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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 07:32
 
benrath3.jpgBENRATH
 
La mélancolie des cimes.

 
Etait-ce une tempête de neige ? La tourmente avait balayé le plateau. La neige chassait l’air et les nuages. On était exposé aux piqûres de la glace. Les éléments mugissaient dans la nuit blanche et noire.

Ce pourrait être une progression obligée et nocturne. Quand la terre s’est évanouie, et que l’on voit le monde à l’envers, comme dans une ascension forcée.
 
Puis redescendre au milieu des avalanches vers la prairie. Rassembler à gauche, à droite, les informations. Une marche rocheuse avant la verdure des forêts tout aussi bien.

Pourquoi donc s’en aller vers la montagne ? Et escalader presque à la verticale ? Autant de sujets de méditation et de causes de visions intérieures.  

Car la peinture de Frédéric Benrath, rattaché au groupe des « nuagistes », décrit un univers tendu à la recherche d’une issue. Un état de veille en altitude. Un monde sans repère étoilé et de solitude impénétrable. « Paysagisme abstrait » sans péripétie apparente et pourtant combien chargé de passion retenue et de tension qui gronde, vibre, avant que le silence, abîme sombre, n’effondre les désirs et que les rêves ne volent en éclat.

Le peintre né en 1930 et disparu accidentellement cette année se voit honoré d’une exposition au Musée des Beaux-Arts, Palais Saint-Pierre, 20 place des Terreaux à Lyon, à partir du 1er octobre 2007.  


PG contact@pierregivodan.com
 

benrath4.jpgFrédéric Benrath a illustré  de nombreux livres pour ses amis poètes, Fabienne Courtade, Dominique Labarrière, Martine Broda... et  Maurice Benhamou qui dans son texte sur l'artiste, "Peindre ce qui ne peut se voir"  a écrit : "Ainsi dans votre travail, l'espace, la couleur, et l'ouvert ne sont pas analysables séparément. Ils sont une seule et même chose, à savoir de la peinture."  



Bibliographie sélective 

La voix des paroles, 2001. Texte de Maurice Benhamou. 1/25 Arches, 6 gravures de Frédéric Benrath voir l'ouvrage 

Ophélie, 2001. Texte de Maurice Benhamou. 1/33 Arches couverture peinte de Frédéric Benrath voir l'ouvrage


Exploration de l'ombre, 1988. Texte de Dominique Labarrière. 1/11 Arches, peinture de Frédéric Benrath 1/33 Arches, gravure de Frédéric Benrath voir l'ouvrage


Ce recommencement
, 1991. Texte de Martine Broda. 1/11 Arches, peinture de Frédéric Benrath 1/62 Arches, gravure de Frédéric Benrath voir l'ouvrage

Entre ciel, 1998.Texte de Fabienne Courtade.1/33 Chiffon, interventions de Frédéric Benrath voir l'ouvrage

Lenteur d'horizon, 1999.Texte de Fabienne Courtade.1/50 Arches, gravure de Frédéric Benrath voir l'ouvrage

 
voir aussi : Frédéric Bentath sur le site de la galerie Remarque, nos dossiers Maurice BenhamouMartine Broda, Fabienne Courtade
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 10:27

nick-miller.jpgNick Miller
Dessiner la réconciliation



Etrange, cette obstination à dessiner comme à la dérive, du fond d’un  camion , comme un maudit. Quelqu’un qui n’est pas défendu, un faible…


Que dire d’un homme qui fait ainsi la conversation à un paysage ?


Certains diront :
-Il a vécu pour rien, il n’a pas existé.


D’autres ajouteront :
-Il s’est réconcilié à sa façon avec le monde.


Lorsque l’on videra le camion, quand on le débarrassera de toutes  choses, que restera-t-il à dire ?
-Il avait l’intention de partir car il se faisait tard, peut-être.


Ou bien :
Il était fâché ou quoi ?


Une femme éclairera une dernière fois le camion. Il y aura des  feuilles mortes à l’intérieur. La porte grincera. La lumière vacillera.Il aura mis en marche le paysage. L’aura fait démarrer.


PG contact@pierregivodan.com


« Truckscapes », Dessins d’un atelier mobile, du 20 septembre au 03  novembre 2007, au Centre culturel Irlandais à Paris.

 
voir aussi : le site du Centre culturel Irlandais
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 08:22
Trembling, Still



du 15 septembre au 3 novembre 2007

galerie Zürcher - Paris
 
 

Judith Ström : combat et rédemption


Les tableaux du peintre sont animés et pleins de mouvement. Comme une agitation dans le calme. Les sujets apparaissent et disparaissent, mus par la volonté d’un « artiste –magicien », pour reprendre l’expression employée par Kandinsky à propos de Franz Marc.


On peut voir les œuvres à la galerie Zurcher depuis le 15 septembre et ce jusqu’au 03 novembre 2007.


L’artiste Judith Ström née en 1972 (étude à Copenhague) symbolise ici le combat et la rédemption face à une société malade de tous les maux du matérialisme.


L’éventail de ses choix est extrêmement vaste. Sa façon d’aborder les problèmes picturaux, très actuelle.


C'est la troisième exposition personnelle de Judith Ström à la galerie Zürcher.

 

informations pratiques :

galerie Zürcher
56, rue Chapon
75003 Paris

Tél. : + 33 1 42 72 82 20
Fax : + 33 1 42 72 58 07

email : info@galeriezurcher.com

 

La galerie est ouverte du mardi au samedi
de 11h à 19h
et sur rendez-vous

(Parking conseillé : à l'angle de la rue Réaumur et St Martin)

 
voir aussi : le site de la galerie Zürcher
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 06:55

 

 

 

Vladimir Velickovic.

 

 

Visages de Velickovic. Le surgissement du néant

 

Il faudrait dire le sentiment qui ressort de cette accumulation de visages, aussi durs que des pierres, aussi seuls qu’au premier ou au dernier jour de la Création. Tout droit sortis des mains du diable, quand la nuit vient lentement entourée de terre et de sable. 

 

Velickovic peint en état de forte concentration depuis les profondeurs de la conscience , dans un clair-obscur immobile qui donne ici aux têtes un aspect fantastique. On voit croître l’impression de l’horreur. Comme un abattement s’élève de ces portraits d’inconnus. Des hommes sans âge donc.  
 Et l’on cherche toujours à comprendre d’où vient cette désolation…Des voix muettes et sourdes sonnent le glas de l’espérance.Le regard se perd dans cette humanité humiliée, rendue vaine, composée de débris de crânes et d’os aussi. On ne sait dans quel piège est tombé un jour le peintre. On se confond en conjecture.  
Ces yeux assombris. Ces faces de noyés qui cherchent un visage. L’idée de la mort apparaît sans fard.  

Le portrait comme réponse à l’énigme du sujet « Qu’est-ce que l’homme ? ».

Pierre Givodan 

 

contact@pierregivodan.com


Exposition du 1er au 30 septembre : « Visage ou portrait ? », huit artistes. Galerie Univer, Cité de l’Ameublement, Paris (11ème).

 

voir aussi : le site de la galerie Univer


 

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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 09:11
du 4  au  26 Septembre 2007
 

galerie Les Filles du Calvaire, Paris
 
tree.jpg
 

La galerie Les filles du calvaire présente la première exposition personnelle en France du peintre britannique Merlin James en écho à son exposition au Pavillon du Pays de Galles de la Biennale de Venise, 2007.
 
 
La pratique développée par James au cours de ces vingt dernières années, à la fois ludique et sombre, sensible et rigoureuse, physique et illusionniste, se situe à l’avant-poste du « renouveau » actuel de la peinture. Ses toiles font appel au paysage, aux espaces intérieurs et à l’abstraction ; elles décrivent tantôt des structures telles que quais et jetées, silhouettes ou constructions anonymes, tantôt réinterprètent des œuvres du passé et d’anciennes photographies.


Le ton est souvent mélancolique et tourmenté. Le style et la manière varient de façon imprévisible. Depuis toujours, le travail de James s’attache aux questions de genre, de convention et d’artifice, interrogeant ainsi le langage de la peinture et la nature de l’expérience esthétique.

 
La retenue et la posture critique de l’artiste, qui se veulent d’abord l’expression d’une mise à l’écart, se démarquent largement du post-modernisme en agissant comme un « bouclier » de protection pour les vertus de responsabilité, de compassion, d’empathie et d’expression. Ces dernières années, la sexualité désarmante de l’œuvre et l’exploration de formes émotionnellement connotées telles que le paysage marin ou le portrait, réaffirment une certaine foi (bien que résolument matérialiste) en l’aptitude de l’homme à ressentir, à produire du sens et à s’exprimer. [...]
 
 


 
autre exposition : Thibaut Cuisset, LE DEHORS ABSOLU - Paola De Pietri, TEMPORAL - Edith Dekyndt, PROJECT ROOM,  21 septembre -  3 novembre 2007 / Vernissage le jeudi 20 septembre de 18h à 21h, galerie Les Filles du Calvaire, Bruxelles

 
informations pratiques : 

Vernissage le samedi 8 septembre de 15h à 21h

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
tel: +33 (0)1 42 74 47 05

ouvert, mardi-samedi / 11h-18h30
 
voir aussi : le site de la galerie Les Filles du Calvaire
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 09:22

Ouvrir le livre du monde.

 

Il ne nous conduit pas au ciel, mais on suit ses pas vers la terre.

 

Son imagination est étrange, qui préfère parfois la mort à l'amour. Cruauté de la recherche de la paix.

 

Son cycle d'expositions présentes annonce " Trafiquer dans l'inconnu " (Rimbaud). Il faudrait lire " Vivez heureux au monde " dans la simplicité et l'humilité.

 

Les compositions de ses peintures sont fragiles, déréglées, cherchent à servir l'humain. Les couleurs se montrent pleines de beauté et font émerger une lumière, un soleil qui nous assaille parfois aussi.

 

On dérobe quelques images à la fatalité. Les derniers instants avant la nuit, qui viendront donner raison au temps.

 

On regarde comme des monstres, des sacrements. L'élimination des détails, la prolifération des artifices.

 

L'histoire est d'abord contenue dans nos mémoires. Vous y êtes. Vous devez épouser le monde. Vous vous en allez vers des choses étonnantes. Vous courez peut-être même à votre fin.

 

Mesdames et messieurs, revenez du superficiel. Poussez le feuillage de devant vos yeux. Couvez la somme des êtres. C'est tout ce que vous pouvez savoir.

 

Et l'on songe à tenir par là le pouvoir de la peinture dans ses mains. On se trouve en bonne compagnie, on se réfugie dans un pays qui se parcourt sans cesse comme un empire.

 

Et l'on a comme l'illusion bénéfique d'obtenir un instant la maîtrise du sort.

 

PG contact@pierregivodan.com

 

Après le Musée Arthur Rimbaud de Charleville-Mézières, la galerie Abélard, la galerie Weiller, la galerie La Hune Brenner( Paris), la galerie l'Entrepôt ( Paris) accueillera le peintre du 03 au 28 octobre 2007.

 

voir aussi :  le site personnel de l'artiste

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 07:58

salon des arts alternatifs

 

les 8 et 9 septembre 2007

 

Maison Folie de Moulins - Lille

 

« CUSTOMANIA », sera le premier salon consacré entièrement aux phénomènes de la Customisation et des Arts Alternatifs Il ouvrira ses portes les 8 et 9 Septembre 2007 à la Maison Folie de Lille Moulins et sera suivi d’une exposition jusqu’au 23 Septembre réunissant 40 artistes.


« CUSTOMANIA » recevra un panel représentatif d’artistes de renom, graphistes  et peintres : Koa, Bishop, Nikibi, Josh Taylor (USA), Nasty, Ahero, Manioc, Bunka, Nikosh, Fixeuno (Mexique), Chokoklash, Le Bureau de Onde, Kid9 (Australie), Monovisua, Stoul, Shade, Ipnsone, Artmaniac, Blinky (USA), Darkimey, kenu, Nespa, Jwls… Egalement des créateurs / stylistes : Sweet Dynamite, Gilbert1, Malorocks, Isa & Zélie, Gilles… et des artisans : Kitoy, Cocciladies, Olala Bijoux, Maison Marotte…

 

informations pratiques

Maison Folie de Moulins
47/49 rue d'arras
France - Nord - Lille (59000)


Renseignements / Réservation
Tel : 06 62 49 80 69


Horaires
Salon les 8 et 9 sept. - 11h / 19h
Expo du 8 au 23 sept. - du mercredi au dimanche - 14h / 19h

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 11:07
 

Le Rock est le fruit du métissage.

Il y a eu le Blues, le Gospel, le Rythm'n Blues, le Jazz, le Country, les Ballades "blanches", la Comédie musicale d'Hollywood, la musique de danse, etc. Jusqu'à Elvis Presley originaire de Memphis ce fut une succession de mélanges.

 

Puis vint le King, le roi de la société mythique du grand écart. Une constante : la sueur et le rugissement. Une obsession : ne pas manger au râtelier. La guitare, un groupe de mauvais garçons, de gentils diables, les motels, les cafétérias, les sièges arrière des voitures.

 

Mais que s'est-il donc passé entre l'avant-guerre et les années soixante aux USA ?

 

C'est l'histoire d'une mutation culturelle dont il est question à travers le jaillissement du Rock qui aboutira à Robert Zimmerman ( Bob Dylan) et aux Rolling Stones, amateurs de Muddy Waters...

 

Lutte avec les compromissions, pied de nez à l'Amérique puis à l'Europe, palaces, limousines, épreuves des balles... Rêves d'adolescents et de Terre Promise, Révolution, Martyrs, et dénonciation de toutes les hypocrisies par-delà le bien et le mal.

 

A partir du moment où l'on est sur scène on porte sur soi la joie de transgresser les limites.

 

PG contact@pierregivodan.com

 

Exposition, Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris " Rock'n'roll 39-59", du 22 juin au 28 octobre 2007.

 

voir aussi : le site de la Fondation Cartier

 

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 07:55

jusqu'au 17 septembre

 

Musée de l'Orangerie - Paris

 
 

Dans les années 80, le sculpteur  Alain Kirili crée ses premiers Commandements, “champs de signes” abstraits composés d’éléments multiples en fer forgé qui se présentent comme autant de “lettres” posées à même le sol à faible hauteur.

 

Pour l’exposition du musée de l’Orangerie, Alain Kirili a conçu, Commandement, Hommage à Claude Monet,  une nouvelle production de « signes » non plus en métal mais, pour la première fois, en béton subtilement coloré. Son Grand Commandement Blanc installé depuis vingt ans sur une pelouse à proximité immédiate du musée de l’Orangerie, était déjà un hommage à Monet.

 

De nombreux dessins, souvent de grands formats accompagnent les trois Commandements présentés, en correspondance avec l’aspect sériel et l’ « expansion horizontale » des célèbres Nymphéas .

 

Enfin, dans la salle consacrée au peintre Soutine, l'artiste a mis en regard des toiles plusieurs de ses propres terres cuites abstraites.

 

L'ensemble de sculptures et de dessins,  est présenté jusqu'au 17 septembre 2007 au Musée de l'Orangerie. L'occasion  aussi de revisiter la merveilleuse collection d'art moderne Jean Walter et Paul Guillaume...

 

informations pratiques :

Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries
75001 Paris.

tél. : 01 44 77 80 07
information-orangerie@culture.gouv.fr

 

voir aussi : le site du Musée de l'Orangerie

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 10:45

 

1 Honneur aux femmes : Villeglé

 

Ennemis de la beauté donnez votre démission !

 

Il en va de l'avenir de l'homme.

 

Arrêtez de comploter contre la sûreté de l'existence.

 

Le propos est captivant, il relève des années soixante. Comme une mémoire de la révolution des moeurs et des idées.

 

A plusieurs reprises Jacques Villéglé s'en est allé faire comparaître la femme au procès de l'Histoire. Il a officié pour la gloire du désir, du corps, des champs de blé et de l'océan.

 

Devant la mer : la femme.

 

Comme un essai historique, politique et moral sur le génie de la France.

 

Les aventures du Nouveau Réalisme à l'époque des affiches déchirées.

 

Une attitude d'opposant qui cherche à rivaliser avec son temps, loin de l'art officiel, plus près des mythologies quotidiennes et de la jeunsesse mystérieuse et ardente.

 

 

2 Le pouvoir des caresses : James Coignard

 

 

Une femme n'aurait qu'une amie pour lui faire bonne garde, une amie pour ne pas se fourvoyer, comme une soeur. Mettre cela en avant en peignant " Les Soeurs d'Estrées" à sa façon. Sans mettre la toile en quartier, mais volontiers en lui livrant bataille, tel est le projet hardi de James Coignard.

 

Le propos a quelque chose d'admirable. Il ne tient qu'à nous d'être sensible au sujet.

 

Celui-ci illustre aussi l'exposition thématique " Femme y es-tu ? " au Sénat.

 

Quittez l'époque et allez voir du côté de l'Histoire, semble dire encore le peintre.

 

Tout ce que vous gagnerez, vous l'obtiendrez à la force de la mémoire. Suivez-moi jusqu'au dix-septième siècle et vous retrouverez, sans parole, le pouvoir des caresses, la félicité, la tendresse, le trésor sans défaut.

 

Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

  

"Art Sénat 2007".

Invité d'honneur Jacques Villeglé.

Exposition à L'Orangerie du Sénat et dans le Jardin du Luxembourg, " Femme y es-tu ? ".

45 artistes réunis autour de la question de la femme du 19 mai au 17 juin (Sénat), et du 19 mai au 23 septembre (Jardin du Luxembourg), Paris.

 
voir aussi : le site du Sénat
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