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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 17:58

À la plage et en ville


du 06 février au 16 mai 2010


Galerie du Musée & Galerie des Ponchettes - Nice

 

 

Vincent Corpet

 

 

L’oeuvre que vous exposez fait-elle partie d’une série ?
« Ce sont des analogies, c’est ce que j’appelle les analogies simples, c’est à dire telle forme me rappelle telle autre et se succède à telle autre et se superpose et voilà cela se fabrique comme ça, par analogie.
Le rapport entre l’oeil-la main. L’oeil, la main et le cerveau c’est à dire que lorsqu’on peint un nu comme j’ai peint mes nus, le cerveau ne doit pas rentrer en ligne de compte, il est juste là pour faire marcher la main. Alors que dans ces tableaux-là, la main trace un trait, il y a un retour de mémoire
… »V. Corpet

 

 

Vincent Corpet

 

Il s'agit chez Corpet de la mémoire en fragments.  Des bouts  images, des bribes,  des échantillons, des parcelles de souvenirs qui réunis font bloc. La mémoire plonge avant six ans, tire un fil, il casse,  puis un autre, le trait avance, l'oeil le suit, la main devance, les formes s'emboîtent, le puzzle s'étend. Profusion, abondance, exubérance. Telle forme rappelle telle autre. Lâcher prise, ressemblance, correspondance, concordance, analogie

 

Corpet assemble ce qui s'éparpille, emmagasine ce qui se disperse, augmente ce qui s'amenuise. Il efface ce qui divise, nie le dénuement, maîtrise le déluge. Magie de la superposition. Il souhaite tendre les toiles au plafond et que ce ne soit plus un plafond mais un panorama. Il désire que l'on s'allonge à même le sol. Notre ciel  serait alors une  fresque où se combinent à l'infini des segments ou des tranches d'objets du quotidien, des coins ou des portions d'architecture,  des morceaux ou des miettes de paysages, des éléments de végétaux , d'animaux, de corps.

 

Ni haut, ni bas, ni gauche ni droite, Corpet peint à même le sol, marche sur ses peintures.  Pas de sens de lecture. Archaïsme. L'esprit de la grotte s'étend et domine. Quelques mots vaguent faisant signe. Des sujets en référent aux grands maîtres.  Condensation et complexité des réminiscences souveraines. Interrogation : "l'image peinte est-elle encore une image ?"

 

La Galerie contemporaine présente une série inédite de toiles dont les sujets sont puisés chez  Picasso, notamment l'interprétation du célèbre Les Demoiselles d'Avignon, alors que la présentation de la  Galerie des Ponchettes s’articule autour d’une toile libre de 13 mètres de long intitulée Poil à gratter. L'exposition est à voir jusqu'au 16 mai à Nice.

 

Catherine Plassart

 

 

 

 

Vincent Corpet Vincent Corpet

 

 

 photos :  (1) 3380 P  10 IV; 7, 8, 15 IX 08 h/t 130x97 Fonds national d’art contemporain (Cnap), Ministère de la culture et de la communication , Paris, Fnac : AP09-1(11) (2) et  (3) oeuvres hors exposition  - galerie Charlotte Moser exposition janv- fev 2010
 

 

Informations pratiques :

 

Galerie du Musée & Galerie des Ponchettes
77, quai des États-Unis
Nice
04.93.62.31.24

Ouverte tous les jours (sauf le lundi) de 10h00 à 18h00

 

Entrée Libre

 

 

voir aussi : le blog de l’artiste

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 12:37

Exposition

 

du 24 janvier au 6 juin 2010.

 

Espace de l'Art Concret, Mouans Sartoux (06)

 

 

 Yona Friedman

 

 

 Yona Friedman imprévisible.

 

Dans le cadre de sa saison 2010, qui célèbre ses vingt ans d'activités, l'Espace de l'Art Concret s'associe avec le Cnap/Fnac pour présenter l'intégralité des maquettes d'étude (une soixantaine) et des dessins (manuels, projets d'affiches et esquisses) de l'architecte Yona Friedman acquis en 2007 par l'Etat pour les collections publiques françaises.

 

Cette collection de maquettes a été débutée par Yona Friedman dès 1945 avec les Space Chains et s'est particulièrement développée dans les années 1980 autour de la notion de "structures irrégulières" avec des sous-ensembles, qui vont des "merzstructures" aux "feuilles froissées" et aux "gribouillis". Selon leur auteur, ces formes libres constituent à la fois une continuité dans son travail et une étape charnière qui pourrait rapprocher l'art et l'architecture en un langage commun : "les structures irrégulières pourraient être un jalon pour que l'architecture devienne un des beaux-arts. Pas de la sculpture, ni des expressions abstraites et concrètes mais un langage pratique et plaisant comme l'est l'art culinaire par exemple."

 

Ces "structures irrégulières" sont présentées à l'intérieur d'un dispositif spatial dessiné par Yona Friedman. Ce dispositif reprend le principe de la trame tridimensionnelle de la "ville spatiale" composée de couches superposées, avec des espaces habités. Le choix du plexiglas s'inscrit dans le souci de transmission, central dans l'oeuvre et la pensée de Friedman.

 

Ce dispositif est aussi celui du musée de rue, autrement dit le musée sans porte, un projet que l'artiste a réalisé à Côme, en Italie, en 2008, puis présenté en 2009 dans le parc de l'Ile de Vassivière. Cette idée traverse en filigrane toute la pensée utopique de Friedman, multipliant les stratégies pour permettre une transmission permanente de ses idées et encourager des prises de conscience par les usagers. Ces gestes architecturaux sont fondés sur l'aléatoire, le hasard, le recyclage des matériaux pauvres et surtout la volonté de proposer des pistes architecturales libres, dégagées de toutes contraintes. A l'image de la nature et de l'homme, ces formes architecturales se veulent erratiques, imprévisibles et réalisables par des "non-professionnels".

 

En amont et en aval de ce dispositif spatial, "musée d'architecture" ou "zoo d'architecture", sont présentés des manifestes historiques comme les 10 principes de l'architecture mobile, les premiers photomontages de la "ville spatiale" à Paris, les premiers films animés africains et les décors de son premier appartement rue Pasteur.

 

Pour la première fois, une reconstitution bi-dimensionnelle à partir d'une couverture photographique panoramique à la chambre numérique de son actuel appartement, boulevard Garibaldi, est présentée en fin de parcours dans la rotonde du château. Ce décor, unique et fascinant avec ses collages et les nombreux objets accumulés depuis quarante ans, constitue l'exact reflet de la pensée et de la personnalité inclassable de Friedman qui poursuit inlassablement son enrichissement avec des trouvailles de voyages, des courriers, des emballages de diverses natures...

 

Enfin, deux projets d'extérieur doivent être réalisés aux abords du château et activés par le public durant l'exposition : une maison mobile à l'échelle un, produite en collaboration avec la galerie Kamel Mennour, et un "musée des graffitis sans portes". Ils sont interactifs et peuvent démontrer que la concrétisation des utopies quotidiennes définies par Friedman sont réalisables. D'une valeur de ce fait essentielle, ils offrent à chacun la possibilité d'une intervention. Friedman compte donner le ton en entamant le processus juste avant l'ouverture de l'exposition.

 

Commissariat de l'exposition : Caroline Cros, assistée d'Alexandra Deslys.

 

 

 

Yona Friedman

 

 

Yona Friedman

 

Yona Friedman

 

 photos : (1) atelier de Yona Friedman / © Y. Chenot, Paris/CNAP, (2) Trièdres, vers 1970 Maquette à but didactique à partir du dessin/croquis Carton, rehaut à la mine de plomb et colle Oeuvre du Centre national des arts plastiques – ministère de la Culture et de la Communication, Paris Inv. FNAC 07-041 © photo : Y.Chenot, Paris/CNAP,(3) Cloud Pagoda n°2, 2001 Maquette Papier, bois et colle Oeuvre du Centre national des arts plastiques – ministère de la Culture et de la Communication, Paris Inv. FNAC 07-022 © photo : Y.Chenot, Paris/CNAP, (4) The City above your Head, 2001 Collage, impression sur papier découpée, adhésif Oeuvre du Centre national des arts plastiques – ministère de la Culture et de la Communication, Paris Inv. FNAC 07-073 © photo : Y.Chenot, Paris/CNAP

 

 

 

Informations pratiques :

 

Espace de l'Art Concret,

Château de Mouans

06370 Mouans Sartoux.

04 93 75 71 50.


Ouverture du mercredi au dimanche de 12h à 18h.

 

voir aussi : le site de l'Espace de l'art concret

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 12:01

œuvres récentes

 

du 9 avril au 12 juin 2010

 

Galerie d’Art Contemporain - Chamalières

 

 

  Pancho Quilici

 

Pancho Quilici.  L'alternative utopique. 

 

Pancho Quilici nous propose des images impressionnantes qui révèlent un espace de science-fiction dans lequel l'imaginaire dialogue avec le réel. Ses peintures aux couleurs suaves, variant entre le vert d’eau et le bleu, striées de structures géométriques insolites, nous dessinent de vastes territoires urbanisés dont le schéma organisationnel semble la réplique d'un dessin projeté d'une autre dimension du cosmos. Elles nous offrent la vision  pluridimensionnelle d'un monde qui s'organiserait selon l'agencement  proposé par une réalité supérieure nidée dans l'univers des étoiles.

 

 Le minéral, le végétal, les objets de la technique se fondent dans un même langage architectural nourri. La lumière devient matière. L'énergie se réalise en traits précis, en arcs tendus. L'infiniment petit est relié à l'infiniment grand. Le temps, l'espace,  l'énergie et la matière se condensent dans la représentation d'un  lieu, celui de tous les possibles. Et l'on en vient à se demander si ces espaces rythmés et harmonieux  sont habitables ?  Si l'homme pourrait y vivre ?

 

 Car un léger vertige nous saisit devant l'illimité, un éblouissement devant la source jaillissante du mystère. Le regard s'émerveille d'une totalité visionnaire mais l'intelligence s'émeut de devoir s'ouvrir  à une conscience plus vaste des objets du monde. On pressent toutefois qu'en fils de l'Universel,  Pancho Quilici nous invite à une traversée des apparences, et nous demande d'être les témoins sensibles de la naissance d'une terre promise, d'une alternative utopique.

Catherine Plassart

 

 Pancho Quilici

 

 

photos : (1)   Cheminements – impression digigraphique, (2) Version de l’être – impression digigraphique

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage le jeudi 15 avril à 18h30
au cours duquel sera présentée une pièce musicale contemporaine originale

 

Galerie d’Art Contemporain
3 avenue de Fontmaure
63400 Chamalières
04 73 30 97 22 
amac1@aliceadsl.fr

 

Ouvert du lundi au samedi de 14h00 à 19h00 - Entrée libre

 

voir aussi : www.amac-chamalieres.com et le site de l'artiste 

 

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 06:36

Dessins sans regarder


du 06 fevrier  au 18 avril 2010 


Mam de saint-Etienne




Erik Dietman

"Deux, c'est déjà une armée" 
E. Dietman



 
Une onde de choc dans les parages de Dietman.

Treize ans après l'exposition consacrée au travail de sculpteur de Dietman, Sculptor Classicus, le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne rend hommage au travail de dessinateur, d'inventeur de formes spontanées, parfois romantiques et lyriques, souvent morbides, de ce créateur prolifique et généreux disparu en 2002.


Né en 1937 en Suède, Dietman s'installe en France en 1959. Il côtoie les mouvements du Nouveau Réalisme, Spoerri en particulier et Fluxus,  Filliou et Ben,  sans jamais intégrer un groupe. Indépendant forcené, il avait coutume de dire , "Deux, c'est déjà une armée".


Dès 1962 ses Objets pansés / Objets pensés mettent en lumière son travail de détournement des mots, sa poésie verbale, revisitant avec humour et ironie la tragédie et la fragilité de l'homme. Collages, assemblages et sculptures en bronze se multiplient. Parallèlement à cette production, Erik Dietman ne cesse de dessiner, d'enduire le papier de matière colorée, aquarelle, encre, taches, et d'éditer des lithographies. "Une formidable boulimie de sens, d'images, une chanson de geste, le festin rabelaisien d'un artiste dont la coquetterie joue sur les mots, paradoxe d'une version "light" : Diet-Man." (Gilbert Perlein)


Le choix du Musée d'Art Moderne se porte essentiellement sur de grands dessins tardifs, des années 1990 - alors que l'artiste décède en 2002. Les grandes feuilles de papier sont hantées par des figures morbides, crânes ou membres désarticulés, chien pendu, figures fantomatiques, fondues dans des paysages de forêt ou mises en évidence sur des fonds neutres.


Cette exposition regroupe une quarantaine d'œuvres issues de collections privées et publiques et intègre une partie du fonds important d'œuvres de Dietman conservées au Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne. Elle est organisée en collaboration avec la Galerie Claudine Papillon (Paris).




Erik Dietman





Erik Dietman




DIETMAN-FeuEau-199-L400.jpg



Erik Dietman




hos : (1) "Roland", 2000. Technique mixte sur papier marouflé sur toile. Dimensions : 200 x 150 cm. © Adagp, Paris, 2010 ; Galerie Claudine Papillon. (2) Au bord de l'eau, 2000. Aquarelle, crayon sur papier marouflé. Dimensions : 150 x 200 cm. © Vincent Thfoin ; Adagp, Paris 2010. Courtesy Collection Florence et Daniel Guerlain.(3) L'adolescence, 1995. Technique mixte sur papier. Dimensions : 59 x 75 cm. © Adagp, Paris 2010. Courtesy Galerie Claudine Papillon.(4) M. Feu et M. Eau, 1995. Aquarelle et crayon de couleur. Dimensions : 45 x 63 cm. © Adagp, Paris, 2010 ; Galerie Claudine Papillon. (5) Sans titre, 1984-1985. Aquarelle, crayon, huile sur papier aquarellé. Dimensions : 44,8 x 54,6 cm. © Adagp, Paris 2010. Collection du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole. Photo : Yves Bresson / Musée d'Art Moderne, SEM.



 
Informations pratiques :

Musée d’art moderne
Cabinet d’Arts graphiques
Tél. 04 77 79 52 52

voir aussi : www.mam-st-etienne.fr

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 18:00

Peintures, Dessins et Sculptures

du 7 avril au 29 mai 2010
Beddington Fine Art  - Bargemon (83)

 

&

 

du 28 avril au 30 mai 2010

Collégiale Saint-Pierre-La-Cour à Le Mans (72)

dans le cadre de PULS'ART




Franta




L'Homme vulnérable de Franta.

Désert, espace minéral sans fin, aux formes et aux couleurs changeantes. Au gré du vent, le tapis de sable ondule, les dunes se recomposent et dans cette instabilité du paysage non réductible à une seule image, l'homme de Franta semble moins conscient de sa finitude que de sa vulnérabilité. 

Lavis, encres de Chine, huiles, bronzes montrent des hommes et des femmes, assis, accroupis ou  debout. Peu importe leur posture, ils sont seuls. L'artiste les isole cherchant à faire acte de connaissance intime. Il les consigne dans un éternel présent et tente de saisir leur quintessence d'individu. Nus, recouverts de terre grise ou ocre, ils possèdent la beauté de ceux qui n'ont jamais à lutter contre eux-même.

Né en 1930 à Trebic, Franta fuit Prague en 1958 pour vivre et travailler en France où il se sent chez lui. Pourtant ce qui a été perdu, trahi ou bafoué ne trouve pas de consolation dans le pays de la vieille Europe. Depuis le début des années 80, l'artiste qui a beaucoup voyagé, a rencontré la terre qui guérit. Il séjourne régulièrement en Afrique Noire et dans le Sahara marocain, algérien ou tunisien. 

Après trois importantes expositions rétrospectives tout au long de l'année 2009 en République Tchèque, Franta expose du 7 avril au 29 mai 2010 à la Beddington Fine Art dans le Var.

Catherine Plassart




photo : (1) "À l'arrêt" Encre de chine sur papier marouflé sur toile 2009 162 x 130 cm




Informations pratiques :

Beddington Fine Art
Les Remparts
83830 Bargemon
Var, France
+33 (4) 94 76 64 06  
+33 (6) 80 11 17 63
contact@beddingtonfineart.com

du mercredi au samedi
10 h à 12h et 15h à 18h


voir aussi : le site de la galerie Beddington Fine Art , la présentation de Franta dans Art Point France

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 14:53


"Un ours mal léché dans mon jardin"


Exposition du 19 mars au 30 avril 2010


EXPRMNTL Galerie - Toulouse





Yu Matsuoka





Yu Matsuoka. La nature désirante.

Yu Matsuoka montre dans cette exposition à l'EXPRMNTL Galerie un ensemble de peintures de moyen et de grand format qui figurent des paysages dans un langage abstrait. Les compositions  sont d’une grande complexité et d’une éblouissante richesse d’invention. À distance, les grandes lignes s'imposent,  viennent à la rencontre du regard. De près, un fourmillement de propositions, parfois minuscules  invitent l'oeil gourmand à s'attarder .

La gamme chromatique est vaste, raffinée. Elle s'étend des gris dans leur variété infinie aux couleurs vives,  en gerbes et en éclats. La peinture liquide, en petites touches, installe des transparences, joue avec la lumière. De longues coulures suggèrent le ruissellement d'une pluie drue. L'eau est d'ailleurs omniprésente en nappe translucide ou en flaque noire,  en rivière galopante ou en étendue ondulante. Elle est le miroir dans lequel se contemplent troncs, arbres, tiges, feuilles... tout élément de la nature.

Passé le moment d'écoute jubilatoire du concert des couleurs, la séduction s'estompe et laisse place à une inquiétude : cette nature est malade. Embroussaillée, empêtrée dans ses débris, assaillie de parasites, soumise  à des artifices, certes elle déclare encore sa beauté. Mais c'est une beauté fanée, épuisée qu'elle maquille une dernière fois. Elle la contemple comme Narcisse son double.  Et le frémissement de l'eau troublée par quelques ondes  lui renvoie encore son image flottante, moribonde mais charmante.

Catherine Plassart




Yu Matsuoka





Yu Matsuoka



photos : Huile sur toile  146 x 228 cm 2009 et  2010



Informations pratiques :



EXPRMNTL Galerie
18 rue de la bourse
31000 Toulouse - France
06.74.70.24.17
info@exprmntl.fr



voir aussi : le site de la galerie

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 17:52

du 26 janvier au 18 avril 2010



Carré d'Art - Nîmes (30)




Michael Raedecker




Michael Raedecker. Lorsque la peinture tient à un fil.


Michael Raedecker brode. Pourtant ses tableaux sont sans ambiguïté aucune, des oeuvres peintes. Non pas parce que la peinture dans des camaïeux de gris sourd procure un fond aux dessins que les fils brodés esquissent. Mais plutôt parce que l'artiste se souvenant qu'une toile est d'abord un ensemble de fils tissés serrés, use de ceux-ci comme de traits dont la qualité tactile dialogue avec le support.

Pas de virtuose démonstration dans ce travail précis dont la troublante et fausse simplicité impose une manière de faire. Et c'est cette autorité qui nous intéresse. L'artiste se déclare en faveur d'un temps imparti à l'exécution qui coïncide avec le temps de la pensée en marche. Une durée ralentie devenue nécessaire pour pallier sa fuite sournoise, sa perte vaine. Et de fil en aiguille, Michael Raedecker nous donne à voir des tableaux intemporels contenant aussi bien des éléments de souvenirs que des signes du lexique le plus contemporain. Le regard s'arrête, cherche le devenir qui dure, celui de la contemplation, de la réflexion.

Le cynisme sans perspective critique est le poison de l'art actuel en France. Michael Raedecker, l'homme qui travaille en couturier dans le domaine de la peinture nous fait le cadeau d'une oeuvre honnête dont le pouvoir d'évocation et de suggestion vaut bien davantage que les images assourdissantes qui s'accumulent dans tant de salles d'exposition et les mots creux qui en barrent le seuil.

L'exposition du Carré d'art à Nîmes qui réunit une vingtaine d’œuvres de ces cinq dernières années est la première présentation de Michael Raedecker en France. Elle est à voir jusqu'au 18 avril 2010.

Catherine Plassart




Michael Raedecker




Michael Raedecker



photos  : (1) On 2008, (2) Therapy 2005, (3) Superficial 2009



Michael Raedecker

Informations pratiques :



Carré d'Art - Musée d'Art Contemporain
16 Place de la Maison Carree
30000 Nîmes
04.66.76.35.70
info@carreartmusee.com 

Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le lundi


voir aussi : le site du Carré d'art



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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 06:11

du 16 avril au 19 juillet 2010


Musée des Beaux-Arts de Lyon




Bram van Velde




Bram, Geer et Samuel.

 

« Abraham Van Velde peint l’étendue. Gerardus Van Velde peint la succession » 

(Samuel Beckett).

 

Bram van Velde (1895-1981) et Geer van Velde (1898-1977) ont développé leurs oeuvres en marge des préoccupations esthétiques de leur époque en France. Car Bram notamment partageait beaucoup avec ses contemporains américains. Sa peinture de l'intériorité était en résonance avec l'expressionnisme abstrait d'un de Kooning par exemple.

 

Les regards des deux frères peintres se croisent au point d'intersection d'une même amitié pour quelqu'un qui avait l’impression de ne pas être vraiment né et qu'accompagnait la prémonition de la mort qui ne vient jamais, Samuel Becket (1906-1989).

 

Ami à la fois de Bram et de Geer van Velde, l’écrivain identifie les affinités et les divergences des deux œuvres. Il leur consacre plusieurs textes : dès 1938, à l’occasion de l’exposition de Geer à la Galerie Guggenheim Jeune à Londres, en 1945, « La peinture des Van Velde ou le Monde et le Pantalon » dans les Cahiers d’Art dirigés par Christian Zervos et en 1948 « Peintres de l’empêchement » dans la revue Derrière le Miroir d’Aimé Maeght. Ayant livré dans ce dernier texte la formule coup de poing,  « Est peint ce qui empêche de peindre », il accorde à Bram un soutien indéfectible tant il est vrai que « les jugements des artistes les uns sur les autres ne sont qu’un certificat de ressemblance » ( Stendhal).

 

Les deux frères sont influencés par le cubisme. Geer ne s’en écarte jamais. Il demeure proche d'une  composition idéaliste à la manière de Jacques Villon. Bram est plus radical.  Il entreprend une descente au fond de lui-même, vers cet espace où se forment le langage. Il adopte bientôt le seul triangle dont il adoucit les angles. Il s’engage alors dans une voie où la peinture s'affranchit de toutes références aux choses et aux objets du réel, où de fait elle acquiert une autonomie. Il peint ce qui se dérobe à la représentation. Il peint ce qui ne peut être peint.  « Un dévoilement sans fin, voile derrière voile, plan sur plan de transparences imparfaites, un dévoilement vers l’indévoilable, le rien, la chose à nouveau. » (Beckett). Une oeuvre extrême donc, dont il faut faire l'expérience car elle ne peut être que perçue.

 

Le mot de la fin appartient également à Samuel Beckett. Ce qui intéresse ces deux artistes dit-il « c’est la condition humaine ». Condition humaine que l'écrivain a sans cesse ni répit, questionné lui aussi.

 


Les deux artistes déjà largement présents au sein des collections du musée des Beaux-Arts de Lyon grâce à des achats, à un dépôt provenant d’une collection particulière suisse et au  don de vingt-trois dessins de Geer effectué par Elisabeth van Velde et Piet Moget sont exposés ensemble du 16 avril au 29 juillet au Musée des Beaux Arts de Lyon.

Catherine Plassart

 



Découvrez Regards croisés sur les frères Van Velde au musée des Beaux-Arts sur Culturebox !

 




photo : Bram van Velde, Cheval majeur © Lyon MBA / Photo Alberto Ricci


Informations pratiques :


Musée des Beaux-Arts de Lyon
20 place des Terreaux
69001 Lyon

Entrée des expositions : 16 rue Edouard Herriot

Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés de 10h à 18h, vendredi de 10h30 à 18h.

Accès : Métro Lignes A et C, station "Hôtel de ville – Louis Pradel"
Bus Lignes 1, 3, 6, 13, 18, 19, 44
Parking Terreaux, Hôtel de ville – Louis Pradel



voir aussi : le site du MBA



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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 11:45

Collectes & échanges


du 5 février au 2 mai 2010


Musée Muséum départemental de Gap




 Joël Desbouiges

 

 Joël Desbouiges

 


Collectes & Échanges au musée départemental de Gap est une exposition d'œuvres choisies du Fonds Régional d’Art Contemporain Provence Alpes Côte d’Azur. Des acquisitions récentes dialoguent avec des installations contemporaines temporaires en plusieurs volets.

 "A travers le paysage" est le thème dans lequel on retrouve trois séries de photographies  de Joël Desbouiges. La série ''Paysage idiot'' comprend des clichés  réalisés avec un Instamatic Kodak. Ils datent de 1965, l'année où le petit appareil prend son essor ( cinq millions d'Instamatic de la marque vendus entre 1965 et 1970). Installé à l'arrière de la Simca 1300 GL, Joël Desbouiges a quatorze ans et photographie à travers la vitre les paysages d'une Espagne estivale qui défilent. Il retrouve récemment les photographies serrées dans une enveloppe avec une mention manuscrite de sa mère "Paysage idiot". ''Censurées'', oubliées mais conservées malgré tout, elles disent la joie de la découverte, l'excitation du voyage mais s'ajoute en exergue la pénible sensation de l'incommunicabilité.  Rencontre avec les yeux. Bienheureuse perception d'images élémentaires. Mais plus encore émotion et gravité d'une confidence.

Hier et aujourd'hui se superposent, voyage intime et journal du monde s'additionnent  dans : ''Après Rembrandt'', ''Entre parenthèse''(2009)  et les cinq autres photos de la série ''La plume du peintre'' (2004). Ainsi d'une suite de photographies à l'autre, c'est dans le lent déplacement d'un regard curieux et dubitatif que se dévide le fil ténu qui relient plusieurs histoires entre elles. 

L'oeuvre de l'artiste s'élabore  dans une tension silencieuse. Il cherche à toute force la possibilité d'éviter la perte. Une languette de lumière, un rai, un reflet, une tache... déplient l'image  et lui donnent une autre vie.

Catherine Plassart





Joël Desbouiges





 Joël Desbouiges

 

 Joël Desbouiges






Collectes & échanges

Artistes  exposés : Arthur AKOPY • KArel APPel • Gilles AillAuD • eDuArDO ArrOYO• CAtherine BlAnC  • GérArD BOisArD • MArC BrAO • FréDériC BrAhAM • rOBert BrAnDY • sOPhie CAlle • AlAin CeCCArOli •  CinéMAthèque De l’iMAGe De MOntAGne • JeAn-Yves COusseAu • XAvier DAunY • JOël DesBOuiGes• JOël DuCOrOY • GérArD DuCret • GérArD FrOMAnGer • DAviD GAMet • hAns hArtunG • DOMinique JOuve • AMAl KenAWY • AGAthe lArPent • ChristiAn MArtin-GAltier • BrunO MenDOnÇA • JACques MOnOrY• AiMé MPAne • JeAn-PAul riOPelle • AntOniO sAurA• hervé teleMAque • ClAuDe viAllAt• GérAlD De vivies • JAn vOss • YOMA •

 

Informations pratiques :

Musée Muséum départemental
6 avenue Maréchal Foch -
05000 Gap
Tél. 04 92 51 01 58
accueil.musee@cg05.fr

voir aussi : museum.cg05.fr, la vitrine de Joël Desbouiges dans Art Point France



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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:28

du 6. février  au 2.avril 2010


URDLA Villeurbanne




Marko Velk
     


Eclectisme esthétique et technique.

Ces Violences actives tissent le fil des assonances inaugurées avec Vendanges tardives (2006) qui furent suivies de Vengeances hâtives (2007) et de Vacances furtives (2009). Une fois par saison l'URDLA nous livre les éditions les plus récentes et qui n’ont pas déjà été le sujet d’une exposition monographique.

Ainsi Violences actives présente les estampes passées sous presse en 2009 – à l’exclusion de l’ensemble des six bois gravés monumentaux de Damien Deroubaix qui forment le noyau d’Apokalyptische Reiter, accrochés aux cimaises de l’URDLA jusqu’au 22 janvier 2010. On nous  réserve aussi la primeur de la suite des cinq eaux-fortes et aquatintes d’Assan Smati à l’exposition personnelle qui lui sera consacrée à partir du 8 mai 2010.

Effets de réel et reflets de l’époque, cette année le titre de l’exposition et les oeuvres se rejoignent. Dix artistes, nés entre 1937 et 1976, venus de Lyon, Paris, Genève ou Berlin se trouvent réunis sous cette bannière.



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Artistes exposés :

Anne Guerrant née en 1955 – Lyon (lithographie)
Fabrice Gygi né en 1965 – Genève (linogravure)
Bertrand Henry né en 1959 – Paris (lithographie)
Rémy Jacquier né en 1972 – Nantes (linogravure)
Bernard Pruvost né en 1952 – Lyon (eau-forte et aquatinte)
Jacqueline Salmon née en 1943 – Paris (impression laser sur polyester)
Alex Tennigkeit née en 1976 – Berlin (lithographie)
Marko Velk né en 1969 – Paris (lithographie)
Patrice Vermeille né en 1937 – Montpellier (pointe-sèche)
Jérôme Zonder né en 1974 – Paris (eau-forte, pointe sèche et aquatinte)



Images : (1) et (2) Marko Velk, (3) Jérôme Zonder, (4) Rémy Jacquier , (5) Assan Smati


Informations pratiques :

URDLA
207 rue Francis-de-Pressensé
69608 Villeurbanne cedex
urdla@urdla.com www.urdla.com
Métro Flachet

voir aussi  : le site l'URDLA

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Published by Art Point France - dans Sud Est : expositions
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