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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:36

Inner Monsoon

du 20 mars au 22 mai 2010

Galerie Jaeger Bucher



Rui Moreira




Rui Moreira. Patience et minutie.

L'exposition de la galerie Jaeger Bucher présente pour la première fois en France le travail de l'artiste portugais Rui Moreira. Elle regroupe vingt dessins en trois groupes figuratifs et abstraits Ces dessins évoquent tour à tour des divinités, des paysages ou encore des constructions géométriques. Chaque oeuvre est réalisée avec une extrême patience et minutie tel un exercice mnémotechnique  reposant sur une action rituelle autour du trait répétée inlassablement.


Salman Ruschdie expliquait dans Patries imaginaires que s'il possédait un très riche gisement de souvenirs, il n'était pas doué pour se souvenir totalement et c'était précisément la nature partielle de ces souvenirs, leur fragmentation , qui les rendait pour lui si évocateurs.  "La fragmentation faisait que les choses insignifiantes devenaient des symboles et les choses terrestres se trouvaient pourvues de qualités surnaturelles."Les dessins de Rui Moreira sont issus d'une série de voyages de l'artiste, au Maroc tout d'abord puis en Inde, et résultent aussi de voyages intérieurs bourrés de vestiges. Chaque image est issue de multiples influences dont elle ne cherche aucune synthèse spécifique mis à part la superposition de flux variés.   Nul doute que Moreira pourrait soutenir avec Ruschdie que "le passé est un pays d'où nous avons tous émigrés, que sa perte fait partie de notre humanité".



A côté des vingt dessins , la galerie présentera un film intitulé Conquer the Concaveréalisé autour de la coupole monumentale que l'artiste a peint au sein d'une église d'Algarve au Portugal.

C.P.


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photos : (1) When the Second Sun Will Come V, 2009 Gouache sur papier 120 x 320 cm, (2) I am a Lost Giant in a Burnt Forest, 2010 Gouache et stylo sur papier 240 x 320 cm, (3) The Machine of Entangling Landscapes I, 2008 Gouache sur papier 120 x 160 cm




Informations pratiques :

Galerie Jaeger Bucher
5 & 7 rue de Saintonge
75003 Paris France
+33 (0) 1 42 72 60 42
contact@galeriejaegerbucher.com

ouvert : Mardi - Samedi 11H - 19H


voir aussi : le site de la galerie Jaeger Bucher

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 17:59

Les nouilles alsaciennes
Peintures récentes


du 25 mars  au 10 avril 2010


 Galerie Noëlle Aleyne - Paris 3e




Serge Goulet

« Je peins donc je suis… » S.G.


L’homme qui rit

« Ce qui jaillit, c’est une peinture qui rit, qui éclate d’un rire inextinguible sur le monde, sur la condition humaine, sur elle-même. Un rire silencieux, c’est sa condition, mais terriblement violent et virulent. Un rire qui, pour se manifester, utilise d’abord les éclats et les stridences de la couleur: d’invraisemblables verts agressent l’oeil qui commençait à s’habituer à une harmonie de gris- mauves ; des rouges carminés hurlent dans l’immensité de la toile; de grands jaunes s’étalent insolemment sur des pages qui ne leur étaient peut-être pas initialement réservés. A côté de ces expansions rabelaisiennes, des manifestations plus discrètes, tache de sang sur une matité blanchâtre, rayon de bleu ingénu frayant son sourire dans des étendues sombres.


Et ce qui explicite ces éclatements intempestifs de la couleur chez Serge Goulet, c’est un autre aspect du rire: le rire de l’homme autour de l’homme, sur l’homme. Les corps apparaissent dans ses toiles, mais dérisoires, déformés, caricaturés, risibles: nous sommes loin des Apollon et des Vénus des néo-classicismes et du body building étalant leurs panoplies de muscles et leurs élans sportifs, leurs calibrages garantis conformes aux normes du bon goût. Ce qui s’étale ici, sous d’ironiques étiquettes mythiqueromantiques, c’est la vérité de la chair et de l’esprit, dans leurs intoxications follement complexes: chair torturée, contournée, déchirée par le désir, la peur, les complications des pulsions; chair qui veut se montrer à l’autre, l’autre du tableau, du couple, l’autre qui regarde le tableau, le spectateur, l’autre qui se regarde dans les tableaux qu’il crée, l’artiste peignant, se peignant et peignant ainsi l’être humain, nous; chair qui voudrait plaire, qui rêve de sexualité grandiose et qui exhibe des nudités touchantes d’enfants tristes ».

P.B.

Pour célébrer ses dix ans, la Galerie Noëlle Aleyne présente une sélection d’oeuvres récentes du peintre Serge Goulet, petit maître et  magicien de la couleur, né en 1926  à Charenton-le-pont (Val-de-Marne). Ami et contemporain de Paul Rebeyrolle, il vit et travaille actuellement en Région parisienne et dans le Morvan.



Serge Goulet


Serge Goulet
Informations pratiques :

Vernissage en présence de l’artiste jeudi 25 mars de 18h à 21h

Galerie Noëlle Aleyne
18 rue Charlot
75003 PARIS 
Tel : 01 42 71 89 49

ouvert : Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 12h30 à 19h

M°: St Sébastien Froissart, Arts et métiers


voir aussi : le site de la galerie Noëlle Aleyne, le site de Serge Goulet


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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:16

Exposition


Cité de l’architecture et du patrimoine







Claude ParentClaude Parent oblique et élégant.


Ce qui séduit dans les réalisations de l'architecte Claude Parent,  c'est moins l'harmonie des lignes que l'expression d'un désir quasi malicieux d'ébranler des certitudes même lorsqu'elles sont millénaires. Le grand principe que les architectes tiennent des romains, capables il y a deux milles ans de raser une colline pour poser à plat une villa  est le premier qu'il remet en cause. D'où la "Fonction oblique" appliquée à  des architectures qui ne sont pas seulement à voir comme des performances basées sur les limites de l'équilibre mais plutôt comme la volonté de se laisser guider par les dépressions et les reliefs  existants du sol. L’expérimentation semble le champ d’investigation permanent et favori de cet enfant terrible de l'architecture.



Claude ParentPourtant l'élégance de la ligne s'affichera avec assurance dans un programme inattendu : les centrales nucléaires. Il signe en artiste la légèreté formelle des cheminées monumentales du parc nucléaire français. Il est vrai que le parcours de Claude Parent est jalonné de rencontres et de collaborations ponctuelles avec des personnalités et des artistes  : Ionel Schein, André Bloc, Paul Virilio, mais aussi   : Nicolas Schöffer, Jean Tinguely, Yves Klein. Et que parallèlement à l’œuvre construite,  il développe une œuvre graphique et élabore des maquettes d'une qualité sculpturale. L'exposition permet de découvrir les différentes « périodes » qui composent le parcours varié de Claude Parent.

C. P.





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photos : (1) Maison Drusch à Versailles (1963), (2) Centrale de Cattenom


Claude Parent et Jean NouvelInformations pratiques :

Commissariat : Frédéric Migayrou et Francis Rambert
Scénographie : Jean Nouvel (la photo C. Parent et J. Nouvel)


Cité de l'architecture & du patrimoine
Galerie haute des expositions temporaires
Palais de Chaillot
1 place du Trocadéro
75116 Paris

Ouverture tous les jours de 11h à 19h,
nocturne le jeudi jusqu'à 21h,
fermeture le mardi.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:03

Un dimanche, une œuvre


Dimanche 31 janvier, 11h30, petite salle

Centre Pompidou - Paris

Najia Mehadji


Fleurs de grenade

Conférence par Christine Buci-Gluksmann
Philosophe, professeur émérite à l’université de Paris-8, en présence de l’artiste

Des fleurs donc. Depuis plusieurs années, Najia Mehadji peint ces plissés floraux, à la craie, au stick, sur papier ou sur toile.

A la différence d‘un modernisme qui a évacué tout motif décoratif, de Floral à la série des Vanités (2008) – fleurs au noir avec leur texture de lumière – elle s’insère dans toute une histoire florale de la peinture, de Matisse à Warhol, d’O’Keeffe à Cy Twombly, qui fait aujourd’hui retour. Entre deux pays (le Maroc d’Essaouira et Paris), entre deux cultures, son travail semble donner raison à Manet : « Un peintre peut tout dire avec des fruits, des fleurs, et des nuages. » On suivra donc ici l’itinéraire de Najia Mehadji, où ces Fleurs de grenade, toutes plissées et courbes comme la vie, deviennent une véritable cosmogénèse du monde – entre Orient et Occident.

C.B.-G.

En savoir plus  :  http://www.centrepompidou.fr/ et http://www.najiamehadji.com/


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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 18:00

Laurent Bazart, Serge Bloch, Philippe Brosse,
Bertrand Cailly, Matthew Crasner, Junior Fritz Jacquet,
Philippe Lagautrière, Dominique Lecomte



du 12 mars au 15 mai 2010

Atelier du Génie - Paris 12e



Dominique Lecomte



7 artistes pour fêter les 7 ans de l’Atelier du Génie

Pour ses 7 années d’existence, l’Atelier Du Génie met les petits plats dans les grands et vous invite à célébrer cet anniversaire autour d’une exposition détonante qui réunit 7 artistes sincères, inventifs, talentueux, qui revisitent le portrait. L’occasion de revenir sur la galerie, son équipe et d’en dresser le portrait !

CM: Comment l’aventure a-t-elle commencé?
A D G : avec 4 « fondus » d’art. Lorsqu’en 2003, le peintre Dominique Lecomte découvre une ancienne épicerie, Passage du Génie, dans le but d’y installer son atelier, nous imaginons très vite d’y présenter des expositions. La galerie Atelier du Génie était née. Elle sera à la fois atelier, galerie, et aussi école puisque des cours y seront dispensés régulièrement. Bref, nous avons souhaité que cet endroit devienne un lieu vivant et chaleureux dédié à l’art, et ouvert à tous, au coeur d’un passage où a été fondu le Génie de la Bastille !

CM: Qui sont ces “fondus” d’art ?
A D G : à l’origine, Dominique Lecomte, peintre-plasticien et professeur, Béatrice Lecomte, artiste et directrice artistique dans la pub, Claire Dugast, journaliste et critique d’art, et Yves Dugast, directeur commercial.Ces membres fondateurs de l’Association du Génie ont été rejoints ensuite par Lucie Lecomte, directrice artistique, responsable de la ligne graphique, et Carole Droguet Dugast, qui s’apprête à exposer des artistes de la galerie en Asie. Tous ces créatifs aux parcours différents se complètent admirablement, et font de cette galerie associative un lieu original, convivial et dynamique, où l’oeil est toujours surpris.

CM: Quelle est la ligne directrice de la galerie?
A D G : faire découvrir des artistes contemporains, émergeants pour la plupart, peintres, dessinateurs, illustrateurs, sculpteurs, plasticiens, photographes.... pour lesquels nous avons eu un véritable coup de coeur. Nous avons découvert ainsi plus d’une vingtaine d’artistes aussi bien figuratifs qu’abstraits que nous suivons et exposons régulièrement. Et nous restons aux aguets pour en repérer de nouveaux...

CM: Catherine Meyer
A D G  : Atelier Du Génie






 Philippe Brosse




Atelier du Génie




photos : (1) Dominique Lecomte, (2) Philippe Brosse, (3) Junior Fritz Jacquet, (4) Matthew Crasner, (5) Philippe Lagautrière, (6) Laurent Bazart, (7) Bertrand Cailly, (8) Serge Bloch





Informations pratiques :

Vernissage le 12 mars 18h-21h

Atelier du Génie
28, Passage du Génie
75012 Paris
atelierdugenie@yahoo.fr
06 62 73 73 41

Du mardi au samedi de 15h à 19h

Métro ligne 8: Reuilly-Diderot


voir aussi :  www.galerie-atelierdugenie.com

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:13

« Personnes »

du 13 janvier au 21 février 2010

MONUMENTA 2010 - Grand Palais Paris





Monumenta Christian Boltanski




Disparition et Remémoration.

Le Grand Palais est "un lieu qui se donne à celui qui le prend". "Personnes" de Christian Boltanski est une oeuvre faite pour le Grand Palais, avec lui, ou du moins avec son architecture. Le visiteur de Monumenta 2010  se trouvera dans une oeuvre et non pas devant.

Si pour saisir le réel, Boltanski emploie la fiction et s'appuie sur la narration, son principal outil est l'émotion. Celle-ci est grandement favorisée quand le visiteur pénètre le dispositif d'exposition comme on entre dans une histoire. Au Grand Palais, enveloppé par le froid hivernal (ainsi l'a souhaité l'artiste), c'est en soi que chacun devra rechercher l'étincelle qui réchauffe. Ainsi, Boltanski réunit le feu, l'amour, la mort et chacun pourra ressentir la chaleur qui l'habite et se sentir plus homme.

"Personnes" est une réflexion sur la mort, celle qui nous attend, nous est destinée et pourtant nous surprend. Celle aussi qui emporte ceux qu'on aime. Depuis toujours, la lancinante question du "pourquoi" nous taraude le coeur et l'esprit alors que la réponse se dérobe portée par les ailes du temps. La conscience de notre finitude détermine pourtant notre condition d'homme sur la terre. Mais comment accepter la disparition et trouver une consolation ?

La photographie, l'objet, le son permettent de se remémorer. Christian Boltanski les collectionne  et les accumule dans ses installations. Les rassembler est une manière d'affirmer la place faite à chacun dans la mémoire collective."Personnes" au Grand Palais pour Monumenta 2010, crée un tableau éphémère qu'animent les grandes questions sur la vie, la mémoire, le hasard de la destinée, la singularité irréductible de chaque existence.


Catherine Plassart


PS : Christian Boltanski poursuit la collecte d’enregistrements de battements de cœurs pour réaliser les "Archives du cœur" : vous êtes invités à enregistrer le son des battements de votre cœur et à en faire don à l’artiste.






Christian Boltanski





informations pratiques :


Nef du Grand Palais - Porte principale
Avenue Winston Churchill 75008 PARIS

Horaires
Tous les jours sauf le mardi
De 10h à 19h le lundi et le mercredi
De 10h à 22h, du jeudi au dimanche

Accès
Métro : lignes 1, 9, 13 / stations : Franklin Roosevelt, Champs-Elysées-Clemenceau
Bus : lignes 28, 32, 42, 72, 73, 80, 83, 93


voir aussi : le site de Monumenta

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 08:48

"Figura"


du 5 au 30 janvier 2010

Galerie Amtares - Paris 18e

 

Martine Baijot"Dans un sillon, le pinceau encré vrille, tourbillonne
Il grouille, il cisèle des fleurs imaginaires,
Il modèle des corps,
Il éclabousse peinture, encre, pigments,
Un geste, un trait, le bout du pinceau ouvre la liberté.

Martine Baijot travaille dehors ou dans l’atelier,
Toujours à observer la réaction d’un hasard qui lui ouvre
d’autres chemins, solitude, incertitude.
Peindre l’émotion, la vie, le rêve, la fragilité,
Respecter l’inconscient.
Le silence, le vent, la nature, les cieux, la terre tourne
La transformation
Avec seulement quelques coups de pinceau pour que
la lumière caresse vos regards.
Alors, toiles et papiers prennent leur sens..."


Les gestes multiples de Martine Baijot.

Souvent spontanés, sans retour en arrière, parfois composés et réfléchis. les gestes de Martine Baijot envahissent l'espace de la toile ou du papier. Les pigments, les encres de Chine, les encres typographiques  se déversent en filament sur la surface. Fluctuation des tracés bombés, marques de la brosse , taches, le peintre mène la danse. Entrelacs , accidents, surprises, le geste devient expressif. Il corrige, détourne et s'émerveille encore des transformations. Le trait se sent libre. Porté par le souffle, il  est la marque de la présence duelle du corps et de l'esprit dans une peinture qui fouille le chaos, restitue l'énergie et la vie.  

Catherine Plassart 



Martine Baijot Martine Baijot








Martine Baijot
 Martine Baijot




Martine Baijot


Informations pratiques :

vernissage le 16 janvier 2010 à partir de 18h

Galerie Amtares                                                                                      
29, rue Lamarck
75018 PARIS                                                             
amtares@wanadoo.fr
01 44 92 47 07

Ouvert du mardi au samedi de 15h à 19h, et sur rendez-vous,

métro : station Lamarck Caulaincourt : ligne 12 ou station Jules Joffrin à la Mairie du XVIIIème
: ligne 12 également puis le Monmartrobus station Lamarck-Mont-Cenis.

voir aussi : le site de la galerie Amtares , la vitrine de Martine Baijot sur Art Point France


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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 13:23

du 12 décembre au 23 janvier 2010


Galerie Chantal Crousel - Paris 3e.




Alain Sèchas

Alain Sèchas. La bonne aventure.

Au grand étonnement du public averti, Alain Sèchas présente dix grandes peintures, à la galerie Chantal Crousel. En effet les amateurs d'art contemporain connaissaient bien, ses chats et ses martiens, des sculptures qui empruntaient au langage des comics et à celui de la bande dessinée. Les grands tableaux verticaux au lyrisme abstrait marquent donc à plus d'un titre,  une rupture dans le parcours de Sèchas.


On peut évoquer notamment les conditions de production des créations antérieures. Durant la grande période des sculptures qui se clôt, l'artiste commençait par un dessin rapide mais l'exécution des pièces supposait un système lourd, une pratique collective contraignante. Alain Sèchas a désiré remettre en question la complexité des modes de production et  renouer avec une immédiateté de la création. Le choix de la peinture qui permet un surgissement de l'oeuvre quand on emploie comme ici de l'acrylique, s'explique alors, mais en partie seulement.


"Toujours tout remettre en fusion" disait René Daumal et c'est bien ce que nous avons sous les yeux. Alain Sèchas paraît faire exploser l'univers des formes identifiables associées à son image de marque, pour rejoindre une nébuleuse de la création qui met l'individu au centre et qui se souvient des mouvements historiques.


Car dans ce nouveau travail Sèchas n'invente rien. Il renoue avec le geste qui engage le corps, libère les turbulences de l'inconscient et signe une intention. "Je suis un artiste du présent" déclare-t-il.  Il nie tout aspect citationnel dans ses oeuvres,  la référence a pour lui un rôle secondaire. A bien l'écouter tout paraît couler de source. Ce qui le motive comme un grand nombre d'artistes européens depuis 300 ans : "la satisfaction de faire du beau", du beau qui est en relation avec le bon.


"Est-ce que je commence ? Ou est-ce que je recommence ? s'interroge-t-il. Ses peintures nous offrent une réponse.  Peu importe "l'avant", peu importe "l'après", seule compte la beauté, unique objet de l'aventure.

Catherine Plassart




Alain Sèchas




Alain Sèchas




sechas robin-hood




sechas platee

photos : (1) Bulb,Acrylique sur papier, marouflé sur toile 205 x 157 cm 2008 (2) Hurons, Acrylique sur papier, marouflé sur toile 215 x 157 cm 2009 (3) Souris verte, Acrylique sur papier, marouflé sur toile 157 x 217 cm   2008 (4) Robin hood, Acrylique sur papier, marouflé sur toile 205 x1 55 cm   2008 (5) Platée Polyester, acrylique 290 x 195 x 130 cm avec peinture murale (H : 500 cm) 2005



Informations pratiques :


10 rue Charlot 75003 Paris
+33 1 42 77 38 87
galerie@crousel.com

ouvert du mardi au samedi de 11h-13h / 14h-19h



voir aussi :
le site de la galerie Chantal Crousel, le site de l'artiste 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 16:40

Superheroes – Solo Show

du 28 novembre au 24 décembre 2009

Galerie Magda Danysz - Paris 11e





Vuk Vidor

 

Vuk Vidor. La Force du désenchantement.

Dans cette exposition de la galerie Magda Danysz, Vuk Vidor présente une impressionnante série de peintures de grand format, des sculptures découpées au laser de héros américains et aussi  une étonnante proposition Superego.


Dressée au centre de l'installation, une statue dorée représente l'artiste auréolé d'une gloire serbe auto proclamée. Elle est posée sur un socle, lui-même disposé sur une carte rouge de la Serbie, centre d'un soleil jaune qui rayonne arrogant.  


L'installation  est éminemment critique vis à vis du pays d'origine de Vidor dont il regrette l'orgueil mondio-centriste déplacé. Toutefois les USA le déçoivent également comme le prouve la deuxième  étape de son Quartet Américain montrée ici. La modernité portée par les mythes et les icônes de la super-puissance s'écroule comme un château de sable balayé par la vague. Les super héros sont fatigués, piteux ou désespérés. Seul subsiste le langage pop coloré des comics d'outre-atlantique.


L'idéal américain est parti en fumée, il faut être un serbe de Serbie pour se le représenter intact. Par contre, signes et signifiés nés du rêve américain courent le monde, inventant une langue neuve et universelle. Le vingt-et-unième siècle débute sur fond de crise. Pour contrer le désenchantement  qui gagne et se répand, il faut déplacer les postes d'observation, établir de nouveaux points de vue. Vuk Vidor fait partie de ces artistes qui font les bons constats et posent les bonnes questions.

Catherine Plassart





Vuk Vidor





Vuk Vidor





Vuk Vidor

Informations pratiques :

Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot - Paris 11
tel. :  +33 (0)1 45 83 38 51
 +33 (0)1 45 83 38 51 

ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h
et le samedi de 14h à 19h


voir aussi : le site de la galerie Magda Danysz

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 10:25

Faire face
peintures


du 19 novembre au 2 janvier 2010


Galerie Marie Vitoux - Paris 4e

Christophe Miralles


Christophe Miralles. Présence et absence.

Étrange présence d'un visage qui s'efface, d'un regard qui questionne. Dans les tableaux de Christophe Miralles, bouches et oreilles se ferment et la grande douleur se dissout dans l'étendue dense et palpable du silence. Solitaires ou en couples, toujours immobiles, ses personnages sont lestés du poids de l'absence. Et leurs corps  ploient légèrement, se penchent à peine, déséquilibrés par des sentiments contradictoires auxquels jamais ils ne se dérobent. Bien au contraire, ils les vivent intensément jusqu'à offrir un visage sans visage à un monde qui ignore la pitié et la bienveillance.

Pourtant, la peinture de Christophe Miralles n'a pas cette qualité d'épouvantable consolation que l'écrivain  Stig Dagerman attribuait à la page blanche. Un sourire improbable flotte dans le grand bain des figures non identifiables. Une humanité sourd de ces inconnus qui tournent leur face vers un destin qu'ils acceptent. La peur s'éloigne, "la vie cherche sa souveraineté". "Faire face" est à voir jusqu'au 2 janvier à la galerie Marie Vitoux à Paris.

Catherine Plassart


Christophe Miralles





Christophe Miralles





Christophe Miralles






informations pratiques :

Galerie Marie Vitoux
Marais - 3, rue d'Ormesson 75004 Paris


voir aussi : www.galeriepierremarievitoux.com



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