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15 septembre 2005 4 15 /09 /septembre /2005 00:00
 
Edith Roux La ville post-piétonne

Etrange quiétude d'une pause pique-nique sur une aire d'autoroute ensoleillée. La série photographique Euroland d'Edith Roux réalisée de 1997 à 2000, nourrit notre mémoire collective de la ville post-piétonne. Observatrice des mutations paysagères spectaculaires, Edith Roux a su fixer ces territoires généralement traversés. Zones de transit, commerciale, voies ou carrefours de communications, ceinture suburbaine, ces paysages marquent l'attention d'artistes, de paysagistes et de sociologues pointant des choix environnementaux qui conditionnent aujourd'hui nos comportements et notre perception.

Sous de grands ciels bleus, deux éléments cohabitent : la nature et l'industrie.

Forçant la verticalité, une jungle de signes monumentaux sort de terre : feux tricolores, panneaux routiers, enseignes, centrales, lignes électriques, hôtels, grues, bâtiments industriels.  Pas de promeneur solitaire. Construit à l'échelle automobile, ce territoire n'est plus à taille humaine.

 Euroland  englobe le territoire européen et dessine le paysage uniformisé d'une esthétique Disneyland.
Edith Roux connaît la subjectivité du médium photographique. Cadrage scrupuleux et retouche numérique participent au processus :


 Dans chaque cliché, et pour paraphraser le paysagiste Gilles Clément, la nature « vagabonde » [Eloge des vagabondes, Gilles Clément, Nil Editions, 2002] et enveloppe le décor photographique. Les « parcs à thème » sont presque noyés dans de ce que l'on appelle habituellement des mauvaises herbes . Echappant au contrôle des aménageurs, la nature fait son oeuvre, ce que Gilles Clément nomme « le Tiers paysage ».


 Autre choix systématique de la photographe, tous les nuages de la série ont été effacés. Le paysage européen brille sous un même soleil de cartes postales. Le point de vue et l'idéalisation de l'image ont manifestement une dimension critique. Au lieu de s'opposer formellement à ce qu'elle observe, Edith Roux, reproduit l'uniformisation en l'intégrant dans la forme de la série.  

Euroland soulève aussi la question du document ou de la photographie artistique. Edith Roux fixe l'essor urbain, elle l'a fait précédemment avec la série Dreamscape sur l'urbanisation galopante qui s'exerce en Chine. Elle investit l'enjeu de la construction et de l'aménagement du territoire dans son aspect plastique, visuel, paysager qui ne saurait évoluer indépendamment de choix économiques et politiques.
L'environnement est un indicateur fiable de nos mutations culturelles et de notre rapport à l'espace. Ses transformations affectent notre perception et notre pensée. L'attention sensible, visuelle que l'on y porte crée du paysage, un premier pas pour prendre part à l'évolution de notre environnement.

Sur le même terrain que Gilles Clément, Edith Roux tend à "inverser le regard porté sur le paysage en Occident".


 S.M.

 

A lire : Euroland, 34 images en couleurs de Edith Roux, textes de Gilles Clément et Guy Tortosa, collection Sujet-Objet, éditions Jean-Michel Place
 
 
 Le travail photographique d'Edith Roux sera présenté

à la galerie la Ferronnerie 40, rue de la Folie-Méricourt Paris  75011 dans l'exposition collective Trophées du 17 septembre au 25 octobre 2005 ;

au Quartier, Centre d'art contemporain de Quimper (29) à l'automne 2005.  
 
  
 voir aussi : notre dossier "envie de ville"

 





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14 septembre 2005 3 14 /09 /septembre /2005 00:00

PPP

Envers et contre tout, je n'irai pas à Saint Etienne, pour voir ça

 

PPP

 

 Trois fois, quatre fois, cinq fois, nous avons reçu l'annonce de l'exposition "En vert et contre tout" assortie de son visuel , accompagnée de son communiqué de presse.

 

En voici tout de suite un extrait  que je vais vous commenter à la Ben (Ben Vautier, bien sûr), un type un peu mégalo, parfois méchant mais pas con du tout :

 

L’exposition " En vert et contre tout "

 (- est-ce que ça évoque autre chose qu'une fumisterie , un titre pareil ?)

sous la direction de Lorand Hegyi,

(- là je ne dis rien, je ne le connais pas)

appelle à une vraie participation du visiteur

(- moi, j'irai pas, t'imagine ce qu'il va vivre le visiteur...)

qui, à travers un parcours réalisé sur 800 m2 , à travers salles et couloir,

(- tiens ! ça devient poético-sportif )

découvrira les différents aspects de l’œuvre de Pascal Pinaud, déclinés en différentes séries : de la générosité des formes et des fonctions à l’attention au principe de réalité et l’implication dans le quotidien,

(- bon ! y-aurait trop à dire! )


au questionnement permanent sur la " fonctionnalité/défonctionnalité " des objets."

(- est-ce que que c'est une question intéressante, celle qui concerne la fonctionnalité, défonctionnalité des objets ?

- Je prends un exemple au hasard, si mon lave-vaisselle est en panne, j'ai vite répondu à la question posée par PPP. D'autant plus vite  que je trouve pas que ce soit une question, juste un problème et je suis bien sure que je ne suis pas la seule à le penser ; qu'il y en d'autres tout comme moi qui préfèrent que l'art les renvoie à ce qui est du domaine de l'humain plutôt qu'à des rosaces sur le mur. Et, tu veux que je te dise ce qui me fait vraiment peur , c'est  le silo. Il le présente à la fin du parcours comme  :  "condensé des recherches sérielles de l’artiste qui réunit et rejoue l’ensemble de sa démarche"

- non seulement , tu te tapes, je ne sais combien de kilomètres de couloirs, des palissades et des moulins à prières mais en plus à la fin , il te rejoue le "tout", dans le silo.

- c'est véritablement inquiétant. Est-ce que tu as pensé comme moi aux pauvres visiteurs.  Il nous en parle au singulier mais , je crois qu'ils seront quand même plusieurs. (et il y aura sûrement des enfants dans le lot, par classes entières même). On va leur demander une "vraie participation ".  Ah! je les imagine transis d'effroi, humiliés de n'y rien comprendre, honteux de faire l'expérience de la vacuité dans un temple de la culture.

- Voilà pourquoi,  je vous propose de signer une pétition pour la libération de tous les otages du conceptuel érigé en gloire culturo-institutionnelle. )

Je me suis autorisé pour cette critique ce ton passablement  ironique car partout, on écrit que PPP est un type plein d'humour.  Il paraît que c'est pour rigoler qu'il se fait appeler PPP (Pascal Pinaud Peintre) , c'est "sa marque de fabrique".

- T'es pas un homme, PPP, t'es un colis. Pour un homme une marque de fabrique, c'est pas un logo. C'est un truc qu'on tient de sa grand-mère , un épi rebelle dans les cheveux ou un joli petit grain de beauté bien placé. 

Avant de lancer la pétition "pour la libération de tous les otages du conceptuel érigé en gloire culturo-institutionnelle"  et pour vous prouver que à défaut d'être toujours sérieux, nous sommes consciencieux à Art Point France, nous vous invitons à lire dans notre dossier "De la critique à l'esthétique" le texte bien argumenté de Pierre Givodan "Epiphanie ou agonie de l'art, c'est selon".  

 

L'exposition  "En vert et contre tout" est présentée au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne en ce moment . Mais en  2004 elle était au Musée des Beaux Arts de Tourcoing.

Nous pouvons regretter que deux galeries dont nous appréciions majoritairement les choix, la galerie Catherine Issert de Saint Paul de Vence et la galerie Nathalie Obadia de Paris suivent la pente savonneuse de préoccupations "vingtiémistes" liées à l'objet, la technologie, l'esthétique industrielle. 

Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole
La Terrasse – 42000 Saint-Étienne (France)
 voir aussi : notre dossier De la critique à l'esthétique
 
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13 septembre 2005 2 13 /09 /septembre /2005 00:00

 Derniers jours pour l'exposition d'été du L.A.C. de Sigean

Philip Akkerman – Manuel Ocampo
26 juin – 25 septembre 2005

 

Manuel Ocampo

 
Tout sépare les deux artistes présentés au L.A.C. durant  l'été,  leurs origines géographiques, Philip Akkerman est hollandais, Manuel Ocampo est philipin , leurs démarches artistiques respectives.

Manuel Ocampo est philippin, d'origine hispano-asiatique. Il habite depuis dix ans aux Etats-Unis. Il se situe à l'instar d'un Basquiat au croisement de plusieurs cultures. L'artiste est très concerné par les problèmes de société, les dangers courrus par les cultures minoritaires . Il malmène dans son oeuvre la religion catholique à laquelle il emprunte de nombreux symboles. Ceux ci  s'entrechoquent dans des compositions  surréalistes et  narratives. Chaque tableau est une profusion d'images et de signes. Dans ses ooeuvres, il mêle à la peinture des collages, des objets.

 

Philip Akkerman peint des autoportraits depuis 1981.  Il utilise pour cela les techniques anciennes des vieux maîtres de la peinture hollandaise. La récurrence de son sujet (lui même)   évolue au fil des années .  Il saisit les changements imposés à son visage et tente ainsi de capturer  les manifestations du passage du temps.

Les deux artistes ont finalement en commun un même rapport à la peinture. Leur langage est certes très différent. Mais pour l'un comme pour l'autre, la peinture est le médium susceptible de traduire leur questionnement sur l'homme, sa destinée, son rapport au monde.

 voir aussi  : le site du L.A.C. , le site personnel de Manuel Ocampo
 
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12 septembre 2005 1 12 /09 /septembre /2005 00:00

« LOOK BOOK »
Artazart et Pyramyd exposent

 du 8 septembre au 7 octobre 2005

 Reza Abedini

 

 Reza Abedini est sans conteste le représentant le plus emblématique et le plus novateur du design graphique iranien. Membre de l'Alliance Graphique Internationale, il oeuvre dans l'univers culturel en réalisant affiches et conception graphique de livres et de magazines, tout en enseignant depuis 1998 le design graphique à l'université de Téhéran. L'existence d'une école iranienne n'est désormais plus à démontrer et Reza Abedini est l'un de ceux qui contribuent à propulser le graphisme iranien, resté longtemps isolé, sur le devant de la scène graphique internationale. L'exposition « Cri Persan », présentée à l'occasion du Mois du graphisme d'Échirolles puis au Festival International de l'Affiche et des Arts graphiques de Chaumont en 2002, à laquelle Reza Abedini a participé, en est à cet égard une des illustrations les plus nettes. Fort de l'héritage culturel persan, le travail de Reza Abedini s'inscrit dans la recherche et la modernité. Une recherche autour de l'écriture, de la composition typographique et calligraphique mais aussi autour de l'image toujours traitée avec subtilité, retenue et suggestion.

 

 Les éditions Pyramyd dans leur collection design &designer lui ont consacré leur numéro 26, une édition bilingue en français et en anglais,  paru en décembre 2004  : Reza Abedini , Graphiste affichiste . Petit ouvrage de format 16x16, il comprend 120 pages et de très nombreuses illustrations. (vous pouvez l'acheter avec la Fnac, 12,35€ )

ARTAZART gallerie - 83, quai de Valmy - 75010 - Paris
 voir aussi  : le site personnel  de Reza Abedini http://www.rezaabedini.com/
 
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11 septembre 2005 7 11 /09 /septembre /2005 00:00
 L'art ou l'écart de la liberté
 

 Il n'y a pas de progrès dans l'art.

 

Ni naissance, croissance, ni mort de l'art.

 

Hegel a eu tort de faire de l'art, une des manifestations du vrai.

 

D'ailleurs il n'y a pas de vérité en art.

 

L'art n'est que métaphore, connotation, mystère, image et non coïncidence de l'objet à sa représentation.

Car comme tout symbole, l'homme compris, l'art manifeste un sens qui le dépasse.

 

Mais il y a une régression dans l'art. La chute dans le non-art est une manifestation historique du faux.

Le faux art se veut être l'art vrai, c'est à dire l'art nouveau, l'art de son temps, de son époque, "historique" etc.

Car comme tout employé de l'Etat l'artiste manifeste alors pour un sens dont il est maître. C'est l'art des professeurs et de l'institution, où la collusion art et politique est fracassante.


Conséquence : militant de la transcendance l'artiste est toujours celui qui parle pour ne rien dire, ou plutôt pour dire que ce qui se dit n'est pas tout.

Et pour nous rappeler à un peu plus de modestie, c'est à dire au sens du vrai qui mérite un peu plus de respect.


La prise en compte de l'in-fini doit bien se cantonner à l'art. Mais l'art par l'inscription de l'in-fini est l'activité de manifestaion de l'inachèvement du monde et de l'homme qui ne peut et ne doit pas être résorbé.

Cet écart marque celui de la liberté et préserve de tout réductionnisme de l'in-fini au fini (identifié à tort à l'absolu ou à la vérité historique).

 

(septembre 2005)

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

copyright Art Point France

 

 voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan

 
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10 septembre 2005 6 10 /09 /septembre /2005 00:00
 
 15eme salon de la Revue

samedi 15 et dimanche 16 octobre 2005

Espace des Blancs-Manteaux à Paris

 

Le quinzième salon de la Revue est organisé dans le cadre de la 17ème édition de Lire en fête qui rassemble sous sa bannière quantité de manifestaions en france et dans le monde les 14, 15 et 16 octobre 2005.

 

 L'Association des Revues Scientifiques et Culturelles basée à Nivelles en Belgique participe au salon. Elle représente de très nombreuses revues scientifiques et culturelles francophones de Belgique, Espagne, France, Grand Duché du Luxembourg, Québec et Suisse. Le site web de l'ARSC est  bien documenté, pratique et efficace. Il permet d'acheter les revues ou de s'y abonner.

 

 Parmi les revues diffusées par l'ARSC vous trouverez , La Part de l'Oeil - Revue d'esthétique et de pensée des arts plastiques, Passage d'encres  une revue internationale d'art et de littérature, La revue Archipel qui privilégie la création littéraire sous ses formes les plus diverses, Sources une revue qui s'efforce de cibler les enjeux de la création poétique. Pour plus de détail vous pouvez consulter notre présentation.

 

 
 
 
 Nous nous sommes également interressé dans ce dossier à la revue rehauts crée  en 1998 par Hélène Durdilly (peintre),assistée par Jean-Pierre Chevais et Jacques Lèbre (poètes). La revue est semestrielle. Les dix premiers numéros sont épuisés. Le dernier numéro paru était le numéro 15 printemps-été 2005.  La livraison de l'automne-hiver est à paraître. Pour en savoir plus

 

 

 

 
 

 

 

 

 Nous avons extrait du numéro 14 un essai d'esthétique "Qu'est ce qui fait l'art d'un objet ?" de Nicolas Grimaldi , ancien professeur à la Sorbonne; Il est accompagné d'une suite de dessins de Marie Sallantin. Nous vous le livrons dans son intégralité. Pour lire l'article de Nicolas Grimaldi.

 

voir aussi : la présentation des peintures de Marie Sallantin sur le site d'Art Point France

 
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9 septembre 2005 5 09 /09 /septembre /2005 00:00

 Du 19 septembre au 28 octobre 2005

Au MAGASIN d’en face à Grenoble

 

 Marcel Dzama  

Sans Titre, 2004  22 x 14 Inches, encre ,  aquarelle et Root-beer sur papier

copyright Richard Heller Gallery

Marcel Dzama est né en 1974 à Winnipeg au  Canada . Un jeune artiste  qui vit et travaille à New York.


Les dessins de Marcel Dzama mêlent des références à la fois populaire et savante, comme l’histoire de sa ville natale, le film noir, le surréalisme ou des figures mythiques. Réalisés à l’encre et à l’aquarelle le plus souvent sur papier, ils sont reconnaissables par les tons marron obtenus par l’utilisation d’un concentré de Root-beer ( boisson effervescente faite à partir d’extraits de racines ).


L’artiste compose des scènes peuplées de personnages, d’animaux, de robots, peints dans des décors réalisés avec peu d’éléments (un horizon, un arbre, une plaine enneigée). L’ensemble évoque des situations familières et ambiguës sans avoir recours à un contexte narratif.


L’exposition au Magasin d’en face, centre national d'art contemporain de  Grenoble, propose 8 dessins à l’aquarelle et à l’encre sur papier et deux séries de 16 et 25 dessins, réalisés en 2004. Sera aussi présentée dans l’espace d’exposition une compilation de 18 vidéos.

L'exposition est visible du 19 septembre au 28 octobre 2005

Au MAGASIN d’en face
Site Bouchayer-Viallet, 155 cours Berriat, Grenoble. Ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18h

 voir aussi : le site du  Magasin
 
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5 septembre 2005 1 05 /09 /septembre /2005 00:00

Scène d'intérieur

 

Faisons l'hypothèse qu'il existe deux visions de la condition humaine. La première est que l'homme est comme chez lui dans le monde. La seconde, que le monde est radicalement autre et que l'homme construit son espace, sa durée, sa vie, dans un univers propre qu'est l'histoire passée, présente, future, de tous ses actes, désirs, idées.

 

Pastor, peintre, passeur de sens, appartient selon nous à la seconde famille. Il y a l'homme ou plutôt l'humain, femme et enfant compris. L'intérieur : chambre, salon, lit, chaise, fenêtre, ombre... et le dehors.

 

La lumière vient de l'extérieur.

 

Le sens est au delà ; transcendant.

 

Déisme. Radicale séparation du dedans et du dehors. De Dieu et du monde, donc.

 

Attente, mélancolie, fuite, révélation.

 

Dans le monde du peintre rien de ce qui est humain n'est autochtone.

 

A l'opposé une peinture théiste ou panthéiste est nécessairement une peinture du dehors.

 

Peinture des intérieurs contre peinture des extérieurs.

 

La ligne "Cézanne - Picasso" et la série des grandes baigneuses...

 

Subjectivité pure ou retour aux choses.

 

Chez Pastor enfin, le sujet coïncide avec son objet : l'intériorité.

 

Peinture "romantique" selon le mot du XIXème siècle ou peinture tout court ?

 

Question de perspective, plutôt.

 

Pierre Givodan

 

 Gilbert Pastor

peintures, dessins, livres

Vernissage le vendredi 9 septembre 2005 à partir de 18heures

en présence de l'artiste. Lecture de Jean-Louis Giovannoni à 19h 30.

Exposition du 9 septembre au 29 octobre

 

 Gilbert Pastor est né en 1932 à Marseille, dans un quartier populaire où il vécut jusqu'en 1970 avant de s'installer dans le village de Haute-Provence où il vit et travaille aujourd'hui.

En 1948, Pastor rencontre , Boris Bojnev, peintre et poète russe dont l'esprit "brocanteur" aura une influence sur lui.

En 1975, il fait la connaissance du marchand de tableaux lyonnais Paul Gauzit qui présentera régulièrement son travail à partir de cette date dans sa galerie Le Lutrin à Lyon, 1977, 1981, 1987, 1990, 1997, 2002 .

Par ailleurs, il expose principalement à Paris, Nantes et dans la région Provence. La galerie Remarque lui  consacre une deuxième exposition personnelle.

 Galerie Remarque 2, place de l'hôtel de ville - 83720 Trans-en-Provence

ouvert du mardi au samedi de 15h 30 à 19h 30

 voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan
 
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4 septembre 2005 7 04 /09 /septembre /2005 00:00

Le chant rythmique de l'esprit
Arts de l'Islam et Abstraction géométrique

jusqu'au 8 janvier 2006

 Espace de l'Art Concret Château de Mouans-Sartoux

 

Née d'une suggestion de Gottfried Honegger, représentant historique de l'abstraction géométrique et fondateur de l'Espace de l'Art Concret, l'exposition "Le chant rythmique de l'esprit ", Arts de l'Islam et Abstraction géométrique revient sur la question des possibles influences intellectuelles et formelles que les arts du monde arabo-musulman auraient pu exercer sur certains aspects de l'art abstrait géométrique en Occident .


Le propos de l'exposition s'articule autour de plusieurs cas avérés et revendiqués de contacts de représentants de l'abstraction géométrique tels que François Morellet, Karl Gerstner , mais également Gottfried Honegger ou Vera Molnar avec les arts de l'Islam.

 

En réservant une part privilégiée de son parcours à Frantisek Kupka , l'exposition cherchera aussi à rappeler l'ancienneté de ces influences.

 

L'intérêt persistant que suscitent l'esprit et les formes des arts de l'islam chez des artistes apparus plus récemment tels que Tania Mouraud , ou Bernard Frize sera également abordé. Enfin, dans une influence à rebours, l'œuvre de Mehdi Moutashar témoignera d'une lecture fondée sur sa culture arabo-musulmane, à la lumière des ressources du minimalisme de l'abstraction géométrique des avants-gardes européennes.

 

La totalité du parcours de l'exposition est animée, en contrepoint rythmique, de la présence d'œuvres issues du monde islamique, prêtées par le Musée du Louvre, Département des Arts de l'Islam, ainsi que par l'Institut du Monde arabe de Paris.

 

Voici ce que France Huser écrivait le 18 août 2005 dans le Nouvel Obsevateur à propos de l'exposition :


"Les arts de l'islam et leur dialogue avec l'Occident. Des panneaux de porte à décor de rosace étoilée, l'artisanat marocain d'aujourd'hui, un moucharabieh d'Egypte datant du xviie siècle, un plat à rosace de Chypre, un astrolabe planisphérique du Yémen, des stèles funéraires, des coupes anciennes et les motifs d'une coupe ancienne... autant d'œuvres confrontées à des artistes d'aujourd'hui. C'est François Morellet, qui s'inspire de l'Alhambra de Grenade, et Gottfried Honegger ou Vera Molnar: des artistes qui regardent les rythmes des arts de l'islam pour créer à leur tour des féeries géométriques, intemporelles, où l'expression se situe entre le plaisir et la rigueur. Les règles qu'ils s'imposent sont là pour lancer de nouveau défis, un exercice de la liberté qui n'est pas une paresse, mais une conquête."

 

Espace de l'art concret Donation Albers-Honegger 06370 Mouans-Sartoux Alpes Maritimes Tel 04-93-75-71-50.
 voir aussi : le site du CRDP de Nice
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2 septembre 2005 5 02 /09 /septembre /2005 00:00

 Vertiges

un ensemble de manifestations proposées par

Le Printemps de septembre

dans différents lieux à Toulouse

 

Fête initiatique autour de la photographie, la vidéo, la chorégraphie, la musique et les performances, le Printemps de Septembre est un hymne à l'image contemporaine. Le Printemps prend place dans divers lieux du patrimoine historique, touristique et culturel de la ville. Expositions, Parcours Nocturne avec jeux d'installations-lumières et de rayons laser, Soirées Nomades, actions pédagogiques... Gratuité totale.


Le festival 2005 vous propose un ensemble d'expositions intitulé Vertiges. Mouvement de rotation, tournoiement, étourdissement, mais aussi exaltation, ivresse ou fantaisie.


Tous les moyens d'expression sont convoqués : de la peinture telle que Sigmar Polke la réinvente, à la photographie, avec notamment la récente série des Clowns de Cindy Sherman, mais aussi la sculpture ou l'installation multimédia.

 

 voir  : le site de la manifestation

voir aussi : l'exposition Stéphane Calais à l'Espace Ecureuil

 
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