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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 06:16

Couleur de mer

du 5 mars au 4 avril 2009

Galerie Deprez- Bellorget - Paris (6)



Raoul Gaillard


L'arpenteur des mers.
Raoul Gaillard arpente les  mers depuis des lustres, non pas en bourlingueur porteur de mille histoires mais en historiographe. Son oeuvre de peintre au fil des années a pris une dimension encyclopédique. Il a couvert toutes les époques ou presque. Il a envisagé tous les lieux, quasi. Il a décrit et dénombré les grands moments,  Embarquements, Voyages, Escales, Arrivées. Il a fouillé les détails, s'est attaché aux paysages, a restitué les ambiances.  Sans conditions, il a aimé et aime la mer immense et informe, il  a aimé et aime ses hommes, leur destin.  Sa récolte est parfois lourde de souvenirs et de regrets, souvent riche de sentiments hauts, légers, nerveux, toujours en prise avec le réel.

Mais regardez comme il peint à la gouache avec une stupéfiante maîtrise. L'illusion est au bout du pinceau me direz-vous. Et dans ce cas, comment démêler le vrai du faux, comment accorder une exactitude à ce qu'il montre ? Avez-vous vu ces photos sépia qui n'en sont pas ? Elles trompent l'oeil  au delà du genre lui-même. Dans "La marseillaise ou jour tranquille à N-Y" , j'ai fait une expérience troublante en reconnaissant mon oncle sur l'image. Impossible que ce soit lui cependant. Le peintre n'a pu le rencontrer, le peindre.  La seule vérité de la situation telle que me la renvoie le tableau m'a  rapprochée de mon  histoire familiale nourrie elle aussi de récits et d'images. Car le réel ce n'est que cela, une part de réalité, enrichie d'un soupçon de mémoire, et gonflée de grandes bouffées d'imaginaire.

Virtuose, Raoul Gaillard a su se garder des dangers de l'inconvenante gratuité et de l'image "neutre" des hyperréalistes. Sa facilité d'exécution aurait pu le confondre sur des eaux parfois largement immobiles dans un long séjour sans horizon. Mais le peintre est poète, il  laisse  le trouble pénétrer le sujet. Dans ses grands dessins, une touche d'incertitude hante  et perturbe le rendu minutieux de la réalité. L'expression d'un doute nuance ici la lumière, là un éclairage.  Une risée  frisotte la surface de l'eau. Une brume humide et tactile envahit un coin du tableau. Les ciels fantasques s'ouvrent sans crainte sur l'inconnu.

A la galerie Deprez-Bellorget qui présente  du 5 mars au 4 avril, « Couleur de mer » un ensemble de ses oeuvres récentes,  Raoul Gaillard nous offre des paysages apaisés, tranquilles ou sereins. Et on comprend que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était,  que la mer peut bien faire le gros dos, le vent enfler en tourbillons,  l'artiste affranchi de l'imaginaire de la chute, ayant tordu le cou à la peur du réel,  se livre  tout entier à  la joie de peindre.

Catherine Plassart




Raoul Gaillardinformations pratiques :

Galerie Deprez-Bellorget
15, rue de Seine
75006 PARIS
01 44 07 10 70
deprez.bellorget@wanadoo.fr



Du mardi au vendredi de 11 h à 13 h et de 14 h 30 à 19 h
Samedi de 11 h à 19 h.



voir aussi : le site de la galerie Deprez-Bellorget,

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 15:04

As I run and run, happiness comes closer



du 10 janvier au 24 février 2009


Galerie Nathalie Obadia Espace I, Paris (4)



Fiona Rae


Depuis le début des années 90, Fiona Rae accomplit une oeuvre picturale complexe, puissante et très singulière. Parce qu'elle est née en Asie  et a été formée en Grande-Bretagne, les cultures occidentale et orientale se mêlent dans ses constructions pop-abstraites très rythmées. Les séries  "Hong Kong Garden" ou "Swag" sont des compositions formelles et colorées subtilement accordées comparables aux chapitres d'un livre d'aventures.

Nicolas Bourriaud parle de "l'Atlas" de Fiona Rae dans le catalogue de cette nouvelle exposition à la galerie Nathalie Obadia. Il  évoque ses " "formes-trajets" qui constituent  autant de cartes d'espaces en mutation dans lesquels nous sommes amenés à évoluer  entre les emblèmes, signes, néons clignotants, parois sales, signalétiques, messages..." Il fait remarquer que l'artiste traite de manière surprenante et originale l'un des enjeux majeurs de la peinture contemporaine, à savoir, le tableau, elle en fait  un  "espace stratifié, nomadique... le GPS (Global Positioning Satellite) de notre présence au monde."

L'exposition de Fiona Rae est à voir jusqu'au 24 février 2009. Un catalogue est publié à l'occasion de l'exposition. Il s'accompagne d'un texte de Nicolas Bourriaud.


Catherine Plassart

informations pratiques :

Galerie Nathalie Obadia
3 rue du Cloître Saint-Merri
75004, Paris,France
info@galerie-obadia.com
33 (0) 1 42 74 67 68

voir aussi : www.galerie-obadia.com 

 

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 05:58

du 13 février au 24 mai 2009.


Musée d'Art moderne  - Paris (16)



De Chirico

La place assignée à Giorgio De Chirico est significative : celle du  fondateur de la peinture métaphysique. La logique de l'artiste  consiste à inventer un univers imaginaire constitué de statues,   places désertes,  temps arrêté, d'une géométrie secrète, de  reminiscence de la sculpture classique, d'instruments mathématiques et  de tout un arsenal symbolique autour de l'absence.


Il n'y a rien de contingent dans cette oeuvre mais sans doute une  seule question : Qu'aurait-il pu arriver si nous n'avions pas pris  cette direction ? Comprendre : Quelle signification faut-il donner à  cela, à cette histoire, la nôtre ? L'oeuvre se déploie dès les années 1911-1913, date à laquelle  De  Chirico s'installe à Paris. Sa mythologie quelque peu aboutie alors  est contemporaine de la première guerre mondiale, à l'aube du XXème  siècle. C'est de cette manière là que l'homme marque les esprits par  l'entrée en scène de son oeuvre. Son raisonnement artistique se meut certainement parmi les passés  irréels mais aussi les univers soumis à condition. Ceci pour discerner  le Nécessaire.


Ainsi le questionnement de De Chirico devient : Quelle évènement  singulier  aurait pu modifier les relations temporelles ? C'est cette piste là, la recherche d'une autre voie par exemple dans  l'histoire qui nous regarde encore en tant qu'Européens. Le chemin  esthétique de la mise en intrigue d'une part non négligeable  de notre  dérive scientiste et positiviste.

Et rien dans le parcours de De Chirico n'indique que l'auteur de  l'oeuvre  plastique ait mis un terme à la recherche critique. A nous de peser sur l'agent lui-même avec nos moyens divers qui vont  de la lecture des gnoses aux possibilités d'action du MAM de Paris,  lequel s'est donné les moyens, à sa disposition pour réaliser le but  supposé.

PG

 
Exposition rétrospective Giorgio De Chirico (1888-1978) "La Fabrique  des rêves". Cent soixante-dix peintures, sculptures, oeuvres  graphiques, et une sélection d'archives retraçant le parcours de  l'artiste de 1909 à 1975. Du 13 février au 24 mai 2009. Musée d'Art moderne de Paris (16e), 11  Avenue du Président Wilson.

Crédits photo : Giorgio de Chirico. L'énigme du jour (II) Collection Museu de Arte Contemporanea da Universidade de Sao Paulo, Brésil - Adgp

informations pratiques :

Musée d'Art moderne de Paris
11  Avenue du Président Wilson
75016 Paris.
Tél : 01 53 67 40 00

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h

Accès
Métro Alma-Marceau ou Iéna
RER C Pont de l?Alma
Bus 32, 42, 63, 72, 80, 92

voir aussi : www.mam.paris.fr

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 05:19

Méditations


du 30 janvier au 4 mars 2009


Centre Culturel Irlandais - Paris (5)

 

 Patrick Scott

 

 
"Méditations" est la première exposition en France de l’artiste irlandais, Patrick Scott (né en 1921). C'est aussi  le nom d'une suite de gravures réalisées en 2007 par l'artiste et dominée par le motif du mandala  utilisé pour représenter le cosmos ou pour délimiter un espace sacré. Énigmatiques, ces oeuvres sur papier sont toutes « Sans titre », mais revisitent, à l'évidence, plusieurs des thèmes contemplatifs explorés par Patrick Scott au cours de sa longue carrière. La sculpture exposée est une délicate composition de seize carrés dorés accrochés à une structure réticulaire d'acier. Le  travail de l'artiste se caractérise par un minimalisme abstrait, toutefois  la simplicité n'est qu'apparente car le geste plastique est fort.

C.P.


Patrick Scottinformations pratiques :


Vernissage le 29 janvier 2009 de 18h30 à 20h00 en présence de l’artiste

Fermeture exceptionnelle le 11 et le 12 février



Centre Culturel Irlandais
5, rue des Irlandais
75005 Paris

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 14:48

exposition

jusqu'au 1er mars 2009


Cité de la Musique - Paris (19)




Gainsbourg


Théorie Gainsbourg.

Empiriste de l'art Gainsbourg allait toujours plus loin. Il appliquait aux notions du beau la thèse selon laquelle à l'origine de toute idée  en matière de création il y a la vie (vécue). Sauver le crédit de Gainsbourg-artiste, cela ne veut rien dire. Il n'en a rien à faire. Initiateur considérable, poète, musicien, faiseur d'images et familier du cinéma (sous toutes ses formes), il n'a qu'une chose à dire : vos premières évidences seront toujours fausses. Surtout ne pas enfermer Serge Gainsbourg  dans un système. Mais à tout  instant de la vie se souvenir de cet épicurien singulier qui derrière les corps recherchait les plaisirs de l'esprit, derrière les femmes  "L'Amour sans Amour" ou le grand bonheur, dont le couple Jane Birkin-Serge Gainsbourg fut peut-être la métaphore.

PG




Informations pratiques :

Cité de la Musique
221, avenue Jean-Jaurès
75019 Paris

ouvert du mardi au jeudi de 12h à 18h
vendredi et samedi de 12h  à 22h
dimanche de 10h à 18h

voir aussi  : le site de la Cité de la Musique
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 06:54

du 15 janvier au 8 mars 2009

Fondation Custodia - Paris (7)

 Mark Brusse

C'est la fondation Custodia qui ouvre la première une série de six expositions monographiques de Mark Brusse, artiste néerlandais installé à Paris depuis 1961. La fondation hébergée par l'Institut néerlandais présente dans le vestibule octogonal de l'hôtel Turgot, un ensemble d'oeuvres sur papier  à la fois ironiques et raffinées de  grand format. Les gravures sur bois, linos, en couleur ou noir et blanc de l'artiste sont accompagnées de quelques "sculptures" récentes en verre de Murano.


D'ici à la fin de l'année 2010, les oeuvres de Mark Brusse seront également présentées  au Musée Faure, au Musée de Gaillac, au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque, à la Collégiale Saint-Pierre le Puellier d’Orléans et au Musée d’Art Roger-Quillot.




Mark Brussephotos :
© Mark Brusse, Spirit of the water(horizontal), 1998
The Generous Herat, Mark Brusse, 2008, Verre de Murano, 41x44x35cm
© Berngo Studio


informations pratiques :

Fondation Custodia / Collectie Frits Lugt
Institut Néerlandais
121 Rue de Lille
75007 Paris
01.53.59.12.40
coll.lugt@fondationcustodia.fr

Entrée libre - Du mardi au dimanche de 13h à 19h

accès
Metro: halte Assemblée Nationale
Bus: 63, 73, 83, 84, 94

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 07:15

du 02 au 27 février 2009


galerie Christine Colas  - Paris (3)



Colette Banaigs

Le combat des âmes simplement singulières.
Dans cette peinture l'accent est placé sur la vertu et la liberté hors  des modèles classiques.   La vertu comme un principe de partage qui reconnaît l'égalité des  hommes : l'artiste et l'amateur d'art, voire tout citoyen préoccupé de  sens figuré. La liberté qui présuppose la conscience au sens rousseauiste de  sentiment et d'instinct.

Colette Banaigs oeuvre donc sur le registre de la peinture qui  s'adresse clairement à des individus pour lesquels l'attachement à la  vie rejette l'esprit de guerre et l'affairement à détruire. On reconnaît ainsi comme une vocation au devoir, (loin des dogmes ou de  toute foi) à chasser au-delà ceux qui ont été abandonnés à la nature, livrés au mal ou oubliés de leur propre génie. Apparitions en noir,  messages rouge sang sur fond de terre infinie gravissant les escaliers  du temps.

Ces figures nous adressent toujours enfin  "en creux" le même message  (recouvert et renversant) : celui de l'espérance "métaphysique" d'un  monde meilleur que la vulgarité (parfois masquée et  emprisonnante) restreint avec la force dangereuse contenue dans un  monde corrompu et diabolique parfois séduisant mais jamais compatible,  c'est sûr, avec l'innocence .

PG


informations pratiques :

Vernissage le 12 février 2009 à 18h.

Galerie Christine Colas
8 rue Sainte Anastase
75003 Paris
Tel : 01.48.04.73.00



PUBLICATION :

Le Monde diplomatique
numéro de janvier 2009



Colette Banaigs


"Nous avons découvert que le bien ne peut être consommé par ce qui est esthétiquement attirant et audacieux, que la culture qui ne s'intéresse pas à la politique et exclut toute question sociale de sa compétence s'approche de la barbarie et qu'une personne à l'esprit éclairé assume des responsabilités qui dépassent le domaine de la beauté". Thomas Mann (in Briefe, 1937-1947)


Depuis deux siècles maintenant, les artistes dans leur grande majorité ont la volonté d'agir sur le sol du réel, en témoignant de faits sociaux, de situations politiques et en engageant un point de vue.  Si on écarte la période du réalisme socialiste, on observe que c'est bien la liberté acquise par les artistes qui  leur permet d'écrire "le" politique. Cette connivence avec la réalité, cette manière d'esthétiser le quotidien, d'inscrire sa production dans un contexte est un caractère de la modernité.

L'atelier de Colette Banaigs n'a rien de la tour d'ivoire. Elle peint "Les envahisseurs", "l'Ombre d'un doute", "La mémoire du cri", "Contre-coup", "Terres étrangères"... avec pour horizon la guerre d'Irak. Cependant,  si le titre a une extrême importance pour elle, c'est du tableau que naît le titre et non l'inverse.

Le Monde diplômatique  est le seul journal qui prend le parti  de faire appel à des regards d'artistes - peintres et photographes pour son iconographie. Il ne s'agit pas d'illustrer un propos mais de juxtaposer un point de vue plastique et une approche analytique et critique des questions internationales. Pour accompagner le texte d'Alain Gresh  dans l'article  "La mémoire refoulée de l'Occident", le mensuel pour son numéro de janvier 2009  a choisi un ensemble de tableaux de Colette Banaigs.  Une façon de prendre du recul et de considérer sous un autre angle une problématique actuelle.

C.P.



autre publication :
Colette Banaigs, peintures 2002-2008
ed. lelivredart 2009 12€













voir aussi : la vitrine de l'artiste sur Art Point France


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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 07:09

PAYSAGES EN OSE

Du 19 décembre 2008 au 28 février 2009


galerie Isabelle Gounod - Paris (3)



Michaële-Andréa SCHATT

La pratique de la peinture chez Michaële-Andréa Schatt est un outil simple, direct et révélateur. C'est aussi  un espace où il est possible de reprendre son souffle, de respirer,  une sorte de creux et  de silence. L'artiste peint le souvenir des paysages. Le sujet ne constitue pas l'unité de l'image qui est  une combinatoire d'éléments disparates. Elle procède par recouvrements successifs,  superpose les fragments mémoriels.

Avec les "Paysages en Ose" Michaële-Andréa Schatt contamine le lieu par la couleur. "Ces derniers temps, j'avais envie "d'oser" - Rrose Sélavy, la ritournelle de Duchamp.  "La Vie en Ose" m'est venue à l'esprit : "On suppose, on oppose, on impose, on appose, on dépose, on repose, on indispose ...". et tout cela en rose tape-à-l'oeil pour défier la nature et déplacer le regard.  Le tableau est couvert "d'empreintes". Elles évoquent ombres de manteaux, paysages, paysages-manteaux, paysages mentaux... Prolifération du verbe, mutation du mot, transformation  de la syntaxe picturale. Aux paysages s'ajoutent les kimonos qui se plient  et se déploient tels des origamis. Le paysage devient manteau,  enveloppe,  le kimono,  corps en négatif.


Inversions, écarts, Michaële-Andréa Schatt, dans ses grands formats exposés par la galerie Isabelle Gounod à Paris, retourne la peinture comme un gant et habille la toile de joyeuses couleurs.

C.P.

informations pratiques :

Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
+33(0)1 48 04 04 80

du mardi au samedi de 12hà 19h

voir aussi : http://www.galerie-gounod.com/expositions.htm

 

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 16:06

Aguilera +9000


du 4 novembre 2008 au 3 janvier 2009


galerie VivoEquidem - Paris (6)



Dolores Aguilera


Dolores Aguilera : Le nu , une énergie sans entrave
Les oeuvres de Dolores Aguilera, courant imperméable au rayonnement du  doute, dépôt irréductible de fusain, noir sur fond blanc (120x80), ont  pour objet le corps. L'amour du corps projeté dans l'oeuvre, cuisse,  ventre, poitrine, sexe, sans rien de général ou de caricatural et  encore moins de monstrueux. Mais les formes constituent un monde et  sont nommables. Réciproquement elles trouvent leur unité par le tracé  noir du sexe de la femme, métaphore de l'amour, presque rien si  sublime renvoyant à une zone d'insécurité floue, mais sans tatônnement  ni retouches, point d'appui pour l'oeil.


Expression d'une décision pour le plus de sens possible  comme en un  moins de temps donné, cette démarche de longue haleine (9000  dessins) implique humilité et densité sans bavardage. La dépense est là  et l'exploit aussi. Le contraire de l'exhibition. Le sujet : le nu  nous fait aboutir ici à un projet sans gaspillage.


L'intention de peindre la femme pose aussi la question de  l'inspiration d'une telle éloquence. Ce dynamisme, cette élasticité  interrogent. Et on esquissera  une réponse. Cet élan nous paraît comme  un tremplin pour une dimension verticale de la vie. Un projet de  remonter, s'élever comme aimanté, course ascensionnelle, sans  assurance, pour se hisser jusqu'au principe d'une sorte d'extase, et  c'est le paradoxe. Il y a ici un envol et une impulsion immanente d'où  l'oeuvre trouve sa puissance. S'arracher à l'inertie et s'amarrer dans  l'ici et le maintenant, enfin.

PG


Jusqu'au 3 janvier 2009, la galerie d'art contemporain VivoEquidem (Paris, VIe arr.) accueille une exposition de dessins sur le corps humain nu : Aguilera + 9000. Les dessins sont l'oeuvre d'une artiste espagnole, Dolores Aguilera, qui pendant dix ans s'est consacrée à ce sujet et a usé d'une technique invariable, le fusain sur papier, pour le représenter.



informations pratiques :

Galerie VivoEquidem
113, rue du Cherche-Midi
75006 Paris
Téléphone : 06 61 26 92 13
galerie@vivoequidem.net

du lundi au samedi de 14 h à 19h30 et sur  rdv

métro  Duroc

voir aussi : http://www.vivoequidem.net/

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 05:02

du 2 au 14 décembre 2008

 

galerie du Montparnasse - Paris (14)

 

 

  Marie Deloume

 

"Qui sait regarder les nuages parfois y rencontre des âmes, des formes quasi humaines qui se déforment avec le vent, visages un instant entrevus, corps déroulés et puis perdus, foules happées, estompées, deviennent fumées puis disparaissent."

 

L'imaginaire de Marie Deloume se déploie à partir de traces fugaces et cotonneuses  qui apparaissent sur la surface bleuie du zinc. Des chemins de peinture déroulent des paysages ou des natures mortes,  comme autant d'espaces où se lovent  rêverie diurne et  poésie du soir.  

 

L'exposition de la galerie du Montparnasse réunit une trentaine d'oeuvres de tout format. Elle est à voir du 2 au 14 décembre 2008.

 

C.P.

 

 

informations pratiques :

 

vernissage le vendredi 5 décembre de 18h30 à 21h

 

galerie du Montparnasse

55, rue du Montparnasse

75014 Paris

tel 01 43 22 72 77

 

ouvert tous les jours de 13h à 20h

le dimanche de 14h à 20h

 

voir aussi : la vitrine de Marie Deloume dans Art Point France

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