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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 17:51

estampes et livres d’artistes

Du 19 janvier au 1er mars 2008

Angle - Saint-Paul-Trois-Châteaux (26)



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A partir du 19 janvier et jusqu’au 1er mars 2008, Angle invite Matthew Tyson et Isabella Oulton, responsables des éditions imprints et ka ! éditions à exposer une sélection de leurs productions.


Fondé en 1984, imprints est une maison d’édition qui s’est spécialisée dans la publication et la promotion de livres d’artistes. Aussi depuis vingt-quatre ans, les éditions ont multiplié les collaborations avec de nombreux artistes et poètes internationaux comme François Morellet, Jérôme Rothenberg, Gottfried Honegger, Richard Long et Jacques Jouet, etc. Fort de ces premières expériences, en 1992, imprints a également diversifié ses activités avec l’édition d’estampes sous le nom de KA ! Editions. 


D’abord établis à Londres pendant une dizaine d’années comme galeristes, éditeurs et marchands de livres d’artistes, Matthew Tyson et Isabella Oulton ont ensuite décidé d’installer les ateliers d’imprints à Piégros la Clastre dans la Drôme. Depuis ces longues années, leur travail a acquis sur le marché de l’art européen une reconnaissance et leurs éditions sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées.



A découvrir les œuvres de :
Roger Ackling, Franck Badur, Nicolas Cendo, Peter Downsbrough, Antoine Emaz, Gottfried Honegger, François Morellet, David Rabinowitch, Tita Reut, Yuko Shiraishi, Heiner Thiel, Ian Tyson, Matthew Tyson. 

informations pratiques :
 
19 janvier 08 à 15h : Rencontre avec les éditeurs, Matthew Tyson et Isabella Oulton

1er février 08 à 18h : Vernissage de l’exposition dans le cadre du Salon du livre et de la jeunesse


Angle art contemporain
place des arts
26130 Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme)
Contact : contact@angle-art.fr

du mardi au samedi de 14h à 18h
 
voir aussi  : www.angle-art.fr

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 17:46

une pensée graphique…


du 23 janvier au  30 mars 2008


Centre d'art - Enghien-les-Bains (95)

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Scénariste puis réalisateur italien, Ettore Scola produit depuis près de quarante ans une oeuvre généreuse, exigeante et populaire à la fois. Au fil des années, se dessinent des films dont les genres très différents gardent en commun une belle humanité : « Nous nous sommes tant aimés » qui lui vaut le grand prix du festival d’humour de Chamrousse en 1976, « Affreux, sales et méchants » avec le prix de la mise en scène à Cannes, le succès international de « Une journée particulière » (1979) ou encore « Le Roman d'un jeune homme pauvre » (1995) pour lequel il reçoit le Lion d'or au festival de Venise et « Gente di Roma » (2003), l’un de ses derniers longs.


Mais ses portraits de société passent aussi - et d’abord - par l’écriture, réminiscence de ses premières amours journalistiques, où le mot vient s’accoler à la ligne, celle de la phrase mais aussi de l’illustration, du graphisme d’une scène, d’une caricature ou d’un scénarimage. Pour le centre des arts, Ettore Scola présente ainsi en exclusivité plus d’une centaine de dessins dont la ligne claire révèle un sens aigu de l’observation. Tour à tour filmés, projetés ou simplement accrochés, ces dessins viennent suggérer et révéler que derrière l’univers du cinéaste, en amont, se trouvent d’autres traces préparatoires : la pensée graphique de sa ligne…


Informations pratiques :

Centre des arts
12-16 rue de la Libération
95880 Enghien-les-Bains

entrée libre
du mercredi au vendredi de 11h à 19h
le samedi de 14h à 19h
le dimanche de 15h à 18h

contact Julie Lacoste
tel : 01 30 10 88 97
jlacoste@cdarts.enghien95.fr


accès
La gare est à 50 m du centre des arts .
Plusieurs parkings situés à proximité restent ouverts jusqu’à la fin de la soirée (parkings de la Libération et de la mairie).

voir aussi : www.cda95.fr

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 14:40
du 7 mai au 15 juin 2008


Nef du Grand Palais - Paris
(8)



Richard Serra s'apprête à relever le défi de MONUMENTA 2008 

       
    JANVIER 2008
VIDEO : SERRA SUR PROMENADE
SES OEUVRES MAJEURES
SCULPTURE ET METAL
ACTION EDUCATIVE

       
   

EN VIDEO
SERRA SUR PROMENADE


En exclusivité, découvrez les propos de Richard Serra à propos de Promenade, ses impressions sur le Grand Palais et le défi que représente pour lui Monumenta.

       
   

A VOIR
SES OEUVRES
MAJEURES

Depuis quarante ans, Richard Serra produit des oeuvres qui transforment le rapport du visiteur à l’espace et à la perception. Un parcours en images pour mieux saisir les enjeux de son travail.

       
   

A LIRE
LA SCULPTURE APRES LA REPRESENTATION
DES SCULPTEURS DU METAL


Des enjeux pour la sculpture aujourd'hui : en savoir plus sur les perspectives ouvertes au cours du XXème siècle et découvrir les sculpteurs qui ont fait de l’acier leur matière première.

       
     
     

informations pratiques :

MONUMENTA 2008 - Richard Serra

Nef du Grand Palais - Porte principale
Avenue Winston Churchill 75008 PARIS

Tous les jours sauf le mardi
De 10h à 19h le lundi et le mercredi
De 10h à 23h, du jeudi au dimanche.
Métro (1, 9, 13) : Franklin Roosevelt, Champs-Elysées-Clémenceau. Bus (28, 32, 42, 72, 73, 80, 83, 93)

     


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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 17:09

du 1 er au 4 février 2008 

Parc des Expositions -  38100 Grenoble  


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ARTenim Grenoble rassemble du 1 au 4 février 2008 pour sa 3 ème édition, plus de 80 galeristes, éditeurs d'art et expositions de prestige représentant 250 artistes. 
  

Le choix de la diversité

 
  
Les précédentes éditions ont été des succès.  Le parti-pris donné à la diversité garantit  au public le plus large la proximité avec les  oeuvres. On est assuré de voir aux cimaises les valeurs montantes de l’art contemporain côtoyer les artistes reconnus,  les tendances artistiques et les techniques  les plus diverses représentées. Plaisir de la découverte donc, mais aussi rendez-vous avec quelques grandes oeuvres de l'art actuel. 


Les exposants, galeristes et éditeurs d’art, viennent  de France mais aussi d’Allemagne, du Canada, de Corée d’Italie, du Japon et de Suisse .


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A NOTER DES A PRESENT  :

La Nuit de l'Art : vendredi 1 er février 2008

Cette soirée très particulière est l'occasion de découvrir la Foire d'une autre manière : évènements festifs, performances éphémères sur les stands des galeristes ou dans les allées, confrontations des mots, de la peinture, de la musique, surprises, découvertes, émotions… et bar à champagne, pour partager un moment privilégié avec les exposants.


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Des one-man shows

Plusieurs exposants osent la présentation d'un seul artiste. La galerie Nadir, spécialisée depuis 27 ans dans le verre et la céramique présente Yan Zoritchak (photo). Les Editions Rémy Bucciali mettent en avant l'oeuvre gravée de Tony Soulié (photo) alors que la galerie Richard Nicolet explore l'univers ludique des sculptures en papier-mâché de Gérard Cambon. Au Studiolo on découvre le mouton sans cesse retravaillé de Pierre Fauret.

Autres temps forts

La présentation par la galerie allemande Jean-Mark Laik, des huiles sur toile du peintre d'origine marocaine Mohamed Lekleti. Sur le stand du Petit Pont des Arts on pourra apprécier la sympathique ménagerie de Richard di Rosa. La galerie Espacio de Morges (Suisse), spécialisée dans l'art mexicain présente les peintures sur métal éclatantes de Carmen Arzivu.



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Côté performances et installations

Performance Interférences (34 – Montpellier) propose « Entre les lignes » Trois artistes, Antonio Rodriguez Yuste, textes - Benjamin Carbonne, peinture et Stéphane Carbonne, thermoformage "co-construisent" un temps particulier, le temps d'une réalité qui naît et qu'ils laissent jaillir, suscitant la réflexion et l'émotion.

Le Crac Médias Forum (34 - Béziers) présente « Alice o fil » et « Belle o bois dormant » des installations de la vidéaste et plasticienne Viviane Riberaigua.

L'artiste coréen Kwon Moo-Hyoung propose "Méditation – Installation" en vidéo et en photos.





informations pratiques :

Lieu : 
Alpexpo - Parc des Expositions - 2 Av. d'Innsbruck - 38100 GRENOBLE
Tél. 04 76 39 66 00 - Fax. 04 76 09 36 48
e mail : artenimgrenoble@alpexpo.com

Horaires : 
du 1 er au 4 février 08 de 10h à 19h
Nuit de l’Art : vendredi 1 er février 08 jusqu’à 23h
Après midi professionnelle : jeudi 31 janvier 08 à partir de 14h (sur invitation)
Vernissage : jeudi 31 janvier 08 (sur invitation)
Visites découverte par Didier Vesse – Directeur artistique de la Foire :
tous les jours à 11h et 16h (en fonction des places disponibles)


voir aussi : www.artenimgrenoble.com

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 12:45

UN MORCEAU D'ESPACE, UNE ESPECE D'HOMME

par  J-Paul Gavard-Perret.

David Scher, " The end is near (in a way) so repent somehow ", galerie Jean Brolly, Montmorency, Paris 3ème, 5 janvier-9 février 2007.



 David Scher



Le dessin (qui constitue la part essentielle du peintre new-yorkais) pense la topologie de l'être : il nous met au centre du lieu où il se déploie. Le dessin devient donc la monstration de l'être. Il en est aussi la parousie car à la fois, il le montre et le dit en le faisant retourner à son origine : celle de la lumière, même si chez l'artiste né en 1952 elle reste avant tout noire. Anthropomorphisme et dessin sont donc imbriqués dans un entrecroisement phénoménologique où tout se tient dans ce que Heidegger demandait à l'art : " faire voir à partir de l'être même ce qui se montre de lui-même ". Scher montre ainsi ce qui d'ordinaire ne se montre pas tant notre vision est recouverte d'habitude et reste ainsi paradoxalement en retrait. Ici le dessin intercepte les mouvements de référenceS vers une monstration particulière. Les lignes cessent de s'effacer devant les êtres, elles deviennent formes pour elles-mêmes d'où leur paradoxe au moment où elles sembleraient pouvoir venir singer le réel. Chaque ¦uvre de l'artiste nous fait face comme une bulle qui boursoufle la surface du support afin de proposer l'épreuve d'une rupture entre le sens idéal de la figuration et la présence humaine qui est là sans que les lignes puissent la rencontrer. Celles-ci deviennent des sortes de monstres privés de sens : articulés pourtant elles n'articulent rien. Elles deviennent les avertisseurs d'états limites des êtres par un langage dont l'idéalité retirée rend soudain capable d'offrir du singulier.



Il existe donc en de telles représentations humaines un suspens où la référence est différée, comme hors du monde ou sans monde (puisqu'il n'existe pas d'appels à des hors champs implicites). A la faveur de cette oblitération du rapport au monde, chaque dessin devient libre d'entrer en rapport avec ceux qui les jouxtent et qui viennent prendre la place de la réalité circonstanciée suggérée habituellement par ce qu'on nomme le vivant. Scher offre ainsi et comme peut d'artistes savent le faire des rapports in-vitro qui constituent de fait et même s'il ne s'agit que de " restes " ce qu'il demeure de l'art lorsqu'il n'est plus que lui-même : à savoir au service de rien : ni du monde, ni de la théorie. Juste de la stratégie qu'il engage. Le dessin devient un morceau d'espace plus qu'une espèce d'homme. C'est à la fois un nuage, une chute, de l'eau avalée quand on a soif, le mur ou l'empierrement du monde, l'instant de tout ce qui voudrait unir mais qui surgit uniquement dans un espace de la séparation. Morcelé par ses intervalles dont il renverse le grand large absolu, le dessin devient l'entre, l'éclaircie de l'ouvert. Le ciel et la terre sont comme réunis sous les pieds des silhouettes et c'est pourquoi la marche esquissée ne possède plus de cesse là où le dessin (fidèle aux injonction de Giacometti) n'a plus besoin d'esquisser de mouvements. Simplement la lacune humaine a remplacé son centre. David Scher en prolonge une extrémité. A savoir celle de son imprononcé : éclat de graphite dans l'éclat blanc de la page où il s'écrase.

 


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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 16:32

du  25 Janvier au 25 Février 2008

Maison de quartier du Landy - Saint-Ouen



Sarah Schmitz

Sarah Schmitz - Pelures de peinture 

Entretien avec Catherine Plassart


C. P.  : Comment interroger le visible tout en dévoilant l’invisible ?

S. S. : J’ai voulu traiter l’absence, et rendre cette absence la plus présente possible. Montrer un objet non pour lui-même, mais pour sa capacité d’évocation, son pouvoir de projection. Plutôt que choisis, ces objets  se sont imposés à moi. Tout d’abord le motif de la chemise suspendue et frontale au cadrage serré, puis celui d’une seule chaussure vue de dessus. Plus tard, l’esquisse de vêtements flottants vue d’en bas. Dès le début, je me suis intéressée au point de vue. Les choses sont perçues de manière très différentes et donc pensées différemment, suivant d’où on choisit (ou non, d’ailleurs) de les regarder. 

C. P. : Des chemises, des chaussures, des esquisses de vêtements… Pourquoi le vêtement ? 

S. S. : C’est avant tout un prétexte pour travailler le pli. Les plis de la peinture, ses strates, ses couches. Et puis, sans  montrer le corps, le vêtement le suggère. Il en est  à la fois la trace et l'oripeau. Un « entre ». (Entre le corps - soi - et le regard - de l’autre-). Cette seconde peau en surface, visible, dévoile ce qui ne l’est pas. Elle traduit quelque chose qui est en profondeur, de l’ordre de l’impalpable, de l’intériorité, de l’être.   

C.P. : Le portait traite-t-il lui aussi de cette question ?
 
S. S. : Il est l’interface manifeste et privilégiée de ce qui se passe à l’intérieur. Le regard y est primordial. Vous regarde-t-il, est-il plongé en lui-même, ou est-il absorbé par son propre reflet ? On ne sait pas. Absent et pourtant là. Le traitement de la couleur où ombre et lumière découpent le visage révèle cette tension.   

C.P. : Qu'est ce qui préside à votre concept en peinture ?

S. S. : Une manière d’évoquer le temps.  Les choses quotidiennes sont tellement vues que notre attention se dérobe et que le regard s’absente. La peinture, couche après couche, couvre et  découvre,  voile et dévoile, dissimule autant qu’elle révèle. Pour moi, la peinture a un lien très fort avec le temps. Invisible, impalpable, tel un pinceau, il marque aussi bien qu’il efface. Les plis de la peau, ceux du vêtement usagé, mais aussi, à une autre échelle, ceux des paysages, des montagnes notamment, en sont les empreintes qui jour après jour, s’estompent ou se creusent, se transforment et disparaissent. 

C. P. :   Comment la peinture peut-elle suggérer la durée,  évoquer les effets du temps ?

S. S. : La peinture est trace, la seule part visible de ce qui se passe en amont. Elle est empreinte du souffle et des tensions qui m’habitent au moment où je prends le pinceau et que je le pose sur la toile. Moment  qui lui-même charrie tant d’autres instants de vie fugaces. Le temps marque, fait des plis et à la fois efface (le quotidien recouvre). La peinture pour moi est "pelures de peinture".   
 

L'interview de Sarah Schmitz  (janvier 2008)  a été réalisée à l'occasion de sa première exposition personnelle à la Maison de quartier du Landy à Saint-Ouen du 18 janvier au 18 février 2008.




informations pratiques :

Vernissage le 25 janvier 2008 à partir de 18h.

A la maison de quartier du Landy
37 rue du Landy
93400 Saint-Ouen
M° Mairie de Saint-Ouen (ligne 13, direction Saint-Denis) 


voir aussi : le site de Sarah Schmitz

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 10:07

La Feuillée


Edito : Y'a pas photo 

Images floutées loin de l'hyperréalisme,  trainées de peinture pour la dramaturgie,   les photos-peintures des sept artistes de l'exposition "Y'a pas photo" sont en prise avec une réalité tissée de moments présents et chargée d'une histoire, la leur d'abord, celle également de la peinture, un médium plutôt intempestif aujourd'hui dans les arts  plastiques.

Alors que l'on cotoie de plus en plus souvent des productions artistiques qui ne sont que des procès faciles de questions dérisoires, ne trouvant leur justification que dans la seule  recherche d'incongruité, Patricia Erbelding, Danièle Gibrat,  Michel Pelloille,  Tony Soulié, Herman Steins,  Mathias Gaillaguet, Vincent Verdeguer nous offrent  des oeuvres intemporelles et toujours lisibles  qui conjuguent image  photographique et gestuelle picturale... lire la suite ICI

Catherine Plassart 

Photos : Patricia Erbelding, Tony Soulié


voir aussi :  La Feuillée du 11/01/08


 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 



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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 09:36

"Sponge up"


du 11 janvier au 07 février 2008


galerie Beaubourg - Paris (4)



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Ancien graffeur, dessinateur, vidéaste et sculpteur Yaze est avant tout un peintre. "Sponge up" sa  première exposition personnelle à la galerie Beaubourg à Paris  débute le 11 janvier.

"Sponge up"  est une exposition dans laquelle l'éponge triomphe "comme symbole, motif et instrument". La principale pièce de l'exposition est un assemblage d'éponges cousues ensemble et imbibées aux couleurs de l'artiste. Les couleurs gouttent dans un récipient posé au sol. Autour de l'oeuvre suspendue sont présentées cinq grandes toiles peintes à l'éponge. 

Yaze a exploré le visage depuis dix ans. Sa figuration très libre emprunte toutefois à quelques grands peintres, on pense à Klein à Bacon, à Pollock. Mais Yaze renouvelle  les outils et surtout le geste. D'autant qu à l'occasion de cette exposition  l'autoportrait s'estompe.  "Pour le première fois , le visage disparaît. J'ai assez parlé de moi."

A notre tour de parler de lui, de cet artiste qui à la question qui êtes-vous, répond "Je suis un peintre, profondément..."


informations pratiques : 

galerie Beaubourg
23  rue du renard
75004 Paris

voir aussi : le site de la galerie Beaubourg, une présentation des oeuvres de l'artiste sur le site lampe tempête





 

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11 janvier 2008 5 11 /01 /janvier /2008 08:52

Conversation à Nice


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Jaume Plensa
. Place Masséna à Nice sept boudhas en conversation, éclairés de l'intérieur par des lumières cinétiques. Ils invitent le passant au dialogue en l'incitant, selon le sculpteur  "à lever les yeux et redécouvrir aussi le ciel de la ville"

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L'inauguration du tramway niçois à l'automne a coïncidé avec celle de l'oeuvre du sculpteur Jaume Plensa, conçue et réalisée pour la place Masséna. Tout naturellement le MAMAC consacre une grande exposition à l'artiste catalan jusqu'au 27 avril 2008. On y retrouve ses personnages en résine dont "Doors of jerusalem "- (ci-dessus : Photo Laura Medina ) et on découvre une œuvre sur papier considérable, essentiellement constituée de dessins et de collages qui entretiennent toujours un rapport étroit avec la sculpture et à laquelle  l'artiste accorde une grande importance.



informations pratiques :

MAMAC
Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice
Promenade des Arts - NICE
Tous les jours de 10 h à 18 h sauf le lundi

voir aussi : le site du MAMAC 

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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 16:16

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du 21 janvier au 9 mars 2008

Maison d'art Bernard Anthonioz -  Nogent-sur-Marne (94)

Y'a pas photo 

Images floutées loin de l'hyperréalisme,  trainées de peinture pour la dramaturgie,   les photos-peintures des sept artistes de l'exposition "Y'a pas photo" sont en prise avec une réalité tissée de moments présents et chargée d'une histoire, la leur d'abord, celle également de la peinture, un médium plutôt intempestif aujourd'hui dans les arts  plastiques.

Alors que l'on cotoie de plus en plus souvent des productions artistiques qui ne sont que des procès faciles de questions dérisoires, ne trouvant leur justification que dans la seule  recherche d'incongruité, Patricia Erbelding, Danièle Gibrat,  Michel Pelloille,  Tony Soulié, Herman Steins,  Mathias Gaillaguet, Vincent Verdeguer nous offrent  des oeuvres intemporelles et toujours lisibles  qui conjuguent image  photographique et gestuelle picturale.

Discours sur la violence au travers d'un combat singulier entre l'artiste et son double de Mathias Gaillaguet, vision d'une Amérique rêvée et mythique celle de l'ouest américain pour Patricia Erbelding ou New York pour Tony Soulié, érotisme troublant d'un Michel Pelloille revisitant une Origine du monde toute contemporaine, réflexion sur une jeunesse française sans repère et cherchant un avenir de Vincent Verdeguer, recherche des avatars qui hantent le regard de Danièle Gibrat, ou étude formelle et conceptuelle de I'image tramée pour Herman Steins. Des sujets différents, mais une même volonté d'interroger notre rapport à l'image.

Le Y'a pas photo du titre semble souligner de façon paradoxale et malicieuse  leur complicité autant que le refus des conformismes...

L'aventure commencée pour ces artistes dans les années soixante-dix,  n'a cessé de mêler la vie et la peinture, la photographie et les voyages. Pour eux la photo-peinture est plus qu'un procédé commun,  c'est un style qu'ils partagent. 

L'exposition est à voir du 21 janvier au 9 mars 2008, à la Maison d'art Bernard Anthonioz, à Nogent-sur-Marne.

C.P.

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Patricia Erbelding
"En photographiant, je pars du postulat "ce que je vois n'est pas vrai", je considère que l'espace et le temps ne sont pas des barrières aussi hermétiques et au moment où je photographie un paysage américain comme dans la série " Texan dream " ou des fêtes foraines pour "Drop dead", je vois une peinture.
De retour à I'atelier, I'alchimie peinture/photographie devient un jeu où parfois l'une prend le dessus sur l'autre jusqu'à l'éliminer et où d'autres fois, elles fusionnent." 

   

Mathias Gaillaguet
"C'était pendant les manifestations du CPE, après les émeutes de novembre. J'ai été marqué par le service d'ordre de la CGT à République, en sortant du métro.
Quand je suis rentré à la maison, on a fait une série de
photos. Par respect pour l'anonymat, il n'était pas question de peindre des arabes en train de tout cramer..."

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Michel Pelloille
"La photo c'est en rupture de mes parents. Appareil soufflet Kodak noir blanc. Premier shot, l'usine à Vincennes, j'ai 14 ans. ( L'écran noir de mes nuits blanches).
La photo : des têtes coupées de soldats américains sur fond jaune. Mon second "papa" reporter de guerre en Indochine.
La photo de classe où j'ai I'air si triste. Les pochettes jazz ( Blue Note ) et le sexe. In fine, c'est le Liban que j'aime et qui me le rend bien. À compter ce foutu temps où je pleure encore la mort trop courte de ma mère. Don't give up."

   

Danièle Gibrat
"Je ne prends pas souvent de photos, j'ai d'autres - souvenirs, pourtant, ce sont des photographies qui ont éclairé pour moi cette " part d'ombre" qu'évoque Ellroy . Protégées par du papier cristal, au milieu d'un tas de rapports plutôt laconiques, elles attendaient dans un dossier des archives du tribunal. Alors que tout le monde sait que la police fait obligatoirement des photos, j'ai été sidérée de les découvrir..."

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Tony Soulié
"...une peinture non photogénique farouchement hostile aux frontières, je ne me pose jamais en photographe seul, la peinture est le fil conducteur, la déviance avec le rêel, sans hiérarchie, travestie, créant une matière fluide de transit, de transe et de catastrophe, la photo peinture apparaît alors comme une matière hybride "dévoratrice d'espace", d'où les vues de villes du monde, de déserts, de volcans, de vanités androgynes et ce n'est qu'à ce moment que la ohoto se révèle machine à créer !"

   

Herman Steins
"Dans mes recherches, la photo, généralement prise par moi même, sert comme point de départ, comme déclencheur. Je dois la remanier pour entrer à I'intérieur de ce qu'elle représente et y apporter mes propres codes. Contrairement au photographe, je travaille mes images plutôt de l'intérieur vers l'extérieur, pour donner vie ou âme à une réalité...."

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Vincent Verdeguer
La photo a eu un rôle déterminant et inattendu mais de manière négative. J'entretenais un rapport de répulsion, d'antipathie pour ce médium à mes yeux arrogant par sa représentation parfaite des réalités plates et lisses, débarrassées de corps et de matière.
Depuis 1987, la nécessité qui me pousse à introduire le photographique au sein de I'espace pictural trouve ses
fondements dans un désir d'affrontement pour redonner du corps à la photographie et du sens à la peinture...."

   




Informations pratiques : 

Maison d'art Bernard Anthonioz
16 rue Charles Vll
94130 NOGENT/MARNE
tél :01 48 71 9007
maison-dart-bernard-anthonioz@wanadoo.fr
entrée libre
tous les jours sauf les.mardis et les jours fériés de 12h à 18h


voir aussi : www. maisondart.fr
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