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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 11:38

Ateliers parallèles

exposition du 12 janvier au 29 mars 2008


Conférence par Bernard Plossu
le 26 février 2008 à19h


LA NON-MAISON - Aix-en-Provence (13)

Bernard Plossu   Patrick Sainton 

 

LA NON-MAISON a ouvert ses portes en septembre 2007 à Aix-en-Provence. Ce nouveau lieu d'art est animé par Michèle Cohen qui  s’intéresse plus particulièrement aux moments de jaillissement de l’art. Sa galerie est pensée comme un laboratoire de recherche interdisciplinaire et international, un espace de réflexion sur l’art;


L'exposition "Ateliers parallèles" fait se cotoyer les photographies de Bernard Plossu et les oeuvres graphiques de Patrick Sainton. 


L'exposition  a débuté le 12 janvier et est entrée dans sa deuxième partie. L'accrochage a été renouvelé et le deuxième temps fort  est annoncé : la conférence par Bernard Plossu  le mardi 26 février à 19h. 


L'homme a une personnalité extraordinaire. Son activité est débordante. Il a fait plusieurs fois le tour du monde, mais porte un même regard  ouvert, attentif et bienveillant sur le "tout proche" comme sur le "plus lointain". Son esthétique de la douceur, son lyrisme  lui procurent une place de maître de la lumière. Quelle simplicité, pourtant chez  cette figure majeure de la photographie française ! En témoignent les quelques phrases échangées avec l'artiste et ami de longue date Patrick Sainton.


Ateliers parallèles

"J'aime beaucoup ce que fait Patrick Sainton. Essayer de construire un rapport entre ce qu'il fait et ce que je vois me passionne. L'idée de photographier son atelier, sa rue, lui y marchant, m'est venue naturellement : en y allant, je me suis rendu compte que je faisais des photos chaque fois ! Voici donc les images faites comme ça sur place en sa compagnie."
Bernard Plossu


"Depuis plus de 10 ans, la photographie de Bernard Plossu m'aide à saisir le réel, à l'appréhender et le  comprendre. Tel un maître d'attention, de vigilance. Il faudrait connaître cette tension de la prise de vue à chaque moment, viser les objets et les êtres dans l'étonnement continu. Dans mes suites d'échecs, je me tiens à
cette "tension" Plossu. Je nomme cela  amitié."
Patrick Sainton


L'exposition "Ateliers parallèles" rapproche les oeuvres complices de Bernard Plossu et de Patrick Sainton.  Réunies, dans un même ensemble, elles dénient tout pouvoir au sensationnel et avec une grande délicatesse confrontent des notions aussi abstraites et fondamentales que la permanence et l'impermanence, la vérité et le doute. L'exposition est à voir à la galerie La Non-Maison jusqu'au 29 mars.


Catherine Plassart



informations pratiques : 

publication 
CD audio de la conférence Bernard Plossu 
dans la collection "Flocons de neige en août"
conversations à propos des liens entre l'art et la vie
prix du CD  : 4 euros (frais de port non compris)


GALERIE LA NON-MAISON
22 rue Pavillon13100 Aix-en-Provence

Du mardi au samedi de 15H à 19H

Fonds consultable sur rdv - 06 24 03 39 31


contact : Michèle Cohen
m.cohen@lanonmaison.com-lanonmaison.com
Michèle Cohen, diplômée d'histoire de l'art, de droit et de Gestion des Institutions Culturelles à Paris Dauphine. Elle a été commissaire d'expositions itinérantes pendant 20 ans et décide de créer son lieu, la Galerie la Non-Maison en septembre 2007.


voir aussi : le site de www.lanonmaison.com/  , "Tribute to Bernard Plossu" l'article de Jean-Paul Gavard-Perret

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 07:40

Les écrivains dessinent


du samedi 19 janvier au dimanche 6 avril 2008


Abbaye d'Ardenne -  Saint-Germain-la-Blanche-Herbe (14)



ecrivainsdessinent.jpg

Grâce à la rencontre de trois collections privées d’archives, les dessins de plus de cent écrivains et poètes contemporains sont réunis pour une exposition, "L'Un pour l'autre", conçue par le plasticien Jean-Jacques Lebel et l’IMEC à L'Abbaye d'Ardenne près de Caen.


Elle présente près de deux cents pièces "d'écrivains qui dessinent", avec l'intention de montrer que s'ils ont fait de l'écriture leur métier, ils auraient tout aussi bien pu choisir le langage des formes pour exprimer leur univers et leur propos. Le territoire auquel on les limite est celui de la reconnaissance.  Cocteau disait  "si j'écris je dérange. Si je tourne un film, je dérange. Si je montre ma peinture, je dérange et  je dérange si je ne la montre pas. J'ai la faculté de dérangement". "La déspécialisation" souhaitée par Alechinsky et les artistes de COBRA n'est toujours pas admise du public .


Pourtant si parmi les écrivains, certains dessinent dans les marges de leurs cahiers, d'autres ont produit une oeuvre graphique. Victor Hugo  a peint des milliers de lavis.  Max Jacob a réalisé des gouaches qui lui procuraient les ressources que l'écriture ne lui apportait pas. Les gouaches et les dessins d'Henri Michaux ont fini par prendre le pas sur l'écriture. Christian Dotremont a mené la poésie vers d'autres formes, les mots sont devenus logogrammes...


Victor Hugo, Charles Baudelaire, Charles Cros, Guillaume Apollinaire, Paul Valéry, Max Jacob, Antonin Artaud, Jean Follain, Jacques Audiberti, Henri Michaux, William Burroughs, Roland Barthes, Michel Butor, Jean Tardieu, Christian Dotremont et tant d’autres nous réservent des surprises dans cette exposition inédite à l’abbaye d’Ardenne, à proximité de Caen,. L'exposition sera présentée ensuite  au Musée Berardo de Lisbonne et au Musée Communal d’Ixelles à Bruxelles.


Informations pratiques :

Grange aux dîmes
Du mardi au dimanche, de 14h à 18h

L'abbaye d'Ardenne
14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
Tél. : 02 31 29 37 37
Fax. : 02 31 29 37 36
email : ardenne@imec-archives.com

voir aussi : http://www.imec-archives.com/

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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 08:29

Un  grand éditeur d'art moderne du XXe siècle.

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Critique d'art, Tériade créé, en 1937, la  revue Verve qui réunit les grands créateurs de l'époque.   Son projet éditorial prend forme. Il publiera des livres d'artiste.  Chaque ouvrage doit être une œuvre d'art  et conçu par un seul artiste. Entre 1943 et 1975, il réunit autour de lui  Matisse, Chagall, Picasso, Léger, Rouault, Laurens,  Miro... Deux ouvrages restent des références, Jazz, signé par Matisse, et Le Chant des morts, de Pierre Reverdy que Picasso colore d'un graphisme rouge.


En 2002,  le Musée Matisse a reçu les vingt-sept livres de peintres appartenant à la collection personnelle de l'éditeur. Alice Tériade qui s'est occupée de la succession de son époux, avait prévu que le florilège de la collection, 39 toiles et sculptures majeures données par les artistes à leur éditeur,  irait aussi au musée après sa mort. Celle-ci est survenue le 2 février 2007. Un an après, le Musée Matisse inaugure les deux salles consacrées à la donation.

 

donation-teriade-18.jpg




La salle à manger , conçue par Matisse pour la villa de Tériade à Saint-Jean-Cap-Ferrat a été reconstituée.  Elle côtoie les tableaux de Léger, Picasso, Rouault, Chagall, la sculpture de Miro. Dans le jardin du musée, on croise la Grande Femme de Giacometti et La Lune de Laurens.

 
Autres oeuvres désormais à voir au Musée Matisse : le vitrail, Les Poisson chinois , la céramique Le Platane et la peinture de 1944, Jeune femme à la pelisse, fond rouge de Matisse, Tête de femme couronnée de fleurs de Picasso, le Portrait de Tériade de Giacometti, la sculpture Ubu de Miro, la Fontaine de Laurens, les peintures Le roi de cartes, Nu avec branche, Fleurs et dominos, Nature morte devant la fenêtre de Léger, les 15 tableaux du Divertissement de Rouault, la gouache les Amoureux au bouquet de Chagall, et les artistes grecs que Tériade a défendus.

 
informations pratiques : 

Musée Départemental Matisse
Palais Fénelon, 59360 Le Cateau-Cambrésis
T. 33 (0)3 27 84 64 50
F. 33 (0)3 27 84 64 54

museematisse@cg59.fr

Le musée est ouvert de 10 h à 18 h. Fermeture hebdomadaire le mardi.

voir aussi : le site du Musée départemental Matisse de Cateau-Cambrésis
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 08:00

La Bourgogne, la famille et l’eau tiède


du 12 janvier au 27 février 2008


Galerie Daniel Templon - Espace 30 rue Beaubourg - Paris (3)

Gérard Garouste


Chartres
Un dimanche. Je devais aller à la gare de Dreux pour chercher une journaliste avec qui j’avais rendez-vous. J’ai pris ma voiture mais au lieu de Dreux, je me suis retrouvé à Chartres. Avant d’entrer dans la ville je me suis arrêté dans un cimetière. J’ai cherché ma tombe. A Chartres, j’ai jeté mes clés, mes papiers d’identité et je suis entré dans la cathédrale. Il y avait un mariage. Je me suis dirigé vers la chapelle où se trouve une vierge noire. Au passage j’ai cueilli tous les cierges allumés, que j’ai brisés au nez des fidèles. Je me suis appliqué à marcher sur le labyrinthe, de manière méthodique, en bousculant les chaises au passage. Quand je me suis approché de la mariée, j’ai senti que les gens commençaient à s’inquiéter. En sortant, j’ai croisé la police qui venait me chercher mais elle ne m’a pas vu. Le soir j’ai été interné. Je n’ai pas dit mon nom.



A travers l'exposition « La Bourgogne, la famille et l’eau tiède » à la galerie Daniel Templon, Gérard Garouste explore les trois pôles de sa vie : le paradis perdu de son enfance en Bourgogne, l’enfer de la famille et sa recherche, peut-être impossible, de « l’eau tiède », c’est-à-dire une forme de modération ou de sagesse. La vingtaine de toiles présentées retrace sans pudeur,  des épisodes marquants de la vie de l’artiste : secrets de famille, traumatismes d’enfance, souvenirs de crises de démence et d’internement.


« Dans les détails d’une vie, s’inscrivent les dysfonctionnements d’une société toute entière. En un sens, ce malade dont je peins les aventures est le pur produit de son époque. La question de la transmission de la connaissance représente pour moi le point crucial. Enfant j’ai été élevé dans le mensonge familial et l’hypocrisie de la religion. Cette grande duperie que fut mon éducation est aujourd’hui un moteur. Je lui dois mon obsession pour le démontage des images comme des mots, et mon intérêt pour l’idée d’origine. Même si l’origine est une utopie. Reste la recherche de la vérité. »


Extraits du catalogue de l’exposition «Gérard Garouste : La Bourgogne, la famille et l’eau tiède »Textes de Gérard Garouste, propos recueillis par Hortense Lyon Ed. Galerie Daniel Templon, 2008


informations pratiques :

Galerie Daniel Templon
30, rue Beaubourg (au fond de la cour)
75003 Paris

Ouvert du lundi au samedi de 10h à 19h

autre information :

Du 29 janvier au 24 février 2008, Gérard Garouste se produira sur la scène du Théâtre du Rond Point. En compagnie du comédien Denis Lavant, il interprètera son spectacle « Le Classique et l'Indien » : le commentaire d'un critique aveugle sur l'absence d'une toile, autour de la Dive Bacbuc, peinture cachée tirée du Quart Livre de Rabelais.

 

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 05:59

Le  rapport  de Jacques Rigaud rappelle le caractère inaliénable des œuvres des collections publiques.


Jacques Rigaud a remis le 18 janvier son rapport sur l’inaliénabilité des collections publiques qui a été rendu public le 6 février 2008 . Ce rapport lui avait été confié par la ministre française de la Culture Christine Albanel, à la suite d’une demande du président de la République souhaitant lancer une réflexion sur la possibilité d’aliéner les œuvres de collections publiques, c'est-à-dire la possibilité pour les musées français de vendre certaines de leurs œuvres.


Après avoir enquêté auprès  de plus de quatre-vingts personnalités du monde de l'art, tenu compte de la mutation des musées au cours des trente dernières années et observé  la situation dans d’autres pays, Jacques Rigaud souligne que « la première mission des musées est de conserver les œuvres » , il rappelle  que la loi musées de 2002 prévoyait la possibilité, d'ailleurs jamais utilisée de déclassement des oeuvres.


Le rapport de Jacques Rigaud va rassurer le milieu inquiet des conservateurs et historiens d'art puisque non seulement il ne remet pas en cause le principe d'inaliébilité des oeuvres d'art des musées mais qu'il souligne  la mission de service public de ces institutions. 


Toutefois, Jacques Rigaud considère tout autrement la situation du FNAC et des FRAC à propos de laquelle  il convient "de s'interroger". Les 90 000 oeuvres du FNAC doivent-elles rester dans les collections publiques ? Les oeuvres appartenant aux FRAC ne pourraient-elles être déposées dans les musées ?


Jacques Rigaud ancien président du FRAC Aquitaine est en mesure de distinguer entre les FRAC :  ceux de la première génération qui avaient pour mission de soutenir la jeune création et ceux de la seconde génération (2002, Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture). Sa critique est appuyée, ils se sont perdu dans une politique muséale,  leurs collections sont trop peu exposées. Or les FRAC ont un statut associatif et ne bénéfient pas de la loi de protection des musées. L'inaliénabilité de leurs oeuvres n'est que théorique. 


C'est au tour des artistes d'être inquiets car la vente des oeuvres des FRAC pourrait avoir des effets dévastateurs sur les côtes de certains d'entre eux ( pas sur celle de Jeff Koons, si "New Hoover Convertible..." acquis par le FRAC d'Aquitaine en 1988 devait être vendu). En tout état de cause, le marché de l'art pourrait être drôlement chahuté.


La mauvaise presse faite  aux FRAC, cette jeune institution - elle a  25 ans - crée évidemment un contexte favorable à une saignée autorisée dans ses fonds. Il est toutefois, peut-être, un peu tôt pour aller puiser dans dans ce réservoir dans le but de remplir les caisses vides de l'Etat . A quelle fin d'ailleurs ? Pour offrir à la France un nouveau porte-avion  ou pour défrayer grassement ses présidents ?

C.P.


En bref : 

Un tract CFTC UNSA annonce des travaux dans l'appartement de fonction de Alain Seban, président du Centre Pompidou pour un montant de 300 000 euros. Démenti de l'interessé, 203 000€. Le même tract s'interroge sur " la prise en charge illimitée des frais d'hébergement à l'étranger pour cinq hautes personnalités du Centre, ainsi que pour des personnes extérieures invitées."   Pour comparaison, au Musée du Quai Branly, les frais généraux de la présidence et de la direction sont plafonnés à 50 000 euros pour l'année , ils couvrent une vingtaine de missions à l'étranger. Pas d'appartement de fonction pour le président.

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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 05:30

Tu ferais ta ville 

du 16 février 2008 au 1 juin 2008


Entrepôt Lainé - CAPC

friedman_1.jpg


"Tu ferais ta ville" est une exposition monographique, conçue en partenariat par le CAPC et arc en rêve centre d’architecture, consacrée à l’oeuvre de Yona Friedman, architecte atypique des années 60, humaniste et pédagogue inlassable.


"Je suis architecte et bien d'autres choses à la fois. C'est difficile d'avoir une conception valable de l'architecture sans avoir un fond sociologique, économique, technologique et évidemment un fond culturel en général qui définit l'esthétique. Etre créateur en architecture, c'est regarder au-delà. La faiblesse serait de considérer que c'est un domaine qui se suffit à lui-même. C'est ainsi que j'ai aussi suivi des cours de physique, de mythologie, de ceci et de cela." (Propos recueillis par Sophie Rocherieux, journaliste, février 2003)


D'origine hongroise né en 1923, installé à Paris depuis plus de cinquante ans, Yona Friedman est aussi urbaniste, constructeur, concepteur et créateur d'espace, inventeur, artiste au sens généreux du terme, chercheur, écrivain dessinateur....  et utopiste.

Infos pratiques :

Du samedi 16 février 2008 au dimanche 1 juin 2008
de 14h à 18h sauf les lundis et jours fériés
le mercredi jusqu'à 20h 


Entrepôt Lainé - CAPC
Galerie Ferrère
7 rue Ferrère
33000 Bordeaux
     

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 17:41

scully.jpgDispositif sensible à la lumière.



Personne n’arrivera à arrêter la lumière. Même les portes fermées au royaume des ombres. Sean Scully le sait, lui dont la peinture est un exercice permanent  pour fuir la figure et l’abstraction pure. Ce héros reste toujours loin de la pesanteur et du geste gratuit. Ses constructions obturées, vaguement métaphysiques n’ont pourtant rien d’existentiel. Ici rien ne nous dit que tout est fichu d’avance. Pas de soumission  implacable à un ordre supérieur mais une expression sans laisser-aller, sans dérive possible. Scully a gagné sa place dans le chapitre de la peinture de l’intériorité refermée, porte de sa cage bouclée à jamais, mais pourquoi ?

Si on ouvrait l’espace on découvrirait le temps, l’usure, le vide ; l’ouvert nie le clos, le réfute. Une porte gémit qui cherche à nous souffler de l’air… Car au final l’image revient ; une foule d’images qui bouillonnent au dehors. Délicatesse, douceur, papiers pastels, photos, l’objet imperceptible tend l’oreille. On n’en finit pas comme ça avec le monde et il faut se faire une raison.

Enfoncer le clou, soit, mais le jour perce toujours. Autant dire que la démarche de ce peintre, infatigable voyageur, nous paraît curieuse. Quelle île de ses rêves cherche-t-il à découvrir, à exprimer ? Les couleurs nous parlent sans exotisme. Au centre de la demeure cachée se distribueraient peut-être de petites chambres. On regarderait dehors des piliers, des colonnes ; on songerait à un départ, un abandon. Scully commémore le sacrifice des images sans pour autant offenser la vie.

C’est l’histoire d’une peinture qui observerait la décomposition d’un monde en s’efforçant de s’empêcher de le regretter. Tout est perdu semble nous dire Sean Scully et c’est pourquoi sa sympathie va à la règle, la stabilité. On peut en dernier lieu se demander quelle fête célèbre encore cet espace pictural tenté par la mesure, la sécurité et la loi imposée… Y a-t-il là l’expression d’une espérance réelle ?


PG  contact@pierregivodan.com


Exposition- rétrospective Sean Scully ( peintures, dessins, pastels, photos) du 9 février au 6 avril 2008, au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole.



informations pratiques : 

Adresse postale : Musée d'Art Moderne - La Terrasse - BP 80241 - 42006 St-Etienne cedex 1
Adresse GPS : Rue Fernand Léger - 42170 Saint-Priest-en-Jarez
Tél. : 04 77 79 52 52
Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 h à 18 h

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 05:53

oeuvres récentes

du 7 février au 8 mars 2008

Galerie Arcturus - Paris (6)



 Gabriel Schmitz

"Penser au temps, et à son rôle dans la peinture, m'a conduit à une étrange équation : que se passerait t-il si le temps venait remplacer la peinture dans la troisième dimension? C'est comme si elle se transformait en un autre médium et était employé dans le processus de travail, et comme si les différents flux de temps (le temps implicite situé dans l'image avec laquelle j'ai commencé, la profondeur du temps dont on se souvient, le temps réel que je passe devant la toile) fusionnaient dans l'image finale.


Je crois que tout art tente fondamentalement de libérer des bribes de vie, de temps, mais la peinture est le seul moyen d'expression qui se retire de la sphère du temps au moment précis de son achèvement. On peut passer du temps dans la contemplation d'un tableau, et on doit le faire, mais la peinture elle-même n'est pas soumise au temps, comme un morceau de musique. La peinture est juste là, indépendante de l'écoulement du temps, une présence continue. Pourtant, le temps est, là aussi, fixé, transformé de l'habituelle vision du temps horizontal en vision verticale, offrant une profondeur singulière à la peinture et par là même devient le plus fort argument justifiant son existence."
Gabriel Schmitz, Octobre 2007

informations pratiques :

Galerie Arcturus
65, rue de Seine - 75006 Paris
T : 01 43 25 39 02 – F : 01 43 25 33 89

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 12:47

Rétrospective 
 
jusqu'au 16 mars 2008 

au lieu unique et au Hangar à Bananes - Nantes


 
 

wurm.jpg



 
      
Après Hambourg et Lyon, Nantes accueille une grande exposition rétrospective présentée en 2006 au MUMOK, Musée d’art moderne et contemporain de Vienne de l'artiste Erwin Wurm. 


À travers un choix de plus de 200 œuvres, des premières pièces à ses sculptures monumentales, en passant par les jubilatoires One Minute Sculptures, l’exposition offre un panorama sur l’œuvre de cet artiste  plein d'humour. C'est aussi l’occasion de découvrir ses toutes dernières créations, Mind Bubbles, Hamlet, Anger Bumps et Fountain.

Arrivé, “par hasard“ avoue-t-il, à la sculpture, Erwin Wurm aime défier les règles et les habitudes de la pratique. Sa démarche provocatrice influencée par les artistes de Fluxus fait basculer des moments ordinaires dans un univers absurde.   Il utilise également la vidéo, le dessin, la photographie.

LES LIEUX DE L’EXPOSITION

le lieu unique
Les One Minute Sculptures y sont présentées à travers de nombreuses photographies et une vaste plate-forme permet au visiteur de s’essayer lui-même à devenir sculpture grâce aux protocoles dessinés par l’artiste. pas d'inquiétude les conseils sont illustrés et nombreux...

Le Hangar à Bananes
Le parcours est conçu comme une chronologie à rebours. Nous partons des œuvres très récentes, de 2007 et passons devant les impressionnantes et déroutantes sculptures obèses.

Le Canal de la Martinière
A voir également, l’œuvre Misconceivable, un voilier abandonné, irrésistiblement attiré par la Loire, tentant de fuir le canal de la Martinière, qui se penche et se plie vers le fleuve.
 

informations pratiques :
 

Le Lieu Unique
Quai Ferdinand Favre
44000 Nantes

Du mardi au samedi de 13h à 20h, le dimanche de 15h à 19h

Entrée libre 


voir aussi : http://www.lelieuunique.com/     

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 12:19

du 14 février au 11 mai 2008


Musée d'Art Moderne - Paris

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Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente en association avec la Schirn Kunsthalle à Francfort et la Kunshalle à Kiel, une rétrospective  de l’œuvre de A.R. Penck (né en 1939 à Dresde).  Elle  succède aux monographies consacrées aux grandes figures de l’art allemand au Musée d’Art moderne : Sigmar Polke en 1988, Gerhard Richter en 1993, Georg Baselitz en 1996.

20 peintures de grands formats, des œuvres sur papier, sculptures, objets, pochettes de disques et livres d’artiste, produits de 1961 à 2005  décrivent le parcours d'un peintre, sculpteur, mais aussi théoricien et musicien, A.R. Penck qui quitta définitivement l’Allemagne de l’Est en août 1980. 


Sa peinture expressive où s'entrecroisent  personnages  abstraits, signes, pictogrammes  possède une dimension politique, elle conserve le souvenir d'une Allemagne divisée. Ses livres d'artiste témoignent aussi, ils contiennent ses textes et ses manifestes. 

Publication d'un catalogue de l'exposition contenant de nombreuses contributions et un texte de l'artiste. 

 

informations pratiques :

 Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
11 avenue du Président Wilson
75116 Paris
Tél. : 01 53 67 40 00

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h

voir aussi : le site de lamairie de Paris

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