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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 09:56

Invitation à …Madeleine Van Doren pour le Fresnoy

Films et Vidéos du Studio National des Arts Contemporains-Tourcoing


du 31 janvier au 16 février  2008


Galerie Les filles du calvaire - PARIS ()

 

 studio.jpg


Dans le cadre du 10ème anniversaire de l’ouverture du Fresnoy-Studio National des Arts contemporains, et après les huit expositions proposées dans la région Nord/Pas de Calais, la Galerie des Filles du Calvaire offre une “escale” à Paris (après l’invitation de la Cinémathèque du Québec de Montréal), pour une  programmation de films et vidéos produits par cette structure de création et réalisés par de  jeunes artistes d’horizons et de nationalités diverses : 

Bruno Elisabeth, Laura Erber, Mihai Grecu, Jannick Guillou, Laura Henno, Zhenchen Liu, Laurent Mareschal, Eric Oriot, Jérôme Ruby, Anna Katharina Scheidegger, Gregg Smith, Julien Tarride, Jérôme Thomas, Florent Trochel


informations pratiques :
 

Vernissage le mercredi 30 janvier de 18h à 21h

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
tel: +33 (0)1 42 74 47 05

mardi-samedi / 11h-18h30

voir aussi : www.fillesducalvaire.com

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 10:03

Quarante photos inédites, 1986-2007

du 13 février au 19 avril 2008 

galerie Le Réverbère - Lyon(69)

 

 Denis Roche

 

Quatre mois après la publication de son livre, "La photographie est interminable", Denis Roche propose une quarantaine de photos inédites, un ensemble très rochien, c'est-à-dire paradoxal : à la fois comme une confirmation éclatante du titre – ça n 'arrête pas, ça fuse tout le temps, drame, ironie graphique, etc. –et comme une hésitation stylistique. La photographie est interminable, c 'est entendu, mais on dirait qu 'il manque quelque chose à cette assertion.

Par exemple, avec un point d'interrogation, ça devient nettement plus intéressant : «Se pourrait-il que la photographie soit interminable ?» Si vous répondez non, qu 'elle n 'est pas interminable, que se passe-t-il ? Vous êtes là, vous vous promenez dans cette exposition, vous regardez les photos de Denis Roche, vous remarquez que beaucoup vous sont inconnues, la grande majorité en fait, que certaines relèvent d'un genre inhabituel chez lui, que les nus se sont étrangement diversifiés ces dernières années, que certaines images qui tendaient vers l 'abstraction, y ont définitivement versé, que certaines ont dû poser un sacré problème lors de l 'accrochage...

Et vous vous posez des questions. Du genre : Denis Roche voudrait-il, par ce point d 'interrogation, suggérer que sa pratique de la photographie pourrait être «terminable », qu 'il se prendrait à rêver de son achèvement ? À tout le moins, de son interruption ? Allez savoir... Vouloir répondre à cette figure nouvelle de l 'énigme, c 'est comme se retrouver,t ard dans la nuit, dans une rue déserte, entre des rangées de maisons où tout le monde dort  ;  vous déambulez tranquillement et, tout d'un coup, vous avisez une boîte de sardines vide sur la droite. Vous hésitez, la tentation est forte de shooter dedans. Vous faites un pas de côté et –ah oui,décidément vous prenez votre élan et vous shootez dedans. Paf ! Denis Roche, le 16 janvier 2008.

Denis Roche





Printemps 1988, Catherine Dérioz et  Jacques Damez rencontrent  au Seuil Denis Roche, impressionnés mais résolus à monter un projet avec lui. Décembre 1989 le photographe inaugure leur nouvel espace le Réverbère rue Burdeau. Février 2008, 20 ans plus tard, ils sont heureux de nous inviter à rencontrer à notre tour Denis Roche pour découvrir son exposition 40 photos inédites, 1986-2007. A cette occasion il signera son livre "La photographie est interminable - entretien avec Gilles Mora", édité au Seuil.



informations pratiques :

Vernissage le 12 février de 18h à 21h.

Galerie Le Réverbère
38, rue Burdeau
69001 Lyon

contact Catherine Dérioz, Jacques Damez
TÉL /FAX 04 72 00 06 72
MOBILE 06 08 55 91 78

voir aussi : www.galerielereverbere.com

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 10:33




Bernard Plossu


TRIBUTE TO BERNARD PLOSSU

une chronique de Jean-Paul Gavard-Perret


Bernard Plossu s'est penché sur Coltrane et a vu la distance, un monde de distance en images rectangulaires. C'est une plongée sur - presque dans - la terre : d'où le "son" de ses photographie : marche au bord de la distance, marche forcée mais jamais face contre terre.

Bernard Plossu se plie aux exigences de la lumière dans l'espace. C'est  pourquoi la plus simple de ses oeuvres n'est jamais une simple image.  Par le noir et le blanc, le dégradé des gris, le silence diminue au moment où l'artiste fait l'éloge d'une lumière étrange. Il n'y a pas de notes dans cet espace : juste l'harmonie de la chair dans un espace que  celui qui prend la "pose" n'a pas forcément choisi.

Le photographe peut vivre aussi dans la pénombre car elle ne coule jamais : elle se bâtit en l'espace de la prise. Elle fait la chair musicale. Ses volutes s'y dessinent dans la membrane de la pénombre. C'est le regard et le geste du photographe qui surprend le corps et forme la volute de sa membrane.

Souvent dans de telles épreuves l'espace est limité. La lumière cassée reste un seul silence de cristal. Des arbres s'effeuillent et c'est plus tard que la chair musicale de la photographie se décide. En cela que Plossu change la perception de la pénombre, du brouillard. Il peut parfois vouloir un monde de distance sans lampe à la Charlie Parker.

C'est un été lointain au Mexique, le photographe questionne les masures et les bâtiments en ruine de style colonial. Une lumière oblique - celle du Corbusier à Ronchamp pour en saisir la pauvreté. Mais chaque torchis
est dépassé par le mood et la peau.

Celle-ci reste en front-line dans la photographie. Car (Valéry l'a dit) ce qu'il y a de plus profond en l'être c'est sa peau. Plossu l'ausculte comme il renifle le ciel. Il se met au travail. C'est la distance entre la lumière ou la pénombre et l'objet de la prise qui décide les courbes de la photographie. D'où son étrange mystère qui n'a rien d'exotique. Ici même, là-bas. Plossu menace Monk.

Une rue soudain arrache les mots de la bouche. Le photographe est à Chicago il y a très longtemps. Il roule sous la pluie. Plus récemment il est en Ardèche où paraît-il les coeurs sont fidèles. Parfois il saisit une femme armée de la double vue du prophète : il lui enlève ses lambeaux de prière. Par ce seul strip-tease il perce sa chair sonore.

Crash. Silence. Son sang ne fait qu'un tour. Il se détache du corps possible, vole au soleil sa distance comme la femme a avalé toute la chair de Thelonious. Et de Miles. La note comme la photographie est souvent nue.

Plossu se détache de la distance, distingue la lumière de l'aspect. Il sait que les objets se replient parfois dans les bars, les caves, les lieux faciles mais surtout au grand jour. Oui la distance expire. Car le photographe n'est pas né de la dernière pluie : il ne cherche ni à faire rêver, ni à témoigner. Il a d'autre ambition : faire une photographie. Ne pas la réduire à ce qu'elle montre. Une photographie, une vraie, est insoluble au réel. C'est un tourbillon de notes.

Bernard Plossu ne sait si saisir l'objet est possible. Ce qui compte n'est pas là : il faut que les notes visuelles commencent à définir la course au long d'un rond de sorcière. La photographie à ce point écorche en douceur, percute en souplesse. Notre regard est en fuite.

Rien ne peut commencer sans de telles photographies. Et pour une raison majeure. Si, selon Proust, "le style c'est l'homme", le style ne fait pas la photographie. Cette dernière est une langue primitive : le son,
non pas le son : des bruits tellurique qui se frottent à l'envers et qui dans la photographie se compliquent, s'absorbent.

Plossu soulève les architectures. Et la texture de ses épreuves est une poudre immense. Il n'y a pas de chair dans la distance photographique mais leur auteur introduit le "poing de vue" dans la note, dans la clé.
Voici qu'elle peut mordre les fils électriques. Il y a la naissance de la lumière.

Il y a aussi son oblique, sa pénombre, sa volupté qui se déchargent de la présence. Ouvrir, respirer l'air. Plossu va retrouver New-York. Saisir ses filins de verre aux angles du mood. La pénombre démontre d'autres axes. Il rêve déjà d'un autre travail. D'un autre déplacement.

Dans la rue le photographe sait que la distance ne sépare pas de la pluie des notes. La distance rapproche?. le lointain fait le jeu de la proximité. La photographie décrit elle-même son désir. Elle recompose le chaos du réel qui revient à la vie.

Plossu remarque que la forme d'un corps rappelle le sang qui l'irrigue, noir sur blanc, dans les gris. Les notes changent la place de la lumière. La photographie corrode les ombre, ce que l'ombre spécule jusqu'à la fatigue qui trouble parfois à bon escient l'acte de saisir.

Car Plossu ne photographie pas comme une machine. Il marche devant chaque pulsation : le cerveau ce sont les rues, les déserts, les plateaux qui sont lavés par la lumineuse beauté du vent. L'artiste voit les corps sortir de la pénombre, s'acheminer vers la lumière. Il n'a rien à vendre.

L'amour fracasse la distance. Plossu est debout : donne une âme au granit, au béton. La force de la note est simple : il s'agit d'interroger la lumière liée à la pénombre. On peut dire qu'un tel amour touche à la virtuosité de la langue photographique. Le mood, la boue du bayou, le sable des déserts : tout cela est nécessaire.

Et chaque fois le photographe jouxte une frontière. Il ne revient pas en arrière. Il désigne une lumière. il sait que sa balle n'ira pas plus loin. Il s'est penché sur Keith Jarret. A compris la distance. C'est une image rectangulaire. C'est une plongée, une marche forcée au bord de la distance, du sillage de la distance.

Plossu se plie aux exigences de la lumière jusque dans l'espace. Il ne choisit pas de thèmes. La photographie peut naître d'une absence d'"objet". Il se demande aussi ce que le silence va dire et ce que le mood disperse.

Quel jeu va-t-il jouer aujourd'hui ? Il fait l'éloge de la distance dans la mesure où chacune de ses "notes" sait entrer chaque particule de matière. Chaque corps. La lumière disloque, diffracte la distance. Bernard  Plossu fait l'éloge de cette lumière là. Nous revenons avec lui au growl : l'harmonie de la chair dans un espace inexistant : dans l'harmonie de la chair l'espace n'existe pas.



Expositions

 "Voyage du plus lointain au plus proche "
 Bernard Plossu photographe
Jean-Gilles Badaire peintre
 et Joël Vernet écrivain 

du 17 janvier au 15 février 2008

Cité des arts de Chambéry
Jardin du Verney
73 000 Chambéry

Tél. 04 79 60 23 70


&

"Ateliers parallèles"
Bernard Plossu - Patrick Sainton

exposition du 12 janvier au 29 mars 2008

Conférence par Bernard Plossu
le 26 février 2008 à19h

LA NON-MAISON - Aix-en-Provence (13)

voir la présentation de l'exposition "Ateliers parallèles"


image : Plossu Mexique 1981



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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 08:51

Toiles, oeuvres sur papier, livres

du 12 janvier au 15 mars 2008


Galerie d'art contemporain - Fougères (35)


arnal.jpg



André-Pierre Arnal. Des perspectives. 

"... Mais c'est sciemment que vous abandonnez cette maîtrise totale qui a prétendu régir le monde - pour ce que cela a donné - et choisissez de vous en remettre à une certaine forme de hasard qui de toute manière ne fera pas plus mal les choses. Vous en aurez bientôt le cœur net. André-Pierre Arnal tire sur la toile, l'expose entre
ses bras écartés. Regardez maintenant. Un arrachement, dit-il. Oui, un arrachement."


Ces quelques phrases de Jean Rouaud,  à elles seules décrivent tout le projet d'André-Pierre Arnal dont l'oeuvre déployée sur plusieurs dizaines d'années  "produit de plus en plus de sens à mesure que les années passent..." 

A la galerie d'art contemporain de Fougères jusqu'au 15 mars 2008, on verra des  toiles, oeuvres sur papier et livres, d'un artiste  demeuré fidèle à la génèse de son travail en peinture. 

L'oeuvre d'André-Pierre Arnal est née avec le mouvement support-surface dans les années 60 et répondait alors à l'injonction de neutralité  et de rigueur, sachant qu'aucune projection sentimentale et subjective ne devait intervenir dans la lecture d'une composition abstraite ou figurative. Or le temps a passé, les perspectives se sont modifiées et la même oeuvre, inchangée dans sa réalité plastique,  s'est chargée d'histoire et de poésie, riche de  quantité d'images que seul un poète,  était en mesure de d'inventorier. 

Que dit Michel Butor ?

Toile après toile peindre teindre page après page teindre baigner
champs cimetières pas après pas baigner plier cimetières villages
tisser ratisser marche après marche plier étendre villages canaux
ratisser labourer psaumes roseraies porte après porte étendre
tracer canaux carrefours labourer semer roseraies cantiques
chasubles étendards galerie après galerie tracer rouler carrefours
vergers semer aligner cantiques funérailles étendards oriflammes
j'attends je vois croisée après croisée rouler se déployer vergers
viviers s'aligner s'arroser funérailles noces oriflammes velours
je vois j'écoute l'or le cuir croix après croix déployer monter viviers
forêts arroser greffer noces répons velours damas j'écoute
je regarde le cuir le bois la pluie les nuages.

 

Catherine Plassart

Prône (extrait)
in André-Pierre Arnal L'État des lieux
Galerie Wimmer/ La Différence 1990 


Le texte de Jean Rouaud quant à lui est extrait de :
Le Champ traversé suivi de Les Traces du voyage
catalogue de l' exposition Le champ traversé
au Château de Tarascon et à la Chapelle du Méjan d'Arles
Actes Sud 1996


informations pratiques :

Galerie d'art contemporain
Couvent des urbanistes
25 rue de la caserne, 35300 Fougères
(Association Arcade : 02.99.94.30.05)

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 05:16

Céramiques et Dessins

Du 26 janvier au 2 mars 2008

Galerie Chantal BAMBERGER - Stasbourg 

  Daphné Corregan

« Mon travail porte les traces de mes origines américaines, de ma vie en France, de mes nombreux voyages à travers des pays à la recherche d’architectures, d’arts traditionnels et populaires, de motifs, couleurs, odeurs et pensées différents des notres. La présence de l’objet, sa référence à notre quotidien ou à une mémoire ancestrale et repérable et le dialogue entre les choses m’intéressent particulièrement. Les pièces sont réalisées à la plaque et colombin selon la tension ou la mollesse recherchées, cuites en raku, enfumées ou engobées de blanc. Le dessin est présent dans tout mon travail. » 

Toute l'élégance du travail de Daphné Corrégan consiste à lester ses pièces du poids de la mémoire, de la connaissance sans jamais les alourdir mais en leur procurant  une extériorité, une capacité à appeler le regard, à le retenir.  Les lignes sont fortes, les courbes tendres, les volumes pleins. A la fois familières et insolites, les formes dans leur simplicité sont un piège de douceur, un savant amalgame de réalité et d'utopie. Les couleurs subtiles ou éclatantes racontent la  quête d'une vie sereine, pleine d'émotions, de relations et mâtinée d'ironie.   L'oeuvre dialogue avec le monde, l'organise. L'univers de l'artiste,  tendre, rempli d'éclats et d'humour est un carrefour où se croisent les chemins du mouvement et de la réflexion, ceux du repos et de la  méditation.


Une sélection de pièces récentes et de dessins de Daphné Corrégan est à voir pour la première fois à Strasbourg à la galerie Bamberger   


Catherine Plassart





 Daphné Corregan




A l'occasion d'une précédente exposition monographique à la galerie Remarque, Daphné Corrégan a réalisé un livre d'artiste avec la poétesse Valérie Rouzeau. L'ouvrage Eden, deux, trois, émoi est au prix de150€. Il est diffusé par Art Point France, vous pouvez le commander ICI

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Eden, deux, trois, émoi
texte de Valérie Rouzeau,
oeuvre originale de Daphné Corregan
Composé en garamond corps 14 et imprimé en typographie . Tiré à 33 exemplaires, en accordéon sur Vélin d'Arches format 28 x 19 cm, numérotés de 1 à 33 contenant une oeuvre originale de Daphné Corregan. Signé au colophon par l'artiste et l'auteur. 

 

informations pratiques  :

Vernissage 26 et 27 janvier à partir de 16h

Galerie Bamberger
16, rue du 22 Novembre ( à l’étage) F – 67 000 – STRASBOURG
Tel : 03 88 22 54 48
Du mardi au samedi de 14h à 20h
galerie.chantalbamberger@wanadoo.fr

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 09:58



La Feuillée



Edito : Des villes élues.


Mettons en tête, pour l'année 2007, Toulouse puisqu'elle a impliqué vingt artistes dans les décors des stations de la ligne B du métro. Cette magnifique réalisation prolonge celle qui avait été expérimentée avec dix-huit artistes sur la ligne A. Conception architecturale et travail d'artistes participent d'un même projet. Ainsi Toulouse possède sans doute le plus beau métro au monde. Une visite du sous-sol de la cité s'impose.


Nice a fait appel à 15 artistes pour la réalisation de 14 oeuvres destinées à agrémenter sa ligne de tramway. Ben a écrit les noms des stations sur les abris, Ange Leccia a conçu de superbes panneaux de lumière pour la station Compans Caffarelli, Jaume Plensa a installé ses "bouddhas" en conversation sur des mats, place Massena (photo de gauche)... Mais la ville a aussi souhaité que les oeuvres s'intègrent dans le paysage urbain ainsi on passe sous la Porte Fausse de Sarkis qui mène à la vieille ville et l'on peut s'assoir sur le "confessionnal" en anneau d'aluminium de Jean-Michel Othoniel. Othoniel qui a aussi réalisé pour la ville d'Amiens, "Les larmes de couleurs" (photo de droite). La sculpture monumentale directement inspirée du poème “Voyelles” d'Arthur Rimbaud est installée devant le collège qui porte le nom du poète.


A Toulouse, Nice, Amiens... les oeuvres viennent à la rencontre du public. Inscrites dans l'espace de la ville, elles s'y plaisent. Leurs signatures s'effaceront peut-être, certains feindront d'ignorer que les soeurs, leurs cousines sont aussi à voir dans les centres d'art , les galeries et les musées. Toutefois, le pari de la modernité semble gagné dès lors que l'art contemporain s'installe dans les endroits de passage des grandes villes.

Catherine Plassart 



Liste des artistes de la ligne B du métro toulousain : Damien Aspe, Judith Bartolani, Jean-Pierre Bertrand, Claude Caillol, Sophie Calle, Patrick Corillon, Daniel Dezeuze, Monique Frydman, Nicolas Herubel, Groupe Irwin, Alain Josseau, Julije Knifer, Ange Leccia, Jean-Paul Marcheschi, Didier Mencoboni (photo au centre), Olivier Mosset, Roman Opalka, Daniel Pommereulle, Corinne Sentou, Pierrick Sorin, Bernar Venet et Michel Verjux.


Liste des artistes de la ligne de tramway niçoise : Ben, Michael Craig Martin, Gunda Förster, Yann Kersalé, Ange Leccia, Stéphane Magnin, Maurizio Nannucci , Jean-Michel Othoniel, Pascal Pinaud, Jaume Plensa, Michel Redolfi, Emmanuel Saulnier, Pierre di Sciullo, Sarkis, Jacques Vieille


voir aussi : La Feuillée du 25 janvier 2008




 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 



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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 07:34

Ferrán García Sevilla Dans ses tableaux,  tout bouge, glisse,  interprète une danse. Des points de couleurs rayonnantes errent à travers des espaces vides.

Kevin Power a affirmé que Ferrán García Sevilla était le peintre qui, au début des années 80, «a changé la syntaxe de la peinture espagnole". L'artiste  a pris le risque de dérouter. Au début des années 90, il passe de la figuration à des compositions abstraites. Des lignes plus rigoureuses, des masses sombres envahissent la toile et remplacent l'abondance et l'exubérance des formes plus gracieuses. Pourtant, nul doute,  Ferran nous offre encore une nouvelle  grammaire de la peinture. 

La galerie Fucarès à Madrid présente ses oeuvres récentes du 18 janvier au 1er mars 2008


informations pratiques :

FÚCARES MADRID · 
Conde de Xiquena, 12 1º Izq · 28004 Madrid · 
Tel.: 91 319 74 02 · Fax.: 91 308 01 91 · 
Email: galeria@fucares.com

le lundi : de 17:00 à 21:00. du mardi au vendredi : de 11:00 à 14:00 et de 17:00 a 21:00. Samedi : de 11:00 à 14:00 y de 17:30 à 21:00

voir aussi : le site de la galerie

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 07:22

Christophe Faso



"Mes personnages sont le reflet de cette société système. Ils sont des écorchés vifs emplis d'énergie et de vitalité. Ils sont plus vivants que les vrais vivants car ils sont entiers et ne jouent pas à faire semblant. Ils sont sur le fil du rasoir et racontent une histoire. Leurs histoires… 


La RAGE DE VIVRE et d'EXISTER les anime. Un simple baiser, un court regard, un sourire ou une belle attitude du corps se transforment alors en une puissante situation. 


Rien n'est jamais gagné et tout se mérite. Respirons à plein poumon. Profitons des beaux et bons moments de la vie  mais également acceptons les tragédies qu'elle nous inflige si douloureusement. C'est la règle du jeu à comprendre et a ne pas gâcher pendant cette étrange laps de temps que l'on nous offre. "

Faso


Christophe Faso expose  au "CENTRE PORT-ROYAL" du lundi 5 février au vendredi 2 mars 2007 - Centre de séminaires. Salle Jean Géhard. Saint Lambert des Bois (Yvelines)


voir aussi : le site de l'artiste

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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 07:00

« L’Etranger » de la peinture



Philip Guston



L’Amérique de Guston, pays sans  centre où l’on se perd dans des horizons sans fin.Le royaume de la déambulation à la recherche d’une histoire, d’un lointain. Le monde des hommes à la recherche de ressources. Des hommes enfants dans des prisons maçonnées et un besoin d’amour au-delà de la violence et de la dérision. Le seul voyage possible pour justifier le passage de l’abstraction à la figuration inspirée de la BD. Un enfer d’où toute escapade est bannie. Isolation, révélation et rébellion contre les propriétaires.Unique tableau au sujet d’un monde meilleur. Espoir et image de la promesse.

Au hasard des rencontres l’œuvre de Guston nous apparaît toujours plus agencée, comme autobiographique à sa façon, dédiée à l’outre-Atlantique et initiatique. Le regard d’un prisonnier au-delà de la lucidité. L’œuvre intense d’un peintre qui nous éclaire sur l’itinéraire de l’Amérique, patrie d’adoption de ce Canadien de naissance.

Et puis les figures de ces drôles d’hommes qui se dressent comme des statues vers la lune des songes. Contrairement à l’opinion admise il y a un esthétisme élevé dans le dépouillement, incrusté dans la géométrie sans complaisance de l’étranger Philip Guston. L’impression qu’il va envahir l’espace entier de ses gens de la ville et ses humbles des faubourgs et qu’il œuvre à l’illusion de leur donner un destin.

Quand on a touché le fond, étouffé par l’étroitesse des réduits, angoissé de cauchemars profonds, «  Do not disturb » a-t-on certainement envie d’énoncer au voisinage. A notre époque de la télévision l’univers se rétrécit. Guston nous plonge dans les escaliers, sur l’avant-scène du théâtre de notre monde commun au XXI ème siècle.

PG

L’œuvre tardive des travaux sur papier de Ph. Guston (1913 - 1980)  a été exposée jusqu’au 25 novembre dernier au musée l’Abertina de Vienne en Autriche ; dans laquelle on y apprend que le propre père de l’artiste avait été poussé au suicide par la crise économique démarrée aux USA et que l’enfant de 13 ans l’avait découvert  puis à jamais emporté dans son inconscient d’adulte. 



Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

Chroniques intempestives

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 18:36

du 15 février au 1er mars 2008


Galerie Remarque - Trans-en-Provence




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Les livres d’artistes de Thierry Le Saëc et Guillevic

« Ce qui me passionne dans le livre d’artiste, est la recherche de ce troisième corps qui serait le lieu même du livre, plus tout à fait le corps du peintre ni celui du poète ou de l’écrivain, un corps autonome qui revendiquerait sa place et la nécessité de sa présence. Une effraction créatrice dans l’intimité de chacun des protagonistes pour faire surgir l’espace du livre. »
Thierry Le Saëc

Comme l’a écrit Françoise Nicol, Thierry Le Saëc est d’abord un lecteur. Poète lui-même, il se dit admiratif de grands auteurs contemporains tels que Pierre Torreilles, Sylvia Baron-Supervielle et Eugène Guillevic, dont il a aujourd’hui la fierté d’avoir illustré des textes. Amateur de livres, de poésie et peintre, Thierry Le Saëc est également éditeur et dirige les Editions de la Canopée.

Parmi son importante production de livres d’artiste, Guillevic tient une place toute particulière.
C’est en 1997 que Thierry Le Saëc réalise un premier ouvrage « Florilèges » d’après la poésie de Guillevic. D’autres publications entretiennent cette relation privilégiée entre art contemporain et poésie. En 2002, Lucie Albertini-Guillevic lui offre un poème de son époux disparu, « Vivre en profondeur » (épuisé), qu’il orne de gravures avant de l’éditer. La même année, un colloque organisé par l’université d’Angers lui offre encore l’opportunité d’accompagner la poésie de l’auteur. En 2007, il publie et illustre de 6 gouaches le "Guillevic" de Jean Tortel.

C’est pourquoi à l’occasion de la célébration nationale du centenaire de naissance de Guillevic, Thierry Le Saëc a souhaité une nouvelle fois lui rendre hommage en coordonnant la création et la publication d’un portfolio inédit.

Il a réunit trois auteurs, Raymond Jean, écrivain et ami intime de Guillevic, Jean-Pierre Montier  et Françoise Nicol et des artistes  Marie Alloy, Christine Crozat, Catherine Cuneo d’Ornano, Alain Hissette, Rodolphe Le Corre, Guy Le Meaux,  Patrice Pouperon et Jean-François Rospape. Tiré à 30 exemplaires, "L’œil concret de Guillevic"  qui regroupe, sous emboîtage, un ensemble d’estampes, de dessins et de photographies, sera au coeur de l'exposition de la galerie Remarque du 15 février au 1er mars 2008.


Informations pratiques :

Vernissage le vendredi 15 février à partir de 18h

Lecture de Jean-Pierre Sintive à 19h30.

Galerie Remarque
2, place de L'Hôtel de ville 83100 Trans-en-Provence
Tel 04 94 84 54 72

du jeudi au samedi de 15h00 à 19h00 ou sur rendez-vous

L'ouvrage "L'Oeil concret de Guillevic" est au prix de 1500€, il diffusé par Art Point France. Vous pouvez le commander en ligne. ICI


voir aussi : le site de la galerie Remarque, le catalogue des livres d'artiste de Thierry Le Saëc

 

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