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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 07:12

du 30 août au 5 octobre 2008


Village des Arts et Métiers, Octon (34)



Claude Abad


"Ni biographique, ni d'un temps donné, cette peinture propose des  documents sur les lieux intérieurs comme la revue du rêve dans  laquelle l'artiste raconterait un parcours à la recherche de la  première fois, du premier amour... En somme une quête d'Origine et  donc le développement d'un art où mythe et métaphysique se conjuguent." Pierre Givodan


Largement inspirées du travail d'amis écrivains et poètes, Claude Abad présente un ensemble de peintures récentes au village des Arts et  Métiers à Octon.

"En grande part seront accrochées quelques unes des œuvres consacrées   à un travail élaboré à partir d’«Euridyce Boulevard», texte de  Daniel  Bégard qui transpose là, de manière toute personnelle, le mythe  d’Orphée dans un temps imprécis entre présent et futur. Le titre des  œuvres : "Lamentation 3", "Lamentation 5",  "Didascalie 9 ou la mort  d’Orphée", se réfère aux 9 lamentations et didascalies qui composent  le texte. Ce travail fut l’occasion pour moi d’aborder avec une économie de moyens (du noir et blanc ou très peu de couleurs) le thème de la  disparition et de la mort. ... " C Abad


On a là,  le coeur de l'exposition, une suite de compositions sur toile comprenant sept "lamentations" d'un format de 114 x 146 cm  et deux  "didascalies" de  195 x 130 cm.

Claude Abad a participé à une publication «La Constellation de la Séranne» réunissant plusieurs  peintres autour de  plusieurs poètes et d'une montagne : la Séranne. Celle-ci  s’élève  devant les Causses du Larzac avec en son sud le pic Saint Baudille. ce dernier lui a inspiré une autre série récente de tableaux dont le point de départ est une petite  peinture réalisée en 1993 et le désir d'évoquer les estampes du Mont Fuji gravées par le Maître japonais  Okusaî.

Quelques œuvres de plus petit format,  notamment une recherche en cours sur le cercle, en relation avec Angela  Serna poète espagnole et un travail  déjà accompli « Humains Hirondelles »  sur des poèmes de Nicole Drano-Stamberg viennent complèter la présentation. L'exposition est à visiter les week-end du 30 août au 5 octobre au Village des Arts et Métiers à Octon.



photo : "Didascalie n° 9 ou la mort d'Orphée"



Informations pratiques :

Vernissage le 30 août 2008

Ouverture les samedis et dimanches. 

Village des Arts et Métiers,
hameau de Ricazouls 
34800 Octon


voir aussi : la vitrine de Claude Abad sur Art Point France, le site personnel de l'artiste
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 07:56

jusqu'au 28 septembre 2008

 

Musée de Grenoble

Wolfgang Laib

Wolfgang Laib

Le rituel de la lumière.


A propos de Laib, il faut parler de dépouillement plutôt que de minimalisme. L'artiste a tout oublié des contingences, de la violence du monde, de ses vices et de ses appétits. Il est dans un ailleurs et nous chuchote à l'oreille,  un secret... Un secret ? Pas une idée, pas un point de vue, une vérité non révélée.

Comme un grand sorcier ou un prêtre, il tamise le pollen, verse le lait, ou empile les grains de riz.. Le blanc, le jaune sont éblouissants.  Ils invitent au partage avec l'autre, à la réconciliation avec soi-même.

Les installations de Wolfgang Laib donnent de l'esprit aux lieux. La magnificence émerge de l'insignifiant, du ténu, de l'impalpable. La silhouette du créateur s'imprime sur toutes ses oeuvres, donnant à la notion d'individu toute sa place dans un processus artistique qui n'omet rien dans sa tentative d'atteindre le beau.


A opposer :



Aux immondes immondices de Christoph Büchel.

Christoph Büchel Dès l'instant qu'une création ne sert strictement à rien, il ne faudrait pas en parler, car c'est encore lui faire trop de publicité que d'en dire tout le mal que l'on en pense. Pourtant, il est parfois nécessaire de faire le point sur la haute mer de l'art institutionnel, car il a une portée politique et engage des responsabilités. A quoi jouent donc les élus et les nantis lorsqu'ils se gobergent devant le tas d'ordures, organisé en habitat de fortune pour  miséreux, en tanière sordide pour SDF, dans un grand musée, le Palais de Tokyo ? Vivent-ils la misère par procuration ? Se font-ils peur et se confortent-ils  dans l'assurance qu'ils sont du bon côté ?


"Dump" de Christoph Büchel est une réalisation vaine et  ignomineuse. Qui oserait parler ici de dénonciation ? Les états de la  pauvreté dans la rue ne sont-ils pas suffisamment frappants ? Qui ignore l'existence du dénuement  et de la misère ? Refuser à "Dump"  le statut d'oeuvre d'art n'est pourtant pas suffisant. Il faut de plus dénoncer ce qu'une telle entreprise muséale trahit et se méfier de l'intention manifeste de tromper les candides, de manipuler les non-avertis, les indéterminés. 

Manifeste :

Quand une création se réduit à son propos, elle n'a rien dit.  Une oeuvre d'art ne brasse pas les évidences. Elle  n'obtient pas son statut sous prétexte d'une exposition dans une salle de  musée. Elle est bien plus exigeante.  Elle réclame que s'allume, dans le regard de celui qui s'y confronte,  la petite flamme de la félicité et que s'exprime la jubilation  qui naît, du sentiment d'approcher une totalité. Voici qui élimine du champ de l'art, cette "expérience contemporaine" signée Büchel , proposée par le Palais de Tokyo. Voilà,  qui atteste le talent de Wolfgang Laib. On le remercie de nous procurer grâce à ses sculptures et ses installations une délicate sensation d'intense plénitude. Son exposition est à voir jusqu'au 28 septembre au Musée de Grenoble.


Catherine Plassart


Informations pratiques :

Musée de Grenoble
5, Place Lavalette
38000 Grenoble
04 76 63 44 44
www.museedegrenoble.fr

tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h30

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 07:47

Pudicitia


du 1er août au 14 septembre 2008


Galerie Sintitulo - Mougins (06)






La dernière exposition de Wanda Skonieczny pourrait s'intituler " La  Chambre Claire ".Tout comme Roland Barthes en 1980 celle-ci interroge  sous la forme d'une fugue le rapport de la  chambre noire à la lumière et  celui de la photographie à la narration.


L'absence et la présence sont sous-entendues grâce à ces  représentations de corps féminins  recouverts pudiquement de draps  blancs. Objets perdus ou retrouvés, on ne sait, dans ce lieu de l'intimité  qu'est justement la chambre, espace du retour, espace des affects et  de la délicatesse.


Le désir vacille ici entre le jeu et le trouble. Là commence aussi le  roman de la perte et de la quête que la photographie évoque. Car la photographie entretient avec le temps un rapport ambigu. Soustrayant le sujet au néant elle prend en compte la dimension de  l'amour. Interpellant ce qu'il y a d'essentiel dans l'instant, elle  nous montre ce qui unit l'infini au fini,le désir et la personne  photographiée.


Savoir ce que la photographie est en soi : recherche du temps perdu,  vue directe, attribution d'une autre vie, hors-champ d'un spectacle  auquel le spectateur n'aura jamais accès ...est difficile. Il reste la vue du modèle et la question véritable : " Comment  reproduire ce qui ne se répètera jamais ?". Problème auquel se soumet l'artiste avec force.


PG


Galerie Sintitulo
10 rue, commandeur
06250 Mougins
0492921325
www.galeriesintitulo.com

ouvert du mercredi au  dimanche
de 10h à 13h et de 15h à 20h

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 07:23

rétrospective


jusqu'au 28 septembre 2008


Musée Fabre - Montpellier (34)




« Je ne cesse de vous dire, sauf à vous ennuyer, combien vous m’avez été utile quand vous êtes venu au secours de la liberté que j’exprimais. Je débutais alors sans ressources. Je n’oublierai jamais le coup d’épaule que vous m’avez donné », lettre de Courbet à Alfred Bruyas le 7 février 1868.



Le collectionneur montpelliérain Alfred Bruyas a joué un rôle déterminant dans le parcours de Courbet. Dès 1853, il acquiert Les Baigneuses, une grande huile sur toile de l'artiste (2,27x1,93 m). A deux reprises le peintre répond à l'invitation du mécène et séjourne dans le Languedoc.  Une salle du musée est consacrée à un choix d'oeuvres de la collection Bruyas, on y voit notamment  deux peintures de 1854, une petite huile sur toile, "Le Bord de mer à Palavas " et le tableau bien connu "La Rencontre ou Bonjour Monsieur Courbet".



Dès lors après le Grand Palais à Paris et le Metropolitan Museum à New-York, la rétrospective du Musée de Montpellier est entièrement justifiée. Elle réunit beaucoup d'oeuvres maitresses. Certaines prêtées par le Métropolitan Museum, "La femme au perroquet" (1866) ,  "Jo, la belle Irlandaise" (1866), "La Femme à la vague" (1868). D'autres par le Musée d'Orsay, la scandaleuse "Origine du monde" (1866), par le Petit Palais,  "Le Sommeil" datée de la même année,  par le Musée des Beaux-Arts de Lille, "Une après-dînée à Ornans" (1848-1849).



Cette dernière oeuvre qui s'inscrit dans l'entreprise autobiographique de Gustave Courbet est  rattachée à un ensemble important de portraits de ses proches et d'admirables autoportraits tous présentés dans l'exposition.  Les autoportraits nombreux dans sa jeunesse et qui écrivent sa vie, restent propriété de l'artiste de son vivant. Seul "L’Homme à la pipe" qui date environ de 1849, est  cédé à Bruyas. Ce petit tableau, nous montre un jeune homme romantique, passionné, sensuel et sûr de son talent.


Cheveux en broussaille, barbe fournie, pipe obligée, la part de romantisme et de bohème s'affiche. Visage architecturé par les ombres, touche de lumière sur le front, paupières baissées, la mélancolie adoucit la réalité charnelle du visage, la sensualité de la bouche. Vêtement d'ouvrier, mais délicatesse d'un col de chemise blanc, l'homme est au travail.  Déjà, il s'interroge sur son statut et son expérience d'artiste.  Il montre l'élan irrésistible d'une quête qui vise à redéfinir son époque, la modernité elle-même, alors que le désir de peindre avec présision et délicatesse tous les sujets est servi par une énergie qui l'amène à labourer et ensemencer la grande variété des champs de l'âme : le trivial et le subtil, le rustique et le voluptueux, le laid et le beau.


L'exposition Gustave Courbet est à voir jusqu'au 28 septembre au Musée Fabre de Montpellier.


Catherine Plassart


Informations pratiques :

 

Musée Fabre
39, boulevard Bonne Nouvelle
34000 Montpellier
Tél. 04 67 14 83 00
musee.fabre@montpellier-agglo.com
www.museefabre.fr

ouvert :
Mardi, jeudi, vendredi et dimanche, de 10 h à 18 h,
Mercredi de 13 h à 21 h, samedi de 11 h à 18 h.
Fermé tous les lundis et le 15 août 2008

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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 07:15

ou une collection  singulière
Soixante-deux oeuvres de la collection Anne et Henri Sotta.


du 24 juillet au 1er octobre 2008


Maison des Arts - Bédarieux (34)








Des anthropométries imaginaires.


On calculera les longueurs des membres inférieurs et supérieurs. On possède plusieurs sources : une main gauche écrasée sur laquelle on distingue vaguement des doigts sans longueur précise, une main droite dont on constate qu'elle est plutôt aplatie, les articulations métacarpo-phalangiennes font défaut, un pied droit sans mesure exacte, un cou allongé sur lequel apparaît une marque de six centimètres... L'artiste exploite ces différentes mesures comme sur des patients : main, avant-bras, bras, membre supérieur.


Pour Fred Deux, il s'agit toujours de donner des images brutes et cependant délicates et subtilement dessinées, issues de l'inconscient et qui n'ont pas de valeur "réaliste"ou de correspondant de fait. Images "religieuses" dans le sens étymologique. Celles-ci nous relient à des segments de mémoire longue. Travail qui crée des distances sur la carte de l'imagination. Il arrive que l'artiste oeuvre comme sur trois dimensions (des sortes de sculptures peintes), sans filet non plus. Dans une certaine mesure, c'est la même chose avec les autres (Pons, Kijno,etc.).


Leurs oeuvres sont infiniment compliquées car comme gravées dans le cerveau, épousant la forme du désir. Il faut donc avancer prudemment  (pubis, pouce, coudes...). Des anomalies, des étirements, des tatônnements. On peut conclure de tout cela qu'il s'agit de représenter la douleur, l'extase pourquoi pas.


PG


La collection de Anne et Henri SOTTA compte plus de 1000 oeuvres. Ici, soixante deux oeuvres d’une cinquantaine d’artistes ont été sélectionnées.  Le catalogue de l’exposition sera le troisième volume de l’inventaire de la collection SOTTA.

artistes : PONS, BRU, DEUX, KIJNO, NABILI, COMBAS, CECCARELLI, LESSANDRI, BERBIGUIER, DEREUX, F. MICHEL…


Informations pratiques :


Maison des Arts.
19 avenue Abbé Tarroux.
34600 Bedarieux.


 Entré libre du lundi au vendredi 9h/12h
14h/18h, samedi et dimanche 15h/18h

contact :
Service Culturel / Espace d'Art Contemporain
04 67 95 48 27
culture@bedarieux.fr


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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 07:23

" Travaux récents et oeuvres in situ "

 jusqu'au 16  novembre 2008

MAMAC de Nice







Vie de Richard Long (qui change toujours et jamais ne s'arrête)

Fils de la Terre certainement, originaire du monde, poète, il s'est  enfui de chez lui il y a longtemps et raconte sa recherche de formes  naturelles et élémentaires. Tout récemment il expose au MAMAC de Nice  et remporte une nouvelle victoire avec ses éléments agencés  géométriquement.

Il use sa vie à trouver de nouveaux jeux qu'il inscrit par terre ou  sur les murs des salles de musée. "O mes amis habitez donc l'espace qui vous est donné."  Tel pourrait être le message de l'oeuvre. Disciple de l'esprit mathématique d'un Pythagore, loin des discours  sectaires et des mésaventures dogmatiques cependant, voici ce que l'on  pourrait dire pour finir de lui :
- Il était un homme savant sûrement qui avait de grandes resssources  créatrices. Il savait fidéliser son public en l'entretenant en poète d'authentiques théories spirituelles.

Son Traité de la nature en fait un artiste inimitable. On quitte son oeuvre avec regret et on le fréquente comme un calme  magicien, sans colère, qui révèle la pluie, le beau temps, le souffle  du vent, la force de la respiration que contient la nature couronnée  ici et honorée simplement.

En lui élevant des monuments à hauteur d'homme de passage, sans  suffisance ni orgueil et loin de la démesure qui a condamné plus d'un  à une fin tragique Richard Long va son chemin.

PG


Informations pratiques :

MAMAC
Promenade des Arts
06364 Nice cedex 4
+33 (0)4 97 13 42 01
mamac@ville-nice.fr

Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h sauf le lundi

Accès
Tramway : arrêt Garibaldi ou Cathédrale-Vieille Ville
Bus 4, 7, 9, 10 : arrêt Klein/Defly
Bus 16 : arrêt Pont Barla ou Promenade des Arts
Bus 17 : arrêt Pont Barla ou Defly
Bus 3 : arrêt Garibaldi ou Cathédrale-Vieille Ville

Parkings
Promenade des Arts, Marshall

entrée gratuite depuis le 1er juillet


voir aussi : http://www.mamac-nice.org/

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 07:39

Le geste et la méthode : Hartung


du 3 juillet au 16  novembre 2008


Fondation Maeght  -  Saint-Paul-de-Vence (06).






La peinture de Hans Hartung ressemble à une noce avec la nuit. Une  certaine inquiétude en jaillit parfois, comme atténuée par la pratique  secrète d'un geste maîtrisé. L'affaire consiste à ne rien dire.  Peinture sans sujet autre que le mouvement justement. Et l'on doit s'y  plonger et oublier le voisinage. Si l'on n'a pas compris cela il y a  peu de chance de parvenir à s'intéresser à l'oeuvre. Peinture  "corporelle" en quelque sorte ou l'ego renonce à soi et où pour  plagier Michaux "La Nuit remue"...Mais pourquoi?


L'homme Hartung a une oeuvre qui s'impose rapidement à l'oeil comme  définitive. Le sérieux du travail se poursuit sur des décennies. Ici  les tableaux: toiles dessins et oeuvres sur papier sont échelonnés sur  soixante-sept ans ( de 1922 à 1989). Plus de 250 peintures qui  s'imposent à la vue comme des embarcations regardant vers le ciel,  implacables.


Il y a en dernier lieu un combat dans cette démarche. Et un monologue  intérieur . L'artiste face à la toile, décidé à s'agripper, qui  décroche, se reprend, meurt et revit. Peinture nue, dépouillée aussi. L'un contre l'autre, lui, elle et cela  pour laisser passer une lumière qui illumine la dure réalité  nettement, comme une évidence tranchante.

PG



Informations pratiques :

Fondation Maeght
06570 Saint-Paul, France.
Tél 33 (0)4 93 32 81 63

La Fondation Maeght est ouverte tous les jours de 10h à 19h.


voir aussi :  http://www.fondation-maeght.com/
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 07:29

du 28 juin au 28 septembre 2008

Château des Adhémar - Centre d’art contemporain




On avait beaucoup aimé les facéties du Gentil Garçon l'an dernier, à la même époque au Château des Adhémar,  centre d’art contemporain de Montélimar. L'artiste invité a habité le Château durant l'été 2008 est John Armleder, l'un des premiers a affirmé que c'est le spectateur qui fait l'oeuvre. Peut-être bien, mais ici comme toujours, Armleder entre dans le jeu et propose au titre de l'art une transformation du lieu.



"Le travail de John M Armleder (1948, Genève) est polymorphe, il n’est pas identifiable à un médium, une procédure, un style formel, un univers plastique ou esthétique. Il se déploie sous de multiples apparences, se répète ou se métamorphose, sans jamais se développer autrement qu’au gré des circonstances. Si le hasard lui est d’un constant secours, c’est peut-être que toute son entreprise vise à minimiser son effort, la part qu’il prend à la mise en œuvre. La figure d’artiste qu’incarne Armleder serait celle d’un hyper-actif désœuvré, d’un producteur distrait, d’un minutieux désinvolte, d’un ingénieur des approximations, d’un génie de l’indécis."



Il s'est installé. Il a meublé les deux salles superposées du logis seigneurial de huit groupes de néons, blancs et de couleurs, regroupés de manière aléatoire. Le dépouillement de l'installation, la luminosité des sculptures, révèlent un lieu qui se souvient de son histoire, hésite sur son attribution, puis renonce au lourd manteau du souvenir. Comme par inadvertance, le Château des Adhémar prend la bonne distance avec son passé de place forte, de prison. L'oeuvre dans une grande sérénité se confond à l'édifice, le transfigure. Magicien ou enchanteur, John Armleder l'a métamorphosé, lui a donné sa nouvelle identité.

L'exposition de Montélimar, organisée en partenariat avec la galerie Eric Linard est donc bien plus qu' une simple occasion offerte à  l'artiste de montrer la juxtaposition de plusieurs pièces fluorescentes, dans un même lieu. John Armleder dans une sorte de "Sésame ouvre toi" transforme le Château des Adhémars en une citadelle heureuse. L’artiste présente également dans la loggia, une série de dessins d'oeuvres.

 

C.P.

 

Informations pratiques :

Château des Adhémar – centre d’art contemporain
24 rue du château
26200 Montélimar
tel 04 75 00 62 30

Ouvert tous les jours de 9h30 à 12h et de 14h à 18h


voir aussi  : http://www.ville-montelimar.com

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 07:01

Peinture, sculpture, Art Africain.


jusqu'au 30  septembre 2008


Ville de Montélimar (26)







 Fenêtre sur l'humain

On a dit beaucoup de choses sur nous et les autres, le "choc des  civilisations",etc. Mais les oeuvres témoignent d'un enchantement mutuel. Elles pensent le  contraire. Incontestablement elles sont au service d'une fantaisie  fantastique qui mélange le sublime et l'indélicat, le délicieux et  l'impudique, dans un naturalisme mystique (osons le néologisme) dont  la précision trouble toujours et partout ici.


L'Espagne dans l'âme (Tapies), le culte raffiné de l'Afrique (statues  de Côte d'Ivoire, Mali, Burkina Faso), le carnaval de Matta (les  orgies éclatantes de ses sveltes saltimbanques), la nudité élégante  des bronzes de Germaine Richier, les mains fines de celui qui sculpta  ses grenouilles (Reyberolle)...


Tradition et modernité, jeunes et vieux dieux qui s'éveillent, nés de  la connaissance profonde de l'humanité. Si l'on est tant soit peu attentif à ces fleurs de l'intelligence (les  oeuvres montrées ici), la joie devient féconde. Et la mémoire  participe d'une métaphysique de l'envol. Mais vers où justement ? L"enfance, les pauvres, les femmes dont on aime se rappeler... Les  prières, les crépuscules des pays de pluie . Que sais-je ?


On renonce à tresser des couronnes aux artistes, ils sont suffisamment  reconnus, admirés. Mais l'on remercie les organisateurs de cette  exposition dont le geste humaniste nous fait méditer, loin des  querelles bêtes, la vie une et l'étonnement partagé des voyageurs des  étoiles qu'ils soient noirs, blancs, hommes ou femmes, mais toujours  quelque part angéliques et tremblants. En danger intérieur.


PG


artistes : Rebeyrolle (1926-2005), Matta (1911-2002), Kounellis (1936), Germaine Richier (1902-1959), Tàpies (1923), Louis Pons (1927), Pierre Edouard (1959), Albert Féraud (1921-2008) et Courtens (1921-2004).

commissaire : Dominique Coffinier


Informations pratiques :

Musée Éphémère - Maison des services publics
Place de Provence
Hotel de Ville BP 279
26216 Montelimar
FRANCE
Tél. +33 4 75 00 25 00
mail : communication@montelimar.fr

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée gratuite.

voir aussi :  http://www.ville-montelimar.com  

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 07:54

 " Le Fou d'images"
Collages, dessins, peintures


du 12  juillet au 19 octobre 2008


Chapelle  de la visitation - Thonon-les-Bains (74)







Concentré des héros de Erro

Sa peinture est celle des excès et de la liberté. Il se nourrit de  littérature sûrement, de Bandes dessinées aussi et de toutes sortes  d'illustrations. Les expériences réunies ici sur trois décennies :  "Les Lettres d'amour japonais"(1979-1980), "Target practice" (1995)  E.mail breakfast (2000-2001) nous laissent rêveurs. Longue carrière et  oeuvre vaste regroupées sous le label figuration narrative ou Pop art,  ce travail porte les stigmates de notre époque chavirée.


L'angle de Erro est celui d'un marginal de l'art et il est connu pour  ses singularités. Cette exposition est un hommage à un talent  kaléidoscopique ponctué des phobies, illusions et terreurs populaires  du XXème. Mais au-delà cette peinture est savamment référentielle et retient du  siècle   passé le portrait intime. Erro relativise nos idéaux et  réalise une mystique de l'image de plusieurs générations réunies par  l'amour de toutes les sublimations d'une réalité trop souvent sordide  ou auto-censurée.


Parfois à la limite de l'addiction "psychotique" aux  héros des années quarante ou cinquante, Erro Fait cohabiter dans son  imaginaire le futur  et la drogue de la mémoire. Indissociable mixture  de la vie, ce goût pour le mélange des genres fait de l'homme un  artiste majeur de notre époque. Nourri de la prose underground,  observateur des symptômes du "Malaise dans la civilisation", Erro  peint par delà les images standards du Pop-art, le souci au plus près  de l'Histoire et met à nu la violence, le désir, les signes qui font  les scénarios du "cinéma" de notre réalité.

Faut-il classer ce peintre parmi les déconstructeurs de l'ordinaire ? Ses codes, sa rhétorique plurielle nous y poussent. Les héros de Erro  rejoignent ainsi le panthéon de nos mutations sociales. Son écriture  parfois angoissée affirme la volonté de sauver un monde que la chute  menace.

PG


photo : Erró Série Target Practice, Blue Face, 1995
Peinture glycérophtalique sur toile, 162 x 130 cm. ©photo D.R.


Bibliographie :

Erro Easy is interesting
Ed. jannink 1993
Texte inédit, sérigraphie originale réhaussée signée.
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point Franc)


informations pratiques :

rencontre avec l'artiste  le vendredi 5 septembre 2008


Chapelle de la Visitation - Espace d'Art Contemporain
24, rue des Granges
74200 Thonon-les-Bains
04 50 26 25 13

ouvert du mercredi au dimanche inclus, de 14h30 à 18h
(nocturnes du 15 juillet au 15 août, le vendredi, de 18H à 20H30).

Entrée libre et gratuite pour l'ensemble des expositions et des activités


voir aussi : http://www.ville-thonon.fr/94313104/0/fiche___pagelibre/

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