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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 11:28

Veilhan Versailles

du 13 septembre au 13 décembre 2009

Château de Versailles




Xavier Veilhan



La force d'une totalité.

Après Jeff Koons en 2008,   Xavier Veilhan a investi le Château de Versailles.   Il n'a pas cherché comment donner une place à ses sculptures mais plutôt comment  relier sa création avec quatre cents ans d'histoire.


Réceptif aux notions de perspective, de lignes de force et d'horizon, Xavier Veilhan a réalisé un trajet   fluide et dynamique dans les espaces de circulation du château et plus particulièrement dans ceux du parc. La promenade scénographiée se nourrit du génie des lieux,  épouse les équilibres, exploite les rapports d'échelle, jouent des multiples points d’observation. L'oeuvre-exposition de Xavier Veilhan  peut se comprendre pour une part comme  un hommage aux grands bâtisseurs.  La suite de sculptures ( Les architectes)  installée tout au long d'une  ligne épousant les courbes du parc vient renforcer cette intuition.


Mais l'oeuvre-exposition dans sa grande envergure possède bien d'autres dimensions. Elle établit des liens entre passé, présent et futur.  Dans sa spectaculaire dynamique, Le Carosse, attelage d'un autre temps dessiné par ordinateur,  en témoigne avec majesté. Elle tient compte du sol (Le Jet d'eau) et de l'atmosphère (La Femme nue). Elle nous projette dans le Cosmos (Le Mobile) et sa conquête moderne (Le Gisant,  Youri Gagarine). Elle manifeste la nécessité de la construction d'un récit (Light Machine),  d'une narration (Le plan d'Orientation).


In fine, visiter l'oeuvre-exposition de Xavier Veilhan  revient à déambuler dans un grand livre ouvert.  Elle s'offre comme une totalité. On la sent puissante de toutes les connaissances stratifiées, des multiples chemins de recherche empruntés, de sa construction limpide et élaborée. Mais "à Versailles, le vent souffle fort" et rien n'est figé. La grande réussite de "Veihan Versailles" est de trouver son prolongement dans le rêve.

Catherine Plassart





 Xavier Veilhan


 Les oeuvres :
Le plan d'Orientation : une vision d'ensemble de l'exposition mais aussi une oeuvre à part entière
Le Carrosse : le spectacle d'un étrange attelage violet dans la cour d’honneur.
La Femme Nue : une figure féminine à l'échelle humaine confrontée à la démesure de l'ensemble.
Le Gisant,  Youri Gagarine : symbole de la conquête de l'espace mais aussi un homme dont s'échappent quelques particules élémentaires.
Le Mobile : gracieux, monochrome, colossal toujours en mouvement dans legrand escalier.
Light Machine : un grand tableau lumineux dans lequel  « la narration est d’autant plus riche qu’elle est ouverte et incomplète ».
Les Architectes : une galerie de portraits en plein air, le panthéon des grands architectes selon Xavier Veilhan dont Claude Parent serait le patriarche et qui réunit : Richard Rogers, Sir Norman Foster, Renzo Piano, Tadao Ando, Jean Nouvel, Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, Kazuyo Sejima, Elisabeth Lemercier et Philippe Bona.
Le Jet d’eau : une colonne d'eau de 100 mètres de haut, hommage dynamique à La Colonne sans fin de Brancusi .



Xavier Veilhan



Propos d'artiste :

 "Il y a un an, lorsque Laurent Le Bon et Jean-Jacques Aillagon m’ont invité à succéder à Jeff Koons, je ne savais pas à quel point Versailles allait envahir ma vie : cette exposition est une occasion formidable de présenter mon travail à grande échelle, de par sa taille et le public concerné. Il faut se confronter aux désirs mis en forme par nos ancêtres, montrer comment nos propres désirs peuvent les prolonger et les compléter, sans innocence, mais avec la fraîcheur des ambitieux.

Déployée principalement à l’extérieur du château sur un axe Est Ouest, ma proposition est composée d’un ensemble d’oeuvres produites pour l’occasion formant un pointillé contemporain qui partage en deux le domaine magistralement dessiné par Le Nôtre. L’art est un outil de vision au travers duquel il faut regarder pour comprendre notre passé, notre présent et notre futur."
Xavier Veilhan, mai 2009







Informations pratiques :

Dans la cour d’Honneur, la cour Royale, les escaliers Gabriel
et de la Reine, et les jardins du château de Versailles
Accès à l’exposition
par la cour d’Honneur du château de Versailles
Conditions de visite normales
Exposition incluse dans le circuit des Grands Appartements



Photos : (1) Le Carrosse,  Xavier Veilhan 2009. Commande du ministère de la Culture. Image © Vincent Germond. © Veilhan/Adagp, Paris, 2009.  (2) Jean Nouvel et Renzo Piano. Détail de l'oeuvre Les Architectes. Photo © Virginie Marielle/Adagp. © Veilhan/Adagp, Paris, 2009. (3) Xavier Veilhan dans son atelier. Maquette de Yuri Gagarine, Gisant. Photo © Virginie Marielle/ Adagp. © Veilhan/Adagp, Paris, 2009. (4) Xavier Veilhan dans son atelier. Maquette des Architectes. Photo © Virginie Marielle/Adagp. © Veilhan/Adagp, Paris, 2009.


voir aussi :
le site de l'artiste


à ne pas manquer : le blog des coulisses de l'expo


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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 10:00

Réalité abstraite



Du 1er octobre 2009 au 3 janvier 2010

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris




Albert Oehlen



Albert Oehlen. L'excès en tout.

L’ARC organise, à la rentrée 2009, une exposition Albert Oehlen, un des peintres allemands les plus significatifs de sa génération. Conçue en étroite collaboration avec l’artiste, elle présentera « sa propre histoire de l’abstraction ».


Depuis ses débuts, Albert Oehlen interroge et expérimente les multiples possibilités de la peinture. Dans l’esprit Punk, il revendique d’abord une « mauvaise peinture » réalisée, en apparence, sans la moindre technique. Dans ses premières toiles abstraites conçues à la fin des années 1980, compositions et formes semblent toujours répondre à des logiques contradictoires et déstabilisent toute interprétation. Le passage à l’abstraction et son développement que souligne ici la mise en perspective de peintures anciennes et d’une série récente, repose les questions traditionnellement associées à cette évolution : l’abstraction peu telle être considérée comme l’aboutissement logique d’une oeuvre ? Peut-elle être autre chose que le résultat d’une pratique méthodique ? Quelle évolution possible pour une oeuvre abstraite ?


Les tableaux créés depuis 2007 marquent un tournant dans la démarche d’Albert Oehlen. L’artiste déclare désormais ne plus vouloir peindre que ce qu’il trouverait réellement merveilleux. Couleurs transparentes, rapidité du geste, les oeuvres de grands formats jouent sur une proximité formelle avec l’expressionnisme abstrait. Dans certains tableaux, des affiches transparaissent sous la peinture gestuelle. Leur graphisme tronqué conserve une présence irritante contrebalancée par la vivacité des couleurs et une étonnante force de séduction.


Albert OehlenNé en 1954 à Krefeld en Allemagne, Albert Oehlen vit et travaille entre la Suisse et l'Espagne. Il a collaboré régulièrement avec différents artistes tels que son frère Markus Oehlen, Martin Kippenberger, Georg Herold ou Werner Büttner.


Sa peinture est à la fois opulente et critique, agressive et ironique. Excès en tout d'une part :  surcharge des contenus ,  nombre pléthorique des coups de pinceau. Rapport subversif à l'image  aussi :  il les fait ressurgir pour mieux les perdre.  Cette exposition rassemble une série de peintures et de dessins récents, inédits pour la plupart, en confrontation avec un ensemble d’oeuvres des années 1980 et 1990.



Informations pratiques :

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
 11, av. du Président Wilson 75116 Paris
01 53 67 40 00

Métro 9 Alma - Marceau, Bus 63 , Bus 32 , Bus 92

Du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Nocturne le jeudi jusqu'à 22h.
Fermé certains jours fériés.



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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:01

du 18 au 22 septembre 2009


Mairie du 7e - Paris
Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine.




Marie Rancillac



Chaque année, Gros Caillou Quartier d’Arts met en scène “Jardin d’Arts ”,  une importante manifestation artistique réunissant des artistes de tous horizons. Depuis dix ans, elle  s'est installée tour à tour dans divers lieux du 7e arrondissement de Paris. L'édition 2009 est un parcours d'art contemporain présenté par la Mairie du 7e dans le cadre des Journées du Patrimoine.

Catherine Lhuissier"Jardin d'arts" est une manifestation, qui ne cesse de grandir. Le parcours présentera cette année les oeuvres de seize artistes : peintres, sculpteurs, plasticiens, céramistes, installateurs.. tous présents et disponibles pour parler de leur travail et échanger avec les visiteurs.

Sur trois jours que dure la manifestation, plus de 1500 personnes sont attendues, habitants du quartier pour nombre d'entre eux mais aussi parisiens venus de plus loin pour découvrir le côté "village" du 7e.  "Jardin d'art" fait événement à l'échelle de l'arrondissement, Gros caillou s'y emploie.


informations pratiques :

Vernissage jeudi 17 septembre à 18h
(jusque 20h)

Mairie du 7e
116, rue de Grenelle
75007 Paris

M° varenne

ouvert de 9h à 17h

Entrée libre

 voir aussi : www.groscaillou-quartierdarts.asso.fr



Les 16 artistes :

Françoise Bertsch, Mireille de Besse, Michel Cand, Patricia Caroff, Claire Citroën, Pascale Courbot, Carole de Durfort, Bernard Giraud, Catherine Lhuissier, Dominique Moreau, Jean-Paul Moscovino, Marie Rancillac, Christian de RosboEva Tourtoglou-BonyChristine Walhain 



 



photos : Marie Rancillac (en haut), Catherine Lhuissier (à gauche), (1) Patricia Carof, (2) Dominique Moreau, (3) Bernard Giraud, (4) Jean-Paul Moscovino, (5) Françoise Bertsch , (6) Eva Tourtoglou-Bony
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:40


Du 23 août au 31 octobre 2009

Musée des Impressionnismes - Giverny




Joan Mitchell



« Je les peins pour qu’ils soient vus à distance, et non pas lus, pas vus dans le temps, mais vus en une seule fois. » J. Mitchell au sujet de ses polyptyques.


Entre deux rives.

Dans les années cinquante aux États-Unis, Joan Mitchell est considérée avec Pollock, Robert Motherwell et Willlem de Kooning comme une artiste importante de L'École de New-York. En 1955, elle traverse l'Atlantique pour s'installer en France et sa notoriété semble flotter pour quelques années entre deux rives.


Après Paris, elle pose son atelier au bord de la Seine à Vétheuil, dans la maison où vécut Claude Monet avant de s'installer à Giverny. Elle se défendra tout le temps de l'influence des impressionnistes sur sa peinture. Et pourtant elle avait en commun avec eux le travail sur la lumière sans lequel un tableau abstrait ne peut palpiter et toucher le regard.


Au Musée des Impressionnismes de Giverny,  même si on n'a pas souhaité trahir les intentions de Joan Mitchell, ni son projet esthétique en prise avec la vie, on a  accroché au final du parcours de l'exposition, un tableau de Monet . Les nénupharssont le point d'orgue  du grand ensemble  de trente toiles monumentales débordantes de couleurs et d'énergie de l'artiste.

Catherine Plassart




photos : (1)La Grande Vallée IX, 1983,  collection Frac Haute-Normandie Photo © Jacqueline Hyde  ,(2) Edrita Fried, 1981, Joan Mitchell Foundation and Cheim & Read Gallery, New York



Joan MitchellInformations pratiques :

Musée des Impressionnistes
99, rue Claude Monet
27620 Giverny, France
33 (0) 2 32 51 94 65


ouvert tous les jours de 10 h à 18 h
sauf le lundi








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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 15:01

 "Tu rencontreras d'abord les sirènes"

jusqu'au 27 juillet
Musée de l'orangerie - Paris (01)


et

du 3 octobre au 15 novembre 2009
Abbaye de Montamajour -  Arles (13)




Didier Paquignon


L’œil du peintre est un kaléidoscope sur lequel la lumière vient se réfléchir ; il est une surface mystérieuse et mouvante ne connaissant des objets du monde que leur pure apparence ; l’oscillation organique de leur être sensible. Renouant avec les recherches formelles des impressionnistes, l’œuvre de Didier Paquignon n’est pas une simple répétition mais la reprise intensive d’une manière de voir et de peindre par touches plutôt que par lignes. Comme l’écrit Wölfflin cherchant à définir l’essence du style pictural, c’est la lumière, ici, qui parle, et non la forme plastique.

Frédéric-Charles Baitinger



 Didier Paquignon



Didier Paquignon est né à Paris en 1958. Il peut se définir comme un artiste cosmopolite. Ses nombreux voyages lui ont en effet fait découvrir le monde entier, mais c’est plus particulièrement autour du Bassin méditerranéen qu’il puise son inspiration, en Grèce notamment où il s’installe à la fin
des années 1980 puis en Espagne qu’il rejoint en 2003.

Il vit et travaille aujourd'hui à Paris. Son oeuvre, souvent déployée sur de grands formats, offre un regard ciselé sur des thèmes que certains pensaient dépassés : nus féminins, natures mortes, vues d'intérieur ou paysages urbains. Ces thèmes apparemment classiques sont « revisités » et témoignent de la vitalité de cette peinture contemporaine.

Didier Paquignon peint de manière subtile, mélangeant matière picturale, jeu de transparences, couleurs vives et franches dans des compositions élaborées. Ses constructions savantes et son travail particulier de la couleur comme matière donnent à sa peinture une tonalité et des atmosphères singulières comme en témoignent ses paysages de zones urbaines réalisés en Grèce, en Albanie ou en Espagne.

Renouant également avec la notion de série, Didier Paquignon démontre l'étendue des possibilités de son oeuvre, toujours figurative, au travers de thèmes qu'il exploite avec obstination. Ses motifs à l'huile sont souvent repris en plusieurs formats, du plus petit au plus grand. Des monotypes remarquables leur font écho, accentuant de leur monochromie le mystère des sujets traités.




Didier Paquignon

photos : (1) Deux poulpes peinture, (2) La meute peinture, (3) Chien courant monotype 2000





Informations pratiques :

Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries
75001 Paris.
01 44 77 80 07
information-orangerie@culture.gouv.fr

Ouvert tous les jours, sauf le mardi,  de 9h à 18h

et
Abbaye de Montamajour
Route de Fontvieille
13200 Arles



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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 15:29

Amalgame


du 11 juin au 11 juillet 2009


galerie Van der Stegen


SR Labo



Le voile d'Isis

On devrait mieux respecter la pudeur avec laquelle la Nature
se cache derrière des énigmes et des incertitudes chatoyantes.

Nietzsche, Le Gai savoir

Et voici que sous nos yeux la cire, telle la déesse Isis ôtant un à un ses voiles,  nous révèle son inessentialité féconde ; sa parenté avec la célèbre formule d’Héraclite : « La Nature aime à se cacher en se montrant. ». Mais si une réalité en cache souvent une autre, il est des moments, plus rares encore, où deux réalités - que tout oppose – s’amalgament en un seul corps. Les sculptures organiques d’SR Labo relèvent de cet ordre, de ce type d’état quantique où la matière s’agite et renonce à toute identité stable.

Poursuivant l’œuvre poétique des anciens botanistes pour qui les plantes n'étaient qu'une variété particulière de bête se tenant la tête en bas, la taxinomie des formes, qu’SR Labo invente, défie les lois de la physique et de la biologie moderne : elle les contourne ou les parodie pour mieux nous inciter à contempler le monde du seul point de vue l’art ; autrement dit, du seul point de vue de la beauté des formes en leurs subtiles métamorphoses.

Mais qui, du règne organique ou végétal, absorbe l’autre ? Serait-ce le monde sanglant des chairs qui enfin se calment ou bien l’univers endormi des plantes qui tout à coup s’empourprent ? Une chose est sûre : chacune de ces sculptures semble traversée d’une ambiguïté fondamentale ; d’un frisson ontologique les faisant tour à tour devenir - dans l’esprit de celui qui les contemple - un objet d’angoisse puis d’émerveillement.

Détournant ainsi la céroplastie de ses usages les plus fréquents (empreintes, ex-voto, etc..), SR Labo nous invite à renouer avec la vieille cosmographie analogique des alchimistes pour qui toute forme visible renvoie toujours à son double symbolique, et réciproquement. Quoi de plus normal, alors, si je vous dis que la forme ronde et granulée d’un citron peut tout aussi bien devenir, dans les mains de cette artiste féconde, l’ébauche d’une vulve fluorescente… ou bien encore, que sous nos chairs palpitantes, se cachent, en réalité, de petits arbustes de corail.

Frédéric-Charles Baitinger



Informations pratiques :

galerie Van der Stegen
1 rue Gustave Goublier
75010, Paris.
+ 33 1 42 59 41 81 / + 33 6 75 21 84 70.

Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h


voir aussi : www.vanderstegen.com

Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 06:45

"Bye Bye, Bye Baby, Bye Bye".


Du 28 mai au 28 septembre 2009


Musée Maillol - Paris (7)







La Vie du Désir.
Guy Peelleart, (1934-2008), formé aux Beaux-Arts en Belgique a voulu suggérer des êtres qui se distinguaient de l'existence qui leur était montrée comme une fatalité. Ces hommes, ces femmes n'y trouvaient pas leur satisfaction. Ils voulaient réaliser leurs rêves. Ceux-ci passaient notamment par le canal de la musique country, blues ou rock, mais le transcendaient. Cette réalité qu'ils visaient avait des lieux, une temporalité, des figures, une certaine objectivité.

Guy Peelleart s'est laissé absorber par les désirs, valeurs, modèles à plusieurs dimensions qui couraient partout dans les années soixante et soixante-dix depuis l'Amérique puis défiaient l'Europe, le tribunal de la bonne conscience, la réalité des idéologies mortifères de l'après-guerre mondiale, la culture industrielle, la multiplication des biens, des services, l'industrie des loisirs, les consommateurs de transports...
L'artiste a réagi à cette conscience du faux par un réalisme quasi "photographique". Contre la vie réduite à sa plus simple expression, cette recherche de la dimension unique, il a opposé les icônes de Tina Turner, les aspirations infinies à d'autre manières de vivre, un changement qualitatif, des passions soutenues par Jerry Lee Lewis, Bob Dylan ou les Byrds et une richesse technique qu'il a aussi appliquée aux affiches de cinéma pour M. Scorsese, Wim Wenders, les disques des Rolling Stones, David Bowie entre autres.
 
PG


Exposition Guy Peelleart au Musée Maillol "Bye Bye, Bye Baby, Bye Bye réunit 30 planches originales de l'album Rock Dreams, paru en 1973. "Nous voulions faire un livre avec le rock'n'roll comme toile de fond, mais également avec la vie de tout le monde en toile de fond." (Interview, 1977).






Informations pratiques :


Musée Maillol Fondation Dina Vierny
59-61 rue de Grenelle
75007 Paris
Tel : 01.42.22.59.58

Ouvert de 11h à 18h, tous les jours sauf le mardi


voir aussi : le site du Musée Maillol

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 10:06

"Quelqu'un est tombé"


du 1er avril au 31 août 2009


Abbaye de Maubuisson - Saint-Ouen-L’Aumône (95)




 "Pièces sonores, parlées, musicales et silencieuses"

L'installation "Quelqu'un est tombé" occupe trois salles de l'Abbaye de Maubuisson, se jouant de leur contiguïté, de leurs natures et de leurs acoustiques respectives. Un récit se construit couche par couche et se déplie à la mesure des trois espaces.

Dans la première grande salle, à l'acoustique très résonante, quatre haut-parleurs en hauteur, fixés de part et d'autre des colonnes, diffusent une série de sons brefs (éclats, stridences) entrecoupés de silences. Dans le petit sas intermédiaire, lui aussi très résonant, un haut-parleur au sol, tourné contre le mur, diffuse des flux instrumentaux, souffles et vibrations sourdes, séquences longues et tendues, perçues comme une sous-couche au-delà.

Enfin, troisième strate de l'installation, dans la dernière salle, transformée pour l'occasion en un espace particulièrement feutré (moquette au sol et isolation aux murs), comme un écrin pour les paroles, un haut-parleur sur socle diffuse des voix. Cet haut-parleur est en position d'indirect : il faut parcourir l'espace et se retourner pour y faire face. Le contraste acoustique de cet espace feutré permet à l'auditeur de faire ici l'addition des couches sonores provenant des trois espaces contigus : les éclats résonants, le flux musical, les paroles.

Le récit se fait jour, des figures se détachent sur un fond, des liens se dévoilent. Une femme nous annonce que quelqu'un est tombé, un enfant décrit un paysage fragmenté, un autre marche, trébuche et tombe sans fin.  Une exposition dans laquelle il n'y a rien à voir mais tout à entendre. Elle sollicite la participation de l'auditeur pour qu'il remplisse à sa façon, avec ses propres moyens le vide, les creux, les silences, les trous l'histoire.


en savoir plus : gbgallery

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:11


artistes femmes dans les collections du Centre Pompidou

du 27 mai 2009 au  24 mai 2010

Centre Pompidou - Paris


Niki de Saint Phalle


Elles, thème et genre.
Le Centre Pompidou présente ses collections au féminin. La nouvelle présentation thématique est entièrement consacrée aux artistes-femmes du XXème siècle à nos jours. De la part du musée d'art moderne, c'est l'affirmation d'un engagement  auprès des artistes-femmes, toutes nationalités et disciplines confondues. L'énonciation d'un constat aussi : les créatrices sont au centre de l'histoire de l'art moderne et contemporain du XXe et du XXIe siècles.

Pluridisciplinaire, la programmation permet d'approfondir les domaines culturels que les femmes ont investis depuis un siècle, aussi bien dans la littérature que dans l'histoire de la pensée, de la danse ou encore du cinéma.

 Aurelie Nemours



Plus de 500 œuvres, pour plus de 200 artistes du début du XXe siècle à nos jours.

Pionnières
Huit salles présentent les œuvres des pionnières qui ont accompagné les avant-gardes et les évolutions dans tous les médias artistiques : Shirley Jaffe, Joan Mitchell, Sonia Delaunay, Natalia S. Gontcharova, Hannah Höch, Frida Kahlo, Judit Reigl, Suzanne Valadon, Diane Arbus, Dora Maar.

Feu à volonté
Féministes, critiques, photographes et interprètes, aux visions personnelles de la réalité, Niki de Saint Phalle, Karen Knorr, Rosemarie Trocket ... représentent celles qui se sont engagées dans l'histoire.

Corps slogan
ORLAN, Jana Sterbak, Atsuko Tanaka ou Ana Mendieta se sont penchées sur la représentation du corps, de ses stéréotypes, notamment celui du genre, ainsi que sa mise en scène dans les débuts de la performance.



Eccentric Abstraction

Essentielles dans la redéfinition des catégories visuelles et théoriques, les artistes-femmes ont exploré et commenté de multiples voies entre l'abstraction et la figuration, l'organique et le systémique, le conceptuel et le sensuel. En témoignent, entre autres, les œuvres de Louise Bourgeois, Agnes Martin, Vera Molnar, Valérie Jouve, Hanne Darboven.

Une chambre à soi
Reprenant le titre du livre où Virginia Woolf s'interrogeait sur les conditions de production de l'œuvre d'art, ici sont regroupées les œuvres d'artistes qui abordent la question de l'espace privé, :  Dorothea Tanning, Tatiana Trouvé, Charlotte Perriand, Sophie Calle.

Le mot à l'oeuvre
De la narration à l'énumération, en passant par l'autobiographie, la citation, la légende et les multiples dérives du livre d'artiste, des créatrices comme Jenny Holzer, Barbara Kruger, Natacha Lesueur, Cristina Iglesias, Eija-Liisa Ahtila explorent les différentes utilisations du langage dans l'art.

Les Immatérielles
Matali Crasset, Alisa Andrasek, Tacita Dean, Louise Campbell, Isa Genzken, Nancy Wilson-Pajic, Geneviève Asse, etc., concluent sur l'une des caractéristiques les plus frappantes de l'art contemporain, à savoir la dématérialisation de l'œuvre d'art.


Gisèle Freund, Virginia Woolf



Photos
  : (1) Niki de Saint Phalle, La Mariée ou Eva Maria, 1963 Grillage, plâtre, dentelle encollée, jouets divers peints 222 x 200 x 100 cm, (2) Aurelie Nemours, Angle pluriel nombre 63 (V 78), 1976 De la série : Rythme du millimètre Encre sur papier, 30 x 30 cm, (3)  Joan Mitchell, Chasse interdite, 1973 Polyptyque de 4 panneaux Huile sur toile - 280 x 720 cm,(4) Gisèle Freund, Virginia Woolf, Londres, 1939 Tirage, 1991 Épreuve couleur chromogène - 30 x 20,5 cm

Centre Pompidou, Musée national d'art moderne/ Centre de création contemporaine Documentation des Collections du Mnam (diffusion RMN) photos: Philippe Migeat, Centre Pompidou © ADAGP, Paris, 2009



Informations pratiques :

tous les jours de 11h00 à 21h00


voir aussi : le site du Centre Pompidou

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 05:24



Esthétique du romantisme européen .
Compte rendu de la Table ronde du jeudi 7 mai à la Fondation Hippocrène


A la veille des élections européennes, la Fondation Hippocrène en partenariat avec le Goethe-Institut et ac la collaboration de Jeanette Zwingenberger a organisé une table ronde réunissant les huit artistes de l'exposition d'art contemporain, «Paris-Berlin », objet de son huitième "Propos d'Europe". Une occasion d''interroger le point de vue des créateurs à partir de leur expérience du déplacement. Mais aussi de renforcer la coopération franco-allemande en soulignant son importance pour l'Europe qui si elle partage une même culture, une même histoire, une même mémoire n'a pas encore achevé sa construction.


Les artistes de l'exposition "Paris-Berlin", réunis autour d'une table ronde le 7 mai à la Fondation Hippocrène ont évoqué leurs parcours, ils nous ont fait part de leurs expériences et de leurs démarches. Certains ont quitté l'Allemagne pour la France, d'autres ont séjourné d'abord en Italie ou en Angleterre. Ils ont en commun d'avoir élu le territoire français et d'y vivre depuis de nombreuses années. Leur quête romantique se déploie à partir de ce nouveau point d'ancrage mais leurs visées sont multiples.

Paris-BerlinCe que nous ont appris les artistes présents, c'est que pour vivre une vie d'homme, il faut avoir la liberté de lever les yeux sur un horizon quel qu'il soit.


Ainsi, les oeuvres graphiques de Max Weschler né en 1925 nous décrivent des régions où en l'absence de tout horizon, règne le chaos. Dans une tentative de préserver la lettre et de récuser sa disparition, il nous prouve que le discours dans son écrasante perspective idéologique interdit la recherche du sens. Bernhard Rüdiguer centre son propos sur cette idée, et présente "Horizon" une
série de dessins, d'après une oeuvre d'Emil Nolde accusé en 1940 de pratiquer un "art dégénéré". Il métamorphose une peinture abstraite en portrait aux yeux creux, et montre comment le regard se vide, se retourne sur lui même. La liberté est perdue, la conscience de soi rétrécie, une conception du monde s'effondre.


A l'inverse, pour Ulla von Brandenburg et Barbara Thaden le travail de mémoire s'avère impossible. Elles se replient dans la sphère de l'intime et sondent le langage de l'inconscient pour l'une, des corps pour l'autre, espérant y découvrir une vérité autre que celle de l'Histoire. Elles confient au temps qui passe le soin de laver la plaie et savent que grâce à la lumière les fantômes disparaissent.


Pour le photographe Jürgen Nefzger, l'image d'un glacier fondu est en fait une vue romantique du paysage. De même pour Markus Hansen qui avec de la poussière pour seul matériau, nous offre un tableau représentant un ciel digne d'une peinture de Gaspard Friedrich, le plus célèbre des romantiques allemands. Jürgen Nefzger et Markus Hansen font un saut par dessus l'histoire récente de l'Allemagne et formulent une revendication romantique dans une perspective de réconciliation possible avec leur culture d'origine. Ils prennent ainsi en main les outils d'une critique de l'Histoire. Markus Hansen présente d'ailleurs une seconde oeuvre importante dans l'exposition, une suite de diapositives sur le thème du portrait. Il nous donne à penser par là combien le rapport à l'autre dans un désir de coexistence harmonieuse met en jeu le mimétisme.


Pour les romantiques du XIXème siècle, une oeuvre était ce qui contenait et retenait dans une forme, le mal. Ils attribuaient à l'imagination le pouvoir plastique de faire surgir "quelque chose" du choeur des ténèbres. Les oeuvres de l'exposition "Paris-Berlin" relèvent toutes à ce titre d'une posture romantique. Les artistes réunis à la Fondation Hippocrène ont choisi de conserver aux tragiques faits et actes historiques allemands leur dimension énigmatique et refusent de les comprendre ou de les interpréter. Leurs compatriotes de la période nazie sont ces "autres" dont le comportement ne sera pas élucidé. Seule l'évidence d'une étrangeté sera retenue.


La jeune artiste Katincka Bock était absente. Nous aurions souhaité entendre sa parole car elle semble aller plus avant sur le douloureux chemin de la mémoire, concevoir et rendre présente la limite de ce que l'on peut observer. "Verdichtung" , simple barre d'acier constituée d'une multitude de clous, adossée au mur, apparaît comme un horizon qu'elle renverse et érige en objet commémoratif d'une époque de fer et de feu.


Pas d'émois minuscules chez ces hommes et ces femmes dont la terre d'origine est marquée du sceau de la croix gammée mais un romantisme politique qui dénonce en creux la pathologie des dogmes et celle du pouvoir aveugle. Un plébiscite pour l'aventure individuelle dans un espace élargi à l'Europe d'abord, à la planète ensuite. Invention de soi et aspiration à l'infini, le grand ciel est partout et l'horizon dessine une courbe douce.


Catherine Plassart




Les artistes
: Katinka Bock (4), Markus Hansen (2), Jürgen Nefzger (5), Bernhard Rüdiger (6), Veit Stratmann (8), Barbara Thaden (3), Ulla von Brandenburg (1), Max Wechsler (7)






Informations pratiques :Fondation Hippocrène


Siège de la Fondation Hippocrène
12 rue Mallet-Stevens
75016 Paris.


Entrée libre.

exposition ouverte le vendredi et le samedi de 13h30 à 19h
les autres jours sur RDV

contact : Dorothée Merville, responsable des relations publiques
Tél : 01 45 20 95 94
contact@fondationhippocrene.eu

Voir aussi :  www.fondationhippocrene.eu

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Published by Art Point France - dans Paris : expositions
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