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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 07:02

une étrange familiarité



du 4 avril au 07 juin 2009

Chapelle de la Visitation
espace d’art contemporain


Françoise Petrovitch


Françoise Pétrovitch, une étrange familiarité
Quatrième et dernière du cycle « Art & Figure », l’exposition que consacre la Chapelle de la Visitation à Françoise Pétrovitch vise à présenter la démarche d’une artiste dans la pleine maturité de son oeuvre. Après « Erró, le fou d’images », « C’était au début des années 80… » et « Mathias Schmied, le dessin évidem(m)ent », cette nouvelle formulation confirme l’intention de cet espace de se situer pleinement dans le réseau de l’art contemporain le plus vif et le plus prospectif. Non seulement du département et de la région mais de la scène artistique nationale.


D’un dessin qui s’est tout d’abord affirmé du côté de l’illustration ou du journal de bord, l’art de Françoise Pétrovitch a pris son autonomie la plus résolue pour se suffire à lui-même au regard d’une iconographie qui balance entre le fabuleux et l’incongru. Jusqu’à se trouver au fil du temps un écho dans la sculpture. Les différentes séries d’oeuvres que l’artiste a constituées au cours des dix dernières années nous invitent ainsi à une sorte de voyage inédit du côté d’une Alice d’un pays tout aussi familier qu’étrange où il n’est plus question de raconter une histoire mais au contraire de se saisir de fragments d’images livrés bruts de coffre au regard.


Figures, animaux et objets y sont les motifs récurrents de représentations génériques qui se passent de tout repère identitaire particulier. La démarche de Pétrovitch a ceci de singulier qu'elle ne repose en fait sur aucune vérité, qu'elle cultive l'incertain et le composite. Du quotidien à l'universel et du pittoresque à l'archétype, les images de Françoise Pétrovitch balancent entre évidence et mystère. « Je n’aime pas les grands thèmes », tient à préciser Françoise Pétrovitch prenant le risque par-là de laisser croire qu’elle n’a pas la taille à s’y mesurer. En réalité, pas plus qu’il n’y a de genre noble ou de genre ignoble, il n’y a de grands thèmes ou de petits thèmes. Françoise Pétrovitch n’a pas de souci à se faire. Ses curieuses figures dessinées, ses poupées de verre et ses sculptures en céramique de personnages et d’animaux fabuleux qui investiront la Chapelle de la Visitation ont quelque chose d’une force de signe tout à la fois éphémère et persistante.
Philippe Piguet,
commissaire chargé des expositions

 

photo : Françoise Pétrovitch, Ne bouge pas Poupée, 2007, verre soufflé et argenture, 80 cm hauteur, pièce unique et production CIAV (centre international d'art verrier), Meisenthal, Courtesy Galerie RX, Paris.


Informations pratiques :
Chapelle de la Visitation 
espace d’art contemporain
rue des granges 
74200 Thonon-les-Bains

Ouvert du mercredi au dimanche de 14h30 à 18h – entrée libre

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:13

oeuvres d'artistes

du 25 avril au 30 octobre 2009

Bambouseraie - Générargues (30)



Paca Sanchez



Bambouseraie : les merveilles d'étonnants artistes.


La foi rend raison de tout. Ainsi on peut établir que la nature donne son aliment au coeur. C'est le pari que la Bambouseraie a tenu et gagné pour démontrer l'existence de l'accord des proportions de l'art avec l'esprit d'un lieu, sa lumière, sa vie propre. Il s'agit de comprendre toujours que la présence d'un geste créateur,  nourri ici essentiellement du végétal au risque et péril de l'incertitude, retrouve et développe au final les chances de gain, sans calcul, dans un environnement propice.

Mais c'est de la force des oeuvres de deux artistes, qu'il est enfin question.


Paca Sanchez
nous offre quatre réalisations majeures parce que paradoxales.  Avec "L' Axe du monde", une grande couronne de cades tressés qui légère semble en suspens autour du fût d'un chêne, elle révèle la grandeur dont dépend la volonté des hommes. En honorant l'arbre elle établit la majesté du lien qui relie le ciel à la terre.   "La Pierre de clairette",  assemblage aérien de sarments de vigne joue avec l'air et la lumière, cherchant à approcher la géométrie parfaite du cube . Son écriture complexe donne la réplique au  grand texte écrit par le bosquet de bambous dressés où elle se niche.  Les mêmes valeurs d'équilibre et de délicatesse se retrouvent dans "Ikebana", une installation composée à partir d'un long bambou sinueux. Piqué de souples branches de saules entrelacées comme autant de mots savamment calligraphiés, il se reflète dans l'eau calme d'un étang,  invite à la suave musique de silence, à la méditation et au repos. Vient enfin, le miracle de "L'humble cueillette", 1500 boules duveteuses de graines de pissenlits disposées sur des portées dans une régularité saisissante.  Une serre est l'écrin de ces précieux et fugaces joyaux du monde végétal.  Offrande et remerciement, caractère éphémère et certitude, fragilité et puissance, humilité et perfection, tout s'oppose et  pourtant se complète dans l'intense et sublime connivence que Paca Sanchez entretient avec les végétaux du quotidien.


 Bernadette Chéné


La démarche de Bernadette Chéné est différente elle recherche délibérément  la complicité non pas avec les objets de la nature mais avec l'espace architecturé, ici les paysages d'un jardin merveilleux.  Ce qui lui importe c'est de révéler au delà des évidences  le trait d'union entre l'homme et l'environnement qu'il s'est construit et agencé. Elle a ainsi installé quatre oeuvres significatives dans quatre endroits choisis. :  la première "Si près de l'observatoire" est une simple cabane construite en éventail,  savant écho des maisons laotiennes ;  la suivante "Le chemin du haut",  est une ogive de bambous noués à quatre mètres de hauteur, architecture souple qui suit un étroit canal  et crée une voûte protectrice ;  puis vient  "La chaussée du chêne", pavement de géant pour un chemin de  mémoire à la mesure d'un arbre vénérable dont les tronçons massifs et réguliers déroulent calmement leur colonne effondrée ; et enfin  animale ou minérale c'est selon, "La patience à l'épreuve", une pièce en papier aux proportions plus modestes, transplantée à l'abri d'une roche dans un espace ratissé. De changement en métamorphose, elle est destinée à subir l'épreuve des  intempéries, à être le témoin des cycles du temps.

Si l'art peut être réalisé dans n'importe quel site, le lieu élu détermine en partie les oeuvres. Paca Sanchez et Bernadette Chèné ont travaillé toutes deux sur place. Elles ont produit des sculptures in situ à partir des éléments récoltés.  "Si l'une est plutôt tellurique et l'autre plutôt aérienne" (René Pons) chacune a établi un  dialogue sensible et juste avec un espace exceptionnel, un  parc déjà ancien dont la beauté et la riche histoire témoignent en faveur de la durée, du passage du temps. 

Catherine Plassart


photos : Nicolas Havette

 

Paca SanchezInformations pratiques :

La Bambouseraie
Domaine de Prafrance
30140 Générargues
France (à 2km d'Anduze)
33 (0)4 66 61 70 47
bambou@bambouseraie.fr

ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30

voir aussi : www.bambouseraie.fr , http://paca-sanchez.org/, http://bernadettechene.com/

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 12:53

Le vin des amants


du 25 avril au 31 mai 2009


Tour Philippe le Bel - Villeneuve lez Avignon (30)




Bernard Lacombe



Bernard Lacombe, une peinture mallarméenne.

Nées d'une petite histoire  "Le vin des amants", texte de Martine Gasnier, les images de Bernard Lacombe au-delà de ce qu'elles représentent suscitent l'énigme. La vigne, le vin sont là comme des évidences mais lorsqu'il s'agit des amants la peinture provoquent des vagues d'échos sensibles. Et l'on s'égare. Et l'on songe  à Mallarmé.


"La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres. - Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres "


Le chagrin s'est emparé des êtres. Les animaux, chien, éléphant  sont les témoins compatissants et attentifs de leurs regrets, de leurs doutes, de leurs renoncements. L'esprit du vin flotte encore au dessus des tonneaux et à l'horizon du lieu de l'absence.   Comme dans la chanson des Rita Mitsouko, "jusqu'à y crever leurs forces" les amants "pour le pire et le meilleur, marchent sans sourciller d'un pas irrégulier".   Parfois vautrés, anéantis, souvent enlacés et sublimes, ils errent sur les chemins de l'ivresse bordés des feuilles de la vigne aux couleurs vermillon et vert véronèse, de ses fruits juteux en grappes lourdes. D'un côté le simple et idéal paradis aux parfums et couleurs connus. De l'autre, l'univers scellé des amants si intimement proches mais qui se cherchent encore.


Vertige des sensations, puissance de l'incertitude, la passion est un bouquet qui se fane tôt ou tard. Le vin peut-être long en bouche toutefois ;  et le corps qui s'efface, les sens en alerte se souviennent du miracle des promesses amoureuses. La boisson des dieux est alors  une liqueur. Quand elle est bue, le verre conserve toujours la trace de ses larmes. Mais pour Bernard Lacombe  le néant est  le point de départ qui conduit au Beau. Il fait du langage allégorique un expressionnisme éminemment moderne. La suggestion qui est au fondement de sa peinture ouvre sur les coulisses de l'existence, dévoile les splendeurs déroutantes et souvent paradoxales qui s'agitent derrière la scène. Comme la chambre des amants fermée sur elle même,  l'oeuvre est un espace clos qui résonne du sens mystérieux des aspects de la vie. Comme l'ivresse, et à l'égale de la poésie,  la peinture est ici encore, un langage en quête de "son rythme essentiel". Bernard Lacombe a une tâche à remplir,  résister aux lieux communs, inverser les images, briser les moules. Sa peinture à contre-courant des tendances, est au risque de déplaire une recherche dont les moyens sont exclusivement plastiques et le but spirituel.


Catherine Plassart



Bernard Lacombe

 

photos : Deux oeuvres de la suite de 14 peintures "le vin des amants", huile sur papier 50 x 65 cm coll. particulière


informations pratiques :

Tour Philippe le Bel
Villeneuve lez Avignon

ouvert tous les jours sauf le lundi
de 10h à 12h 30 et 14h à 18h 30


Autre exposition :

Du 24 avril au 24 mai 2009

Villa Tamaris Pacha - La Seyne sur mer

Le Noir Absolu et les leçons de ténèbres
exposition collective
avec Birga, Degottex, Dezeuze, Fontana, Gysin, lacombe, Morandi, Rancillac, Skoda...

Dans cette exposition collective réunissant 30 artistes Bernard Lacombe présente cinq oeuvres.


voir aussi : le site personnel de l'artiste

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 16:13
oeuvres sur papier, volumes, livres et céramiques


du 16 mai au 01 juin 2009


L'olivadou, Beaurecueil (13)







Les rêveries fugitives d'une vie seconde.
L'art aurait-il pour but de louer la vie, de la fortifier ? Le pouvoir de donner l'existence aux formes à travers la sculpture, la gravure, le dessin, la photographie, est très présent dans cette exposition de Véronique Agostini, Florence Goellner et Florence Barberis. On a trop souvent oublié que la création est un stimulant au désir. Elle n'est pas une activité gratuite. Les relations que ces artistes entretiennent avec la nature, le monde extérieur, l'ordre du plaisir et l'existence sensible en général sont tangibles. Sur le terrain de l'éclosion des choses périssables, évanescentes et supérieures ces créatrices jouent la profondeur, la racine des images. Elles percent les portes du monde visible en nous montrant que les apparences sont dignes d'être aimées.
PG



Florence Goellner, Véronique Agostini, Florence Barbéris 


L’œuvre généreuse de Florence Goellner est à l’image de sa vitalité et de son énergie. L'artiste réalise des totems et des cocons, des tableaux assemblés, tout un monde végétal et minéral de céramique. Déclinaison de blancs, émaux colorés, terres brûlées, surfaces lisses et vernissées, ou revêtements bruts et rugueux, on ne sait ce qui l'emporte de l'infinie  variété des tons ou de l'originalité des formes. (photo 1)

Florence Goellner est née en 1957 elle vit et travaille à Aigues Vives dans le Gard. De formation scientifique, elle quitte en 1991 ses fonctions d’enseignement pour se consacrer à la peinture et à la sculpture. Florence Goellner expose en France et en Allemagne.



Véronique Agostini trouve son inspiration dans le Japon, des kimonos, des origamis et des obis.  Elle grave et façonne le papier selon la technique ancestrale du suminagashi, et trouve là, une occasion de rencontre entre papier et encres, entre maîtrise et hasard.  Le matériau employé est fragile. Il est pour l'artiste à l'image de notre condition éphémère. (photo 2)


Véronique Agostini est née en 1965 à Sète, elle vit et travaille dans l’Hérault.
Artiste autodidacte, elle puise son inspiration dans une observation attentive de la nature et de ses rythmes.
Depuis 2000 elle a participé à de nombreuses expositions en France et en Allemagne.





Les œuvres de Florence Barbéris  associent dessin, gravure et photos, elles sont délicates. Les cartons griffés et gravés révèlent une géographie de couleurs tendres.  Mais force et détermination se mêlent à la douceur pour nous offrir la poésie de l'intime. (photo 3)

Florence Barberis est née en 1964, elle vit et travaille à Aubais dans le Gard. Dessinatrice et graveur, Florence Barbéris a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives, dont la fête de la gravure à Liège (Belgique). Elle est l’organisatrice de la biennale de l’estampe de Nîmes.



Véronique Agostini et Florence Barberis exposent oeuvres sur papier, volumes et  livres,  Florence Goellner  présente sculptures céramiques et installations  dans "Terres et encres, totems et balivernes" du 16 mai au 1er juin 2009 à  Beaurecueil dans les ateliers d'artistes de L'olivadou, situé sur la route Cézanne qui serpente à l'ombre de la Sainte Victoire. 


informations pratiques :

Vernissage le samedi 16 mai de 16 heures à 20 heures

Ateliers d'artistes
L'olivadou
5224 route Cézanne
13100 Beaurecueil 

 ouvert du mercredi au dimanche inclus, de 15 heures à 19 heures, et le 01 juin.

voir aussi :  le site de Véronique Agostini, une présentation de Florence Barberis, une présentation de Florence Goellner
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 18:25

petits formats

du 11 avril au  17 mai 2009


Maison de la Tour - Valaurie (26)



Florence Grenot

 

Florence Grenot. La gravité du portrait.

Avec les pastels de Florence Grenot la description d'un visage se transforme physiquement en une représentation comme dédoublée. D'un côté quelque chose d'infiniment recouvert, la matière et les intéractions des gestes occultant presque la gravité des personnages, mais de l'autre côté avec autant de succés, le mouvement, l'influence du rythme universel, font ressortir l'aspect de "pensée" de cette vision  qui déroule les instants de l'histoire individuelle.

Ainsi recule l'énigme, ainsi avance l'harmonie, l'unité provisoire, suffisante à une pratique intense et évocatrice d'une manière vibrante du portrait. Ceci pour qu'émerge l'exploration de la réalité humaine.
 
PG


Florence Grenot expose ses pastels à l'huile petits formats avec trois autres artistes à la maison de la Tour  Valaurie .

Vernissage le vendredi 10 avril à partir de 18h



Maison de la Tour 
Valaurie 26

ouvert : samedi, dimanche, lundi
et jours fériés de 14h à 19h


voir aussi : la vitrine de Florence Grenot sur  Art Point France

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 07:41

Du 09 avril  au 17 juin 2009


A cent mètres du centre du monde - Perpignan



Rafael Armengol s'initie aux arts plastiques vers la fin de la décade des 50 et au début des soixante quand il suit des cours universitaires à la Faculté des Beaux Arts de Valencia. Il a été un des précurseurs du Pop-Art, OP-Art et hyperréalisme en Espagne et en Europe au début des années soixante. Armengol nous propose à partir de la Vénus de Giorgione et Titien et de l’Amour Profane également de Titien, la possibilité d‘accéder aux oeuvres remarquables de l’histoire de l’art mais avec des codes nouveaux. Des codes qui n’affaiblissent en rien ’original, bien au contraire ils nous aident à la concrétion en se servant de techniques et de formulations coloristes qui rehaussent les parties essentielles de l’oeuvre primitive.


La technique des points, petits ou plus grands, le trait fin ou large, la prédominance latérale du bleu ou du rouge, le dégradé d'une autre couleur en fonction de la profondeur de l'image, la réinterprétation multiple etc. forment en définitive, la vaste capacité expérimentatrice de Armengol.. Et cette capacité nous le présente comme une des figures les plus singulières et riches du panorama artistique actuel.
Jesus Huguet




Rafael Armengol est accompagné par Claudia Bushing


informations pratiques :


A cent mètres du centre du monde
Centre d'art contemporain
3, avenue de Grande Bretagne
Perpignan
 04.68.34.14.35
info@acentmetresducentredumonde.com



Ouvert tous les jours de 15h à 19h


photo : (1) Rafael Armengol, (2) Claudia Bushing



voir aussi :
www.acentmetresducentredumonde.com

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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 09:12

Passare

du 27 mars au 25 avril 2009


Cloître Saint-Louis - Avignon


Fabrice Rebeyrolle


Les intuitions du monde de Odile de Frayssinet et Fabrice Rebeyrolle.

Il n'est pas douteux que tout art commence avec l'expérience - quoique l'on ne connaisse qu'éveillé. Ainsi Odile de Frayssinet et Fabrice Rebeyrolle mettent en mouvement notre activité sensible et imaginative  en produisant des objets, tableaux chargés de matière pour l'un, scupltures tressant du raffia autour d'une armature métallique pour l'autre. Un dialogue en ressort, uni autour des "éléments" (terre, air, eau, feu) souligne-t-on dans le dossier de présentation.

Mais selon nous, bien au-delà, on nous propose ici de juger le nécessaire : la vie, la mort, les corps légers et pesants, l'universalité des liaisons qui composent l'ordinaire de nos certitudes (et de nos peurs). La couleur (blanche, noire, grise), la dureté, la mollesse, la substance inhérente du monde, espace et temps compris, sont représentées là comme quelque chose qui ressemble à un fondement.
PG

L'exposition O. de Frayssinet et F. Rebeyrolle s'organise sur les 700 m2 des trois niveaux au Cloître St Louis d'Avignon. Premier niveau : les peintures de Fabrice Rebeyrolle sur le thème de la terre et du limon, au second la rencontre entre "la flotille" d'Odile  de Frayssinnet et un ensemble, volumes et peintures de F. Rebeyrolle, au troisième, une mise en espace des sculptures de O. de Fraysinnet entre deux "Portes".


Odile de Frayssinet


informations pratiques :

vernissage le jeudi 26 mars à partir de 18h.

Cloître Saint-Louis
20 rue du portail boquier
84000 AVIGNON

parking Cours Jean Jaurès

Tous les jours de 14h00 à 19h00
(sauf le lundi)


photo : (1) Fabrice Rebeyrolle « eaux profondes » Technique mixte sur panneau 150 x 150 cm  2008 (2) "Barques" Odile de Frayssinet


voir aussi : le dossier de presse de l'exposition, le site d'Odile de Frayssinet, la vitrine de Fabrice Rebeyrolle dans Art point France

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:42

"faire son trou" 

du 20 mars au 3 avril 2009

galerie "bien venue à bord"  -  Nîmes (30)





Crassier fumant et linguistique rock’n'roll.
Ci-dessous, petite leçon de vocabulaire qui en dit un peu sur la distance qui sépare un travail de taupe, d'une aspiration à planter son drapeau sur une cime.  On la doit à Christophe Blanc  qui présente à la galerie "bienvenue à bord" une installation  "faire son trou" mettant en situation des dessins animés et des supports électriques.


"Faire son trou"
Signification : Se faire une place.
origine:
Cette expression du XIXe siècle est une référence aux animaux qui creusent leur terrier.
Cette image renvoie à la sécurité matérielle et au confort, mais également à la réussite.
"Faire son trou" signifie donc que l'on travaille à se faire une place dans le monde.
 
expression suivante
"Faire une belle jambe"
Signification : Ne servir à rien.
Origine :(...)l'expression est devenue "faire bien la jambe", et enfin "faire une belle jambe".
Ici, la "belle jambe" représente la prétention masculine.
Dire que quelque chose nous fera "une belle jambe" signifie que cela ne sera utile en rien.
 


Biographie soft et nettoyage de printemps.
Christophe Blanc est un illustrateur/réalisateur indépendant. Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse, il fonde en 1998 D-tracks, un collectif de vidéo et d’art contemporain. En 2003, il s’installe à Paris, il est représenté par l’agence Creative Syndicate et réalise des films d’animations pour FIAT et COCA COLA. Parallèlement sous le nom de VALPARESS il développe un travail graphique "trash" et sombre à la fois, sur support papier (dessin, livre…) et dans des films d’animation. Il se fait alors remarquer par des groupes de rock comme LCD Soundsystem pour qui il réalise plusieurs clips. Depuis 2004, on peut voir régulièrement ses films dans l’émission « Les films faits à la maison » sur Canal +. Aujourd’hui il vit et travaille à Nîmes.

Sous cette présentation conventionnelle, se cache un véritable trublion de l’illustration et de l’animation, jugez plutôt. Un crayonné frénétique,  des idées tout aussi énergiques. Vous pouvez lire une interview de Christophe Blanc ICI, il a répondu aux questions d'André Sanchez sur Web Culture.





informations pratiques :

vernissage le vendredi 20 mars à 19h

galerie "bien venue à bord"  
2, cours Nemausus
30000  Nîmes

ouvert du lundi au mercredi de 9h à 12h et 14h à 18h
jeudi et vendredi sur rendez-vous 04 66 84 95 77


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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 06:40

Du 10 janvier au 20 mars 2009


Musée National Picasso - Vallauris

Franck Scurti

Franck Scurti met en image l'expression "se serrer la ceinture": comme précédemment dans la série dite "Les reflets", l'artiste fait subir aux objets - ici des vases, des jarres, des pots et autres ustensiles produits artisanalement par un artisan céramiste, Gérard Crociani, de Vallauris - des distorsions qui les défigurent considérablement. Ces poteries ainsi malmenées font, par la suite, l'objet d'un traitement très délicat, elles reçoivent une pellicule d'or sur leur paroi intérieure. A cette violence transgressive répond ainsi un contre geste réparateur. Franck Scurti s'accorde ainsi avec les procédés souvent utilisés par Pablo Picasso lui-même qui n'ésitait pas à dire que la vraie création est toujours une somme de destructions.


Franck Scurti


La série de céramiques réunies sous l’intitulé Empty Worlds réalisée pour le musée national Pablo Picasso, La Guerre et la Paix à Vallauris s’intègre exactement dans cette exploration de la répétition qui traverse régulièrement l’art de Scurti. Si un indéniable air de famille réunit l’ensemble de ces oeuvres, chacune reste profondément et absolument unique dans son genre. Car les règles de la série, ses rigueurs, ne valent pour Scurti que parce qu’elles lui permettent de produire des exceptions, d’inventer des cas qui font et qui sont la série comme telle. Tout se passe en effet ici comme si le protocole déviait fatalement à un moment donné de son possible devenir industriel pour être le prétexte à la mise en valeur de l’imprévisible, de ce qui déborde le cadre mais que ce dernier rend néanmoins possible, qu’il favorise. Loin d’être un outil propice à la domination de la logique du même, il est au contraire un embrayeur pour défaire la loi des séries c’est-à-dire le pur et simple relevé de la répétition, de l’égalisation morphologique à l’oeuvre. Empty Worlds s’annonce ainsi comme une suite de variations qui auront permis à l’artiste, en suivant une seule et même idée, de délirer – de sortir du sillon tracé – tout en restant aux prises avec la matière elle-même, de délirer à partir de la matière, dans la matière faisant de celle-ci un moyen privilégié de manipulation de l’accident, de l’incident, un moyen privilégié pour matérialiser l’inattendu, l’événement. Ainsi Scurti a-t-il substitué à la logique formelle de la série, la logique matérielle de l’exception comme série, comme variation potentiellement infinie. Une sorte d’empirisme guidé, tramé par une loi sans loi, fait finalement de EmptyWorlds un parfait exemple de ce que l’artiste lui-même qualifie de « matérialisme conceptuel ».


Thierry Davila


informations pratiques :

Musée National Pablo Picasso
La Guerre et La Paix - Vallauris
Place de la Libération
Tél. 04 93 64 71 83

Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 12h15 et de 14h à 17h.


voir aussi : www.musees-nationaux-alpesmaritimes.fr

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 05:47

Grandes Peintures : 1996-2008”

du 14 février au 5 avril 2009

Centre d'arts Espace Chabrillan - Montélimar (26)



Anne Slacik

Une esthétique sensitive
Jean-Jacques Rousseau médita longtemps sur un ouvrage intitulé " la morale sensitive " qu'il ne fit pas. De l'esthétique qui fonde l'art d'Anne Slacik, on pourrait dire de même qu'elle est sensitive. Cela ne signifie pas que cette peinture soit instinctive. Elle est au contraire profondément réfléchie. Mais, la pensée qui s'y exerce est une
pensée plastique. Intégrée à la peinture et non distincte d'elle, ni déductible en concepts.

Anne Slacik pense en peinture mais c'est une façon d'affirmer que son être tout entier s'engage dans l'acte, non de peindre, mais de " vivre peindre ". Comme la fleur nommée " sensitive " qui se rétracte au moindre toucher, et dont Fontenelle assurait qu'elle a plus d'âme ou une âme plus fine que les autres, les tableaux d'Anne, plus sensitifs que sensuels, semblent sentir qu'un regard se pose sur eux. Ils frémissent, se mettent en état de justifier toute impression jusqu'à la plus subtile.

Ce point de vue conduit à quelques révisions paradoxales. Il faut oser dire qu'Anne Slacik, alors que tout chez elle est couleur, n'est pas un peintre de la couleur mais un peintre de la peinture. Ici la couleur n'est pas une sensation exclusivement visuelle. Elle est liée aux mouvements de la matière que le corps accompagne ; elle émeut d'autres sens par la façon dont elle use des pigments comme d'aromates. D'une certaine façon, la couleur alimente la peinture. C'est sans doute ce que Cézanne lui aussi recherchait quand il parlait de substituer les sensations colorantes aux sensations colorées. Anne Slacik entrave souvent le développement vibratoire, le côté poudre aux yeux, de la couleur par l'effumation des faunes, le rabat des verts, le brouillage des rouges. A moins que des blancs cotonneux n'envahissent et ne dissolvent dans leur lumière la viridité d'un mouvement de l'âme. Car c'est l'être tout entier qui se sent vert, quand il s'agit de peindre un brin d'herbe.

Anne Slacik En fait malgré les titres, " Venise " ou " jardin blanc " ou n'importe quoi d'autre, la peinture d'Anne Slacik n'est pas figurative. Bien plus, elle ne peut l'être. L'analogique est ici principe de création. Le tableau constitue un ensemble, un tout sans parties dans lequel formes et modulations apparaissent dans un continuum. Rien dans l'ordre du digital, du discret ne peut advenir. S'il arrive que le regardeur pense à une fleur, iris ou belladone, c'est que, de la peinture toute entière, émane, comme le ferait un parfum, la fleur qui habitait le peintre durant son travail. Anne Slacik s'approche ici du réel bien plus près qu'en le décrivant car elle serait alors contrainte de s'éloigner pour le voir. Celui qu'elle produit vient des profondeurs de son corps. Il s'est écrit sur cette oeuvre de beaux textes qui parlent de sa fluidité, de son humidité. Je verrais là des eaux de délivrance. Chaque tableau est la mise au monde d'une " chose vivante " qui conserve avec sa créatrice un lien organique.

Mais tous les tableaux ne produisent pas ces crues généreuses. Ainsi, cette oeuvre sur papier de minuscule format portant un texte de Pierre-André Benoît intitulé " coupable ". Couleur caniculaire de latérite oxydée. Plus que sécheresse, milieu anhydre. Surface comme balayée par la descente de vents brûlants. Désert instable soumis à une désagrégation granulaire. L'oeil devient organe du toucher. Les formes brûlées que l'on distingue subissent la même insolation cosmique. Leur matière organique commence à blanchir au-delà de la carbonisation. Elle perd son poids et ne tient plus que par une forme en cours d'effacement.

Le " travail " d'Anne Slacik la met toujours en danger. Mais, c'est aussi parce qu'elle s'engage tout entière que ses inquiétudes, ses souffrances, ses fragilités mais aussi ses hardiesses et ses élans fous peuvent se changer en lumière.

Maurice Benhamou

 


informations pratiques :

vernissage le samedi 14 février 2009 à 18h 
en présence de l'artiste
et lecture de Jean Gabriel Cosculluela


Centre d’arts Espace Chabrillan
127 rue Pierre Julien
26200 Montélimar
04 75 52 10 84



ouvert de 14h à 18h du mardi au dimanche
entrée libre et gratuite


voir aussi
: le site de la Ville de Montelimar 

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Published by Art Point France - dans Sud Est : expositions
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