 pièces (manuscrits de travail et lettres autographes, nombreux et superbes livres d'artistes, éditions originales, photographies et documents audiovisuels), qui témoignent du foisonnement de sa production, de sa diversité et de la multitude des liens tissés par l’écrivain à travers le monde. Elle se veut image et miroir d’une oeuvre toujours en mouvement : organisée en un parcours circulaire ponctué par treize étapes :

Paris – Degrés – Les études

Allemagne – Portrait de l’artiste en jeune singe – Bibliothèques

Egypte – Un jour nous construirons des pyramides – Religions

Angleterre – L’Emploi du temps – Photographie

Rome – La Modification – L’Histoire

Venise – Description de San Marco – Musées

Autriche-Hongrie – Dialogue avec 33 variations – Musique

Province – Horticulteur itinérant – Intimités

Amérique – Mobile – Les nouveaux mondes

Extrême-Orient – Souvenirs illusoires d’un Japon très ancien – Jardins et paysages

Australie – Boomerang – Rêves

 

 

La découverte de l’Extrême-Orient, du Japon en particulier, puis de la Chine, impressionne l’écrivain presque autant que celle de l’Egypte ou des Etats-Unis. Mais les textes qu’elle lui inspire relèvent plus de la rêverie littéraire et de la contemplation esthétique. Les livres d’artistes  exposés témoignent de cet Orient "poétique", par leur contenu comme par leur forme et leur matière raffinée : rouleaux, éventail, etc. Une légèreté également suggérée par le flottement des grandes bannières colorées de l'artiste coréenne Seund Ja Rhee ou par les oeuvres originales contenues dans le  superbe ouvrage conçu et réalisé par Geneviève Besse Souvenirs illusoires d'un Japon très ancien.

 

Leur arbre protecteur
s'est tordu pour mourir
que deviendront les pousses
de trèfle qui demeurent

Quel enchanteur pourra
se mettre à sa recherche
pour m'avertir au moins
du lieu de son exil

extrait de Souvenirs illusoires d'un Japon très ancien.

Michel Butor & Geneviève Besse

 

 " Souvenirs illusoires d'un Japon très ancien"  réalisé avec Geneviève Besse  est signé par l'auteur et l'artiste,  tiré à  27 exemplaires, il  contient 13 oeuvres originales, et 35 interventions à la plume. Quelques rares exemplaires sont encore disponibles (diffusion Art Point France)

Geneviève Besse a réalisé d'autres ouvrages avec Michel Butor dont Ecoute Nocturne , A la tombée de la nuit et Vivier d'automne , un livre manuscrit.

 

Informations pratiques :

BNF

site François Mitterrand / Petite galerie

mardi-samedi de 10 h à 19 h, dimanche de 13 h à 19 h
fermé lundi et jours fériés

 

voir aussi : le site personnel de Michel Butor, le dossier de presse de la BNF, notre dossier bio-bibliographique sur Michel Butor, notre présentation du travail en peinture de Geneviève Besse, ses livres d'artiste.

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 08:40
 Avicenne : et l’homme devient un sujet.
 

Lire la religion et la philosophie autrement. Interpréter le sens de l’existence  et de l’acte de penser  de manière  créatrice, tel était sans doute  le projet d’Avicenne, philosophe né en terre d’Islam  au 10ème siècle .


Il y a plusieurs façons  en effet de concevoir l’existence, mais le rapport du possible  au nécessaire  gagne à être  lu dans  les termes d’Avicenne.


De même celui  de « l’essence et de l’existence » ou encore la question  du salut philosophique.
L’homme devient  un sujet  pour ce penseur  en se confrontant  à ce qui n’est pas de l’ordre  du manifeste. L’accès à soi   passe par le déchiffrement du monde. Il s’agit  d’une interprétation  progressive qui modifie notre regard sur le réel. L’homme grandit par la connaissance et celle-ci n’est pas séparable de « l’intelligence  active », laquelle donne forme à tout ce qui est de notre monde.


Ce qui est dans l’esprit  informe à son tour  le monde. De la bonne nouvelle. A nous de l’entendre vraiment.


Une claire introduction  au philosophe  existe, écrite  par Souâd Ayada ( ellipses , 2002) H. Corbin  et Ch. Jambet  ont aussi approfondi sa lecture dans leurs oeuvres complémentaires.


« Etonnants voyageurs » se fait aussi le relais du travail d’éclairage  d’une pensée trop souvent ignorée, celle du shi’isme, dans laquelle s’inscrit  le philosophe   iranien.Ch. Jambet  est  notamment l’auteur  de « Qu’est-ce que le shi’isme » (Fayard 2004)  


Pierre Givodan

Chroniques intempestives

 
voir aussi :   Orients rêvés, Orient réels du 3 au 5 juin, Saint Malo 2006,  sur  le site de Etonnants voyageurs, voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan
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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 07:41

(Une critique de l'orthodoxie chez quatre écrivains de l'est )

 

1 Du communisme soviétique comme étranglement : Zinoviev

Souvenez-vous, c'était en 1981, il n'y a que vingt-cinq ans et l'écrivain nous parlait d'un monde aujourd'hui disparu régi par des lois communautaires fondées sur des tendances naturelles aux hommes en société : « les lois communautaires peuvent acquérir une force énorme et déterminer la physionomie de toute la société, autrement dit déterminer le caractère  d'organisations  pourtant appelées dans leur principe à défendre l'homme de leur emprise.


S'instaure alors un type particulier de société dans lequel fleurissent l'hypocrisie, la violence, la corruption, l'incurie, la dépersonnalisation, l'irresponsabilité, le bâclage, la goujaterie, la paresse la désinformation, le mensonge, la routine,  le copinage. L'échelle des valeurs est faussée : les nullités sont portées aux nues, les personnalités remarquables sont humiliées, les figures morales les plus nobles sont persécutées, les natures les plus talentueuses  en sont réduites à croupir  dans la médiocrité . Ce n'est d'ailleurs pas toujours le pouvoir qui agit ainsi. Les collègues, les amis, les collaborateurs, les voisins conjuguent leurs efforts  pour empêcher l'homme de talent d'exprimer son individualité et pour entraver l'esprit d'initiative. Cette action paralysante touche tous les domaines de la vie, mais en premier lieu ceux de la création et de la gestion. La société menace  de n'être  plus qu'une caserne.


Elle détermine l'état psychique  des citoyens, l'ennui s'instaure et avec lui l'angoisse, la peur continuelle du pire. Les sociétés de ce type sont condamnées au marasme et au pourrissement chronique si elles ne trouvent pas en elles des forces capables de contrecarrer cette tendance. Aussi peuvent-elles durer des siècles. «Le Communisme comme réalité». Les sociétés passent, mais les lois demeurent.

2 L'étouffement de la pensée : Mamardachvili

Un an avant sa mort au cours d'un entretien  pour France Culture en 1989 le philosophe  géorgien  s'exprimait ainsi  à propos de la situation de la pensée européenne dans les années cinquante et soixante : «La pensée était trahie dans plusieurs pays et une sorte de complicité réunissait les traîtres de la pensée. Je voyais donc ces gens là s'embrasser  par-dessus ma tête et adopter le langage qui,  justement m'étouffait et contre lequel ma pensée s'éveillait ».


«La Pensée empêchée». Les situations humaines  ont changé  mais le sommeil entretenu artificiellement de la vie de l'esprit perdure en Europe.

 

3  En mémoire de Patocka.

 En 1973 Jan Patocka  exprime  la dette que l'Europe  a contracté vis à vis de Platon, dans un ensemble de conférences publié sous le titre « Platon et l'Europe». Il y écrit notamment : «Le problème de la communauté est donc en réalité le problème du pouvoir et de l'autorité spirituelle». La question qui ressort de là pourrait sans doute se résumer  à celle de la place que l'Europe accorde  encore à une existence  capable de se rapporter à  l'éternité : «Car, si l'Etat de justice fait partie du contenu essentiel de l'histoire humaine, l'histoire est un jugement porté sur les juges de Socrate». Depuis Patocka  est mort dans des conditions  obscures  et l'histoire est passée par là . 

 

4 De la confusion des langues : Kolakowski.

Le dernier mot sera pour Kolakowski : «Nous ne pouvons avoir aucune certitude sur le potentiel caché du langage ». (Horreur métaphysique  1988)


L'ébranlement  des esprits passe par la parole. De cela au moins nous sommes sûrs.
L'histoire l'a prouvé de multiples fois, malgré tout.

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan
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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 08:40

première Biennale d'art contemporain du Havre, se déroule sur deux durées liées à deux lieux, soit deux expositions.

du 1er au 25 juin 2006

« La Vie, la Ville »

dans divers lieux extérieurs de la ville du Havre

 

du 1er juin au 4 septembre 2006

« Continuum »

au Musée Malraux - Le Havre

 

La vie la ville

Le commissaire des expositions Claude Gosselin est un québequois, directeur général et artistique du Centre international d'art contemporain de Montréal et de La Biennale de Montréal. L'un des deux axes , "la vie la ville" qu'il a choisi pour cette biennale est soutendu par une réflexion sur la part importante que prennent les jeunes adultes dans le visage de la ville aujourd'hui. "Ils cherchent leur identité, ils cherchent à se réaliser. Ils regardent autour d'eux ce qui les définit et ce qui définit la ville. Leur vie est liée à la ville. Ils y trouvent des amis, des lieux, des objets avec lesquels ils tentent de réagir." Par ailleurs, la ville est multiculturelle, c'est une évidence.

Les oeuvres présentées sont donc dans une large mesure produites par une jeune génération d'artistes de toutes nationalités. Beaucoup de videos signées Annika Larsson, Jesper Just, Teresa Hubbard et Alexander Birchler, Emmanuelle Antille ...

 

Des installations

La Pergola, Le Havre 2006 Claude Cormier
90 000 boules de Noël
Intervention sur la Pergola de la place de l'Hôtel-de-ville

A perte de vue: terre, mer et ciel, 2006 Michel Verjux
Installation Tour de l'Hôtel de ville, Le Havre

   

Claude Cormier, artiste québequois crée à l'instar de Michel Verjus des paysages qui ne sont pas des paysages mais des événements, des actes aussi, sans doute. Au Havre, il a assemblé des milliers de chapelets de boules de Noël colorées, imitant les glycines. Ils envahissent les espaces dégagés de la grande pergola de l'Hôtel-de-ville et se fondent aux feuillages grimpants existants. L'entreprise Claude Cormier Architectes Paysagistes inc. réunit des amoureux de nature et d'artifice.

Michel Verjux est le co-fondateur du centre d'artistes À la limite et du centre d'art contemporain Le consortium tous deux à Dijon. Depuis 1996, il est Maître de conférences en Arts plastiques à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Michel Verjux a réalisé des performances qui l'ont amené à produire des ?uvres sous la forme d?installations. "Ses éclairages " ne sont pas des éclairages mais des événements, des actes nous dit-on. Parce qu'elles sont des "signes d'exposition", elles ont qualité d'oeuvre d'art.

Continuum


Thème : le palindrome

 

Définition (le Robert) : 1. Didact. Mot, groupe de mots qui peut être lu indifféremment de gauche à droite ou de droite à gauche en conservant le même sens (ex. ressasser, élu par cette crapule); 2. Biochim. Séquence d'ADN identique à une séquence de son brin complémentaire, quand l'une est lue de droite à gauche et l'autre de gauche à droite, et possédant ainsi un axe de symétrie binaire.

 

Déclaration : "Si le palindrome est fort connu des milieux littéraires, il l'est moins dans le champ des arts visuels malgré les nombreux travaux d'artistes qu'on découvrira dans cette exposition.

On découvrira également que le palindrome n'est pas seulement une structure simple à effet de miroir ou d'exercices faciles réalisés selon la manière de Rorschach, mais bien une structure mentale complexe à la source de conceptions cosmogoniques, esthétiques et scientifiques. A travers le palindrome, ce sont les notions d'infini, d'éternel recommencement (transformation de la matière), d'harmonie et d'expériences cognitives qui sont abordées.

 

Les artistes : ils sont au centre de leur démonstration. Ils préfèrent les constructions de l?esprit, les expériences empiriques, les observations de la nature et les découvertes des règles objectives de la perception à tout autre approche de l'existence. On ainsi été retenu : Carsten Höller pour l?étude des comportements humains, Alighiero Boetti pour les mathématiques, Alighiero Boetti, John Heward et Michael Snow pour la musique , Ed Ruscha, Ecke Bonk, André Thomkins pour le graphisme , Dana Claxton, Alighiero Boetti pour la spiritualité et la cosmologie et bien d'autres encore;

 

 

 

 Le palindrome

 
Abstraction (palindrome), 1989-2006 John Heward
Huile, acrylique et encre sur toile et sur rayonne, serres métalliques
Dimensions variables, c. H. 990 x L. 99 cm (c. H. 30 pieds x L. 3 pieds)
Collection de l?artiste
 

L'art d'aujourd'hui, tel que nous le présente Claude Gosselin dans cette biennale du Havre est résolument du côté du discours. Les oeuvres sont tenues d'être support d'énonciation, message. Elles sont à apprécier dans "une lecture visuelle". 

 

Si je ne devais en retenir qu'une ce serait celle de John Heward Abstraction (palindrome), 1989-2006

 

John Heward est né en 1934, il est peintre. Dans Abstraction (palindrome) , il nous montre une toile peinte pendouillante comme une vieille peau, une mue. Mais alors, s'il y a mue, il y a renouveau. Espoir ! Jubilation ! On rit ! L'Abstraction mal comprise a conduit une certaine peinture vers la mort. Mais dans cette oeuvre de John Heward  "sans début, ni fin",  palindrome oblige, la renaissance de la peinture est annoncée. Dans quelques années, on déclarera "C'était au Havre en 2006".

 

Informations pratiques :

voir le site de la manifestation

 

voir aussi : les sites du centre culturel canadien, de la biennale, de Michel Verjux, de la peak gallery pour les oeuvres de John Heward

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 07:15

 

J'ouvre par hasard un livre de Alessandro Baricco «L'Ame de Hegel et les vaches du Wisconsin» (Albin Michel 1998) où il est question d'analyser la «musique cultivée ». La citation  de Hegel et le face à face avec les vaches du Wisconsin me poussent à tourner les pages. Je crois comprendre  que la musique  cultivée est une invention de l'Europe romantique et qu'elle traîne à accoucher  de la modernité . Qu'elle remâche  son passé  et feint  pourtant  de prendre goût au présent  à travers son double manqué : « la musique contemporaine », laquelle peine à trouver son public  dans cette plaine aride de l'actualité, etc.


J'observe en gros que pour ce «musicologue et écrivain » tout se joue entre les cours d'Europe, la cour des grands et le désert des salles de concert cultivées. Je plie mais ne rompt pas. J'explose intérieurement. Je songe à ce musicien de Blues  que j'ai entendu souffrir  hier  à Aix en Provence devant un parterre de petits blancs  qui, tels des Petits Suisses  essayaient de coller  à un harmonica et un chant de vie, sans y parvenir. Je me souviens d'un petit guitariste ( ?) aixois  dont le swing sentait le jus de  chaussette même pas  noire. Je me dis que  décidément  il y a plus de choses en commun entre, disons, Chopin et Miles Davis qu'entre Baricco et moi.
Pourquoi donc ?


Parce que  je pense  qu'il n'y a pas de  « musique  cultivée » (concept gros comme une dent creuse , comme aurait dit Deleuze), mais qu'il y a plutôt  une musique orale et  une musique écrite . Que l'écrit tue  l'esprit, comme le disait déjà Platon ou l'Evangile et même Beethoven  sans doute, lequel n'avait pas besoin d'oreille pour entendre. Et que tant que la lettre  l'emportera sur le verbe, le dogmatisme aura de l'avenir. Et que dans ce cas rien ne vaut de citer Hegel  pour régler leur compte aux sourds.


Il vaut mieux leur chanter un blues, car il n'est même pas besoin  d'entendre  pour saisir  le « beat », c'est à dire le rythme  profond  de la beauté contenue  dans la vie, laquelle touche  par la peau  et les yeux aussi  au  « sublime » ou à l'idéal  si l'on veut, mais en se passant  de Hegel, qui peut bien faire  ses figures  abstraites.

 

P.G.

 

 

Pierre Givodan

Chroniques musicales

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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 07:06
 Conseil au bon voyageur


Ville au bout de la route et route prolongeant la ville : ne choisis donc pas l’une ou l’autre, mais l’une et l’autre bien alternées.

Montagne encerclant ton regard le rabat et le contient que la plaine ronde libère. Aime à sauter roches et marches ; mais caresse les dalles où le pied pose bien à plat.

Repose-toi du son dans le silence, et, du silence, daigne revenir au son. Seul si tu peux, si tu sais être seul, déverse-toi parfois jusqu’à la foule.

Garde bien d’élire un asile. Ne crois pas à la vertu d’une vertu durable : romps-la de quelque forte épice qui brûle et morde et donne un goût même à la fadeur.

Ainsi, sans arrêt ni faux pas, sans licol et sans étable, sans mérites ni peines, tu parviendras, non point, ami, au marais des joies immortelles,

Mais aux remous pleins d’ivresse du grand fleuve Diversité.
   
Victor Segalen
 voir aussi : Equipée le texte intégral et plus encore
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31 mai 2006 3 31 /05 /mai /2006 08:25

VAGABONDAGE

du 17 juin au 17 septembre 2006

Aubais (30) 

 
 

Une exposition collective

 

Véronique Agostini, Anna Baranek, F. Barbéris, A. Boissier, Edmée Delsol, G. Fournier, O de Frayssinet, J-P Umdenstock, Claude Champy , Matëi Négréanu , Danièle Schiffmann, Bernard Dejonghe....

 

  

La galerie HD Nick à Aubais dans le Gard a été créée en 1991 par Hélène et Didier Nick. Située en pleine garrigue, elle offre à un groupe informel d'artistes de beaux volumes d'exposition et des espaces extérieurs accueillants pour des oeuvres variées. Les formes d'expression mises en avant peuvent être picturales, graphiques, photographiques, sculpturales... Les galeristes favorisent pourtant la présentation de travaux qui dialoguent avec la matière. Une dizaine d'expositions personnelles et des présentations thématiques de groupe sont organisées chaque année.

 

Vagabondage, est l'exposition de l'été 2006. Elle regroupe les oeuvres d'artistes qui pour nombre d'entre eux ont déjà présenté leur travail dans ce lieu.

 

Les salles lumineuses de la galerie se révèlent particulièrement accueillantes pour les volumes de Véronique Agostini.

 
 

Il y a peu de temps encore Véronique Agostini était peintre. Le papier a remplacé avec bonheur la peinture. Le blanc, le noir, le brun ont éclipsé les couleurs.

"D'un paysage, où, devenue aveugle je pouvais courir sans tomber, j'entrai, les yeux grands ouverts, sur un territoire inconnu. Il fallait réapprendre à marcher sur une terre vierge, inventer des outils pour survivre, je m'étais mise en danger. "

L'aventure lui a réussi. Sa forêt primitive est pleine de vie. Les graines et les follicules de belle taille y éclosent solides et délicats à la fois. Elle est devenue "volumiste", "artiste papier", architecte d'un espace sans terre, ni béton.

 

Il faut voir aussi absolument les dernières toiles de la polonaise Anna Baranek où le blanc domine. " - Le Blanc, pour faire vibrer au maximum cette couleur qui n'en n'est pas une ; - Le Rouge, couleur excitante et fortement présente en contraste avec le blanc ; - Le Gris, la couleur de l'air et de la nostalgie. "

 
 

La galerie a publié une dizaine de monographies en 5 ans et plusieurs catalogues d'exposition. La dernière parution J. Géradin et T. Lancereau-Monthubert HD NICK éditions

Informations pratiques :

ouverture tous les jours, de 12h à 19h30.

Vernissage / cocktail le 17 juin à 19h
Concert de jazz à 21h dans le jardin (Joël Allouche et ses invités)
restauration sur place.


Coordonnées :
Galerie HD NICK
Chemin du Chasaret - BP 21
30250 Aubais
tél. 04 66 80 23 63
fax 04 66 80 23 64
mail hdnick@wanadoo.fr 
 
Aubais est à 5 min de la sortie "Gallargues" de l'autoroute A9, à 25 min des centres de Montpellier, Nîmes, Arles...
 
voir aussi : le site de la galerie HD Nick, nos dossiers Anna Baranek et Véronique Agostini
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