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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 07:01

Peinture, sculpture, Art Africain.


jusqu'au 30  septembre 2008


Ville de Montélimar (26)







 Fenêtre sur l'humain

On a dit beaucoup de choses sur nous et les autres, le "choc des  civilisations",etc. Mais les oeuvres témoignent d'un enchantement mutuel. Elles pensent le  contraire. Incontestablement elles sont au service d'une fantaisie  fantastique qui mélange le sublime et l'indélicat, le délicieux et  l'impudique, dans un naturalisme mystique (osons le néologisme) dont  la précision trouble toujours et partout ici.


L'Espagne dans l'âme (Tapies), le culte raffiné de l'Afrique (statues  de Côte d'Ivoire, Mali, Burkina Faso), le carnaval de Matta (les  orgies éclatantes de ses sveltes saltimbanques), la nudité élégante  des bronzes de Germaine Richier, les mains fines de celui qui sculpta  ses grenouilles (Reyberolle)...


Tradition et modernité, jeunes et vieux dieux qui s'éveillent, nés de  la connaissance profonde de l'humanité. Si l'on est tant soit peu attentif à ces fleurs de l'intelligence (les  oeuvres montrées ici), la joie devient féconde. Et la mémoire  participe d'une métaphysique de l'envol. Mais vers où justement ? L"enfance, les pauvres, les femmes dont on aime se rappeler... Les  prières, les crépuscules des pays de pluie . Que sais-je ?


On renonce à tresser des couronnes aux artistes, ils sont suffisamment  reconnus, admirés. Mais l'on remercie les organisateurs de cette  exposition dont le geste humaniste nous fait méditer, loin des  querelles bêtes, la vie une et l'étonnement partagé des voyageurs des  étoiles qu'ils soient noirs, blancs, hommes ou femmes, mais toujours  quelque part angéliques et tremblants. En danger intérieur.


PG


artistes : Rebeyrolle (1926-2005), Matta (1911-2002), Kounellis (1936), Germaine Richier (1902-1959), Tàpies (1923), Louis Pons (1927), Pierre Edouard (1959), Albert Féraud (1921-2008) et Courtens (1921-2004).

commissaire : Dominique Coffinier


Informations pratiques :

Musée Éphémère - Maison des services publics
Place de Provence
Hotel de Ville BP 279
26216 Montelimar
FRANCE
Tél. +33 4 75 00 25 00
mail : communication@montelimar.fr

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée gratuite.

voir aussi :  http://www.ville-montelimar.com  

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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 07:36

Frederic Fleury, Isabelle Boinot, Emmanuelle Pidoux
Frederic Poincelet, Stephane Prigent


jusqu'au 23 août 2008


Bongout Showroom  - Berlin (Allemagne)



 FREDERIC MAGAZINE




Ensemble, ils ont décidé de renoncer à leurs noms en faveur d'une identité commune appelée «Frédéric». Isabelle Boinot, Frédéric Fleury, Emmanuelle Pidoux, Frédéric Poincelet et Stéphane Prigent sont les membres fondateurs de Fréderic Magazine, une galerie virtuelle ICI , lieu “ d’une réflexion sur la perce-ption et la manière dont on appréhende le dessin ” .  Ils présentent quotidiennement depuis 2004 des travaux d’artistes invités ayant tous acceptés la seule contrainte symbolique de perdre leur nom pour devenir un “ Frederic ” .



En prolongement de ce travail une aventure éditoriale s'est mise en place. Après un premier livre très remarqué en 2005, un second opus vient de paraître. Conséquence, une nouvelle exposition,  cette fois à Berlin des  adeptes de la philo-sophie du D.I.Y.  (Do It yourself). A la  Bongout gallery leurs productions personnelles, dessins  au stylo, au crayon, au feutre, fonctionnent comme des fragments d'une oeuvre en trois dimensions. La présentation révèle le style particulier de chaque artiste, mais alors que chacun décrit son  propre monde, la somme de leurs œuvres forme tout un univers fait d'impressions de la vie quotidienne.


À l'occasion de cette exposition, Bongout produira une édition limitée de sérigraphies de dessins par "Frédéric Magazine".


Informations pratiques :


Bongout Showroom
Torstrasse 110
10119 Berlin
Allemagne

Tel : +49(0)30 280 93 758
info@bongout.org


ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h

accès :  

U-bahn: Rosenthaler Platz
S-bahn: Hackescher Markt

voir aussi : http://fredericmagazine.free.fr/



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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 07:34

De Hopper à Pollock (estampes)

Jusqu'au 7 septembre 2008


au British Museum -  Londres (Angleterre)

 George Bellows     Edward Hopper 

George Bellows (1882–1925), A Stag at Sharkey's, lithograph, 1917

   

Edward Hopper (1882–1967), Night on El Train, etching, 1918. © Whitney Museum of American Art, New York.

 Robert Gwathmey      Martin Lewis

Robert Gwathmey (1903–1988), The Hitchhiker, colour screenprint, 1937. © DACS, London/VAGA, New York 2007.

   

Martin Lewis (1880–1962), Spring Night, Greenwich Village, drypoint, 1930. © The estate of Martin Lewis, Courtesy Robert K. Newman, The Old Print Shop, Inc., New York.




Sur la route ou à New York, loin de la morale du devoir et comme  libérées des images connues, ses gravures, lithographies, eaux-fortes,  pointes-sèches, témoignent de la première moitié du 20 siècle aux  Etats-Unis. Il s'agit de nous faire découvrir le roman  de quelques  générations qui ont réussi l'impossible : créer une nouvelle morale  plus spontanée et dynamique qui mènera à la révolution des moeurs des  années soixante. Suivant l'exemple américain, des milliers de jeunes  européens  se lanceront alors sur les routes de la libération  des  corps et des esprits  en quête de liberté et d'expériences neuves. Les  personnages de Jack Kerouac par exemple et de la Beat Génération  illustrent ce mouvement qui n'aurait pu s'incarner ailleurs que dans  cet espace sans frontière du modèle américain de l'après-guerre. Les rebelles de l'art, aventuriers de l'histoire des oeuvres sur  papier représentés ici par Hopper, Lewis, Bellows... ont vu germer cet  autre système de valeur.


Cette exposition témoigne de ce surgissement qui nous révèle image  après image (150 en tout, par 74 artistes)les origines de notre  contemporanéité. On trouve ainsi l'allusion exceptionnelle à un imaginaire qui prendra  les dimensions d'une iconographie mondiale et influencera plusieurs  générations d'artistes et d'anonymes.



PG


informations pratiques :

British Museum -  Londres (Angleterre)

ouvert tous les jours de 10h à 17h30
le jeudi et le vendredi jusqu'à 20h



voir aussi : http://www.britishmuseum.org/

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 07:54

 " Le Fou d'images"
Collages, dessins, peintures


du 12  juillet au 19 octobre 2008


Chapelle  de la visitation - Thonon-les-Bains (74)







Concentré des héros de Erro

Sa peinture est celle des excès et de la liberté. Il se nourrit de  littérature sûrement, de Bandes dessinées aussi et de toutes sortes  d'illustrations. Les expériences réunies ici sur trois décennies :  "Les Lettres d'amour japonais"(1979-1980), "Target practice" (1995)  E.mail breakfast (2000-2001) nous laissent rêveurs. Longue carrière et  oeuvre vaste regroupées sous le label figuration narrative ou Pop art,  ce travail porte les stigmates de notre époque chavirée.


L'angle de Erro est celui d'un marginal de l'art et il est connu pour  ses singularités. Cette exposition est un hommage à un talent  kaléidoscopique ponctué des phobies, illusions et terreurs populaires  du XXème. Mais au-delà cette peinture est savamment référentielle et retient du  siècle   passé le portrait intime. Erro relativise nos idéaux et  réalise une mystique de l'image de plusieurs générations réunies par  l'amour de toutes les sublimations d'une réalité trop souvent sordide  ou auto-censurée.


Parfois à la limite de l'addiction "psychotique" aux  héros des années quarante ou cinquante, Erro Fait cohabiter dans son  imaginaire le futur  et la drogue de la mémoire. Indissociable mixture  de la vie, ce goût pour le mélange des genres fait de l'homme un  artiste majeur de notre époque. Nourri de la prose underground,  observateur des symptômes du "Malaise dans la civilisation", Erro  peint par delà les images standards du Pop-art, le souci au plus près  de l'Histoire et met à nu la violence, le désir, les signes qui font  les scénarios du "cinéma" de notre réalité.

Faut-il classer ce peintre parmi les déconstructeurs de l'ordinaire ? Ses codes, sa rhétorique plurielle nous y poussent. Les héros de Erro  rejoignent ainsi le panthéon de nos mutations sociales. Son écriture  parfois angoissée affirme la volonté de sauver un monde que la chute  menace.

PG


photo : Erró Série Target Practice, Blue Face, 1995
Peinture glycérophtalique sur toile, 162 x 130 cm. ©photo D.R.


Bibliographie :

Erro Easy is interesting
Ed. jannink 1993
Texte inédit, sérigraphie originale réhaussée signée.
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point Franc)


informations pratiques :

rencontre avec l'artiste  le vendredi 5 septembre 2008


Chapelle de la Visitation - Espace d'Art Contemporain
24, rue des Granges
74200 Thonon-les-Bains
04 50 26 25 13

ouvert du mercredi au dimanche inclus, de 14h30 à 18h
(nocturnes du 15 juillet au 15 août, le vendredi, de 18H à 20H30).

Entrée libre et gratuite pour l'ensemble des expositions et des activités


voir aussi : http://www.ville-thonon.fr/94313104/0/fiche___pagelibre/

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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 07:26

Über Eier/ A propos des oeufs


jusqu'au 16 septembre 2008


Museum Ludwig - Cologne (Allemagne)



Tobias Rehberger




L'exposition de Tobias Rehberger est très étonnante. Il présente une immense installation longue de 70 mètres qui réunit environ 40 œuvres de 15 années de production. Il les a simplement placées les unes à côté des autres : chaises de designer, "vase portraits", membres artificiels montés sur des socles, fleurs en papier japonais,   lampes en bandes Velcro, objets en Perspex, 'videolibraries »... Éclairés par des spots, tous les travaux jettent leurs ombres sur le mur blanc. A partir de ses oeuvres anciennes, il élabore un nouveau travail  : un mur fait de lumière, d'ombres et de couleur.



photo : Tobias Rehberger – the chicken-and-egg-no-problem wall-painting, 2008
Installationsansicht / Installation view, Stedelijk Museum CS Amsterdam
Foto / Photo: Gert Jan van Rooij
© Tobias Rehberger


Informations pratiques :

Am Dom/Hbf, Heinrich-Böll-Platz, 50667 Köln
Tel  +49-221-221 26165
info@museum-ludwig.de

voir aussi : www.museum-ludwig.de

 

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 07:27

Rétrospective


du 27 mai au 05 octobre 2008


Musée  Guggenheim -  Bilbao (Espagne)



Juan Munoz

En attendant Munoz : l'oeuvre intégrale

Cela pourrait commencer par une crise des personnages ; des  personnages théâtraux qui se définiraient par des actes : le rire par  exemple.

Même s'il ne se passait plus rien, même s'ils n'avaient rien à faire,  comment se définiraient-ils autrement ? Ce ne sont pas des individus qui existent pour quelque chose, non ! Ils  attendent.

L'espace est vide, le temps est neutre. Le thème du double, celui de  l'auteur-spectateur se profile pourtant. On pense parfois à de tristes sires. Leurs corps ne sont pas soumis à  la souffrance, mais comme éprouvant un besoin d'aise : un malaise.

Munoz, visionnaire à la Beckett met en scène le théâtre de nos  représentations. La rencontre des personnages dans un décor de la  vacuité. Les objets sont là pour servir les scènes. Et l'on observe des  situations qui signalent la poursuite de la nudité expressive, sans  parole, pour dire dans le silence la condition humaine.

Le sens universel de cette oeuvre dépouillée est évident :  non-communication, solitude, désir, espoir ? Au-delà du quotidien, de  l'errance et du néant.

Galerie de clowns pour certains peut-être. Ombres anonymes pour  d'autres, ces hommes ne proposent rien mais comme nous autres sont à  la recherche de quelque chose qui manque.

PG


Juan Munoz est né à Madrid en 1953 et mort à Ibiza en 2001.
Exposition  "Rétrospective Juan Munoz" du 27 mai au 05 octobre 2008. Musée  Guggenheim, Bilbao.



informations pratiques :

Téléphone : (+34) 94 435 90 80
Horaire: du mardi au dimanche de 10:00 à 20:00 h.
Email : informacion@guggenheim-bilbao.es

voir aussi : http://www.guggenheim-bilbao.es/

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 07:02

Exposition de la Collection Lambert en  Avignon
 Quarante artistes

jusqu'au 15  juillet 2008.


Villa Médicis  -  Rome (Italie)



Collection Lambert en Avignon

Le voyage avait pour but l'Italie et Rome en particulier, la Villa  Médicis plus précisément. Les invités étaient prestigieux, tous issus  de la collection Lambert. On sait que pour l'homme en question tous les chemins mènent à la  capitale italienne. C'est pourquoi il visait par cette intiative  l'histoire de l'art à partir de son centre, à la manière des  Romantiques européens qui au 19ème accomplissaient le voyage en Italie  afin de retrouver les traces d'un monde en voie de disparition. La  peinture, la sculpture, les Grecs, les Romains s'étaient en effet  donnés rendez-vous dans cette ville et la Villa Médicis en témoigne  encore.



Alors ce rêve d'installer une exposition dans un beau palais  signifiait certainement pour ses promoteurs que le passé et le présent  n'étaient pas totalement exilés l'un de l'autre et que le temps de  l'art, malgré les crises, perdurait dans une certaine unité... Cette volonté de continuité de Virgile à Dante, Poussin ou Delacroix  jusqu'à Cy Tombly, Sol Le Witt et quarante artistes sensibles à la  mythologie ou au Quatrocento nous interroge donc.


En effet on a beaucoup glosé sur la perte de mémoire dans l'art  contemporain et l'amnésie des créateurs d'aujourd'hui.  Contre-exemple donc que cette démarche originale de Yvon Lambert. Voir en effet les bustes de Dante par Andres Serrano, de Virgile par  Miguel Barcelo, d'un empereur romain par Jean-Charles Blais. Une  grande peinture de Anselm Kiefer représentant la vasque devant  l'entrée de l'Académie de France. Des photos de Nan Goldin en  référence à la culture méditerranéenne, rappel aussi de la descente  aux Enfers d'Orphée par l'escalier secret du Grottone (installation de  Bruno Peinade) entre autres.


Une façon, peut-être, de répondre à l'angoisse de l'artiste devant le  temps qui passe pour les mauvaises langues, mais surtout et plus  sérieusement une démonstration qui vise à prouver par l'expérience que  l'ancien et le nouveau sont unis dans la mémoire des créateurs  européens et que les lumières du passé méditerranéen continuent de  faire briller Rome comme une métaphore de l'avant-garde dans l'esprit  de certains et pas des moindres.

PG


Commissaire de l'exposition : Eric Mezil

Artistes : Miquel Barcelo, Jean-Michel Basquiat, Jean-Charles Blais, Marcel Broodthaers, Christian Boltanski, Francesco Clemente, François-Xavier Courrèges, Nan Goldin, Douglas Gordon, Jenny Holzer, Roni Horn, On Kawara, Anselm Kiefer, Jannis Kounellis, Bertrand Lavier, Louise Lawler, Claude Lévêque, Sol LeWitt, Christian Marclay, Brice Marden, Gordon Matta-Clark, Rei Naito, Giulio Paolini, Bruno Peinado, Charles Sandison, Julian Schnabel, Andres Serrano, Niele Toroni, Cy Twombly, Francesco Vezzoli


Informations pratiques  :

Académie de France à Rome - Villa Médicis
Viale Trinità dei Monti 1 - 00187 Roma
T. +39 06 67 61 1
standard@villamedici.it


voir aussi : http://www.villamedici.it/

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 07:00

jusqu'au 26 juillet 2008


Bétonsalon - Paris (13)




 Gilles Barbier


"Pour comprendre ce projet, nous dit-on, il vous suffira d’imaginer une petite danse en pas de crabe, un jardin aux sentiers qui bifurquent ou les principes fondamentaux de la théorie des graphes."


Pauvre cerveau, on lui en demande beaucoup. C'est que qu'estime également  León Ferrari qui dans ses dessins capturent cet épuisement de  l’humain perdu dans une fourmilière de réseaux.



"Faire mille choses à la fois
Organiser des centaines d’idées sans se perdre, structurer sa pensée, classer ses arguments, il semblerait qu’au plus le classement s’intensifie, au plus l’essence du sujet se dissout et s’éloigne. L’exposition Argument de la diagonale dresse le portrait d’une méthode qui se perd, cherche, trouve, s’organise et se désorganise, prise au piège de son propre raisonnement. L’histoire d’une méthode qui pense pouvoir contrôler le dédale des hyperliens et les ramifications de nos idées
."


L'exposition conçue spécialement pour Bétonsalon, centre d’art et de recherche situé au sein de l’Université Paris Diderot défend in fine la méthodologie en zig zag sachant que "les chemins les plus courts sont aussi les plus longs".





Julien Prévieux

 


Artistes :
Bad Beuys Entertainment, Gilles Barbier, Claude Closky, Collectif 1.0.3, Eric Duyckaerts, León Ferrari, Alexandra Grant, Julien Prévieux, Michael Snow, Mürüvvet Türkyılmaz, Keith Tyson


photos : 1 - Gilles Barbier, Projet de Conservation des pages de Dictionnaire. 1995 ; 2 - Julien Prévieux , La somme de toutes les peurs, détail, 2008


Commissaires :
Isabelle Le Normand et Florence Ostende


Le programme en cours :

Samedi 12 juillet : L’invasion des idées
-  León Ferrari et la scène artistique de Buenos Aires, conférence de l’historienne Anne Yanover
- L’invasion des idées, projection du documentaire d’Hermann Vaske (Allemagne, 2005, 1h39mn)
Samedi 19 juillet : Z comme Zigzag
- La fabrique du bois, présentation/dispositif sur Gilles Deleuze de Silvia Maglioni et Graeme Thomson, artistes et chercheurs interdisciplinaires
- Projection de l’Abécédaire de Gilles Deleuze, sélection de lettres en lien avec l’exposition
Samedi 26 juillet : Penser/classer
- L’arbre de Shannon, lecture de l’artiste Fayçal Baghriche
- Phobies, lecture de l’artiste Thomas Barbey
- Penser/classer, une conférence sur l’inventaire de Nathalie Leleu, attachée de conservation au Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou
- Cocktail de finissage

 


Informations pratiques :

Bétonsalon
Rez-de-Chaussée de la Halle aux Farines
9, Esplanade Pierre Vidal-Naquet
75013 Paris

Ouvert du mardi au samedi de 12h à 21h

L’entrée et toutes les activités de Bétonsalon sont gratuites.

accès : Métro Ligne 14 ou RER C, Arrêt Bibliothèque François Mitterrand

voir aussi : http://www.betonsalon.net/

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 09:41

"Oeuvres récentes" 

jusqu'au 24.08.2008


Chapelle du Genêteil, Le Carré - Centre d'Art Contemporain - Château Gontier (53)

&

"J.-M. Sanejouand"

jusqu'au 15.09.2008

Galerie Pannetier,  La Degelée Rabelais - Nîmes (30)






Considéré comme l’un des tous premiers artistes conceptuels, Jean–Michel Sanejouand fait retour à la peinture dès 1979 lorsqu'il commence sa série d’espaces–peintures. C’est à la fin des années 90 qu’il débute ses scupltures–peintures.



Voici comment les choses s'expliquent  :


"Il est temps de reconnaître en Jean-Michel Sanejouand le plus légitime de tous les ayants droit de Marcel Duchamp. Il n'est toutefois pas simple de revendiquer l'héritage duchampien quand s'allongent les files d'attente devant son bureau de reconnaissance en paternité. C'est pourquoi Sanejouand, que rien ne hérisse autant que le panurgisme, dit aujourd'hui méditer sur la façon dont Picasso a résisté aux assauts des porte-bouteilles et des pelles à neige. Deux raisons au moins à cette tardive crise œdipienne : la première tient à la passion que lui inspire sa nouvelle maîtresse, la peinture, qui le braque contre celui qui, dit-on, voulait la reléguer au rang des loisirs pour club de retraités, quelque part entre pétanque et scrabble; la seconde est liée à l'abondance confusionniste, à la misère conceptuelle de la postérité des ready-mades, dont la menace pèse sur le sens de ses Charge-objets. Sanejouand se détourne de Duchamp par crainte de se voir assimiler à sa piètre postérité.


.../...


Depuis 1978, Sanejouand fait aussi des peintures. Celles-ci s'appellent des Espaces-peintures (toujours cet intitulé qui, rappelant en cela celui des ready-mades, affirme déjà la dimension dialectique de ces œuvres). Elles mêlent personnages et paysages, jouent d'une spatialité perverse, entre aplats monochromes, suggestions de volumes et de profondeurs. Pour les rendre plus conflictuelles encore, de 1983 à 1988 Sanejouand en réduit le vocabulaire formel et le chromatisme. Au terme de cette décantation, il atteint à une intensification obtenue par le dualisme de formes noires et blanches. Quelles que soient les pistes qu'il entrouvre, ses regardeurs en restent médusés : ses masques et ses aérolithes n'ont pas plus à raconter que les brosses à dents ont à dire aux batteries d'automobiles. Ces formes sont choisies pour leur plus grand écart, cet écart qui pour Duchamp était une, sinon la seule "opération" de l'art.



Aujourd'hui, Sanejouand peint des cailloux. Ainsi ses objets apparaissent-ils au premier coup d'œil porté sur ses toiles. A l'analyse, les choses ne sont pas si simples. Il peint des sculptures qui sont en réalité des cailloux peints. A moins qu'il peigne littéralement des cailloux. Ce qui est certain, c'est qu'il peint des formes antagonistes, dressées les unes contre les autres comme des coqs au combat, ou d'autres, qui s'effleurent avec volupté. Il photographie aussi des cailloux assemblés en affirmant qu'il s'agit de sculptures. .." Didier Ottinger (lire le texte dans son intégralité ICI)






Pour un grand tour de l'oeuvre de Sanejouand durant l'été, deux expositions l'une  "Oeuvres récentes" dans la Chapelle du Genêteil Le Carré - Centre d'Art Contemporain à Château Gontier jusqu'au 24.août, la seconde "J.-M. Sanejouand" - Nîmes dans le cadre de  La Degelée Rabelais à la Galerie Pannetier jusqu'au 15.septembre.



informations pratiques :



Chapelle du Genêteil
Rue du Général Lemonnier.
Chateau Gontier (53)
http://www.le-carre.org/


Galerie Philippe Pannetier
2 bis place de la Calade
30000 Nïmes-France.
Tél / 33(0)4 66 36 03 11. 33 (0)6 09 83 42 26.
contact@galerielibrairie-pannetier.com
http://ppgalerie.over-blog.com/article-20429641.html

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 07:40

Max Ernst
Hans Bellmer
Paul Wunderlich
Peter Klasen
Georges Visat
Dorothea Tanning



Du 28 juin au 21 septembre 2008


Villa Beatrix Enea -  Anglet (64)




Georges Visat Dorothea Tanning
 
Max Ernst Paul Wunderlich




Qui es-tu, Georges Visat ?



Né en Corse en 1910, Georges Visat arrive à Paris à l’âge de 13 ans. Il débute à 14 ans comme apprenti imprimeur et s’intéresse à la gravure sur cuivre. En 1929, il est reçu au concours de l’École Supérieure des Arts Décoratifs à Paris, où il étudie les disciplines classiques. En 1937, il achète l’imprimerie de la rue Bourbon-le-Château qui devient, quelques années plus tard, sa maison d’édition. Après la Seconde Guerre mondiale, à son retour de captivité, il commence à peindre dans un style très personnel, non figuratif et monochrome. Puis il met en sommeil ses aspirations artistiques pour devenir un célèbre graveur et éditeur de livres d’art.



En 1961, Georges Visat monte sa propre maison d’édition dans le but de publier des livres d’art à tirage limité avec des gravures signées d’artistes fameux comme Max Ernst, Matta, Bellmer, Alechinsky, Magritte.


 En 1969, sa galerie de la rue Bourbon-le-Château accueille en permanence les oeuvres d’artistes confirmés et débutants, tandis qu’il ouvre un nouvel atelier rue du Dragon et que le nombre d’artistes faisant appel à ses talents augmente régulièrement.


Dans les années 1970, il revient à la création personnelle et se consacre entièrement à la peinture. Georges Visat est décédé à Arzacq en 2001.


L'expérience des camps a sans doute animé  Georges Visat d'un désir de mettre en oeuvre par les moyens qui lui étaient personnels  la réconciliation entre les peuples.  Suzanne Visat  a sélectionné des gravures d’artistes allemands, fruits d’une collaboration étroite entre ces créateurs et  son mari,  afin de "témoigner de l'universalité de l'art au-delà du clivage des nations".


Une superbe collection d'estampes exposée jusqu'au 21 septembre 2008 à la Villa Beatrix Enea à Anglet .

Hans Bellmer






informations pratiques :

Villa Beatrix Enea, 2 rue Albert-le-Barillier, 64600 Anglet
Entrée libre du mardi au samedi, de 10h à 12h et de 14h à 19h
Renseignements :
Service des Affaires culturelles.
Tél. 05 59 58 35 60


voir aussi :  www.anglet.fr

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