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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 10:15

du 15 mars au 7 avril 

avec les éditions les Arêtes


Biennale Livres à voir 7 - Arras (62)




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Béa Jomelli-Robert  a suivi une formation d'étude d'art classique puis d'études d'art monumental et enfin d'art sacré. A partir de 1970 et pendant vingt ans, elle fait partie du groupe ABC où sculpteurs, poètes, musiciens, architectes partagent une même jubilation pour la création et réalisent de nombreux projets en commun.

Entre 1990 et 2006, elle perche son atelier  en haut de la tour Nord de St Sulpice à Paris. Artiste discrète mais à la forte personnalité, elle choisit la solitude, la concentration et entreprend l'exploration d'un monde plus intérieur. Son travail est toujours visible  à qui veut pousser la porte  de la tour au fond de l'église et monter l'escalier ; encore fallait-il le savoir !  Aujourd'hui l'édifice est  en réfection et  la plus grande partie des oeuvres de l'artiste en réserve dans les caves de l'église.  


L'ensemble du   travail de Béa Jomelli-Robert  n'est donc pas disponible pour le moment.  "Il est alors difficile de rencontrer le sens profond de sa création, "l'esprit en mouvement", l'ingénieuse liberté qui court dans toute son oeuvre " nous confie Sandrine Pot qui écrit et anime les Editions les Arêtes. Elle ajoute que c'est pour  toutes ses raisons que sa petite maison d'édition de la Rochelle est toujours  heureuse de travailler avec Béa Jomelli-Robert .

A partir d'une même architecture conçue d'après un seul poème, Béa Jomelli-Robert et Sandrine Pot ont mêlé leurs crayons, trois fois, pour Jeu-Poème de L'Oeil (ICI) un ouvrage en trois exemplaires, chaque fois différents, toujours uniques. Les Arêtes seront présentes à La Biennale Livres à Voir 7, du 15 mars au 4 avril à l'Hôtel de Guînes à Arras. et présenteront , entre autres ouvrages,  cette dernière réalisation.

voir l'ouvrage, le commander

le catalogue des édtions Les Arêtes



informations pratiques :

Hôtel de Guînes
2 rue des Jongleurs
F-62000 Arras
tél. +33(0)3.21.23.43.11
e-mail : quaidelabatterie@wanadoo.fr

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 11:41


La Feuillée



Edito : Les Caprices d'hier et d'aujourd'hui .

Les Caprices appartiennent à Goya. Commencée sur le ton d'une satire légère, cette série de 80 gravures, devint un acerbe réquisitoire social. Goya montre la société de son temps hypocrite et bourrée de vices à peine dissimulés. Le sol de l'Espagne est ravagé par les guerres napoléonniennes, les hommes dans leur appétit de vivre ne laissent subsister que leur plus bas instincts. Publiée et immédiatement interdite, cette suite d'eau fortes fait alors de Goya le défenseur sombre et passionné d'un peuple espagnol déchiré.



Mais les visions les plus justes, issues d'une observation du moment sont paradoxalement celles qui ont la réception la plus pérenne. Il en est ainsi de l'ensemble "Les Caprices" qui n'a cessé d'avoir ses admirateurs chez les écrivains, Baudelaire, Balzac, mais surtout chez les peintres, Delacroix, Daumier, Manet, Redon ou encore James Ensor, Cézanne, Van Gogh...



Au Musée du Petit Palais à Paris, débute une exposition, "Goya graveur", qui présente 280 oeuvres parmi lesquelles 210 estampes du maître. Les célèbres "Caprices" (1797-1799), les "Désastres de la guerre" (1810-1820), l'ensemble de la "Tauromachie" (1816-1823) constitueront l'essentiel de cette exposition dont le point d'orgue sera sans doute les "Toros", grandes lithogravures inédites exécutées par l'artiste à la fin de sa vie à Bordeaux.



"Enfin.. .", dirait le chroniqueur. Mais, l'audace de Goya qui continue de nourrir tant d'artistes doit plutôt conduire à un "Encore" , un "Après". Nous dirons donc, "Et puis", 70 dessins et estampes de Delacroix, Manet... complètent l'exposition pour souligner l'héritage Goya.



On aurait pu ( on aurait dû ? ), y trouver les oeuvres d'artistes vivants, notamment la superbe suite de 80 peintures sur papier (Les Caprices, 1992-1994 ICI et ICI) de Bernard Lacombe qui appartient dans son entier au Fonds Départemental d'art contemporain de l'Orne. Le peintre dans ce travail, rend un hommage troublant au grand Goya. Il le fait sans démesure, avec délicatesse et respect même, mais aussi avec audace. Le langage de la couleur ébranle les sujets. Les acteurs des fables jaillissent intemporels hors des limites du papier. '"L'engagement esthétique" de Bernard Lacombe se fonde sur un dialogue par delà le temps avec les auteurs et les artistes qu'il a élu, il est dans toute son oeuvre, le garant d'une modernité picturale.


Catherine Plassart 



photos : (1) (3) Bernard Lacombe, (2) (4) Goya

Les expositions :
"Goya graveur" (ICI) Musée du Petit Palais Paris (8) du 13 mars au 8 juin 2008
"Les Caprices" (ICI) Musée des Beaux Arts de Lille (59) du 25 avril au 23 juillet 2008
voir aussi ICI le site du Musée Goya à Castres, le site du peintre Bernard Lacombe ICI


voir aussi : La Feuillée du 06/03/08


 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 



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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 17:05

 

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Atlan

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Henri Michaux



Deux francophones toujours à l’avant-garde.


C’est précisément cela que l’on appelle la liberté. Il n’y a jamais  eu de communauté de peintres. On ne devient pas ainsi soi-même en  art. Mais ils ont tous les deux critiqués la modernité. C’est en quoi  ils furent politiques, par instinct et volonté. Hors des  institutions. Par solidarité de génération ils firent l’éloge de l’infini dans le mouvement : la danse pour l’un, la transe «  mescalinienne » pour l’autre. Et face au particularisme français ils affichèrent la nervosité africaine pour Atlan le « pied-noir » de  Constantine et l’Orient perdu à rebours de l’histoire pour le «  barbare en Asie » que fut aussi Michaux.


Ils ont grandi très vite de façon presque irresponsable, ce qui a  fait qu’on a pu parfois  les mépriser, repousser dans les marges des  courants dominants, voire les détester. Loin de l’autorité et des  servitudes ils ont pris le parti de la sécession. Exclusivement  centrés sur la souplesse des formes pour Atlan, les accents  passionnels et l’irrationalité du trait chez Michaux ils ont assumé  chacun pourtant ce que Nietzsche appelait une « idiosyncrasie ». Une  façon de dominer un contexte aussi à partir d’une possession de soi,  influente, puissante et garante de leur postérité respective. Rien  n’a été perdu de ces perspectives, ni aboli depuis.

PG

Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

Chroniques intempestives





« Atlan, peintures »,  jusqu’au 22 mars 2008 galerie Jacques Elbaz ,1, rue d’Alger, 75001 Paris, 01 40 20 98 07 .

"Henri Michaux, oeuvres choisies" s'est terminée le 1er mars à la Galerie Thessa Herold - 7 rue de Thorigny - 75003 Paris
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 13:42

du 13 février au 12 mai 2008


Carré d’Art  - Musée d’art contemporain  - Nîmes (30)

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La route désolée des enfers

Un jour tout homme a en face de lui la violence, comme un fait  consistant qu’il ne peut nier. Aucun discours ne pourra jamais la  dominer totalement. Celui, ou celle, qui refuse à un moment donné la  contradiction, principe de la communauté, est mûr pour choisir celle-ci.

Alors, comment survivre lorsque l’on se trouve engagé dans ce  processus comme acteur passif ?
Telle est la question que soulève l’œuvre de Wolf Vostell. Travail  d’une vie qui s’établit dans le contexte de l’individu isolé,  recevant de partout cette violence physique, morale, mentale,  immuable, mortelle et servie par la technique industrielle de  destruction. Et l’on revoit les photos de l’acharnement  pseudo  médical durant les expérimentations nazies, celles de bombardements  massifs pendant les guerres intercontinentales , les tortures  militaires infligées à la vie réduite au stade animal, détruite  systématiquement jusque dans les corps. Une succession de tableaux de  la dépréciation de l’existence, du naufrage des valeurs humanistes,  échouage de toute dignité comprise et …impossible découverte de la  route désolée des enfers. Aucun discours n’a de contenu valable éternellement face à l’examen  de ce refus fondé sur l’oubli volontaire de l’homme. C’est pourquoi  l’artiste prend position ici.

Wolf Vostell est né en 1932 et a vécu enfant la seconde guerre  mondiale, traversant l’Allemagne détruite sous les bombardements. Et  si personne n’est prêt à affronter la catastrophe qui sera apte à  subir indéfiniment l’exception ? 

Cependant l’artiste a pris la décision de surmonter le mal par l’art  et l’oeuvre ici montrée repose sur la mobilisation du chaos.  Accumulation de télévisions et de blocs de bétons brisés,  installation d’une baignoire a moitié remplie de liquide noirâtre et  surmontée d’un crochet de boucherie, photos montages de massacres de  civils, vidéos sonores , peintures gigantesques traversées de flaques  de sang et percées d’écrans visuels, pianos recouverts de boulets de  canons, sirènes d’ambulances stridentes incluses dans le mécanisme lui même prolongé par une moto encastrée dans le meuble…


Les œuvres présentées, au nombre d’une cinquantaine et datées de 1958  à 1997, démontrent comment le scepticisme radical de l’artiste  maintient le non-sens à la hauteur de la catégorie de la conviction  comme un préambule pour communiquer sur la disparition de la vérité  au XX me siècle et l’inutilité d’une « logique » scientifique  parvenue à son stade ultime d’abandon au vide ontologique et à la  réfutation de toute éthique.


PG contact@pierregivodan.com



informations pratiques :

Ouvert du mardi au dimanche inclus de 10h à 18h

Carré d’Art – Musée d’art contemporain
Place de la Maison Carrée - 30000 Nîmes
Tél : 04 66 76 35 70
E-mail : info@carreartmusee.com


entrée gratuite pour tous les premiers dimanche de chaque mois 


Les 14 et 15 mars :  entrée gratuite dans le cadre du « Week-end Musées Télérama ». Pour y avoir accès, découpez le Pass  Télérama disponible dans les numéros des 5 et 12 mars 2008 et valable pour 4 personnes.
200 musées et centres d'art sont concernés dont le carré d'art à Nîmes; En savoir plus : Télérama


voir aussi : le site du Carré d'Art de Nîmes

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 13:20

oeuvres récentes

du 7 mars au 2 avril 2008


Galerie Hamon - Le Havre (76)



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Le galeriste, Jacques Hamon, créa sa galerie en 1946 et ranima la passion des Havrais pour l’art, dans une ville qui n’était plus que ruines à la fin de la 2ème Guerre Mondiale. Soixante ans après, son fils Jean-Pierre et sa petite-fille Fiona redonnent une nouvelle vie à la galerie en présentant les oeuvres des artistes reconnus et moins connus, mais aussi des nouveaux talents. Agnès Gauthier qui vit et travaille au Havre fait désormais partie leurs équipe, elle expose ses oeuvres récentes du 7 mars au 2 avril 2008.


informations pratiques :

vernissage - Cocktail le vendredi 7 mars à partir de 17h30

Galerie Hamon
44, place de l'Hôtel de ville
76600 Le Havre

tel 02.35.42.42.30 

galerie.hamon@free.fr

tous les jours sauf le dimanche et le lundi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 19h

voir aussi : le site de la galerie Hamon, la vitrine Agnès Gauthier sur Art Point France,le site personnel de l'artiste

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 12:30

du 12 au 29 mars 2008


Galerie Valeurs d'art - Paris (13)


Xavier Bertheau


La vie sans protection


Comme un caprice du temps, sans autre souci que de montrer la  poussière déposée sur les visages et les corps, la monotonie des  siècles écoulés sur la jeunesse et la fraîcheur d’hier. Comprendre la vie ainsi. L’humanité confiante cependant en ses  limites, et l’effort de peindre pour aboutir à quelque chose. Une  cogitation sans science explicative, la passion sensible de produire  dans une certaine réserve  l’interprétation séduisante du témoin qui  arrache les promesses de l’amour aussi.  

Les biens spirituels sont l’apanage de quelques uns. Sans  hiérarchie, Bertheau procède ainsi à une transmutation de valeurs  avec élégance en choisissant sa famille idéale et son critère : la  figure. Incontestable vérité d’une peinture qui commence  par ce que  l’homme a perdu quand les consciences sont assoupies.

Alors les rêves se lèvent, la terre immobile, le soleil, la lune, les  nuages, entrent en circulation. Le peintre ne peut mentir et rend  divinement ici les réalités modestes.

On peut toujours répéter que l’on a raison, mais il est clair que  seul l’artiste nous dit la vérité de la condition individuelle depuis  l’âge de bronze. Et ses jugements n’excluent personne. Xavier  Bertheau n’ignore pas cela, tout simplement. Le charme et le mystère  de ce travail séduisent par les lignes qui ne s’interdisent aucune liberté. Un langage plastique qui sert la vraisemblance des corps et  nourrit l’âme.


PG contact@pierregivodan.com



informations pratiques :


du mardi au samedi de 14 h 30 à 19 h

Galerie Valeurs d'art
11-13 rue Henri  Michaux, 75013 Paris


voir aussi : le site de la galerie Valeurs d'art

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 11:32

«Les rêveurs de songes»

exposition oeuvres récentes
toiles et papiers 


du 25 mars au 25 avril 2008 


Médiathèque Alphonse Daudet - Alès (30) 
 

 

 Pierre Givodan



Autos, camions, bateaux...


Dans la peinture de Pierre Givodan, on rencontre beaucoup de véhicules. Plus ébauchés que dessinés, débarrassés de tout ce qui est accessoire, ils occupent dans les oeuvres sur papier, le centre d'espaces allégoriques, se multiplient sans souci d'échelle dans les oeuvres sur toile.


Légers, ils ne sont jamais en contact avec les éléments. Voitures et camions se déplacent à plusieurs pieds au dessus du sol. Bateaux à voile ou à vapeur ignorent les routes liquides. Les wagons détachés du train sont en suspens entre les immeubles. Les avions quasi charnels nient l'air qui devrait les porter. 


Le tour du monde n'est plus à faire. Tous les chemins d'eau, de terre, de feu, d'air ont été empruntés, explorés, parcourus, rebattus. Seuls demeurent, semble-t-il, dans leur dimension signifiante, voiture, camion, bateau, avion, wagon... , objets déchus d'une archéologie moderne ou à l'inverse symboles graphés et enfantins de rêves enfouis.


Mais au delà de la prise en compte d'un inconscient négligé, de désirs d'aventure et d'ivresse bafoués, d'évolutions empêchées, l'artiste fait jouer une force. Il affirme la volonté de s'affranchir par l'acte de créer, des limites d'un espace définitivement clos dans lequel s'accumulent sans ordre apparent les objets du monde et ceux de la pensée. Ainsi les véhicules apparaissent comme autant d'arguments au coeur d'une fiction.


L'artiste est un homme lucide qui fleurte avec la connaissance. Il sait qu'il n'y a pas , qu'il n'y a plus de quête de l'impossible, de chemins improbables, de grandes aventures. Il pressent la nécessaire investigation d'un espace-monde où les péripéties sont susceptibles de générer du sens alors que "Il n'y a pas de nautonier du bonheur" (Gaston Bachelard). C'est pourquoi les chemins de Pierre Givodan passent indifféremment par la conscience historique, les référents primitifs et mythologiques, les représentations naïves, les mots plus gros que les maisons, la musique aussi mélancolique soit-elle, du blues.


Peindre est pour l'artiste parler de soi-même comme si on était un autre, c'est aussi décrire des lieux, des faits, des temps comme si on était l'auteur d'un récit. Pierre Givodan perçoit la réalité comme une construction de l'esprit. Seul le produit d'une démarche créative, dans sa dimension critique et sa perspective poétique a pour lui une existence tangible. 


Il construit une oeuvre peinte aux couleurs parfois violentes, souvent tendres et jubilatoires qui donne à penser la place de l'homme dans le monde, procure parfois le vertige de la fiction et offre toujours le plaisir d'une image inédite. 


La sortie de son livre «Chroniques intempestives et subjectives à propos de l'art»   aux éditions Complicités, fin avril 2008 sera l'occasion d'une première conférence - signature début mai à la Médiathèque Alphonse Daudet d'Alès dans le Gard qui expose ses peintures sur toile récentes et ses oeuvres sur papier à partir du 25 mars au 8 avril 2008.

Catherine Plassart 



informations pratiques :

Médiathèque Alphonse Daudet
24 rue Edgar Quinet - BP 316
30100 Alès Cedex
Tél : 04.66.91.20.30 

Courriel : info@mediatheque.ville-ales.fr

ouverture : mardi, jeudi, vendredi de 13h00 à 18h00
mercredi et samedi de 10h00 à 18h00 

voir aussi : le site de Pierre Givodan
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 11:22

Du 5 au 30 Mars 2008

Le Rayon Vert - Nantes

 

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Avec les grands formats présentés  au Rayon Vert à Nantes, on redécouvre avec bonheur l’ampleur des qualités sensibles et colorées de la  très belle peinture de Luc Millet.

"Sur les formats carrés, un cadre blanc camoufle les débordements du geste, dissimule les coulées, tout en soulignant le mystère du jaillissement de la lumière. Le long travail des fonds, enfouissement, déposition de minces strates,  flux et reflux, puis la remontée par grattage, apparition de signes à nouveau, la volonté de ne plus avoir de volonté, se soustraire..."


Passages, superpositions, grattages, surfaces  lisses... Les couleurs fluides semblent imprégnées dans les supports,  laissant parfois entrevoir une forme identifiable, un signe...

Réunis au Rayon vert à nantes, Luc Millet et Olivier Rucay présentent leur  travail séparément, chacun dans un étage de la galerie. Ils ont cependant en commun la pratique d'une peinture subtile, lumineuse et colorée, toujours à la frontière de l'abstraction. Entre le végétal et l'aquatique, un espace sans limite, comme un fragment de paysage.




Informations pratiques :

Vernissage du soir mardi 4 mars à 18h30

Le Rayon Vert, 1 rue Sainte Marthe, 44100 Nantes
Tel 02 40 71 88 27

Horaires: Mercredi, jeudi, vendredi: 15-19h Samedi:11-13h et 15-19h, Dimanche:11-13h

voir aussi : www.rayonvert.com, la vitrine de Luc Millet sur Art Point France

 

 

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 08:32

Printemps des Poètes 2008

Bibliothèque municipale  -  Tours


1er mars 2008
Rencontres et lectures : "Le reste du voyage" Bernard Noël


du 1er au 26 mars 2008
Présentation des oeuvres de Geneviève Besse réalisées avec Bernard Noël




Geneviève Besse Bernard Noël Geneviève Besse Bernard Noël

"Les Silènes"
( 272 petites boites de 2,5 x 7cm encastrées dans la page. Chacune est protégée par un verre )

"La bibliothèque de Pantagruel"
(avec textes écrits au pinceau par Bernard Noël et quelques manuscrits du poète glissés dans les creux ménagés dans le relief de la peinture)

 

Cheminer avec le poète


Bernard Noël  a écrit "Le portrait d'un regard" (in catalogue Du je au tu, Bayeux 1998). Le poète est  ce regard. Et quand on est peintre,  le croiser, c'est franchir avec lui le seuil d'un espace mental  où "...les gestes remuent dans nos yeux un élément  / pareil à toute chose fluide". Geneviève Besse a réalisé son premier livre d'artiste "Le petit pan de vue" avec Bernard Noël en 1994. C'était alors son premier voyage "aux pays des yeux" avec l'écrivain.  


Quand à voix basse et douce , Bernard Noël dit "...il y a image et image comme il y a parfois / une flamme d'air au bout des doigts / un geste qui soudain s'augmente d'un élan / et reste ainsi environné de ce qui tremble..."  Geneviève Besse  suit le chant du poète et conçoit pour lui et avec lui un second livre "Les gestes du coeur". Elle va plus loin encore et à partir de ce même texte,  travaille des oeuvres murales, "Les interversions" ICI.


Mais celui qui a écrit "chaque reflet renvoie la forme à elle même / tout le secret est dans le retour sur soi" l'attache et la guide. Il y aura donc deux autres livres : "Et que tout cela soit là" (2003)  , "Le Geste qui touche"  (2006). 


Ces deux ouvrages   précèdent de peu la remarquable réalisation qu'ils feront ensemble,  un livre géant pour Rabelais qui désormais fait partie du patrimoine et que l'on peut voir à  la Devinière, maison natale de Rabelais à Seuilly,  "La Chronique de Gruélie"  ICI . 


Plus qu'un livre c'est "le  rêve du livre"  :  "Le rêve du livre est celui d'une table et la voici dressée. Voici le seuil, voici le lieu : le livre s'ouvre comme une porte" (Jean-Luc Bayard). 

Il fallait au moins être deux pour réaliser cet ouvrage de géants. La collaboration Geneviève Besse, Bernard Nöel est étroite. Le poète écrit le texte original. L'artiste le met en images, en espace plus qu'en pages. "…avec des grandes pages de taille d’homme (1m75 de haut) Genevieve Besse compose un livre en deux : pages muettes (méditation sur Rabelais), pages illustrees (où les peintures accompagnent de signes le texte de Bernard Noël ). Mais de l’une à l’autre, mêmes couleurs, et même matière de page, et par couleurs et matière, révérence à Rabelais, référence à Gargantua."  (Jean-Luc Bayard, 2005 Seuilly). Petite musique, et grande complicité : les  textes écrits au pinceau par Bernard Noël et quelques manuscrits du poète sont glissés dans les creux ménagés dans le relief de la peinture (détails) ICI . 


Le silence et les mots, le visible et l'invisible, le dialogue est sans fin entre le poète et l'artiste. C'est ce que révèle le texte de Bernard Noël sur le travail de Geneviève Besse, écrit pour  le catalogue de l'exposition "André – Geneviève – Christophe (ICI)Besse ", organisée par la ville de Tours en 1998.


"Le prélèvement de l’écriture et son transfert de la page vers la surface peinte en change la nature : elle n’est plus cette ligne où se développe une abstraction capable d’emporter le monde dans la virtualité ou la fiction, mais un geste qui, dans la matière spatiale du tableau, manifeste la frontière indécise du visible et de l’invisible." Bernard Noël


Que partagent vraiment Bernard Noël et Geneviève Besse ? Le geste, dans sa nécessité, bien sûr, car sans lui pas de présence, et puis  le coeur, ce refuge d'humanité, envers de l'espace et du temps. C''est sans doute ce que l'événement organisé par Michèle Prévost, conservateur du patrimoine de la B.M nous donnera l'occasion d'approcher, grâce à la rencontre avec Bernard Noël et à la présentation des oeuvres de Geneviève Besse :  des livres réalisés avec le poètes et tirés du Fonds Besse crée par la B.M. ,  un ensemble d'Interversions, oeuvres murales réalisées elles aussi avec Bernard Noël   et le fac similé en photos de  "La Chronique de Gruélie".


Catherine Plassart


Geneviève Besse Bernard Noël


Les livres : 


"Le petit pan de vue" – 1994 – premier livre d’artiste de Geneviève Besse, réalisé en collaboration avec Bernard Noël – éditions Marchant Ducel


"Les gestes du cœur" – 1998 –  texte de Bernard Noël  – 5 gravures à l’eau-forte rehaussées d’aquarelle et d’encre tirées par l’artiste et une aquarelle originale 
"...Un duo de reconnaissance réciproque, d’amitié tant l’équilibre entre les deux voix est manifeste. ….. L’ensemble est poésie, gestes du cœur, de la main et de l’esprit." Marie-Paule Peronnet dans Art et Métiers du Livre N° 214. Ce livre est dans les réserves des livres rares et précieux de la Bibliothèque Nationale /site Mitterrand 


"Et que tout cela soit là" – 2003 –  texte de Bernard Noël,  livre manuscrit tiré à 13 exemplaires sur papier népal authentique 


"Le Geste qui touche"  – 2006  –  7 exemplaires manuscrits 


"La chronique de la gruèlie."  texte est de Bernard Noël  – couverture d’ Olivier Seguin –  la mise en pages et les 15 peintures originales sont de Genevieve Besse. Ce livre géant commandé par le Conseil Général d’Indre et Loire se trouve au Musée de Rabelais, la Devinière, maison natale de Rabelais à Seuilly et fait partie du patrimoine.



Informations pratiques :

Présentation des œuvres de Geneviève Besse
réalisées avec Bernard Noël

Hall de la Bibliothèque centrale
2 bis av. André Malraux
37042 Tours cedex
Tel 02.47.05.47.33

aux heures d’ouverture de l’établissement

&

Samedi 1er mars 2008 : Rencontre et Lectures avec Bernard Noël
 
16h-17h : Rencontre avec Bernard Noël et Jean-Luc Bayard
Jean-Luc Bayardest actuellement conseiller pour l’éducation artistique à la DRAC Rhône-Alpes. 

17h30-18h30 : Lecture de Bernard Noël
Auditorium de la Bibliothèque municipale de Tours.

Entrée libre.



En savoir plus  : la vitrine de Geneviève Besse (ses installations) dans Art Point France, le site personnel de l'artiste, une présentation de ses livres d'artiste, une bio-bibliographie de Bernard-Noël, le site de la BM de Tours

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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 08:17

"Architectures de pierre"
peintures



du 4 au 29 mars 2008



Espace Exposition - Mairie Saint Marc - Brest (29)



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Le travail en peinture de Jean-Pierre Hue se présente sous forme de laques sous plexiglas. "Architectures de pierre" traite de la ville, lieu d'addition de passé et de présent, lieu de traces mais aussi de déambulations : ville actuelle, peuplée, vivante mais aussi ville en devenir,  futuriste.



informations pratiques :

Mairie de Saint Marc Brest (29)

du mardi au samedi de 14h30 à 18h


voir aussi : la vitrine de Jean-Pierre Hue sur Art Point France

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