Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 novembre 2007 5 16 /11 /novembre /2007 10:09

Ruby’s Room (1998-2007)

du 30 octobre 2007 au  13 janvier 2008

Musée du Quai Branly  Galerie suspendue Ouest

dans le cadre de Photoquai

 


noble.jpgSourire à la vie

Ce n'est pas en adulte qu'il faut regarder les photographies récentes de Anne Noble, mais dans une tentative de renouer avec les petites merveilles de l'enfance : bruits des lèvres qui vibrent, des mots qui roulent,  drôles d'allitérations,  mordillages de cheveux,  morsures, etc 


et encore,   "je te tire la langue", bulles de chewing-gum, baisers "papillon"...







anne-noble.jpgLa  série d’images de très grands formats de la photographe néozélandaise exposée quai Branly dans le cadre de Photoquai  explore « ce que les enfants font avec leur bouche » ou plus précisément ce que Ruby, la fille de l'artiste fait avec sa bouche comme tous les enfants du monde. Leur échelle paraît disproportionnée par rapport à l’apparente banalité du sujet, une bouche d'enfant qui joue, goûte, grimace, se cache, sourit à la vie.

C.P.


voir aussi :  le site du Quai Branly

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2007 5 09 /11 /novembre /2007 10:19

 "11 ans après Bertholle"


du 7 au 30 novembre 2007


galerie Vivo Equidem - Paris (4)



Bateau-noir.jpgDécouvrir et recouvrir les Commencements 

Du premier on retiendra la persistance de la mémoire.

Une mémoire qui fait sens pour les habitants des bords de mer, nés en partance et amoureux des voyages plus que du Départ. Le peintre Crétois, sans doute familier des paradoxes peint à Paris les navires du retour (ou vice- versa). On aime cette façon inactuelle de représenter les bateaux qui hantent nos rêves méditerranéens et sans doute universels.

A la question de savoir quel est le rapport entre la conscience et le lieu de l'origine  cette peinture répond donc parfaitement.



Du second on sera bien obligé de convenir que son trajet est celui de tout peintre qui prend en charge le vécu, c'est à dire la Vie, dans la peinture. Un mot pourrait caractériser ceci : archéologie. Recherche du fondement, interrogation du sujet, effacement, recouvrement. Celan, dont le nom parle aussi de poésie s'exerce à l'interrogation sans fin.



Tel est  certainement un des points de rapprochement qui unit les artistes de l'association Vivo Equidem dont nous avons choisi de présenter deux des acteurs.


PG contact@pierregivodan.com

Exposition  "11 ans après Bertholle" du 7 au 30 novembre 2007, 7, rue Nicolas Flamel, 75004 Paris



voir aussi : le site de l'association Vivo Equidem

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 06:50
œuvres de 1959 à 2007

du 26 octobre au 24 novembre 2007


Galerie Lélia Mordoch - Paris (6)

 


sobrino.jpgFrancisco Sobrino est co-fondateur du GRAV – Groupe de Recherche d'Art Visuel (1960-1968) – avec Garcia Rossi, Le Parc, Morellet, Stein et Yvaral. Né à Guadalajara (Espagne) en 1932, il vit et travaille entre Madrid, Guadalajara et Paris.

Noir, blanc, couleur, cinétisme et transparence, avec Sobrino le plexiglas se prête aux métaphores de formes modulaires qui se répondent dans une véritable généalogie de la géométrie, comme ces ronds de plexiglas montés sur ressorts que le spectateur est invité à toucher pour voir l’œuvre en mouvement.

L’exposition présente des œuvres de 1959 à 2007 – gouaches, sculptures et reliefs – témoignant de ses recherches des cinquante dernières années, et célèbre le travail d’un artiste dont tout l'œuvre est voué à la lumière, au mouvement et au rythme.

A cette occasion, publication du livre : Francisco Sobrino, 96 pages couleur, 2007, 25 €, éditions Lélia Mordoch

 

informations pratiques :

vernissage jeudi 25 octobre de 18h à 21h

Galerie Lélia Mordoch
50 rue Mazarine 75006 Paris
Métro : Odéon
01 53 10 88 52


voir aussi : www.galerieleliamordoch.com

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 06:48
gao-brothers.jpgLa vie retournée.

Triste savoir que nous montrent ces fragments photographiques : celui d'une vie transformée en pure et simple arbitraire, et pour finir l'oubli de la vie juste. Ce qui jadis aurait relevé de la sphère publique devenu prétexte à consommation privée. Fin de la substance politique et de l'autonomie du citoyen. Pas de savoir sur la vérité de la vie possible, et donc une enquète sur sa forme aliénée.

Et l'on voit  par exemple sur une photo (Goodbye Tiananmen) une puissance politique, métaphore de la violence nue déterminer l'existence individuelle écrasée sous son poids, et transformée en prison politique grâce au mur que font au fond les ouvriers casqués de jaune. Des marionnettes créées pour faire illusion, une imitation des passions et du marché, les rouages d'un mécanisme mis à nu. Un regard porté sur une idéologie de la tromperie, du masque et du néant.

Quand la production matérielle a ravalé la vie à un non sens complet, un phénomène de second ordre, alors on peut parler de confusion totale et de retournement des valeurs.

PG contact@pierregivodan.com


Exposition "Gao Brothers " , photographies et sculptures, galerie Benamou, du 25 octobre au 24 novembre 2007, Paris.

photographie : GAO BROTHERS 'Goodbye Tiananmen'  2007 120x150cm, ed.2/10

voir aussi : le site de Gao Brothers, le site de la galerie Albert Benamou

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 06:59
ArtShopping.jpgGalaxie des possibles.

 

Le jeu du corps entier pour créer un espace. Une abstraction qui ne nous livre pas d'information directe. Sous couvert d'automatisme une technique d'écriture étrangère  à toute commisération. La peinture de Colette Banaigs est soutenue  par un faux-semblant d'immédiateté et un sentiment de renouveau possible. Un bilan de la condition insolite de l'Humain, sans nostalgie envahissante.

 


Exposition Colette Banaigs, salon Art Shopping, Carousel du Louvre ( Paris) ,  à voir les 27 et 28 octobre de 10 h à 19 h.

 

voir aussi : notre dossier Colette Banaigs, le site de Art Shopping

Partager cet article
Repost0
11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 14:30
LONGUE DISTANCE 


Du 13 octobre au  17 novembre 2007


Galerie Les Filles du Calvaire - Paris (3)
 
mercadier.jpg
 

"[...] Dans la série Longue Distance, la présence de plusieurs polyptyques - les trois images de Carré Lunaire où l’on passe de la nuit au jour, celles de La Terrasse, ou encore de L’Or - renforce la tentation de se raconter des histoires.

Regroupements de scènes très proches montrant les différents moments d’une même séquence, ces triptyques ne sont pas tant pour l’artiste un récit construit à partir d’images fixes, qu’au contraire une suite de « photogrammes » extraits d’un film qui ne cesse de s’échapper. Pas tant un désir de raconter une fiction, qu’un artefact pour signifier la fuite du temps et figurer l’impermanence. […]"

 

Armelle Canitrot
Extraits du texte de la monographie Corinne Mercadier
Editions Filigranes, 2007



informations pratiques : 

Vernissage le samedi 13 octobre de 15h à 21h

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
tel: +33 (0)1 42 74 47 05

mardi-samedi / 11h-18h30

 

 
La galerie participe à SHOW OFF- Espace Pierre Cardin- Paris du 17 au 22 octobre 2007

 
voir aussi : le site de la galerie Les Filles du Calvaire, le site de Show Off
Partager cet article
Repost0
9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 12:37
GIACOMETTI1.jpgUn concentré de forces

 

 

 

Visage fuyant qui reparaît toujours changeant !

 

C'est ainsi que s'impose à  l'esprit la présence de Giacometti.

 

Le peintre et sculpteur nous propose une lecture du XXè¨me siècle. On commence à  s'en rendre compte. Le sentiment d'une solitude qui résonne et en même temps d'un travail qui déborde de loin l'impression immédiate.

 

Les portraits de Giacometti sont sans compromis.

 

Le dessinateur produit des têtes aux traits définitifs. Le résultat d'une lutte acharnée de l'homme du dehors avec le peintre du dedans.

 

Mais il y a aussi la sculpture, qui communique réserve, réminiscence de l'art dit « primitif », maintien, pensée morale.

 

On ne demande qu'à  revoir le travail qui ne laisse jamais indifférent. Le temps de parcourir des années de recherche.

 

 

Exposition « L'Atelier d'Alberto Giacometti »,
au Centre Pompidou, Paris
du 17 octobre au 11 février 2008.
 
 
autre exposition :
 

"Giacometti-Dupin, le peintre et le modèle"
Du 12 octobre au 30 décembre 2007
Galerie d’art du Conseil général à Aix-en-Provence.

+ une rencontre

Jacques Dupin, témoin d'Alberto Giacometti
Samedi 13 octobre, 16h,
Dialogue de Jacques Dupin avec Rémi Labrusse

 

voir aussi : notre dossier Jacques Dupin, le site du Centre Pompidou, le site du Conseil Général des Bouches-du-Rhone

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2007 2 09 /10 /octobre /2007 06:07
agnes1.jpgVisage de l'homme 
 
Si comme le pense Lévinas le visage résiste à l'offense ultime « Le visage est ce que l'on ne peut tuer », alors Agnès Gauthier peint la manifestation de cet obstacle moral qui face à toutes les reculades et chutes dans la barbarie enjoint de faire face. 
A l'abandon aux conduites superstitieuses fondées sur le renoncement, la séduction des fabliaux, l'autorisation donnée à  toutes les humiliations, l'artiste oppose la réponse faite à l'odieux : 
- Sait-on encore aimer ?

A cette question dangereuse on figure tous en accusés.
 
 
 
 
agnes2.jpgExposition personnelle d'Agnès Gauthier du 18 octobre au 1er novembre 2007, galerie Gavart, 5, rue d'Argenson Paris (8).  

Vernissage le jeudi 18 octobre à partir de 18h en présence de l'artiste.
 
voir aussi : notre dossier Agnès Gauthier
Partager cet article
Repost0
7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 12:42
saura19.jpgSous les portraits, Le Portrait.
 
 
 
 
Notre hypothse est la suivante : Saura n'a peint que des autoportraits.
 

A travers les époques on ne voit que l'homme, planté comme pour un palimpseste.
 
Un monde où derrière la vitre du temps, passe l'heure du sujet.
 

Sinon pourquoi tous ces dessins sur papier ou se succèdent ces têtes qui pourraient toutes êre interchangeables ?
 

Mais il y a une seconde piste, celle, plus mystique et complémentaire aussi. On veut parler de la voie de l'Homme présentée par Ponce Pilate  ou encore du Crucifié, sans lequel manquerait certainement une signification   à l'idéal représenté dans ce travail.


 
saura17.jpgSaura aurait-il eu à payer sa dette à l'Espagne qu'il n'aurait pas agi d'une certaine façon autrement.
 

Portraits, natures mortes, scènes de la vie quotidienne... Tous les genres enveloppent jusqu'au soir et pendant des décennies la même entreprise de reconstruction : sauver l'existence intérieure des ruines du présent. Avec l'impression que l'on  reste seul peut-être à converser avec la petite musique du mystère.
 
 
 
 
Exposition Antonio Saura à la galerie Catherine Putman, Paris, 40 rue Quincampoix, « Oeuvres sur papier, 1956-1996 », jusqu'au 10 novembre 2007.
 
 
Bibliographie :

Antonio Saura Señoritas y caballeros
Ed. Jannink 1992
Recueil de cinq nouvelles inédites, sérigraphie originale signée.
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point France)
 
voir aussi : le site de la galerie Catherine Putman
Partager cet article
Repost0
2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 12:51

BoltanskiChristian Boltanski - L’exclusion du regard

Supposez que vous voyiez Christian Boltanski, vous seriez en droit de lui demander :
- Dites-le donc que vous vous souvenez de tout !


Il apparaîtrait dans son air faussement humble, assis sur une chaise, lisant un vieux journal et feuilletant d’anciennes photographies d’autrefois…
- Je crois, en effet, même si je n’en suis pas certain, que je n’ai rien oublié.
- Mais alors, en quoi consiste ce souvenir ?
- Peut-on parler de fidélité ?


Boltanski nous perd dans un dédale, on y laisse ses repères. On croit, nous aussi, nous souvenir et l’on s’use les yeux après des traces, des noms, des visages.


Mais c’est peut-être là que réside son secret : l’exclusion du regard, la collection exacte des éloignés de la perception.


Jeune fille, multitudes évoquées…âmes accrochées au mur, toujours séduisantes, hautaines, reservées. Portraits pénibles qui surgissent de l’au-delà précisément. Et nous sautent au visage. Et nous poussent à chercher encore.


Ainsi les images retravaillées, pixelisées, agrandies, d’enfants des années 50 et installées à ce jour dans la Maison des arts de Malakoff s’intitulent « Les Habitants de Malakoff ». Les photos en noir et blanc de grandes tailles sont à voir du 15 septembre au 18 novembre 2007.

 

Christian Boltanski est né, ce n’est pas un détail de l’histoire, en 1944 à Paris.

 

P.G. contact@pierregivodan.com

 
voir aussi : le site de la ville de Malakoff
Partager cet article
Repost0