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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 11:01

THEATRE INTIME DE LA NUDITÉ

Robert Mapplethorpe, Rétrospective, Fondation Cartier, Jouy en Josas, Printemps 2008.

par Jean-Paul Gavard-Perret






 Robert Mapplethorpe

Entre la chair et son reflet, l'image est une peau. Entre les deux, pas de symétrie possible : contrairement à ce qu'on a trop souvent affirmé Mapplethorpe, à travers ses photographies et ses images, a toujours tenté de l'exprimer. Pour lui la possibilité d'attache à la présence par l'image ne satisfait que le voyeur.  Ne voulant s'en tenir là " c'est non seulement remettre à demain ce qu'on peut faire le jour même mais aussi ne plus rien posséder de la sensualité qui reste à et en soi - sinon le vice" disait-il. En conséquence, il a voulu montrer le déchirement qui sépare et affronter le conflit du réel avec son plus "juste" reflet. C'est pourquoi chez lui la nudité est indémêlable de l'image qui l'expose. Il considère que voir la nudité est une expérience non féroce mais cruelle. On court soudain vers une forme qui n'est pas Elle qui n'est pas en Elle. Pour Mapplethorpe, cette nudité ostentatoire n'est pas plus à portée de mains qu'à portée de vision.




Selon l'artiste américain , "la gourmandise que le portrait engage est l'empreinte vive d'un seuil à franchir mais il ne convient pas qu'elle devienne consciente". C'est là toute l'ambiguïté entre la poétique et la poésie iconographiques d'un tel créateur. Pour lui la forme artistique n'a pas une dignité plus forte que la matière-corps saisie et captée. C'est même le contraire qui se passe en un tel transfert. L'artiste sait bien qu'en devenant voyeur nous nous faisons masochistes car la vision exclut le plaisir de la caresse : le corps et le désir se tendent pour ce qui n'arrive pas. Nous ne gardons ainsi que la chimère, sa lumière et sa suffocation. Mapplethorpe sait donc combien il ne faut pas croire à ce que l'on voit : "cela ressemble trop à ce qu'on espère. Il faut fermer les yeux d'autant que ce n'est plus simplement le visage qui reste dans le regard" écrivait-il. Pour lui dans la charge photographique d'un corps ne subsiste déjà plus qu'un souvenir. Elle est donc sans accès sinon sans effets. Et l'artiste d'ajouter : "Il ne faut croire qu'à ce qu'on voit les yeux fermés". En cela la photographie est avant tout amour de soi dans l'affect qu'elle nourrit tant elle rassemble de désirs narcissiques. Finalement dans le nu, on voit tout, on ne voit rien. Celui qui regarde n'observe que l'image dans la nuit de son être et échappe à la nudité qui l'atteint.




La photographie devient ainsi une "prise à témoin qui altère le regard de l'autre". Plus que de l'accentuer, elle corrige l'impudeur sauvage, rétrécit les mouvements et les spasmes du plaisir. En montrant la nudité, le corps prend la pose, perd son secret et devient comédie. A ce titre tout photographe dit Mapplethorpe est "un parodique menteur : il organise, met du bon profil, voile, esquive, ou enlumine". Le photographe américain sait donc qu'on ne peut pas éclairer le corps pas plus que l'amour. La lumière photographique les désunit, même si en elle, dit-il tout spectateur "veut apercevoir le corps dont il jouit". Or le créateur, renversant une perspective existentielle qu'il a bien connue dans les backs-rooms refuse le "jouir sans rien savoir de plus'". Il sait que le sexe n'aime pas le grand jour et que la volupté tient en horreur la lucidité. C'est ainsi que tout spectateur-voyeur veut ignorer si la photographie ment ou montre vrai. Le désir est aussi de ne pas savoir, il est une passion d'ignorance. L'extase et la lucidité ne fraient jamais ensemble. C'est pourquoi les portraits de l'artiste semblent rester de marbre, à tous les sens du terme. Sachant aussi que le jour prend de court ce qu'il met en lumière, par la photographie, il a voulu tuer impitoyablement, l'"image désirante" qui se voudrait être elle tout entière à son  sujet objet-matière de l'orgasme qu'elle propose.




C'est pourquoi, chez lui, demeure la violence dévastatrice de la découverte qu'il noyaute. La chair erre dans l'image. Exprimer l'une c'est supprimer l'autre. Comme nous le disions plus haut, il n'y a pas de symétrie possible. Il faut fermer les yeux d'autant que ce n'est plus simplement le visage qui reste dans le regard. Demeure la charge du corps qui fait que ce que l'on voit semble déjà une décharge à laquelle il ne faut pas "croire". Car, comme le disait Blanchot "voir comme il faut c'est essentiellement mourir". Et Mapplethorpe le savait bien, lui qui affirmait que "finalement on ne voit rien. On n'a rien vu. Et c'est ce que disent les gens qui meurent". En ce sens toute sa quête tente de répondre à deux questions : Qui a mis l'image dans la nuit de notre être ? A cette question il répond que ce n'est pas le rêve. Quant à l'autre : Echapperons-nous alors à toi dont la nudité nous atteint ? - la réponse reste ouverte.




informations :


La Fondation Cartier présente jusqu'au  22 juin 2008 Land 250, une grande exposition personnelle de l’artiste et musicienne américaine Patti Smith. La voix de Patti Smith domine l’ensemble des installations, créées spécialement pour l’exposition et  présentant une sélection de photographies, de dessins et de films (notamment un film de Robert Mapplethorpe ).

Patti Smith rencontre le photographe Robert Mapplethorpe en 1967. En 1969, le couple s’installe au Chelsea Hotel à new-York.  Robert Mapplethorpe est l'auteur de la photographie de la pochette – un portrait emblématique de la chanteuse  --   de son premier album Horses (1975) (photo cidessus)


voir aussi : le site de la Fondation cartier

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 11:55

Le vin des amants
exposition personnelle

du 4 avril au mai 2008 

Château de Carrouges (61)

 Bernard Lacombe




Pour cette exposition personnelle dans le cadre de la manifestation  Le vin dans tous ses états organisée par Martine Gasnier au Château de Carrouges, centre des monuments nationaux, Bernard Lacombe présente quatorze huiles sur papier  (format 50 x 65 cm) inspirées d'un texte de Martine Gasnier .


Château de Carrouges
61320 Carrouges

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 11:42

Jim Dine, Pinocchio, Galerie Templon, Paris, avril-mai 2008.

par Jean-Paul Gavard-Perret

 Jim Dine

Jim Dine à travers ses bois brûlés ou peints, ses cartons peints et autres matières traverse en s'amusant le mythe singulier que représente Pinocchio - version athée, ludique et saturnale - selon certains - du mythe christique. Le peintre s'en empare comme le Renard de l'histoire italienne : en prédateur fait observer sa “ proie ” sans la montrer ostensiblement sinon en la marquant de sa propre empreinte et sur des supports de matières différentes en fonction des moments de l'histoire et des compagnons de voyage ou de rencontre de son "sombre héros". La couleur vient accuser certaines œuvres. Elle fait par exemple reprendre des couleurs (mais comme on le dit d’un enfant) au langage du bois que  d'autres pièces juxtaposées soulignent de leur noir de cendres. Mais ce, à pas comptés : l’artiste new-yorkais (un des plus reconnus de notre époque) n’est pas un de ces voyageurs pressés qui enchaînent les œuvres comme des halls de terminaux d’aéroport. Il se met à l’affût ou plutôt en disponibilité afin de “ cadrer ” les personnages qui l’intéressent et c'est sa manière de remettre en jeu leur présence.



Ce que nous découvrons est un entre-deux de la peinture et de la mythologie enfantine en un lieu qui change  l'habituelle dimension de Pinocchio, sa  “ rubanisation à la Walt Disney”. Dine taille dans ce que le mythe a  repris et d'une certaine manière éconduit. Il génère, en une iconographie traditionnelle trop régulière, un transfert vers des structures de vagabondage ou en un flux qui n’appartient qu’à l'artiste. L'image de Pinocchio se craquèle sous la poussée industrieuse et ludique d'un créateur qui retrouve par ce biais l'enfance de l'art. L'artiste construit picturalement un bouleversement de ce qui est dit d'une l'histoire qu'il rend à la fois anachronique mais aussi frénétique en ses fragments investis du temps de la pérégrination.



L'artiste, à travers ses empreintes picturales, invente une autre proximité aux aventures du fils du charpentier italien. Il offre diverses imbrications dont chaque œuvre est porteuse jusque dans l’inconscient qu’elle traduit et qui en même temps lui échappe. La corrosion d’une telle intervention provoque un effet semblable à celui de la traversée d’un éléphant élégant, gracile dans un jeu de quilles. Il ne faut donc pas voir, dans Pinocchio, une figure de pacotille ou un mythe au rabais. Complice du personnage et des emprunts qui l'accompagnent, Dine le précipite subtilement de son horizontalité historique de nature à une verticalité “ asymptotique ”. Il offre ainsi un anniversaire singulier à son compagnon de route européen. Il nous offre un voyage, et prudent, une enclume et un filin pour son périple "soulevant". Plus question comme son créateur italien d'avoir envie de se suicider en se tirant une balle dans l’encrier.



Mais par le jeu d'une telle exposition l'artiste américain met l'accent sur l'essentiel : le manque qui anime tout mythe au nom de la perte et de l’absence impossible à combler : celle de l’image première à savoir celle de la scène que pour sa part seule l’image peut “ enfanter ”. Toute l'écriture plastique de Dine se veut en ce sens - et depuis toujours - un relevé afin que , au nom de la mélancolie ou de la nostalgie , le spectateur toujours voyeur, toujours enfant, sorte enfin de son trou, de son “ trou-dit ” (Beckett). Mais c’est parce que l'image “ couche ” avec Pinocchio que l'œuvre accouche de ses monstres : les bêtes y sont plus grosses que les hommes (devenus père et fils de personne). Et chaque œuvre de l’artiste est donc bien un moyen de relever les fautes commises par son héros. Mais le langage heureusement fait tout ici sauf le nécessaire : punir celui qui les a commises.



Dans la joie affichée du créateur, son travail devient une sorte d’enfance-corps avec laquelle Dine crée un conte-corps plus qu'un contre-corps. Le spectateur ne peut plus continuer à vivre ou plutôt végéter selon des “ lois ” rigoureuses de la fascination. Car dans ce corpus c'est bien un refoulé de vieilles images (dont Pinocchio est le symbole) qui est mis à mal, là où le nez qui grossit devient pour Dine le “ nocturne sexuel, en proposant son leurre du leurre, sa fiction de la fiction". Au sein d'emprunts mais aussi de ses traques et de ses (im)postures picturales Dine nous dirige vers une suite de cul-de-sacs ad quem que chaque spectateur bien sûr prend pour terminus a quo. Mais l’artiste new-yorkais a l’immense mérite de nous sortir de notre latin des pages roses par le rouge du nez où il nous fait passer.



C’est en faisant quitter le nez du lieu central du visage dont chaque être croit être le Prince (ou la Princesse), que l’artiste accoucheur propose en dérivant vers les faubourgs les plus éloignés du mythe des états renaissants. Il nous permet de rentrer dans l’improbable cercle des voyous en regroupant ses propres versions discordantes de leurs histoires là où la chair devient bois. Mais c'est ainsi que ses plaisirs sont permis dans une jouissance sans faille. Vie, peinture, littérature se conjoignent en un étrange composite que la succession des œuvres dévoile. En créant ses états naissants à partir des états de latence pinocchienne, Dine rappelle aussi qu’il existe donc dans toute image une dispersion fictionnelle de ce qu'il nomme “ l’hypothèse de rien ” à travers des émulsions plastiques qui offrent au texte générique et à ses ressassés iconographiques non seulement une variation chromatique mais un recommencement de ses “ lignes ” qui soudain ne sont plus des conduites forcées.





Informations pratiques :

Galerie Daniel Templon
30 rue Beaubourg
75003 Paris
Tel : 33 (0) 1 42 72 14 10
info@danieltemplon.com



voir aussi :
http://www.danieltemplon.com/ 

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 13:13

jusqu'au 26 avril

Galerie Eponyme - Bordeaux




Emmanuel Bernardoux  est un « animal politique » virulent. Il propose une oeuvre symptomatique des fléaux de son temps. Il ironise sur la part la plus sombre de l’actualité sociopolitique mondiale. Il décale, plaque, juxtapose sur la toile les symboles forts des maux et des fantasmes de notre société. Son univers plastique va cependant au-delà d’une imagerie de la violence prise pour elle-même : ni totalement figurative, ni vraiment abstraite, la peinture d’Emmanuel Bernardoux existe dans cet entre deux. Si l'artiste en réfère à Tapiès et à Beuys, c'est pour mieux s'en émanciper dans une orgie de traits et de couleurs.




Informations pratiques :

galerie eponyme
23 rue de Ruat
33000 Bordeaux
Tél : 05 56 81 40 03 / Fax : 05 56 81 71 69
Courriel :
contact@eponyme.eu
Ouvert de 14h à 19h du mardi au samedi et sur rendez-vous


voir aussi : www.eponyme.eu


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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 10:23


 Stéphane Bonjour



« Ainsi va le (mon) monde... Il faut envisager mon travail comme un arrêt sur image, une pause dans le flux continuel de l'information. Images en boucle non hiérarchisées, vomies par la télévision, les magazines etc. Après un collectage tout aussi confus de ces images ; un arrêt dans l'atelier ; celles-ci s'entrechoquent avec notre propre existence. Ce travail questionne l'étrange collusion entre ce monde hyper violent qui nous percute sans la moindre retenue et la douce banalité de notre quotidien. » Stéphane Bonjour

Sélectionné par la Maatgallery dans le cadre de son prix découverte, Stéphane Bonjour, comme les 10 autres jeunes artistes lauréats se voit attribuer une marraine, Mae Azzopard, avec laquelle il échangera jusqu'à l'exposition collective (actuellement à Maatgallery).


En savoir plus : ICI

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 06:26

Jean-Pierre Le Goff, philosophe et sociologue

"La culture aujourd’hui est devenue une notion fourre-tout. La conception traditionnelle de la culture étroitement liée à l’idée de patrimoine, d’oeuvres, de transmission et de création s’est d’abord trouvée bousculée par le développement des grands médias audiovisuels, du divertissement, des loisirs et du tourisme de masse. L’« héritage impossible » de Mai 68 a, d’autre part, tiré la culture vers le culte de l’artiste maudit, la valorisation de l’expression spontanée et du vécu au détriment du travail de l’oeuvre et de la transmission de l’héritage culturel. Un des principaux problèmes posés à la politique culturelle est celui de distinguer les genres, de faire valoir une idée exigeante de la culture issue de notre tradition qui la distingue des divertissements et des loisirs, ceux-ci ayant leur finalité et leur légitimité propres. D’autre part, les manifestations culturelles avant-gardistes, qui n’en finissent pas de transgresser les tabous ou sombrent dans un narcissisme post-adolescent, ont contribué à creuser le fossé avec les couches populaires et ont favorisé en retour des réactions populistes. C’est dans cette situation confuse que sont introduits aujourd’hui une culture du chiffre et du résultat, un mode de gestion managériale, qui tend à structurer la culture sur le modèle de l’offre et de la demande."

L'Humanité,15 mars 2008 (extrait )

La culture peut-elle survivre au sarkozysme ? Entretiens croisés
avec : Jean-Pierre Le Goff, philosophe et sociologue (1), président du club de réflexion Politique autrement ; Jack Ralite, sénateur communiste et ancien ministre, créateur des États généraux de la culture ; Jacques Toubon, député européen UMP, ancien ministre de la Culture. ICI

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 18:40

... 3EME EDITION.

du 3 au 7 avril 2008

"Art Paris" -  Grand Palais - Pari

 

Les oeuvres de Denis Darzac, Alexei Riboud et Ben




Depuis 2005, Dessine l'Espoir utilise l'Art contemporain comme un outil majeur dans la lutte contre la discrimination liée au VIH SIDA, avec le soutien de l'UNESCO.


Pour la 3eme année consécutive, l'association présente cette démarche sur la Foire d'Art Contemporain « Art Paris ».  La particularité de cette nouvelle édition,  est que Dessine l'Espoir organise une double exposition des oeuvres de quinze artistes de "Artists4life" :

- sur le salon (Stand P2) d'une part
- au Mini Palais, le restaurant situé dans l'aile Nord Est du Grand Palais d'autre part.





LES ARTISTES

Seront exposés cette année : Alexei Riboud, Ben (coutoisie de la Galerie Lara Vincy), Bryan McCormack, Denis Darzacq, Patricia Erbelding, Tony Soulié, Elodie Lachaud, Jean-Christophe Ballot, Joël Andreanomearisoa, Ma Tsé Lin, Marie Thurman, Maya Hewict, Patrick de Wilde, Peter Klasen, Raghad et Titouan Lamazou...


Il est important de rappeler que la vente de ces oeuvres, au profit intégral de Dessine l’Espoir et des artistes constitue une ressource importante pour financer les actions de l’association. Les 50% perçus par Dessine l’Espoir lors de la vente d’une oeuvre sont assimilés à une donation ouvrant droit à des déductions fiscales. Les oeuvres disponibles sont visibles ICI.



C.P.


VERNISSAGE DE ART PARIS
   : Preview au Mini Palais le mercredi 2 Avril de 17h à 20h30

Vous pouvez télécharger une invitation en cliquant ICI.

(invitation valable pour l'exposition au Mini Palais uniquement, vous devrez être en possession d'une invitation pour Art Paris pour visiter la foire.)




informations pratiques :

DESSINE L'ESPOIR
67 avenue Daumesnil - 75012 Paris - 01 43 46 79 18 - 01 44 75 88 88


voir aussi : le site de Dessine l'Espoir

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 12:23

du 4 au 7 avril 2008

MIART - Milan (Italie)

et

du 19 avril au 15 mai 2008

la Bussola  - Cosenza  (Italie)



 Joanpere Massana




Joanpere Massana présentera des oeuvres de grand format pour la septième année consécutive au Miart 08 (Foire d'Art Moderne et Contemporain de Milan, du 4 au 7 avril www.miart.it) . On pourra les voir au côté des oeuvres de l'américain Ray Smith et du cubain José Bedia dans le Stand de la galerie Il Torchio-Costantini de Milan.



Il s'agit d'une partie des oeuvres de la série  « Il livre dell'acqua » qu'on a pu voir dans la Galleria Il Torchio-Costantini  en janvier - février 2008 et au PAN, Palazzo delle Arti de Naples en novembre - décembre 2007 dont la critique d'art Julia Draganovic est directrice.  L'artiste catalan  a été le premier artiste à faire une exposition personnelle au PAN de Naples  dévoilant l'originalité de ses approches iconographiques et iconologiques dans son travail  de peinture, sculpture et installation.


La prestigieuse galerie la Bussola à Cosenza inaugurera  à son tour le 19 avril  « Il livre del l'acqua » (exposition jusqu'au 15 mai) .  La Pinacoteca de Jesi a choisi d'inviter Joanpere Massana à présenter l'installation « Petjades d'aigua/Traces d'eau » avec d'autres oeuvres « d'Il livre dell'acqua »,  l' exposition sera l'occasion de la publication d'un second  catalogue sur le travail récent de l'artiste.


C.P.


voir aussi : www.gallerialabussola.com, la vitrine de Massana sur Art Point France

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 09:50
exposition de gravures contemporaines


Artistes présentés : Jean-Marc Brunet, Chu Lin Chen, Donatella.T, S.W. Hayter,
Miyako Ito, Yasuyuki Kihara, Hector Saunier.


Du jeudi 17 avril au samedi 26 avril 2008 inclus


La Petite Galerie - Paris ( 6)


 S.W. Hayter  Donatella T.
S.W.Hayter Donatella T.




"Bien que Hayter se soit installé à Paris en 1929 et ne vécut en Angleterre que durant les années de guerre, le rôle qu'il joua dans la transmission du Surréalisme en Angleterre est énorme. Son atelier 17, à Paris, était le point de ralliement et de rencontre pour tous les artistes anglais venant d'Angleterre de même que pour la plupart des artistes français surréalistes. Il est indubitablement le peintre de l'automatisme tel qu'on le développe à travers les techniques de la gravure. Pour lui, la ligne est une pure création de la main dictée par la pensée, la plaque de gravure devenant ainsi la scène où se produit de manière dramatique, un phénomène physique, chimique et psychologique; il recrée le mouvement pur qui précipite l'esprit et la réalité l'un contre l'autre à l'instant même de la perception." Michel Rémy



Le parcours et la reconnaissance du graveur et peintre  S.W. Hayter sont totalement liés à la vie et à la notoriété de L'Atelier 17, un atelier comme il n'en existe presque plus, que les artistes fréquentent d'abord  pour des raisons pratiques et techniques et qui se révêlent de merveilleux lieux de rencontres et d'échanges.


 
De plus S.W. Hayter a fait école au sens propre. Partant des théorie sur l'art moderne de  Paul Klee, il a théorisé sa pratique du dessin,  enseigné en France mais surtout aux Etats-Unis où il transporte pendant la guerre son Atelier 17,  son approche plastique des lignes et des formes. L'artiste a parcouru tous les grands courants du XXème siècle et fréquenté les suréalistes dans les années 30, les expressionnistes abstraits américains dans les années 40, et de retour en France dans les années 50 des artistes plus jeunes comme Alechinsky ou Corneille.

Mais l'histoire de l'atelier 17 a bien des prolongements. L'exposition organisée par  DP'ARTS et « La Petite Galerie » en est la preuve. Elle rassemble les oeuvres gravées de six artistes contemporains Jean-Marc Brunet, Chu Lin Chen, Donatella.T, Miyako Ito, Yasuyuki Kihara, Hector Saunier et celles de  .S.W. Hayter, tous redevables à ce dernier d'avoir fait de la gravure un moyen d'expression à part entière. L'exposition est à voir à le Petite galerie, Paris (6) du 17 au 26 avril 2008.


Catherine Plassart


informations pratiques :

La Petite Galerie, 35/37, rue de Seine, 75006 Paris.

Tous les jours (dimanche compris) de 11h à 19h.

Contact Denis Petit. 06 22 64 32 80.   denpetit@yahoo.fr


voir aussi  : le site personnel de S.W. Hayter , retrouvez les artistes sur : http://www.dpartsgallery.com/

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 09:32


Présence du passé, passé de la présence


Du 20 mars 2008 au 19 avril 2008


Musée des moulages de l'Université - Lyon (3)




Le visiteur de l'exposition Présence du passé, passé de la présence ne manquera sans doute pas de se le demander : que s'est il passé lorsque Joël Desbouiges a  pour la première fois franchi les portes du musée des moulages ? La réponse, un bout de cette réponse, tient à présent dans tout l'espace du musée entièrement revisité. Les œuvres d'aujourd'hui et d'avant hier du peintre des Albarelli et des Massacres, des Personnages Violence 1972 et des Anacoluthes, des Resserres et des Losanges ont pris place aux côtés de ces étranges momies de notre histoire de l'art dormant au Musée des moulages. Mais qui regarde qui dans ce jeu des correspondances savamment ou ironiquement mises en scène ? Laquelle, de l'œuvre venue du fond de notre histoire et de l'œuvre singulière d'un artiste d'aujourd'hui, est venue visiter l'autre ? L'effet stupéfiant, puis l'énergie, que diffuse, insuffle le musée des moulages, lieu à cet égard sans pareil, ont conduit Joël Desbouiges à revoir - et à nous donner à voir - son œuvre personnelle comme pour la première fois. L'exposition ouvre alors au visiteur le chemin d'une expérience exceptionnelle à la croisée des temps : le regard rénové de l'artiste sur sa propre œuvre, un passé mémorial ressaisi dans une énigmatique et inépuisable origine.



C.P.


Informations pratiques :

 Musée des moulages de l'Université
3, rue Rachais
69003 Lyon

Horaires d'ouvertures
Du mardi au samedi de 14h à 18h
Et sur rendez-vous pour les groupes
Fermé les jours fériés


 photo : "Resserre Après Rembrandt "


Voir aussi
: le site du  Musée des moulages , le site de l'artiste http://www.desbouiges.com/

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