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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 06:47

Alexanderplatz



du 14 mars au  17 mai .2008



Galerie Blancpain Art Contemporain - Genève

 


 Yves Mettler & Eva-Maria Wilde

 




C’est sur cette place centrale de Berlin que se retrouvent Eva-Maria Wilde (*1972 à Dresde, Allemagne) et Yves Mettler (*1976 à Morges, Suisse) pour une exposition commune à la galerie BLANCPAIN ART CONTEMPORAIN. Wilde y a grandi, Mettler y a débarqué, les deux y vivent. Élément central de l’histoire culturelle de la ville, comme de la mémoire collective, Alexanderplatz prend malgré ses multiples transformations, tant architectoniques que fonctionnelles, une position clé dans la carte mentale aussi bien des berlinois que des visiteurs de la capitale.



L’histoire mouvementée de la ville de Berlin se laisse lire à la surface de cette place qui devait devenir le centre représentatif de l’ex-Allemagne socialiste. Si celle-ci fut le théâtre de manifestations spartakistes en 1919, elle fut également le lieu de rassemblement du 4 novembre 1989 d’un million de personnes annonçant la chute du mur. Ainsi chaque période historique déterminante a exprimé, par le biais de concours d’urbanismes articulés autour de cette place, sa volonté politique. Bien que ces concours aient cherché à affirmer leur époque respective, leur réalisation a également montré l’écart manifeste entre les désirs et la réalité. Aucun des concours n’a du reste pu être réalisé entièrement. Chaque réalisation été interrompue, faisant disparaître certains éléments au profit d’autres. Cette transformation de l’espace urbain, repérable à partir des façades et des conceptions spatiales de l’Alexanderplatz, est le point de départ de la collaboration des deux artistes.



Après avoir rassemblé un fonds d’images d’archives de la ville, de la région et rencontré Hubert Matthes, l’un des architectes du collectif socialiste qui a jadis planifié la place, ils ont constitué leur propre documentation du site, chacun suivant ses propres axes de recherches. C’est à partir de ce matériau que Wilde et Mettler ont recomposé une histoire et une image d’Alexanderplatz. En respectant les perspectives historiques et architectoniques prévues des différents plans, leur reconstitution propose un modèle à part entière parallèle à cette place toujours en train de se faire et de se défaire.

 

 Yves Mettler & Eva-Maria Wilde






L’installation visible à BLANCPAIN ART CONTEMPORAIN est composée d’un ensemble de façades des différentes époques, chacune réalisée dans un matériau différent: une grille de bois en référence à la verrière de la gare provenant de l’époque socialiste, un cadre flottant pour la structure de la fabrique Minol, deux rideaux reproduisant des prototypes de bâtiments modernistes, une toile sprayée semblable aux habillages temporaires produits par les échafaudages des chantiers et deux cut-outs, l’un pour la façade néo-classique du grand magasin Tietz (la plus grande façade commerciale d’Europe visible en 1904) et l’autre pour le Centrum Warenhaus, grand magasin de l’Allemagne socialiste dont la façade a récemment été enlevée par l’actuel propriétaire.



L’installation produit un ensemble de superpositions, dont le plan est basé sur la spirale (forme de la place durant la période socialiste atteignant alors quatre-vingt mille mètres carrés et construite la même année que la Spiral Jetty de Smithson). Elle transforme ainsi l’espace de la galerie et propose par ses matériaux et sa composition un espace où les structures rigoureuses se confondent les unes avec les autres, ouvrant un espace au plan complexe croisant les lignes de fuite et les plans de rencontres. L’exposition donne aussi à chaque artiste l’occasion d’exercer ses propres outils d’interprétation du matériau urbain.



De sa recherche de décomposition des structures urbaines, Eva-Maria Wilde a développé un prototype de façade de gros oeuvres sous forme de chablon qu’elle emploie ici comme élément générique au sein des éléments historiques: image de jour, image de nuit, deux façades verticales traversent l’espace de la galerie de part en part. Le chablon est sprayé sur la toile, emprunt direct à la sous-culture urbaine. Eva-Maria Wilde intervient également dans l’exposition avec un ensemble de collages basés sur le fonds d’images constitué: des assemblages de photographies, de photocopies, de dessins découpés, déchirés et recomposés, des bouts de façades issus de son fonds de recherche pour générer les images fragmentaires et superposées de la réalité et de la mémoire. Des peintures laquées noir blanc d’une facture empreinte de la matérialité du pinceau forment finalement une série de figures urbaines abstraites, signes condensés de l’urbanité globale.



Yves Mettler reprend pour sa part le motif de la spirale de l’ancienne place socialiste avec un disque vinyle proposant au visiteur de s’approprier la place sous forme d’un mantra basé sur la contradiction inhérente à la planification de l’espace public. Il complète l’interprétation historique du lieu avec un bloc de sérigraphies basées sur une confrontation des projets architecturaux de chaque époque avec des clichés de la figure du passant contemporain.


photo : Alexanderplatz, installation matériaux divers, bande son disque vinyle 5 mn
dimensions variables, 2008

 
Informations pratiques :

Galerie Blancpain Art Contemporain - Genève
63, rue des Maraîchers
CH -1205 Genève
T: +41 22 328 38 02

du mardi au vendredi 14h30-18h30
samedi 14h00-17h00 
et sur rdv  


voir aussi : http://www.blancpain-artcontemporain.ch
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 16:35
EXPOSITION PARCOURS


du 26 avril au 14 juin 2008


Galerie-Ateliers L'H du Siège  - Valenciennes (59)





Sans titre, acrylique sur toile, 130 x 130 cm, 2005
 


L’œuvre de Guillaume Millet se décline depuis plusieurs années selon une partition qui confère à sa production une perspective polysémique à laquelle les protagonistes d’une peinture que nous qualifierons approximativement de néo-géométrique nous ont rarement habitué. Approximativement dans la mesure où ce terme ne signifie plus grand-chose mais aussi parce que l’œuvre de Millet ne saurait se résumer à des considérations formalistes auxquelles on serait tenté, à tort ou à raison, d’assimiler ce qualificatif.


Millet peint d’une part des acryliques sur toile tributaires de sources photographiques suffisamment déréalisées afin que la nature des motifs initiaux ne vienne pas perturber ses compositions de plans chromatiques. Et conçoit par ailleurs des dessins sur papier qui témoignent d’une retranscription de motifs tout aussi peu identifiables aboutissant néanmoins à des constellations de lignes et masses enchevêtrées d’apparence plus désorganisées. D’un côté le froid, de l’autre le chaud. D’un côté la rigueur d’une géométrisation rassurante, comme « autopurifiée » et lavée de tout soupçon; de l’autre une tendance beaucoup plus déstabilisatrice marquée par des formes et contours qui semblent se soustraire à toute lisibilité. Les peintures comme les dessins forment pourtant les deux facettes d’une même exigence, d’une démarche similaire dont le but serait de traduire un rite de transformation et de souligner en conséquence ce qu’il advient quand un artiste reconfigure une réalité à de nouvelles fins. L’œuvre bicéphale de Millet ne s’inscrit dès lors pas tant dans une longue tradition qui du modernisme à certaines tendances neo-geo a tenté d’accentuer les spécificités d’une peinture autoréflexive que d’un art processuel.


 Erik Verhagen


(extraits du texte De la transformation. Guillaume Millet / Peintures / Dessins de  Erik Verhagen qui accompagne la plaquette de l’exposition, mars 2008)

Informations pratiques :
Vernissage le 25 avril de 17h à 21h en présence de l'artiste
Association Acte de Naissance / Galerie-Ateliers L'H du Siège
15 rue de l'Hôpital de Siège / F - 59300 Valenciennes
Tél : +33 (0)3 27 36 06 61
email : hdusiege@free.fr 


Exposition visible
du mercredi au samedi de 14h30 à 18h30 sauf les jours fériés
Entrée libre


Voir aussi :
www.hdusiege.org


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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 05:22
Paris, 1960 - 1972


du 16 mai au 13 juillet 2008


Galeries nationales du Grand Palais - Paris (8)



 

 Jacques Monory



Inspirés autant par la photo, le cinéma, la publicité, la BD que par la peinture classique, les artistes de la Figuration narrative, venus de tous les horizons culturels, détournent l’image pour en révéler des sens inattendus, servir leurs implications politiques et suggérer d’autres narrations. Plus de 100 oeuvres sont aujourd’hui rassemblées pour la première fois aux Galeries du Grand Palais dans une exposition qui invite à découvrir ou redécouvrir ce mouvement majeur de la scène artistique française des années 60 et 70.



Catherine Plassart

Pour en savoir plus, notre Feuillée du 11 avril ICI


photo : Velvet Jungle N°13 Jacques Monory



Informations pratiques :

Galeries nationales du Grand Palais

3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Entrée: Clemenceau ou square Jean-Perrin
Tél. : +33 (0)1 44 13 17 17 (serveur vocal)
information.gngp@rmn.fr

Ouvert de 10h à 20h (22h le mercredi); fermées le mardi, le 1er Mai

site : www.rmn.fr

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 17:51

NON A LA CENSURE

L'exposition «Humain, très humain» devait s'ouvrir demain samedi...




"Humain,  très humain"

du 12 avril au 18 août 2008

Musée d'Aquitaine - Bordeaux

 Christian Delecluse


"Humain, très humain" devait être une exposition de grande ampleur, un projet collectif réunissant 500 images produites par vingt photographes, sur les deux dernières décennies, une somme d’«archives du présent».  François Hubert, le directeur du Musée d'Aquitaine a demandé à  l'un des exposants, Christian Delecluse de retirer six photographies de l'exposition sous prétexte qu'elles auraient pu choquer.  Pourtant ces photographies réalisées entre 1992 et 1997 avaient été retenues lors de la sélection, elles ont  par ailleurs fait l'objet d'un livre  «Un tel père et fils» (éditions du Cercle d’art), et d’une précédente exposition à la Fnac.



"Nous, notre but n’est pas de faire du débat. Ce n’est pas la vocation de ce musée. On travaille sur l’Histoire, l’archéologie et l’ethnologie». déclare le Directeur. Si l'objectif de M. Hubert était de ne provoquer aucun remous, c'est raté ! L'indignation et la  colère s'expriment de tous côtés. D'autres exposants sont susceptibles par solidarité pour leur collègue censuré, mais plus encore, pour défendre, la liberté d'expression de l'artiste de décrocher, à leur tour, leurs photographies. Ainsi le photographe Rip Hopkins et la galerie le Réverbère jugeant cette censure "ridicule et d'un autre âge"  ont réagit en demandant à M. Hubert d'enlever sans délai tous les clichés de cet autre photographe.



Qu'en est-il des clichés incriminés ? Comme on photographie des femmes "dans leur intimité maternelle au travers d'une nudité quotidienne", Christian Delecluse a souhaité photographié des hommes. Le projet s'est imposé à la naissance de son fils, il a alors entrepris de rencontrer d'autres pères, de mener une véritable  quête afin de revivre  à travers eux, des émotions et des petites histoires vécues avec son propre père. Si le regard est indiscret, il n'y a aucun voyeurisme. Une  tendresse épurée, une réserve d'affection, se manifestent dans ces belles photographies noir et blanc. Il est ici question d'amour paternel. Comment peut-on s'y tromper ?

Catherine Plassart



Informations pratiques :

Musée d'Aquitaine
20 cours Pasteur
33000 Bordeaux
Tel : 05.56.01.51.00

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 11:28


La Feuillée


Edito : Vivre ou laisser mourir.

"Il vaut mieux peindre sans signer, que signer sans peindre" déclaraient-ils. Scandale ! Duchamp dont ils mettent en scène "La fin tragique" est encore vivant et de plus un monsieur important à Paris. Qui sont ces troublions de l'art politiquement correct des années pré-soixante-huit ? Ils se représentent en petites-frappe, ils revendiquent des oeuvres relevant de "l'extravagance lyrique, du paroxysme romantique" et produisent in fine, des images subversives.


On est en 1965, Aillaud, Arroyo et Recalcati réalisent une oeuvre collective, "Vivre ou laisser mourir ou la Fin tragique de Marcel Duchamp", elle est présentée à l'époque à la galerie Creuze à Paris (aujourd'hui on peut la voir au Musée de la Reina Sophia à Madrid). La représentation de la mise à mort de l’inventeur du ready-made a valeur de manifeste. La dimension critique, l'engagement esthétique, la nature dissidente de la Figuration Narrative s'expriment dans ces huit toiles à six mains qui fondent non pas un mouvement mais engendrent une lame de fond courronnée de l'écume de toutes les utopies. La nouvelle peinture va participer à la transformation du monde !


En visitant, l'exposition La Figuration Narrative 1960-1972 dans les Galeries nationales du Grand Palais, du 16 avril au 13 juillet 2008, on apprendra que la vingtaine d'artistes concernés par ce rassemblement avaient semé leur "mauvaise graine" dès 1960. On s'apercevra qu'un critique Gérald Gassiot-Talabot a su synthétiser leurs intentions. Que Nouvelle Peinture rime avec Nouveau Roman et Nouvelle Vague au cinéma puisqu'elle exploite les structures, nouvelles elles aussi, du récit dans des fictions "plastiques". Que Figuration Narrative et POP ART made in USA ne mènent pas les mêmes combats. Car enfin, il est vrai que travailler à partir de l’image photographique ou cinématographique, de l’imagerie publicitaire, de la bande dessinée ou même de la peinture classique, aboutit pour ces peintres de la Figuration Narrative à des "images qui agissent", à des oeuvres qui les engagent, politiquement et socialement.


La Figuration Narrative est née en France mais elle réunit des artistes venus de quantité d'horizons. Comme COBRA, elle a une dimension européenne et témoigne d'une époque. Ne craignons pas de la fossiliser. Traitons la comme un beau wagon du train de l'histoire de l'art. Mettons la en "mouvement" pour qu'elle soit reconnue ailleurs dans le monde à la mesure de ce qu'elle représente culturellement, pour nous, en France.

Catherine Plassart


voir aussi : La Feuillée du 11/04/08

 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 


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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 18:57

 Rencontre


Dimanche 13 avril 2008, 16 h


Librairie du Mémorial - Paris (4)




Tout commence la nuit…
d’Anne Rothschild,
accompagnée par Rachid Koraïchi
(éd. Al Manar, avril 2008)
voir l'ouvrage ICI


À l’origine, il y eut l’annonce à Abraham d’une postérité aussi vaste qu’un ciel étoilé. La promesse, répétée à trois reprises dans la Bible, les Évangiles et le Coran, n’a cessé d’être désavouée par un enchaînement de luttes fratricides, menées au nom d’une même vérité. Le poète convoque les acteurs du drame : y aurait-il dans cette scène un destin vouant les pères et les fils à la violence ? Et si l’espoir d’une réconciliation, si fragile fût-il, passait par les femmes ? Poème lu par la comédienne Erika Van Rosen. En présence d’Anne Rothschild, responsable de l’action éducative au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme et de Rachid Koraïchi. Ses dessins sont exposés pour l’occasion à la librairie du Mémorial.




autre titre réunissant l'auteur et l'artiste :

Le Rêve de la huppe,
texte de A. Rothschild, ill de R. Koraïchi ICI


Informations pratiques :

librairie du Mémorial
17, rue Geoffroy-l’Asnier
75004 Paris


voir aussi : le catalogue des éditions Al Manar ICI

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 08:09

"Tour d'un monde"
50 photographies récentes de Georges Rousse
jusqu'au 8 Juin 2008
Maison Européenne de la Photographie - Paris (4)

et

Exposition in situ 
15 photographies récentes 2000 / 2008
jusqu'au 24 mai 2008
Galerie RX - Paris (8)

 

 Georges Rousse




On peut dire de Georges Rousse qu'il est photographe, mais c'est avant tout un plasticien. Son œuvre est l'aboutissement d'une démarche originale. Dans des lieux voués à la destruction, il crée des volumes et des formes, reconstruit un univers. La beauté côtoie ainsi, l'espace d'un instant, la perdition, le déchu, l'inachevé. Le déclic photographique fait le reste. Aujourd'hui, la Maison Européenne de la Photographie lui consacre une grande exposition alors que la galerie RX présente 15 photographies récentes de l'artiste.




"Solitaire dans des espaces voués à l’oubli, Georges Rousse, photographe français, a choisi pour médium la photographie qui fixe son oeuvre de l’unique point de vue de son appareil photo. Son travail évolue vers la transformation des lieux, par le dessin, la peinture, la lumière, la construction et la déconstruction. Des espaces nouveaux sont créés par des effets de perspective, d’anamorphoses et de trompe-l’oeil. Par la photographie, le passage de l’espace tri-dimensionnel à l’image bi-dimensionnelle perturbe l’oeil et l’embarque dans l’irréel, comme le fait une peinture. Toute la complexité des relations entre l’architecture, la photographie et la peinture sont perceptibles dans ses photographies paisibles à l’atmosphère sereine et recueilli." Extrait d’un texte de Liliana Albertazzi



Informations pratiques :

Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy - 75004 Paris
tel : (33) 1 44 78 75 00

Métro: Saint Paul ou Pont Marie.
Bus: 67, 69, 96 ou 76.
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.

 et

Galerie RX
6, avenue Delcassé, 75008 Paris
tel : 01 45 63 18 78
 info@galerierx.com
Ouverture du mardi au samedi de 12h à 19h


voir aussi : www.mep-fr.org/, www.galerierx.com/

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 06:56
 (1935-1990)
rétrospective

du 23 mai au 1er septembre 2008

Musée des Beaux-Arts - Bordeaux





"En 1976, le peintre Claude Lagoutte trouve un apaisement après s’être résolu à laisser flotter sa toile, à renoncer au châssis qui la tendait et aux contours stricts qu’il lui imposait. Le rejet des limites du cadre lui permet des extensions, des rajouts, des allées et venues, et lui donne le sentiment d’une liberté retrouvée, cette même liberté qui le pousse sur les routes, sac au dos, humant l’air en notant de manière presque obsessionnelle une incidence de couleur au cœur d’un champ monochrome, un champ de labour à l’étendue palpitante." Claude Lagoutte. Journal indien, 1979. Coll. M.B.A. Bx.


Fini donc la toile tendue, fini le châssis, l’apprêt lui-même est remisé. Mais la souplesse retrouvée ne suffit pas, il faut encore que cette toile par trop lisse, soit triturée, réduite, coupée, découpée en de fragiles bandelettes. Alors Claude Lagoutte imbibe ces lignes de toiles de pigment et de médium, les replie sur elles-mêmes en un accordéon dessinant des triangles dont il surcharge la surface apparente, à nouveau, de pigment et de médium pour enfin, au pinceau, les marquer d’une écriture – des rayures de couleur par exemple -. Lorsque l’artiste déplie ces bandes, elles laissent apparaître le motif répétitif de triangles, imprégnés en alternance de pigments ou colorés des rayures. Remises bord à bord dans l’ordre où elles ont été coupées, les bandes sont réunies à la machine à coudre.


Le support peut être la toile, aux bandes cousues à l’horizontale en de longs rouleaux verticaux ou comportant plusieurs lès élargissant la surface dans sa largeur ou bien encore le papier, papier de riz, de soie, papier kraft, ou coupures du journal Le Monde, selon de petits formats ou de longs rouleaux étroits. Les bords de ces toiles ou papiers peints sont réguliers ou laissés libres, les extrémités se recroquevillant alors comme un tapis de feuilles mortes.


Lorsqu’il coud ou colle, Claude Lagoutte fabrique un nouveau support, recueil de son regard, mémoire des terres parcourues, de lumières obliques, de chemins poudreux.
Claude Lagoutte écrit sa peinture sur le motif et, dans son atelier, peint son écriture selon deux orientations : d’une part un attachement à la peinture de paysage, dans la tradition du regard de Poussin sur la nature, d’autre part une pratique de plain-pied avec la modernité, dans le sillage des artistes oeuvrant à la fin des années 1960 sur la structure même du tableau, ou de ceux qui, délaissant l’atelier, trouvent dans la marche l’origine même de leur art.



informations pratiques :

Musée des Beaux-Arts
Salles René Domergue
20 cours d'Albret
33000 Bordeaux
Tel : 05.56.10.20.56

Du mercredi au lundi de 11h à 18h - Fermé le mardi

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 06:45
du 13 au 20 avril 2008


Parc Floral de Paris



 Marie Deloume Désert vivant  Françoise Julien peinture



Ils  sont nombreux comme chaque année à la même époque à vous donner rendez-vous l'espace d'une semaine au Salon des Réalités Nouvelles,  salon de l'abstraction animé par des artistes.



informations pratiques :

Parc Floral de Paris
Esplanade du Château de Vincennes
Route de la Pyramide 75012 Paris

Accès
"Entrée Château" : esplanade du Château de Vincennes
"Entrée Nymphéas" : route de la Pyramide

Ouvert
de 11h à 19h30

Métro ligne 1 : Château de Vincennes.
RER A : Vincennes.
En bus : lignes 46 ou 112, arrêt Nymphéas ou Château de Vincennes.
En voiture : à 5 mn du périphérique, sorties Porte de Vincennes, Porte Dorée, Porte de Charenton. A 5 mn de l'autoroute A4 sortie Joinville puis route de la Pyramide.

Parking de 800 places (gratuit).

en savoir plus : http://www.realitesnouvelles.org/

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 06:40

jusqu'au 30 août 2008



Atelier 9 - Grenoble

Anne-Marie Cutolo et Francis-Olivier Brunet appartiennent l'un et l'autre à cette mouvance française contemporaine , maintenant bien définie,  par le critique Guy Denis des "Peintres de l'agonie" ICI . Leur exposition à la galerie 9 est prolongée jusqu'au 30 août 2008, alors que F.-O.Brunet présente également en ce moment ICI à la galerie Picot Leroy  sur  la presqu'île de Crozon un ensemble d'oeuvres récentes.


Galerie L'ATELIER 9
5 rue Génissieu
38000 GRENOBLE
 Tel.04 76 58 05 36 -  06 60 89 71 64
E.mail: atelier.9@alicepro.fr



du mardi au samedi de 11h à 19h



voir aussi :  la vitrine d'Anne-Marie Cutolo  ICI dans Art Point France

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