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4 septembre 2005 7 04 /09 /septembre /2005 00:00

Le chant rythmique de l'esprit
Arts de l'Islam et Abstraction géométrique

jusqu'au 8 janvier 2006

 Espace de l'Art Concret Château de Mouans-Sartoux

 

Née d'une suggestion de Gottfried Honegger, représentant historique de l'abstraction géométrique et fondateur de l'Espace de l'Art Concret, l'exposition "Le chant rythmique de l'esprit ", Arts de l'Islam et Abstraction géométrique revient sur la question des possibles influences intellectuelles et formelles que les arts du monde arabo-musulman auraient pu exercer sur certains aspects de l'art abstrait géométrique en Occident .


Le propos de l'exposition s'articule autour de plusieurs cas avérés et revendiqués de contacts de représentants de l'abstraction géométrique tels que François Morellet, Karl Gerstner , mais également Gottfried Honegger ou Vera Molnar avec les arts de l'Islam.

 

En réservant une part privilégiée de son parcours à Frantisek Kupka , l'exposition cherchera aussi à rappeler l'ancienneté de ces influences.

 

L'intérêt persistant que suscitent l'esprit et les formes des arts de l'islam chez des artistes apparus plus récemment tels que Tania Mouraud , ou Bernard Frize sera également abordé. Enfin, dans une influence à rebours, l'œuvre de Mehdi Moutashar témoignera d'une lecture fondée sur sa culture arabo-musulmane, à la lumière des ressources du minimalisme de l'abstraction géométrique des avants-gardes européennes.

 

La totalité du parcours de l'exposition est animée, en contrepoint rythmique, de la présence d'œuvres issues du monde islamique, prêtées par le Musée du Louvre, Département des Arts de l'Islam, ainsi que par l'Institut du Monde arabe de Paris.

 

Voici ce que France Huser écrivait le 18 août 2005 dans le Nouvel Obsevateur à propos de l'exposition :


"Les arts de l'islam et leur dialogue avec l'Occident. Des panneaux de porte à décor de rosace étoilée, l'artisanat marocain d'aujourd'hui, un moucharabieh d'Egypte datant du xviie siècle, un plat à rosace de Chypre, un astrolabe planisphérique du Yémen, des stèles funéraires, des coupes anciennes et les motifs d'une coupe ancienne... autant d'œuvres confrontées à des artistes d'aujourd'hui. C'est François Morellet, qui s'inspire de l'Alhambra de Grenade, et Gottfried Honegger ou Vera Molnar: des artistes qui regardent les rythmes des arts de l'islam pour créer à leur tour des féeries géométriques, intemporelles, où l'expression se situe entre le plaisir et la rigueur. Les règles qu'ils s'imposent sont là pour lancer de nouveau défis, un exercice de la liberté qui n'est pas une paresse, mais une conquête."

 

Espace de l'art concret Donation Albers-Honegger 06370 Mouans-Sartoux Alpes Maritimes Tel 04-93-75-71-50.
 voir aussi : le site du CRDP de Nice
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1 septembre 2005 4 01 /09 /septembre /2005 00:00
 Nu dans un espace public
 

 

 

 On est surpris que dans un monde impudique, provocateur voire vulgaire à force d'objets de désir, mis en images, en scènes ou en musique, les installations de Spencer Tunick puissent provoquer les réactions indignées de bonnes gens criant à l'attentat : pudeur bafouée, atteinte à l'intégrité, violence gratuite...

Sans doute, Spencer Tunick invite-t-il les figurants de ses installations à franchir une limite, mais plus que celle convenue des bonnes moeurs, c'est plutôt le mur d'air qui nous sépare de ce qui nous est extérieur.

Formidable expérience pour les participants. Par dix, par cent, par mille , ensemble, ils mêlent leurs corps nus au corps nu de la ville, à celui d'un désert, d'une forêt... Ils se détachent l'espace de quelques minutes à peine de leur "moi", de leur "je" , ils sont le paysage, ils sont le tout.

Il faut beaucoup de confiance en soi, d'amour du beau, de désintéressement, pour s'en remettre ainsi à l'autre, à son talent, à sa mesure.

J'aime les images de Spencer Tunick , j'aimerais plus encore participer à l'une des magnifiques fêtes humaines dont il est le créateur. Avec Spencer Tunick , et c'est sans doute le plus dérangeant, le paradis ne dure pas l'éternité, il tient dans moins d'une demi-heure. L'artiste trace ainsi la ligne de crêtes de bien des utopies.

Catherine Plassart

 
 voir aussi : La feuillée de septembre sur le site de Art Point France
 
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25 août 2005 4 25 /08 /août /2005 00:00

 PARADIRAMA: Tikis, surfeurs & vahinés

jusqu'au 30 octobre 2005

Musée International des Arts Modestes - Sète

 

Le MIAM poursuit son exploration des continents méconnus de la création populaire contemporaine. Terra incognita, lieux ou moments de culture inclassables qui se développent à l 'écart des courants habituels de l'art contemporain, ces manifestations produisent des images fortes et décalées. C'est le cas des multiples univers artistiques nés de cette fascination récurrente pour les îles des mers du Sud où se mêlent, dans une sorte de fiction parfois mystique, un sentiment de simplicité naturelle, une volupté affichée et l'image d 'un été perpétuel.

 


Paradirama réunit ainsi, et pour la première fois en France, quelques pièces essentielles de l'art polynésien authentique, des objets issus du Pop polynésien des années 50-60, des peintures du Tiki Art, et enfin des œuvres d'artistes contemporains issus ou influencés par ces cultures parallèles.

 

Mais Paradirama , c'est surtout un autre regard  sur les îles d'Océanie.   L'exposition explore les représentations que l'Occident s'est faites de cette partie du monde de Bougainville et Cook aux surfeurs d'aujourd'hui.

 

 Voici ce que Philippe Daggen écrivait dans le Monde du 26 août à propos de cette exposition

 

Le spectacle du "bon sauvage"

Gauguin, avant de découvrir la réalité de la colonisation à Tahiti, ses missionnaires et ses gendarmes, s'illusionnait sur ces îles où il aurait suffi de cueillir un fruit et de pêcher un poisson pour vivre heureux dans un Eden préservé. Cette imagerie a duré et les tours-opérateurs l'exploitent encore, en dépit de tout ce que l'on devrait savoir de la prolétarisation des indigènes et de leur métamorphose en figurants pour un spectacle permanent, celui du "bon sauvage".

 

C'est de ce spectacle que traite "Paradirama", qui, sous ses airs de fantaisie dans les mers du Sud, se révèle d'une dureté cruelle. Des planches et des gravures rappellent les décennies de la découverte par les navigateurs - ­ qui ne fut ni fraternelle ni paisible. Des tikis anciens (sculptures anthropomorphes de pierre ou de bois), des masques polychromes et une pagaie marquisienne magnifiquement incisée évoquent les civilisations d'avant le contact. Mais il faut être attentif car l'accrochage juxtapose avec quelque perversité des objets probablement créés dans un contexte encore intact à d'autres, plus récents, qui ont été bricolés afin d'alimenter les boutiques de souvenirs des hôtels ou des aéroports.

 

De ces artefacts aux produits dérivés, le passage est immédiat : les motifs marquisiens et tahitiens s'impriment sur les chemises dites "aloha", made in California ou, désormais, made in China. Des têtes des tikis caricaturales ornent les mugs , pots à boisson pour la bière ou les cocktails. Tatouages, ukulélés, paréos, peintures sur velours noir : autant de supports pour un commerce qui semble promis à la prospérité.

 

Le cinéma (très largement présent) et la publicité se sont emparés de ces motifs à succès. Il suffit pour s'en convaincre de songer à l'utilisation, et la réutilisation permanente des images de surfeurs et de vagues pour vanter rasoirs, boissons rafraîchissantes ou chewing-gum ­ - et à leur détournement tragicomique dans Apocalypse Now, de Francis Ford Coppola.

 

La "culture surf", qui s'est développée à partir de l'annexion des îles Hawaï par les Etats-Unis, fait l'objet d'un traitement particulier : films, affiches, planches décorées avec un soin remarquable. Les plus riches sont l'œuvre de Kevin Ancell, artiste de San Francisco et héros de "Paradirama". Il cultive un style équivoque et railleur, où le luxe frôle le kitsch et où l'exotisme s'inverse en parodie. L'exposition présente ensemble des tableaux et une installation. Les toiles pastichent la peinture religieuse du XVIIe siècle napolitain, introduisant surfeurs et vahinés dans des assomptions et des annonciations qui tiennent autant du poster que de Caravage. Elles intriguent, mais moins qu'Aloha Oe.

 

Cette installation se compose d'une vingtaine de mannequins mobiles grandeur nature. Les vahinés tournoient au rythme d'un "hula" lancinant. Il faut les observer de près, dans la pénombre, pour s'apercevoir que leur visage est ridé, leur corps flétri, leur regard ironique. Elles ont en main des seringues, des grenades, des pistolets-mitrailleurs. Elles ne vivent pas dans le jardin d'Eden, mais dans un monde de trafics et de crimes. Et l'exposition s'échappe du monde des représentations fantasmatiques où elle s'ébattait jusqu'alors pour faire irruption dans un autre, bien moins charmeur et bien plus réel.

 

Rappelons que le MIAM, Musée international des arts modestes a été créé à Sète en 2001 par Hervé di Rosa, un drôle de musée où on expose pas "de l'art qui se prend pour de l'art "mais de l'art modeste  , c'est à dire naïf, populaire,  décoratif, celui des peintres du dimanche, celui des collectionneurs maniaques etc.

 

 Musée International des Arts Modestes 23, quai du Maréchal de Lattre de Tassigny Sète

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15 août 2005 1 15 /08 /août /2005 00:00

Max Papart
"Un héritier du cubisme"

Du 14 mai au 2 oct. 2005

Centre d'art graphique de la Métaierie Bruyère

 

Exposition des gravures et livres de bibliophilie de Max Papart où l'on rencontre: Jean Tardieu, Michel Butor, Jacques Prévert... Inspiré du Cubisme, le travail de Max Papart est ludique et rigoureux. Collages et aplats de couleurs sont utlisés par l'artiste avec finesse et sensibilité.

 
 Centre d'art graphique de la Métaierie Bruyère ouvert tous les jours 10/12h et 14/18h30.
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22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00
 L'art à l'échelle du monde

 

 Antonio Segui est né à Cordoba (Argentine) en 1934. Installé à Paris depuis le début des années 6o,  il fait de la vie urbaine son thème favori. Chacune de ses œuvres porte en elle les images de la cité, de la nuit mais aussi de son pays natal.

La  figure de l’homme est omniprésente dans ses tableaux..  Parfois seul,  il traverse à grandes enjambées  les rues, les cafés, les intérieurs, la vie quotidienne , souvent en foule  porteuse de nos peurs et de nos rêves.

Chez Segui, le dessin est toujours simple ; parfois raffiné, souvent  brutal, il témoigne d’une grande liberté, « cette Liberté sans laquelle je ne peux ni peindre, ni  vivre ». Par ailleurs, l''humour subversif en touches nombreuses confirme son élan vers ce qui rend libre,  «L’humour,  c’est bien la seule chose qui pourra nous sauver ».

Son  œuvre est à la fois poétique et ludique, elle nous promène  dans un monde trépidant, fantasmé, absurde où l’étrange cohabite avec le connu.  

Antonio Segui  déjoue par sa singularité toute appartenance à un mouvement établi même si on peut le rapprocher de la figuration narrative.  

 Les oeuvres d'Antonio Segui sont présentes dans de nombreuses galerie françaises. Vous pouvez profiter jusqu'au 25 août à Avignon de l'exposition que la galerie Pascal Lainé lui consacre.

Galerie Pascal lainé 17, rue Petite Fusterie - 84000 Avignon Tel : 04 90 86 07 08    

et jusqu'au 10 octobre au Centre Pompidou à Paris Antonio Segui Oeuvres sur papier 1950-2005 

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28 juin 2005 2 28 /06 /juin /2005 00:00

Gérard Fromanger a réalisé l'affiche du festival de jazz 2005 du Fort Napoléon  à la Seyne sur mer

Il expose dans la galerie du Fort, La tête d'obsidienne, trois séries de tableaux : "Le palais de la Découverte - 1983", "Trente instantanés - 1984", "Batailles 1995".

 

 

"Trente instantanés - 1984"

"un tableau en trente, trente tableaux en un" Serge July

 

Cette exposition est en réalité, un des volets d'une grande rétrospective consacrée au travail de Gérard Fromanger par le centre d'art contemporain de La Seyne-sur-mer,  à la Villa Tamaris Pacha.

 
voir aussi : notre dossier  "jazz et peinture,..."
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