Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 07:02

Mémoire de corps
peintures et sculptures récentes

du 21  août au 12 octobre 2008

galerie Pinxit  - Vichy (03)






Michel Carlin : Eloge du corps vivant.

Chez Michel Carlin le corps se rappelle à nous comme après des  millénaires de discours sur l'âme. Non pas que celle-ci, principe  vital plus ou moins immanent chez les grecs par exemple ne permette  pas de penser la vie animée. Mais l'interaction de l'âme et du corps  nourrit le travail de Carlin. N'oublions pas en effet qu'à l'opposé du  monothéisme la théorie de la nature et de l'homme dans la Grèce  ancienne inclut ceux-ci dans la totalité (divine en dernier lieu.)

Ainsi le corps humain est perçu de façon analogue  au Corps vivant  qu'est le monde sphérique et équilibré. Regardons maintenant un tableau récent de Carlin, celui de "L'Homme  accroupi", Huile sur toile de 2007 et que voit-on, si ce n'est une  image débarassée de tout superflu et dont la courbe imite celle de la  réalité naturelle...Et l'on penserait presque à un éloge homérique de  l'agilité ou de la vitesse, éloigné de toute grimace et de toute 
déformation.

Dans sa sculpture Michel Carlin, de même, nous rappelle à la  manifestation de l'élasticité, de la souplesse, de la flexibilité des  corps humains et animaux, légers et comme actifs et élégants, sans  rien de superflu.Carlin "nouveau grec" ? Pourquoi pas.

PG

Exposition "Mémoire de corps", peintures et sculptures récentes, du 21  août au 12 octobre 2008, galerie Pinxit. 8, Avenue Aristide Briand  03200 Vichy.

Informations pratiques :
cocktail d’inauguration
le vendredi 5 septembre de 17h à 21h en présence de l’artiste

8, avenue Aristide Briand  03200 Vichy
04 70 98 95 09

voir aussi : www.galeriepinxit.com

Repost 0
Published by Art Point France - dans Centre : expositions
commenter cet article
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 15:26







Pierre André BenoitPierre André Benoit - Du minuscule à l'exceptionnel.

Pierre André Benoit ( 1921-1993), PAB de son nom d' éditeur a réalisé près de 800 livres dont l' originalité tient au petit format. Parallèlement, il a constitué une collection de peintures, dessins, gravures, sculptures à l' origine de la création du Musée Bibliothèque Pierre André Benoit à Alès. Dès 1941, PAB écrit, peint et dessine. A partir de 1946 et jusqu’en 1965, il se consacre entièrement à l’imprimerie. Il compose toutes ses éditions typographiques sur une presse installée dans son appartement à Alès. En 1949, il commence à utiliser la gravure sur celluloïd ce qui lui permet de faire lui-même les tirages et de réaliser le livre en entier.



Cette technique amuse certains des artistes avec qui PAB travaille : Picasso, Masson, Hugo, Miro... alors que Braque préfère une deuxième technique mise au point en 1959 par Pierre André Benoit, la cartalégraphie ( cartons découpés et encrés). En 1970, Pierre André Benoit se replie au Château Moderne à Rivières de Theyrargues, il simplifie encore les techniques d’impression et illustre de plus en plus lui-même les ouvrages. Quelques artistes continuent pourtant à travailler avec lui, notamment Bryen, Hugo, Alechinsky, Steffens, Cortot, jusqu’à sa mort en janvier 1993.



Son activité éditoriale est foisonnante, elle révèle la richesse et la diversité de ses liens d’amitié et de travail avec les artistes et les poètes, Arp, Braque, Miró, Picabia, Picasso, Sima, Survage, Ubac, Vieira da Silva… , Rose Adler, Alechinsky, E. Boissonnas, Breton, Char, Claudel, Dubuffet, Duchamp, Eluard, Frenaud, Jouhandeau, Paulhan, Satie, Seuphor, Tzara, Valéry… pour ne citer que quelques uns. Entremêler poésie et peinture « pour ne faire qu'une voix à plus longue portée », avancer dans l'unité, telle est son ambition. Il défend la polyvalence « Typographe, metteur en page, imprimeur, etc... ». Il plébiscite la rapidité de la réalisation, la sobriété des moyens, l'esprit du jeu. Il déclare ses maladresses, dévoile son projet et éclaire le but « chaque fois inventer une unité en maîtrisant pour elle tous les moyens. »




Picasso, Braque, Picabia, Miro…


Picasso apprécie le côté amusant et rapide de la production de PAB. Il ne lui faut que quelques minutes pour graver les plaques de celluloïd que celui-ci lui envoie. Pour PAB, travailler avec Picasso demande de la disponibilité car se pose toujours le problème de la signature. Il prend donc l’habitude de faire le voyage à Cannes avec les épreuves. Ils se rencontrent aussi à Nîmes à l'occasion des corridas. Les gravures de Picasso pour PAB ne ressemblent à aucune autre dans son oeuvre gravée. Picasso collectionnera tous les livres minuscules réalisés par Pierre André Benoit.


La collaboration entre Francis Picabia et PAB est exceptionnelle, une véritable « complicité éditoriale » qui donne
naissance à quarante quatre éditions comportant au moins un texte ou une illustration de Francis Picabia. 'artiste donne toute sa confiance à PAB : « Faites ce que vous voulez. Mon instinct est de croire en vous. » ou encore «votre véritable nom est amitié ». Pour Picabia l'écriture est aussi importante que la peinture. Les deux hommes ont en commun le goût des revues. Benoit imprimera quatre revues auxquelles le nom de Picabia est associé et publiera plusieurs de ses poèmes.


Mais c'est sans doute avec Georges Braque que PAB entretient les rapports les plus personnels et les plus pprofondis. Quand le jeune éditeur alésien propose à Braque de graver un celluloïd pour son poème Salut à René Char, Braque le lui retourne avec ce mot : « Ne connaissant pas la gravure sur celluloïd, j’ai préféré faire un dessin. Je suis très heureux que ce motif accompagne votre poème qui m’a beaucoup plu. Il est transparent.» Vingt deux livres illustrés par Braque verront le jour pour lesquels ses estampes originales seront réalisées selon la technique de la cartalégraphie. Pour le quatre-vingtième anniversaire de Braque en 1962, PAB réalise une exposition, un livre d’hommages et la plaquette « Ainsi va l’amitié ».


« Comme je le disais hier à René Char, écrit Joan Miro en janvier 1954, on voit toujours chez vous un souffle poétique qu’inspire la moindre chose et un amour pour les choses artisanales poussé jusqu’à la dernière limite. » Contrairement à Braque, Miro est très vite séduit par les possibilités du celluloïd. Il fait de cette matière le support de gravures pour dix de ses livres. Miro aime la fantaisie et l'invention des livres de PAB, la modestie de leurs formats aussi, la part du jeu qui préside à leur création. Il n’hésite pas en 1958 à ajouter une gouache originale à chacun des quinze exemplaires de « Ah ! nulle épreuve », minuscule ouvrage publié par PAB.


La passion de PAB pour le petit format marque son oeuvre et caractérise ses publications. Les gouaches de Pierre André Benoit sont toutes petites, ses expositions tiennent dans des boites d’allumettes ou de cigares… Il affectionne les «minuscules» pour lui, et soumet de même ses illustrateurs à la contrainte de l'infiniment petit. L’ensemble des dessins qu’il a spécialement demandé à Warb, Soulages, Morel, Picasso, Picabia, avoisinent le centimètre, quelquefois moins, c’est le cas pour l’un des Picabia. L'ensemble témoigne au plus juste d'une production éditoriale exceptionnelle où l'on croise les plus grands poètes et artistes du XXème siècle.


Catherine Plassart


photo : copyright Musée PAB

Repost 0
Published by Art Point France - dans Liber amoris
commenter cet article
1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 06:42

 Salon d'art contemporain

Du 13 au 20  septembre 2008


Friche de la Belle de Mai - Marseille (03)





Art-O-Rama : Art pas mort...

Face à la question de la disparition de l'art dans la production  vivante, Art-O-Rama reste vigilant. Ainsi ce salon d'art contemporain  s'appuie sur les recherches diverses en matière de création plastique  en tâchant de dépasser la confusion et pour cela en invitant des  participants de différents horizons géographiques.


La condition requise à la participation étant l'inscription dans un  art en devenir. Le contraire d'un travail inscrit dans la pure et  simple continuité. Pour ce qui est de la rupture le message est explicite.   On retiendra notamment la présentation de l'oeuvre graphique de  Pauline Fondevile qui "mène une pratique traversée par le dessin". Mais  aussi les installations de James Ireland, sculpture minimaliste  reposant sur la transparence, la couleur et le métal. Ou encore la  logique mise au service de l'intuition dans les sculptures de Samon  Takahashi. Et on songe en particulier à " Modulator E ou la  Réapparition, poème proliférant en Kit d'après Georges Perec 2007",  sculpture en Ferrite. Cette oeuvre prend la dimension d'un manifeste  pour la survie du sens dans un univers qui s'en passe de plus en plus  allègrement.

PG

"Art-O-Rama", Salon d'art contemporain, Friche de la Belle de Mai, La  Cartonnerie, 12 Rue François Simon, 13003 Marseille. Du 12 au 20  septembre 2008.






Les exposants :
Estrany-de la Mota, Barcelone — solo show : Pauline Fondevila
f a projects, Londres — solo show : James Ireland
Galerie ACDC, Brest — Bettina Hutschek, Vincent Victor Jouffe, Bruno Peinado, Tony Regazzoni, Pascal Rivet
La Blanchisserie, Boulogne-Billancourt — Jean Bedez, Davide Bertocchi, Samon Takahashi
Parker's Box, New York — Dustin Ericksen et Mike Rogers avec les artistes de la galerie
The Film Gallery, Paris — solo show : Christian Lebrat
Artiste invité — Julien Bouillon


photo : Samon Takahashi
Modulor E ou La Réapparition, poême proliférant en kit d'après Georges Perec.
2007, sculpture en ferrite, dimensions variables, (détail).


Informations pratiques :

Art-O-Rama 2008 Marseille

13 septembre
Vernissage 19h00-00h00

14-20 septembre
Exposition 15h00-19h00

La Cartonnerie
Friche la Belle de Mai
41 rue Jobin
Parking : 12 rue François Simon
FR - 13003 Marseille

Entrée libre



voir aussi : le site de Art-O-Rama ICI

Repost 0
Published by Art Point France - dans Sud Est : expositions
commenter cet article
31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 07:52

"Du ciel à tes cheveux"
peintures, oeuvres  nouvelles


du 6 septembre au  18 octobre 2008


Galerie Maria Lund - Paris (3)






Les nids dorés de Didier Boussarie


On parlera ici d'une peinture de la reconnaissance, comme si une  personne adorable, parfois de dos, souvent de haut, ou un champ livré  à l'abandon étaient visibles. Une image imparfaite et pourtant si bien  dessinée, généralement au crayon réhaussé de tempera sur papier ou sur  toile. Oeuvres sans titre qui en disent long sur le coeur qui bat, les  regrets, l'enfer peut-être et le ciel qui s'ouvre. "Du Ciel à tes  cheveux" tel est le titre de l'exposition.


Faisons donc l'hypothèse d'une mort annoncée des vrais amours, d'une  hivernale du coeur. On ne se reverra plus ici, je ne veux t'oublier,etc. Reste le bonheur de tracer d'immortelles chevelures, des printemps  bruns et ocres sur fond blanc. Eloigner les démons, les violons, les  déserts qui accablent.


Il y aurait un espace blanc, le vent, une Sirène. Faut-il donc que l'artiste se souvienne pour les autres de la peine,  de la joie avant que la nuit ne vienne tout recouvrir ? Ici encore une  main dessine face à l'autre et tandis que le temps passe lentement  c'est un peu de l'espérance qui revient.


On ne peut en effet parler d'expression las dans ce travail. Mais  plutôt d'une religion de l'abstraction qui aurait fait peau neuve.  Rester simple, mais surtout pas académique, moderne sans honte.  Observation du corps de la femme, poésie à mille titres, inscription  de l'essentiel des courbes et des formes sans criaillerie. Jeunesse, 
enfance que rien n'éteind, pas même l'économie de la couleur.

Une montée au ciel "mieux que les aviateurs" comme l'écrit Apollinaire  dans Zone.


PG


photos : 1- sans titre, 114 x 146 cm tempera sur toile 2008 ; 2 - sans titre, 66 x 102 cm tempera sur papier 2008


Informations pratiques :


Galerie Maria Lund
 la galerie danoise
48, rue de Turenne
Paris (03)
tél. (+33) 01 42 76 00 33
galerie@marialund.com
www.marialund.com

ouvert du mardi  au samedi : 12h-19h.

Repost 0
Published by Art Point France - dans Paris : expositions
commenter cet article
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 07:54









Une spécificité dans le champ de la bibliophilie


Tout au long du XXème siècle et aujourd'hui encore, un grand nombre de sculpteurs ont choisi de dialoguer avec les poètes, de s'investir dans la réalisation de livres. On s'aperçoit que l'on  peut parler de « livres de sculpteurs » car ils se distinguent des livres de bibliophilie réalisés par les peintres-graveurs. Leur forme, leur aspect sont pourtant semblables. Il ne faut pas chercher dans leur apparence, leur volume, la marque de leur spécificité. Seule la démarche du créateur, sa façon aussi de s'engager sur des chemins inconnus,  procurent aux « livres de sculpteurs »,  un statut et une  raison d'être distincts, dans le champ de la bibliophilie contemporaine.


Une sculpture pour exister réclament  la mise en oeuvre par l'artiste d'un processus lent et rigoureux. De l'intention en passant par le projet jusqu'à la réalisation, le sculpteur exploite des savoir-faire liés au geste, à des techniques élaborées ou complexes. Il est confronté au concret, au tangible. Travail sur la matière, modelages, tailles ou accumulations infinis. Travail sur la structure aussi, armatures complices, agencement et équilibre de forces. Travail sur le mouvement enfin, déplacement suggéré ou effectif,  mécanique ou idéal.  Le plein décrit le vide, le lourd suggère le léger et vice versa. 


Le dessin et l'écrit sont les outils obligés de la recherche pour le sculpteur. Dessiner et écrire font partie de sa pratique au quotidien. Croquis et textes participent aux  étapes préparatoires de la production des oeuvres.  L'éditeur, quant à lui,  souhaite inscrire cette expérience dans les pages d'un ouvrage. Mais l'enjeu du livre met l'artiste en danger car soudain les  mots et les  images changent d'emploi. Ils ne sont plus les  simples  instruments de l'étude mais les objets d'une nouvelle parade , les signes plastiques d'une grammaire visuelle à inventer. Ils délaissent leur fonction séminale au profit d'autres représentations du monde.


Des confidences nous renseignent. Passée la première hésitation, le sculpteur a la surprise de trouver dans le livre, cet espace aux dimensions nécéssairement réduites pour lui,  la possibilité de s'affranchir du  processus créatif  rigoureux et exigeant auquel il se soumet habituellement.  Il est autorisé à « gaspiller » des traits et des couleurs sans retenue. Il se sent accueilli dans le territoire du jeu. Le livre devient une respiration qui tient à distance la présence active du vide dont tout sculpteur fait l'expérience, une digression jubilatoire qui recueille la trace d'innombrables gestes perdus, d'une multitude de paroles envolées. Il est une occasion  offerte à l'artiste d'expérimenter un nouveau langage, d'envisager d'autres points de vue, de communiquer autrement.


Le livre de sculpteur est donc le lieu qui rassemble  à la fois l'empreinte d'un geste et la marque d'un élan vers la liberté. Confronté à  notre regard complice et attentif, ce livre est  le révélateur de l'énergie et de la fragilité du créateur. C'est ce qui lui donne sans doute son caractère si particulier, ce qui le distingue du livre réalisé par un peintre ou un graveur. Pour sa 11ème édition,  PAGE(S) a réuni un choix d'ouvrages des sculpteurs, Louise Bourgeois, Pol Buri, Eduardo Chillida, Jaume Plensa, Raoul Ubac.... Ils sont à découvrir dans l'espace du salon.

Catherine Plassart

Repost 0
Published by Art Point France - dans Liber amoris
commenter cet article
29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 06:51

Une résidence du palais de Tokyo au château de Fontainebleau


du 7 septembre au 05 octobre 2008



Avec Etienne Bossut, Dewar et Gicquel, Daniel Firman, Luca Francesconi, Roman Signer et Ceal Floyer, Loris Gréaud, Fabrice Gygi, Henrik Plenge Jacobsen, Jonathan Monk, Gianni Motti, Werner Reiterer, Arcangelo Sassolino, Unabomber...








Voyage du Palais de Tokyo au Château de Fontainebleau.


Le pari est pris de faire cohabiter le présent et le passé pendant les  mois de septembre et d'octobre 2008 au Château de Fontainebleau.   Pour cela les artistes français et internationaux vivants, créateurs  venus du Palais de Tokyo comme Etienne Bossut, Daniel Firman, Loris  Gréaud, Jonathan Monk, Unabomber parmi d'autres vont "habiter" ce  monument d'histoire avec des oeuvres contemporaines. Une université d'été aura lieu aussi, réunissant les acteurs du monde  de l'art : artistes, galeries, journalistes, collectionneurs,  critiques d'art, directeurs d'institutions pendant deux jours, samedi  6 et dimanche 7 septembre sur le thème des grandes expositions en  France et à l'étranger.


Il existe en effet une histoire de l'art européenne et la question  posée par cet évènemnt est celle de la pertinence du choix des oeuvres  montrées là . Sont-elles en effet représentatives d'une avancée dans  le champ de l'art ? L'éléphant tenu par un fil se balançant sur sa trompe depuis le  plafond d'une des salles nous rappelle étrangement les "usages" du  cheval que fait Cattelan dans ses installations pour ne citer qu'un  exemple et ne rien dire de ce qui fait suite : chantier hypothétique  symbolisé par une pelle dans un jardin, instrument surréaliste  comprimant un morceau de bois, voiture recouverte d'un tissu et  surmontée d'un bout de roche... Le public jugera lui-même.

PG


photo : Etienne Bossut Jardinage, 1984 Polyester
Collection Frac Bretagne, Châteaugiron


Informations pratiques :

Vernissage public et ouvert à tous au château de Fontainebleau : samedi 6 septembre 2008 à partir de 20h.

Pour se rendre à Fontainebleau :
Des navettes Véolia sont en place le samedi 6 septembre :
Au départ du Palais de Tokyo : 18h30, 19h30 et 20h30
Retour au départ de Fontainebleau : 00h, 1h, 2h et 3h
Pas de réservation. Dans la limite des places disponibles.
Avec le soutien du Comité Départemental du Tourisme Seine et Marne.

Autres accès : De Paris, par autoroute A6 ou par le train, gare de Lyon (45mn de trajet). Un service régulier de bus proposé par la société Véolia dessert le château depuis la gare de Fontainebleau-Avon (15mn de trajet). Un forfait train/bus/château est vendu par la SNCF à tarif privilégié depuis la gare de Lyon.


voir aussi :  http://www.palaisdetokyo.com/
Repost 0
Published by Art Point France - dans Centre : expositions
commenter cet article
28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 07:39

Photographies de la Collection Rhône-Alpes et du Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole


jusqu'au 5 octobre 2008


Musée de Sérignan (34)



John Coplans



La photographie parlante du Musée de sérignan

De Walker Evans, figure de la photographie réaliste des années 30 à  Patrick Faigenbaum dans les années 80 une même ambiance  cinématographique court le long de cette exposition du musée de  Sérignan. Pourquoi?Parce que sans doute les sujets regroupés sous l'expression "Images du  corps, vertiges et vestiges" réunissant des photographies de la  Collection Rhône-Alpes et du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne  Métropole rendent des images d'individus "acteurs", américains ou  autres, de leur propre rôle. Cette distanciation voulue fait parler la photographie. Secret du  photographe, c'est cela qui "visualise" les tempéraments des  personnages et distingue l'angle artistique, ici, du simple  naturalisme misérabiliste.


Comme au cinéma, celui de Welles, Murnau... les images font sens dans  ce cas avec une marque theâtrale et convaincante. Génie des cadrages à  la Hitchcock, drame des moeurs, tragique ou bizarrerie. Le climat est  palpable. Un siècle et demi d'histoire de la photographie, des pionniers comme  E-D Baldus ou John Thomson au XIXe, jusqu'à aujourd'hui avec les choix  de collections récentes, plus de 180 photos sont à voir finalement.


PG

Exposition d'été 2008, Musée de Sérignan "Images du corps, vertiges et  vestiges". Du 28 juin au 05 octobre 2008



photo : John Coplans, Back of Hand (Dos de main), 1986, tirage sur papier baryté au gélatino-argentique, 72 x 76 cm, inv. : 87.045, collection Rhône-Alpes – Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Lyon, copyright photo : Yves Bresson, Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole










Commissaire : Jean-François Chevrier



les photographes :
Robert Adams, Dominique Auerbacher, Édouard-Denis Baldus, Albert de Balleroy, Claude Batho, Théodore Blanc et Antoine Demilly, Adrien Bonfils, John Coplans, Gabriel Cualladó, Yiorgos Depollas, William Eggleston, Walker Evans, Paul Facchetti, Patrick Faigenbaum, Daniel Farson, Lee Friedlander, Jean-Louis Garnell, Adolphe Giraudon, Dan Graham, Jan Groover, Raoul Hausmann, Nigel Henderson, Craigie, Horsfield, Vaclav Jiru, Peter Keetman, Chris Killip, Ernst Ludwig Kirchner, J. Kuhn, Suzanne Lafont, Helen Levitt, Jan Lukas, Achille Mauri, Lisette Model, Carlo Mollino, Carlo Naya et Otto Schoefft, Cas Oorthuys, Federico Patellani, Tony Ray-Jones, René-Jacques, August Sander, Jean-Louis Schoellkopf, Giorgio Sommer, Thomas Struth, Félix Thiollier, John Thomson, Piet Zwart et des photographies anonyme

Informations pratiques :

ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf les jours fériés

le musée de sérignan
146 avenue de la Plage
34410 Sérignan - France
+33 (0)4 67 32 33 05

lemusee@ville-serignan


voir aussi : le Musée de Sérignan ICI

Repost 0
Published by Art Point France - dans Photographie
commenter cet article
27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 08:05

 





Michel Roncerel et la manière noire.


L'origine de l'activité éditoriale de Michel Roncerel  a sa source à la fin des années soixante-dix. Il est alors membre du collectif du Ranelagh et se lie à des poètes à travers des revues comme Ellébore ou Altaforte qui succède à la revue El Zaguan. Depuis lors les contacts, les échanges seront constants avec les écrivains et les artistes. C'est ainsi que presque les deux tiers des gravures qu'il crée sont destinées à accompagner des textes littéraires.

Il existe entre Michel Roncel et les poètes une communauté de travail et d'inspiration. Elle influence son travail en gravure qui se tient à la lisière d'un domaine où le regard invente les images. Celles-ci naissent dans son oeuvre gravée, d'applats, de  tâches de couleur diffuse, émergent d'une forêt improbable. L'invisible affleure en nappes à la surface granitée du papier. Avec Michel Roncerel on pourrait presque dire que l'abstraction devient figure.

Michel Roncerel s'est tout d'abord consacré à la peinture avant de s'initier en 1975 à la gravure en taille-douce. A partir de  1983, elle devient son moyen d'expression privilégié.  De 1978 à 1990, il est massier dans l'atelier de gravure Jörg Schultze à Bonn en Allemagne. Si en  1989, il développe la technique de la manière noire ou mezzotine, il ne néglige pas pour autant l'eau-forte, le burin ou la pointe sèche. Michel Roncerel est un fervent défenseur de la gravure en taille-douce : « On ne dessine pas, on ne pense pas sur un cuivre comme on dessine ou comme on pense sur une feuille de papier ou sur une toile ».


C'est en 1992 qu'il crée l'association Manière Noire.  Son activité essentielle sera alors l'édition d'ouvrages à tirage limité, typographiés au plomb mobile et enrichis de gravures en taille-douce. 


Catherine Plassart



Les auteurs édités : Fernando Arrabal, Marie-Claire Bancquart, Alberto Blanco, Lars Bo, Pierre Bourgeade, Michel Butor, Claude Courtot, Jean-Marc Debenedetti, Jean-Pierre Faye, Jean-Marie Gleize, Patrick Grainville, Françoise Jones, Werner Lambersy, Philippe Longchamp, Rodrigue Marques de Souza, Bernard Noël, Paule-Elisabeth Oddero, Hisashi Okuyama, Jean Orizet, Michel Pastoureau, Fabrice Pataut, Jean-Loup Philippe, René Pons, Maxime Préaud, Jose-Carlos Rodriguez-Najar, Annie Salager, Fabio Scotto, Annick Vatant, Gérard Wacjman, Patrick Wateau, Evelyne Wilhelm, Christian Zeimert

Les artistes édités : Fernando Arrabal, Lars Bo, Paolo Boni, Philippe Collage, Jean-Marc Debenedetti, Gilles Ghez, Yves Guezet, Paul Hickin, Françoise Jones, Saël Kaminer, Henri Macheroni, Rodrigue Marques de Souza, Maxime Préaud, Michel Roncerel, Guy Roussille, Antonio Segui, Jean-Louis Viard, Cuchi White

 

Repost 0
Published by Art Point France - dans Liber amoris
commenter cet article
27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 06:40

Painting


du 2 au 24 septembre 2008


galerie Les Filles du calvaire - Paris (3)






La Peinture expérimentale.


On pourrait dire avec lui qu'à l'origine de la peinture, il y a donc  une intuition, quelque chose qui ressemble à une pensée ; puis il  expérimente les médiums, les supports, il cherche à confirmer son idée.

Evidemment il a dû beaucoup se tromper dans sa vie de peintre (il est  né en 1933 à Long Beach, Californie). Ce qui intéresse c'est comment il se corrige justement, comme ses  erreurs sont fécondes. Il donne le sentiment d'apprendre tout le temps  et constitue une communauté cachée ( celle des artistes qui le  reconnaissent).

P.G.



photo : Samurai & Storm, 1975,
acrylique sur toile, 30,5 x 23 cm


Informations pratiques :

Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
tel: +33 (0)1 42 74 47 05
www.fillesducalvaire.com
Repost 0
Published by Art Point France - dans Paris : expositions
commenter cet article
26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 07:13

"Represents"


du 05 juin au 29 septembre  2008


Musée des arts asiatiques - Nice (07)




Comment rendre l'espace présent à lui_même ? C'est la rêverie qui guide les "installations sculpturales"de Shim  Moon Seup dans le jardin du musée des Arts asiatiques de Nice. Les  images surgissent, développent une pensée nourrie des éléments si  chers à cet artiste : la lumière, le fer, l'eau, la pierre, le bois...  auxquels on ajoutera l'air ambiant.

Se donner le droit de réfléchir en songeant au monde à partir d'images  paradoxales. Relever la familiarité et l'étrangeté de nos propres  perceptions, tels sont les théorèmes de ce créateur dont l'esprit est  à l'oeuvre dans l'environnement paysager cité plus haut. Cet art qui a une relation avec la physique s'en détourne cependant et  se joue des obstacles en nous faisant nous émerveiller devant un objet  élu, une forme curieuse, une image séduisante. Celle-ci se fixera en  notre rétine et nous proposera une nouvelle présentation du monde.

PG

Exposition Shim Moon Seup "Represents" du 05 juin au 29 septembre  2008, Musée des arts asiatiques de Nice.


Informations pratiques :

Musée des arts asiatiques 
405 Promenade des Anglais
Arenas
06200 Nice.

33 (0) 4 92 29 37 00

de 10h à 18h
entrée gratuite

voir aussi : http://www.arts-asiatiques.com/html/start.html
Repost 0
Published by Art Point France - dans Sud Est : expositions
commenter cet article