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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 09:20

"Around Nature"

jusqu'au 21 septembre 2008


Espace La Vallée - serris (77)



James Brown



James Brown : broderies bizarres.
La peinture de James Brown nous donne à penser, au delà du hasard, les  lois qui régissent la nature et qui commandent à se taire. De  l'insecte au clapotis des gouttes d'eau, des feuillages  aux fils de  broderies bizarres on voyage dans la trame des couleurs qui brillent  comme des étoiles.


De ce côté de l'art les officiants sont rares. C'est pourquoi la  figure de cet artiste reconnu et réservé mérite des renseignements.   L'artiste, à ne pas confondre avec son homonyme l'illustre chanteur  "soul" des années 60, est né en californie en 1951 et a fait ses  études aux Beaux Arts  de Paris. Son oeuvre développée sur différents continents ( Europe , Amérique,  Afrique ) agit comme une lanterne destinée à ôter le brouillard qui  recouvre notre oeil devant la vision de la nature. Remontant à  l'infiniment petit ( ou l'infiniment grand ), ce lent travail prend le  temps de faire croître le vivant pour nous rappeler au temps réel :  celui  de la création qui a faim d'éternité. Un parcours à suivre pour comprendre la gestation des chefs-d'oeuvres  qui nous entourent (malgré nous).
PG

James Brown "Around Nature", Espace La Vallée, galerie d'art  contemporain, La Vallée Village.



Informations pratiques :

Espace la Vallée à La Vallée Village
3 cours de la Garonne - 77700 Serris

 

voir aussi : la bio-bibliographie de James Brown sur Art Point France

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 06:37

du 11 septembre au 4 janvier 2008

 

Tate Britain - Londres



Bacon



Bacon à la Tate Britain.
La bouche grande ouverte, la langue avalée, c'est lui. Elevé, rétabli  dans sa dignité après Vélasquez, toute sa force, toute sa faiblesse  transmises. Les mains tordues aux barres du fauteuil, la tête droite,  le regard vivant. Non pas le représentant de Dieu, ni celui du Verbe  ou du Christ. Tombé d'horreur parmi les éclats de lumière. Il appelle  embarqué dans le temps. Lui c'est Innocent X Etude d'après Vélasquez,  huile sur toile  datée de 1953. Oeuvre de la maturité.


Francis Bacon a alors 44 ans et brûle d'ouvrir les yeux de ses  contemporains sur les prisons extérieures et intérieures. Comme des  barreaux devant Innocent X font des lignes blanches ou noires.  Personne à ses côtés dans l'ombre. Personne pour le consoler. Pas de  dehors, pas de foule. Sa voix aigüe crie. Il est assis comme dans une  caverne, son vêtement blanc et bleu s'en détachant péniblement. Il  aperçoit en face de lui d'autres barreaux.   Une loge et un lion en cage dans l'arène où se dressent des mâts  jaunes , rayonnant vers un centre coupant. Disparu assis dans les  faisceaux grouillants. Comme un immense fauve fulminant devant les  fidèles, s'entretenant avec le néant. Martyr sanglotant tête haute. Il  considère l'humanité avec un regard qui signifie :
- Vous n'êtes pas dignes d'être sauvés, mais plutôt sacrifiés aux  idôles. Vous serez tourmentés, c'est sûr ! Vous si infirmes, si  faibles. Je vivrai jusque là. Et je regarderai.


Francis Bacon aurait cent ans en 2009. Ce ne serait plus un jeune   homme troublé par les coups du sort et les innombrables traîtrises que  commettent les hommes.


L'homme qui hurle au scandale, la victime élue nous regarde de haut.  Bacon aussi avait cet oeil rugissant et non pas consolateur. La Tate  Britain lui rend hommage comme à un chasseur d'absolu surpris par la  mort, ou par d'horribles bêtes féroces : les années passées.  On entend craquer sa machoîre.
tat

PG
Exposition d' oeuvres majeures de Francis Bacon (1909-1992) en forme  d'hommage à son centenaire,du 11 septembre 2008 au 4 janvier 2009.  Tate Britain, Londres.



Informations pratiques :

Tate Britain
Millbank
Londres, SW1P 4RG
+44 (0) 20 7887 8008


voir aussi : http://www.tate.org.uk/britain/exhibitions/francisbacon/default.shtm


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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 06:40

"Autour de Daniel  Arasse"
colloque
L'Histoire de l'Art en question III


les 26 et 27 septembre 2008 


Alcazar, Bibliothèque Municipale à  Vocation Régionale - Marseille (1)



Le regard traversé


Le regard n'est pas premier. La perception est traversée, habitée,  nourrie de savoirs acquis. Et cependant l'historien de l'art se doit  d'approcher l'oeuvre avec le moins de préjugés qu'il est possible de le faire, le plus d'humilité aussi. Daniel Arasse ne prétend pas  identifier science "dure" (science exacte) et sciences humaines (dites  souvent sciences "molles"), mais du moins selon lui il s'agit de  désacraliser l'approche historienne de l'art, de la rendre un peu plus  positive et rationnelle, donc compréhensible par le grand nombre. 


Tenant compte aussi des acquis techniques de l'observation des oeuvres  d'art , l'historien suscite de nouvelles problématiques et met en  question les savoirs jusque là établis, crée de nouveaux modèles  théoriques et dialectise la relation entre voir et savoirs. Ainsi  émerge l'intimité du rapport entre l'artiste, son travail et la genèse de "l'Homme moderne".

PG



Bibliographie :


« On n'y voit rien. Descriptions », Denoël 2000, et Folio 2003 (Six courts récits narratifs qui se présentent comme autant d'enquêtes et d'aventures sur le regard).
« Histoires de peintures » (Denoël 2004 et Folio 2006), textes de ces vingt-cinq émissions de France Culture, présentés et publiés par Catherine Bédard-Arasse.
Les éditions Hazan nous permettent de retrouver cette année ses deux premiers ouvrages parus en 1978 et 1980 aux éditions Famot, « L'Homme en perspective. Les primitifs d'Italie », et « L'Homme en jeu. Génies de la Renaissance italienne ».
Egalement : « Léonard de Vinci. Le rythme du monde » (Hazan, 1997), « La Renaissance maniériste » (Gallimard, L'Univers des formes, avec Andreas Tönnesman, 1997), « L'Art italien du IVe siècle à la Renaissance » (Citadelle-Mazenod, avec Philippe Morel et Marco D'Onofrio, 1997), « L'Annonciation italienne. Une histoire de perspective » (Hazan, 1999),  « Le Détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture » (Flammarion, Champs, 1992 et 1998) et « Le Sujet dans le tableau. Essais d'iconographie analytique » (Flammarion, 1997). « L'Ambition de Vermeer (Adam Biro, 1993), « La Guillotine et l'Imaginaire de la terreur » (Flammarion, Champs, 1987), « Anselm Kiefer » (Editions du Regard, 2001).




Listes des intervenants au colloque :


Jean ARROUYE, professeur de sémiologie de l'image, Université de Provence
Jean-Noël BRET, historien de l'art, Ecole supérieure des Beaux-Arts de Marseille
Guillaume CASSEGRAIN, historien de l'art, Université de Lyon II-Louis Lumière
Alain CHAREYRE MEJAN, philosophe, Université de Provence
Paolo FABBRI, sémioticien, Université de Bologne
Maurice FRECHURET, historien de l'art, conservateur, directeur des musées nationaux des Alpes maritimes
Véronique GOUDINOUX, historienne de l'art, Université de Lille III
Bernard LAFARGUE, historien de l'art et esthéticien, Université Michel de Montaigne, Bordeaux III
Bertrand PRÉVOST, historien et théoricien de l'art, Université de Paris-I Panthéon-Sorbonne.
Bertrand ROUGÉ, esthéticien et historien de l'art, Université de Pau
Gérard WAJCMAN, psychanalyste, Université de Paris VIII



Photo : Daniel Arasse (1944-2003). Copyright Jacques Sassier, Éditions Gallimard.


Informations pratiques :

Contact : Jean-Noël BRET, A.C.C,  06 87 92 91 09,  acc.marseille@free.fr
ALCAZAR – BMVR  58, cours Belsunce  13001 Marseille  04 91 55 90 00

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15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 07:59

"Jaume 1er : Montpellier 1208, Valencia 1276"


du 27 septembre  au 30 novembre 2008.


A cent mètres du centre du monde
Centre d'art contemporain - Perpignan (66)

 Dominique Gauthier  Javier Chapa



C'est en premier lieu une exposition autour de la nécéssité  de penser  "l'Arc latin" certainement et l'utopie d'une organisation de la  méditerranée selon le voeu de l'union européenne. Mais ce rêve remonte  au 13ème siècle au moins. Jaume 1er, politicien de la géographie  catalane désirait une ouverture sur la mer depuis les Alpes jusqu'à  l'Ebre, sans doute se voulait-il le continuateur de l'idéal d'un Etat  méditerranéen.


En se plaçant du point de vue de cette "architecture" réduite à  l'essentiel d'un axe historique, les organisateurs de l'exposition  actuelle du Centre d'Art Contemporain de Perpignan (ACMCM) inaugurent  un projet qui suit nécessairemnt une définition que tous les  mathématiciens se donnent : aller dans le sens d'une chose possible  comme si elle était donnée en partant d'hypothèses non contradictoires  déterminées à produire un résultat.


C'est ainsi que Dominique Gauthier développe une oeuvre d'apparence  baroque, qui cependant n'a rien d'aléatoire  mais possède comme issue  la  seule raison, sans défaut, se plaçant au niveau de l'éternité (de  l'exercice de la pensée). Une manière d'envelopper "l'essence" dont  nous parle Spinoza, mais dont on ne peut rien affirmer "puisque  l'ordre des causes nous échappe" (Ethique).


Quant à Javier Chapa, il arpente la ligne à l'infini, ses parties, les  surfaces formées de ses entrecroisements, pour reconnaître le lieu  qui nie le vide. Connexions, conventions, existences composées de  parties distinctes et complémentaires affectées de différences modales  mais non profondes.


Concevoir analogiquement l'espace méditerranéen  qui s'engendre et se maintient comme une substance qui ne souffre, ni séparation, ni  division (toujours Spinoza, Ethique) telle est sans conteste la visée  d'ensemble de cette exposition unitaire.


PG


Informations pratiques :

ACMCM
A cent mètres du centre du monde
Centre d'Art Contemporain
3 Avenue  de Grande-Bretagne
66000 Perpignan.

tel 04 68 34 14 35


Ouvert tous les jours de 15h00 à 19h00
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14 septembre 2008 7 14 /09 /septembre /2008 07:27

"On tourne toujours"

du 5 septembre au 11 octobre 2008

Galerie lelong - Paris (8)







Jan Voss : "Bougez-vous !"
L'homme ne faisait pas âgé. J'arrivais là seul avec une feuille de  papier et je le complimentais d'emblée. Il avait épinglé des  aquarelles sur papier et de petites acryliques au mur. Son atelier  montrait les fruits de sa prochaine exposition. Cela venait de tous  les coins de son esprit. Des fruits rouges, jaunes et bleus. Pas du  tout "peinture parisienne", plutôt celle de quelqu'un qui veillait sur  les raisins du Paradis et je ne sais quel exotisme intérieur fait de  personnages effrayés, animaux, plantes, objets rassurants justes  ébauchés, comme une peinture égyptienne, enfin quelque chose de très  ancien et de très jeune qui se déroulait sous mes yeux.
- Je songe à l'Orient, lui dis-je.
L'auteur de ces immenses pages d'un manuscrit perdu sourit.
- J'en suis l'auteur, dit-il.
Il n'avait encore rien montré de ce travail qu'il poursuivait jusqu'à  la fin et qui devait attendre encore un peu. Il avait plus de  soixante-dix ans, mais son livre s'arrêtait bien avant. Je le lui dis.
- Il manque encore un bout de vie. J'ai peur de ne pas finir.
Je prenais des nouvelles de son moral. Je trouvais que cette peinture  avait quelque chose d'une religion primitive.
- Ce qui m'intéresse c'est la longévité, le reste ne compte plus vraiment.
Sa peinture me communiquait des vibrations étranges. Des lueurs  d'ironie et une raison d'espérer. Je lui demandais si le mystère  d'Adam et Eve le tourmentait.Au bout d'une heure ou deux, quand on s'est mieux connus il m'a  répondu qu'il exprimait une sorte de bonté  et qu'il en était parfois  un peu triste. Puis il s'est tu, comme s'il se souvenait de personnes oubliées sans amertume.
- Avez-vous un problème avec l'absence ? dis-je. Ces titres de toiles 
"Casanier", "Comment s'en sortir"...
-Allez savoir.

PG

Exposition de peintures de Jan Voss " On tourne toujours ?" . Du 5  septembre au 11 octobre 2008. Galerie Lelong. Paris.


photo :  Freund und Feind, 2008, acrylique et collage sur toile, 230 x 200 cm



Informations pratiques :

Galerie Lelong

13, rue de Téhéran
75008 Paris
France

Tél. : (33) 1 45 63 13 19
E-mail Edition : editions@galerie-lelong.com
E-mail Galerie : info@galerie-lelong.com

Du mardi au vendredi : de 11h à 18h
Samedi : de 10h à 16h

 

voir aussi : http://www.galerie-lelong.com/

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13 septembre 2008 6 13 /09 /septembre /2008 08:00

Hommage à Georges Rouault (1871-1958)
L'effervescence des débuts

jusqu'au 13 octobre 2008
11h00 - 21h00

Centre Pompidou - Paris (4)





Georges Rouault Georges Rouault : Le corps visible et la peinture positive.

Pas de réflexion ici sur le visage, l'individu, mais très visible, le  corps d'une femme : "Nu aux jarretières rouges". Rouault entend  exposer le rapport du corps au monde sans se poser de question sur "le  Nu" comme genre. Loin de toute psychologie ou de science académique,  tributaire d'aucune théorie toute faite. Et l'on perçoit tout de suite  son ambition : l'expérience comme sauvage de la simplicité. Fauve ?  Matisse n'est pas loin non plus... Une vision gagnée ici sur la  réfléxion. Aucune punition infligée à ce corps harmonieux. La femme  est belle et ne doute pas d'elle. Vérité de la perception. Rien n'est  faux dans cette scène. Les sens parlent. Pas de fiction. Une certitude  : elle existe.


Il est curieux de "lire" Rouault comme un peintre du doute ou de  l'inquiétude métaphysique, car cette exposition des commencements nous  le montre ouvert à la possibilité du monde. Un monde premier que  manifeste ce corps de femme. Lignes pures sans mensonge et dépassant  toute naïveté aussi bien. Ainsi Rouault tisse la possibilité d'un monde que suppose cette femme.  Univers sensible où celle-ci s'assoit pour construire un espace de la  rupture et de la distanciation. Rouault nous dit bien que le monde et  l'autre existent sans dissimulation, dans un attachement fort que nous  donne à penser la nécessité d'une foi, non pas surnaturelle, mais  physique. Une redécouverte du visible donc et de ses propriétés  esthétiques.


Pas de prison du regard enfin chez le jeune Rouault mais une  perception "charnelle" qui n'a pas peur de se confondre avec le monde  et de le faire advenir pour tous. L'artiste fait jaillir le visible,  sans refoulement et comme sans intériorisation pour exprimer une  peinture neuve, celle que regardera longtemps un autre ennemi du  négatif et adversaire du vide dans les arts plastiques, Matisse, élève  comme Rouault à ses débuts de Gustave Moreau. L'homme, la femme ne sont pas rien, mais remplis du monde et de l'existence.

PG


Exposition "L'effervescence des débuts", Hommage à Georges Rouault  (1871-1958) Centre Pompidou, du 25 juin au 13 octobre 2008 à Paris. Détenteur du fonds de l'artiste le musée fête intelligemment le  cinquantième anniversaire de la disparition de Rouault./////

photo : Georges Rouault: Fille/Nu aux jarretieres rouge, 1906
Aquerelle et pastel sur papier, 71 x 55 cm, Musée d’Art moderne de la Ville de Paris


voir aussi : le site du Centre Pompidou ICI



Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

Chroniques intempestives



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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 07:18

les vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 septembre 2008



dans 17 Villes d’Eaux,
Vichy, Saint-Nectaire, Le Mont-Dore, Vals-les-Bains...



Villes d'eau et images roboratives.

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine est organisée "  La Route des villes d'Eaux du Massif Central" les 19, 20 et 21  septembre 2008. Ceci dans le but de valoriser le patrimoine thermal  édifié au cours des XIXe et XXe siècle comme les casinos, buvettes,  kiosques à musique, parcs thermaux et jardins.


C'est ainsi que divers lieux sont mobilisés pour des expositions qui  mettent en jeu images, vidéo, installations vivaces et roboratives. On retiendra notamment les oeuvres de Jean Christophe Declerq (  Etablissement thermal du Mont-Dore, 63), lequel produit des images des  débuts de la vie, moments magiques de la fécondation peut-être qui  nous font songer à des cellules reproductrices chez l'homme et la  femme. Progression vers l'heure H. Rencontre, cycle, lignée. Ses  gouaches sans-titre parlent d'elles-mêmes. Et l'on se retrouve lié aux  sources de l'énigme.


Annie Bascoul à La Villa Russe de Saint-Nectaire (63) comme tombée des  nues nous montre les bizarreries à l'oeuvre dans la nature fragile et  miraculeuse. Que ce soit dans ses récents "jardins galants" d'après  Watteau avec tissus, fil, bois , plâtre ou ses "Ancolies" antérieures,  du latin aquilegium (réservoir), où l'eau, la fleur qui servait à  soigner les plaies, celle qui attire les papillons et les colibris  nous surprennent, comme encore ses livres d'artiste faits de tissus  découpés.


Enfin à la Maison Champanhet de Vals-les -Bains (07) Thomas David nous  fait participer à des rencontres imprévues  entre l'imaginaire et la  réalité sonore ou visuelle. Vidéos dont les contributions musicales et  parfois oniriques révèlent la beauté des instants et les jeux du  hasard. Comme dans son travail sur l'image fixe où l'existence n'est  jamais si dure ou implacable qu'elle ne laisse parfois la place à  l'inattendu.

PG




Au programme, notamment  :


Etablissement thermal du Mont-Dore (63) : peintures et les dessins de Jean-Christophe de Clercq. http://www.jean-christophe-declercq.com/ vendredi 19 et samedi 20 septembre, en présence de l’artiste.


Villa Russe de Saint-Nectaire (63)  :   sculptures,  installations et atelier d’Annie Bascoul - http://bascoul.annie.free.fr dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h.


Maison Champanhet de Vals-les-Bains (07) :   oeuvres de l’artiste Thomas David. www.malax-worshop.net

Palais des Congrès Opéra de Vichy (03)  : depuis le 6 juillet et jusqu’au 21 septembre l’exposition « Marcoville…d’eau », consacrée aux oeuvres du sculpteur contemporain Marcoville


voir aussi : le site de la manifestation ICI

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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 07:29
Des figurés
Carte blanche à Olivier Grasser


du 20 septembre au 29 novembre 2008


Galerie-Ateliers L'H du Siège - Valenciennes (59)








" Au-delà de leurs trois approches différentes et des médiums également différents qu’ils traitent, j’ai choisi de les réunir pour leur traitement singulier de la figure. Par la peinture, comme médium pour Clémentine et comme objet pour Hannu, et par la photographie pour Catherine, leur travail traduit un désir de représentation qui dépasse l’objectivité du réel pour engager une réflexion d’ordre plastique ou onirique. Si ce mot n’était pas déjà galvaudé et trop référencé, je serais tenté de parler de « défiguration », au sens où leur travail met en scène une déconstruction, un masquage, une dilution ou encore une illusion de la figure, au-delà du genre classique du portrait et de toute représentation psychologique. A l’heure d’une omniprésence d’un réalisme documentaire, qu’il soit critique ou analytique, et de la pratique chez de nombreux peintres de réaborder le champ de la représentation à l’aune de la photographie, leurs travaux me semblent singuliers et pouvoir dialoguer intelligemment. En tout état de cause, je vois comme point d’entente entre leurs œuvres une dimension picturale d’une nature singulière et intéressante."
Oliver Grasser


photo : Man in Blue Shirt, 2006, 16 mm, film on dvd. Durée 5:20 min. Copyright Hannu Karjalainen 2006-2008).


Informations pratiques :
Vernissage le 19 septembre de 17h à 21h en présence des artistes

Association Acte de Naissance / Galerie-Ateliers L'H du Siège
15 rue de l'Hôpital de Siège / F - 59300 Valenciennes
Tél : +33 (0)3 27 36 06 61
email : hdusiege@free.fr
du mercredi au samedi de 14h30 à 18h30 sauf les jours fériés
Entrée libre
voir aussi  : www.hdusiege.org
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 06:11

"Rome 1969"


du 18 septembre au 25 octobre  2008


Photo4 - Paris (6)


John R. Pepper


Rue du temps arrêté

Imaginez que vous voyagiez jusqu'à Rome en 1969 grâce à votre machine  à remonter le temps. Vous constatez que le quartier de Trastevere n'a  pas changé. Les enfants y jouent toujours sans contrôle dans les rues  et parfois une mère les surveille depuis sa fenêtre de là-haut. Pas de  police. Pas trop d'interdiction. Pepper en bon néo-réaliste a  photographié la ville, pas comme pour une revue d'art, mais de face,  dans l'instant, telle qu'elle vous prend là. Fraîcheur du résultat, miracle des femmes et des enfants surtout. Ces  photos ne perdent rien de leur éclat et le noir et le blanc en font le  mystère.

Metteur en scène, réalisateur et photographe l'artiste piège  ici l'apparaître. Il démasque sans provocation les accumulations  d'instants vécus et s'en sort héroïquement. Certain que rien ne se  dissipera totalement jamais il ne cesse de répéter à qui veut  l'entendre que les chasseurs de lointain ont tort.

- Regardez-donc devant chez vous, simplement. Avancez sans savoir,  braves gens. Il vous faudra du temps, mais lentement et après beaucoup  d'erreurs vous ferez vous aussi des photos rares qui découvriront le  temps et diront tranquillement la vraie vie.

PG


Informations pratiques :

Photo4,
4 rue Bonaparte
Paris 75006
Tel. 01 43 54 23 03
www.photo4.fr

ouvert du mardi au samedi de 14h à  19h.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 07:02

Une installation de Bibi


du 16 septembre au 05  octobre 2008


 Espace Beaurepaire - Paris (10)






C'est bien connu, les bêtes ne parlent pas. Alors on leur fait dire  souvent n'importe quoi. C'est donc à une sorte d'anti-philosophie en  images à l'épreuve de nos pauvres cousins clandestins que se frotte  ici Bibi, artiste né à Tours en 1964.

Car il y a bien un rapport de l'animal à l'homme que rend "plastique"  le créateur grâce à ses installations depuis plus de quinze ans.  Suivant un chemin de traverse qui a le mérite de la singularité et de  la diversité  des sujets, matières, détournement des  contextes..."Bibi" développe son langage pluriel et coloré pour rendre  présents ces minoritaires marginalisés que sont les "animaux" désignés comme différents.

Et cependant il y a bien un langage de l'animalité qui nous  déstabilise parfois. Déplaçant ainsi la question sur le plan politique Bibi plaide avec  acharnement et esprit pour la cause animale dans notre Etat de droit.

"Tuez les tous!", installation en forme d'amorce permet de  "déconstruire" le parti des chasseurs et pêcheurs par exemple à la  veille de "l'ouverture" et suppose que l'ironie n'aille pas sans la  gaieté et l'humour sans la lucidité.

Un parcours esthétique dans lequel la réalité sociale se retrouve à  quatre pattes, immanquablement remise à sa place. Ne direz-vous pas Bibi que le propre de l'homme c'est justement la bête ?

PG

"Tuez-les Tous !", Une installation de Bibi du 16 septembre au 05  octobre 2008, Espace Beaurepaire (75010) Paris.


informations pratiques :

Vernissages jeudi 18 et vendredi 19 septembre à partir de 18h

Espace Beaurepaire
28 rue Beaurepaire
75010 Paris

Accès : Métro République

Ouvert tous les jours du mardi 16 septembre au dimanche 5 octobre de 12h à 20h.
Nocturnes les vendredis jusqu’à 22h.


voir aussi : http://www.bibi.fr/


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