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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 07:32

"Between You and Me"


du 11 octobre 2008 au 25 janvier 2009


Musée d'Art Moderne  -  Saint-Etienne




Antony Gormley  : Faire abstraction de soi.
Puisque être, c'est chercher l'amour, au défi de tout et de tous, on  comprend le travail de Antony Gormley présenté ici sous le tire  "Between You and Me". Comme un jeu de cache-cache, difficile, précaire, paradoxal, à l'image  de ce champ d'individus à la recherche de leur semblable ("Field",  1993-2001, terre cuite. Dimensions variables : 40000 éléments de 8 à  26 cm.). En raison directe l'un de l'autre. Et puis cette ambivalence, attirance et fuite, empêchement et  dissonance que "Critical Mass II", (1995 Fonte. Dimension variable, 60  pièces), exprime. Les corps à l'aspect brut, non plus en céramique, mais en fonte ici,  comme arrachés de leur être propre, à l'extrême rebord du monde. Et encore ces centaines de blocs de béton (300) aux proportions du  corps humain, alternant, comme dévoués à l'autre, partitifs. Cette  idée de totalisation sans demi-mesures nous donne à penser l'oeuvre de  Gormley comme un cadeau déconcertant contre la vie retrécie, routinière  et austère (sans intimité). En demande d'extase et au seuil du courage  (Reflection II, 2001.  Fonte, 2 pièces. Dimensions : 191cm x 68cm x 37cm chacune). L'altruisme est évident dans ce travail en tant que lutte contre l'égo  comme battu en brèche.

PG

Exposition  Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne , Antony Gormley  "Between You and Me", du 11 octobre 2008 au 25 janvier 2009.


Informations pratiques :


Musée d'Art Moderne - La Terrasse - BP 80241 - 42006 St-Etienne cedex 1 -
Adresse GPS: Rue Fernand Léger - 42270 Saint-Priest-en-Jarez
Tél. : 04 77 79 52 52

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 h à 18 h


voir aussi : le site du MAM de Saint-Etienne, le site de l'artiste

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 07:30

du 21 septembre au 23 novembre 2008

galerie " le pont des arts "  -  Suzhou (Chine )

&

du 7 octobre  au 1 novembre 2008

galerie Talbot - Paris

Thoma Ryse



Thoma Ryse sort de plus en plus souvent de l'espace limité du tableau pour inventer de nouvelles formes. Ses  propositions habillées de couleurs osées et suaves invitent à des expériences inédites de la perception sensorielle. Deux galeries, la galerie Talbot  à Paris et Le Pont des arts gallery à Suzhou  en Chine lui consacrent  cet automne, leurs espaces d'exposition pour une présentation d'oeuvres,  peintures sur tout format et tout support, résultat de ses récentes recherches. 


Pierre Givodan auteur du catalogue publié par le Pont des arts à Suzhou (texte trilingue)   pour l'exposition de Thoma Ryse,  insiste sur le principe de mobilité dans le travail de l'artiste : "La logique de Thoma Ryse est celle d’une géométrie esthétique qui triomphe dans le mouvement, la légèreté et la marche en avant dans la variation perpétuelle." Il révèle ainsi le désir de Ryse de chasser les visions sombres liées au temps arrêté, d'établir une communication par le regard dans le but d'insuffler un peu d'excitation, d'harmonie et d'équilibre dans chaque moment. Le critique d'art peut conclure :

.
"Toutes les virtualités que les géomètres entrevoient sont transcendées. Et l’on aboutit à un au-delà de la solitude. La joie gagne, on se libère des formes désuètes de la conscience. On reconquiert la santé vitale. On se rapproche les uns, les autres d’une sorte de fusion énergétique, d’une vision qui se veut substantielle certainement, tout près du noyau lumineux de l’esprit. Ainsi l’œuvre de Thoma Ryse évolue, pour tout dire, au rythme de la nature, intensément sans théorie, mais inséparable des lignes de force du processus de la Création."


C.P.

 



Thoma Ryse


Informations pratiques :

Galerie Talbot
11, rue Guénégaud
75006 PARIS
Contact : Patrick Couliou
01.43.26.14.90
06.16.19.09.87
contact@galerietalbot.com

du mardi au samedi, de 14 heures à 19 heures


&


Pont des arts Gallery
112-115 ping jiang road
suzhou jiangsu P.R. China 215006
Tel : 0512 - 65813330
szuishuquiao@yahoo.com



voir aussi : le site de la galerie Talbot, le site de la galerie le pont des arts

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 07:26

Des portraits d'artistes sous le label Art Up TV



 Davor Vrankic  Kosta Kulundzic  Sophie Jodoin




Nous vous présentons les premières vidéos de Art-Up TV, pour lesquelles Frédéric-Charles Baitinger a réalisé les interviews  des artistes alors que Paul Dessanti a pris les images et monté les films qui n'excèdent jamais quatre minutes. 

Frédéric-Charles Baitinger, journaliste et critique d'art  est l' auteur de la Chronique "Le silence qui parle" sur Art Point France Info. Paul Dessanti est  vidéaste et monteur. C'est toute une collection qu'ils se proposent de réaliser. Un moyen agréable et esthétique de découvrir des expositions et des oeuvres commentées, de faire connaissance des artistes.


VOIR LES VIDEOS :

Philippe Ségalard ICI
artiste français
portrait dans son atelier à Versailles

Fred Deux ICI
artiste français
Exposition à la Halle Saint-Pierre 2009

Kosta Kulundzic ICI
artiste Serbe né en 1972.
Exposition au Centre de Serbie 2008.

Sophie Jodoin ICI
artiste Montréalaise
portrait dans son atelier à Montréal.


Davor Vrankic ICI
né en 1965 à Osljek
exposition à la galerie Deborah Zafman, Paris 2008

Jean-François Poitevin ICI
artiste français
Portrait dans son atelier à Chartres.



 

Art-Up TV produit des videos, dans un format n'excédant pas quatre minutes.  Sur la base d'une interwiev  préparée et menée par Frédéric-Charles Baitinger, filmée et montée par Paul Dessanti, la collection Art-Up TV  propose des  visites d'expositions, des présentations d'œuvres commentées par l'artiste lui-même, le galeriste ou le commissaire.

Disponibles aux attentes des artistes et des acteurs du monde de la culture, directeur de musée, de fondation... qui pourraient être intéressés par ce type de contenu, Frédéric-Charles Baitinger et  Paul Dessanti répondent à vos demandes :  contact@artpointfrance.org




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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 07:21

sculptures


du 20 septembre 2008 au 01 février 2009.


Mamac  -  Nice



Adolph Gottlieb

Aucun fanatisme, aucune punition ici infligée à la sculpture, mais une  tendance subversive exprimée d'une autre manière. Lui qui s'était fait  un devoir de montrer les racines primitives (indiennes ?) dans la pensée  et dans la société américaine. Adolph Gottlieb s'est donc essayé  durant l'année 1968 à la sculpture, conseillé par son ami Tony  Rosenthal. Des maquettes de carton ( à voir au Mamac), puis des  bronzes, des découpes d'acier et d'aluminium peints, avec l'aide d'un  soudeur. Des "images" en interaction à l'intersection l'une de l'autre  et à l'écart de tout thème explicite. Mais des pictogrammes, symboles,  abstractions comme en peinture, jamais glacés, ni déserts en affects.  A regarder à la manière d'un tableau en trois dimensions ou un livre  
volumineux en couleur que l'on feuilletterait.


Gottlieb s'est donc lancé dans l'aventure avec rigueur et cette  excursion dans l'acier correspond parfaitement à sa voie esthétique  approfondie en peinture simultanément. Une introduction à la théorie ludique dans l'art à la suite d'André  Breton et des artistes du désir, habités par la passion de jouir des  vertus du monde : fleurs, soleils, terre, étoiles, comme en passant.

PG

"Sculptures de Adolph Gottlieb", du 20 septembre 2008 au 01 février 2009. Mamac de Nice.



Informations pratiques :

MAMAC
Promenade des Arts
06364 Nice cedex 4


Accès
Tramway : arrêt Garibaldi ou Cathédrale-Vieille Ville
Bus 4, 7, 9, 10 : arrêt Klein/Defly
Bus 16 : arrêt Pont Barla ou Promenade des Arts
Bus 17 : arrêt Pont Barla ou Defly
Bus 3 : arrêt Garibaldi ou Cathédrale-Vieille Ville

Parkings
Promenade des Arts, Marshall

Horaires
Tous les jours de 10 h à 18 h sauf le 25 décembre et  le 1er janvier

Entrée gratuite (depuis le 1er juillet 2008)


voir aussi : le site du MAMAC de Nice

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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 06:47


Mohamed Bourouissa, Stéphane Couturier, Thibaut Cuisset, Denis Darzacq, John Davies, Paul Graham, Karen Knorr, Gilbert Fastenaekens, Erwin Olaf, Bill Owens, Oz collective (Gaëtan Kohler & Alexandre Pachiaudi), Georges Rousse, Frank Van Der Salm


du 10 au 25 octobre 2008


Galerie les Filles du Calvaire - Paris (3)



 Georges Rousse





Ombre et Lumière de l'espace.

Le XXème siècle est celui de la géographie sans âme. Inégalable aussi  dans sa fortune de ruiner le quotidien . Accumulation de faits bruts,  ces photographies sont une compilation de cette révélation. Ambitieux pari d'éclairer ces espaces d'ombre, d'opacité et de mystère  par d'énigmatiques reproductions. La logique de l'entreprise nous  révèle de nouveaux continents , ailleurs et si près, sous des angles  multiples, jamais défaillants. Comme des lignes de fuite à l'horizon.
P.G.





 

Denis Darzacq

L'exposition


La Ville, ses architectures, ses industries, ses paysages et ceux qui l’habitent.

Après une ouverture en double clin d’oeil avec une sculpture de Gaetan Kohler (FR) et Alexandre Pachiaudi (FR) du Oz collective, prototype d’architecture utopique, en extérieur, et une vidéo d’Erwin Olaf (NL), vision futuriste de nos maisons et ironique de leurs maîtresses, en intérieur, la scénographie scinde la proposition en deux parties.


Au rez-de-chaussée, l’accent est mis sur une photographie engagée autour de visions sociopolitiques de la ville, avec pour ancrage historique quelques photographies de la fameuse série « Suburbia » de Bill Owens (USA) sur les habitants des banlieues américaines des années 70. A celles-ci répond un des portraits monumentaux des sans-abris de la série « American night » de Paul Graham (UK), tandis qu’en écho, les travaux de Denis Darzacq (FR) de la série « La chute » et de Mohamed Bourouissa (FR) de la série « Périphériques » complètent une vision humaniste de la cité.


Au premier étage de la galerie, le propos se déplace. Thibaut Cuisset (FR), John Davies (UK), Gilbert Fastenaekens (BE) et Stéphane Couturier (FR) nous emmènent vers des interprétations tant documentaires que plasticiennes de l’architecture urbaine. Deux versions en couleur avec Thibaut Cuisset et Stéphane Couturier, grands tenants de l’école française du paysage. Deux versions noir & blanc avec les photographies historiques des séries « Nocturnes » et « Essais pour une archéologie imaginaire » du belge Gilbert Fastenaekens et les photographies de John Davies de la série « British Lanscapes ».


Une dernière triangulaire leur répond par des mises en scène d’architectures d’intérieures que chaque photographe transforme par un langage à fortes résonances plastiques. Karen Knorr (UK) ré-interprète la Villa Savoye de Le Corbusier dans des images inédites de sa dernière série « Fables ». Georges Rousse (FR) et Frank Van der Salm (NL) nous proposent, quant à eux, une version plus conceptuelle de l’espace. Par des dispositifs formels de mise en couleur et de jeux de perspectives, ils provoquent l’émergence d’un instant poétique.




photos :
1 - Georges Rousse, Madrid, tirage lambda contre collé sur aluminium, 2006, 159x125cm © Georges ROUSSE. 2 - Galerie RX, Paris 2 - Denis Darzacq, La Chute n°14 , photographie, 2006, 85 x 105 cm © Denis Darzacq / VU'La Galerie




Informations pratiques :

Une proposition de Nicolas Libert collectionneur et de Christine Ollier directrice artistique de la galerie Les Filles du Calvaire.


Galerie Les filles du calvaire
17 rue des Filles-du-Calvaire
75003 Paris
tel: +33 (0)1 42 74 47 05


voir aussi : www.fillesducalvaire.com
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 06:04

"Irrespektiv"


du 19 septembre  2008 au 04 janvier 2009


MAC de Lyon



Kendell Geers


Kendell Geers : sans conséquence sur la société.
L'idée de bonheur est absente de ce travail. Une théorie en mode  négatif ("terroriste" ?) prête à se ruer sur les têtes les plus  faibles... Et décidée à jouir de tous les privilèges qu'accorde  souvent aujourd'hui l'Institution aux vicieux. Un goût de querelle qui  papillonne sans amour. Une demande sans avantage, ( des notes bourrées  de bavardages ?).

C'est l'actualité qui prime chez Kendell Geers. Cette rétrospective  intitulée ironiquement "Irrespektiv" est basée sur "l'insolence et la  provocation" selon les uns, "le sexe et la peur" pour les autres et  elle réunit 60 oeuvres réalisées ces 15 dernières années.

Où est le trouble parmi les installations (cadavre d'automobile),  objets (tesson de bouteille), photographies (pornographie), oeuvres  vidéo ? Autoportrait plutôt sous-jacent qui relit méticuleusement les  années comme un dessin des banalités post-modernes, en notre temps de  fin des idéologies et de perte de repères. Découverte donc de la  fragilité et de la vulnérabilité dont un certain nombre ne se console  pas sans doute.

Une oeuvre qui se veut subversive et qui n'est que le dédoublement de  la société de l'éternelle dictature de la "raison" commune.

PG

Exposition Kendell Geers : "Irrespektiv", MAC de Lyon, 19 septembre  2008 au 04 janvier 2009.


photo : Monument to the Unknown Anarchist, 2007.  Voiture, feu, gaz, béton, verre. 170 x 247 x 376 cm.
Courtesy de l'artiste Stephen Friedman Gallery et Galleria Continua. Photographie: Lydie Nesvadba 



Informations pratiques :

Cité Internationale
81 quai Charles de Gaulle
69006 Lyon
France

+33 4 72 69 17 17 ou +33 4 72 69 17 18

Du mercredi au dimanche de 12 h à 19 h


voir aussi : le site du MAC de Lyon

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 12:07

Lune rousse


du 9 octobre 2008 au 1er février 2009


 Musée Bourdelle - Paris (15)



Gloria FriedmannInventaire des différences : Gloria Friedmann, Antoine Bourdelle.
La référence au phénomène humain et sociétal, l'appartenance à un  territoire, à son organisation : l'acte d'habiter et de qualifier  l'espace humain par une ensemble de gestes (construire, marquer,  assigner un statut aux individus) sont centraux chez Gloria Friedmann,  artiste née en 1950 à Kronach en RFA et vivant en France. Comment situer l'homme, son pouvoir, son rang dans la nature ? Quel est le lien entre vie et mort, "contemporains et successeurs" ?


Les sculptures , gravures, dessins présents dans cette exposition,  nous rappellent que les entités historiques que sont les hommes ne  font sens qu'en tant que participant à des formes de  reconnaisssances...et que l'individu isolé, sans référence ni  intéraction n'est rien.  Mettant en scène ses personnages "quasiment" humains qui font  l'histoire. Distinguant individu et action, Gloria Friedmann développe  des narrations, lesquelles mettent en jeu des péripéties aux  conséquences singulières.


Cohabitation entre l'homme et l'animal.   Ici animaux naturalisés "Mammalia"(biches, aigles, cochons, tortues, cacatoès) envahissent l'atelier du sculpteur Bourdelle né en  1861 et mort en 1929.


Rapports sociaux symbolisés par un immense pantin dans "Alphaville".Changements dans l'échelle de l'évolution avec gorille et têtes  d'hommes, parmi lesquels s'immisce un buste de Bourdelle.


Question du "moi et du pourquoi" avec "Cabaret" dans lequel des  squelettes colorés rejouent les scènes de l'amour et du suicide devant  les bronzes des Monument aux Combattants et Défenseurs du Tarn et  Garonne de 1870-1871 et Monument à Adam Mickiewicz (1929).


On l'aura compris cette carte blanche à Gloria Friedmann qui investit  avec des pièces inédites les collections du Musée du sculpteur  Français né à Montauban élève de Rodin et donnant son nom au lieu nous  fait circuler dans un univers pluriel. Un monde dans lequel les liens  entre le tout et les parties, les relations et les connexions, les  causes et la nécessité générale demeurent fragmentaires, régionaux,  théâtraux. C'est pourquoi on peut dire qu'ici tragique et grotesque se disputent  avec hardiesse et ingénuité selon les étapes du parcours.


PG


Gloria Friedmann "Lune rousse", du 9 octobre 2008 au 1er février 2009.  Musée Bourdelle, 16 Rue Antoine Bourdelle. Paris 15e.


Bibliographie :

Gloria Friedman Play-Back d'Eden
Ed. Jannink 2003
Texte inédit. Œuvre insérée : dessin au feutre imprimé sur un papier-nappe de restaurant et rehaussé à la main.
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point France)



Informations pratiques :

Musée Bourdelle
16, rue Antoine Bourdelle – Paris 15°
Ouvert tous les jours
de 10h à 18h sauf lundis et jours fériés

Commissaire Juliette Laffon Directrice du Musée Bourdelle

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 07:56

du 8 au 23 octobre 2008

Ecole des Beaux-Arts -  Versailles (78)



Les Oeuvres du Monde


Philippe Ségalard peint des masques comme une comédie de l'art. Un  théatre qui met en scène des acteurs, lesquels organisent un jeu de  métamorphoses en collaboration avec les oeuvres du sculpteur et ami  Jean Vincent Guilhem.


Ces travaux, aussi bien les bronzes que les toiles présentent toujours  une histoire dans laquelle il est question de mouvement et peut-être  d'écume, d'armes, de rage ou de gémissement. Mais cette fureur proche de l'abstraction informelle nous donne la loi de ses joies : ciel,  prières, mortels, bouleversements de la terre et des mers.


Royauté de la couleur et de la matière, formes indomptées, une  mythologie des destins qui se bâtissent chargés des dépouilles du  monde. Sans crainte on s'engage ici pour des années, construisant les bornes des liens de toutes sortes, qui passent la mort.

PG




Informations pratiques :

Ecoles des Beaux Arts de Versailles

11, Rue St Simon
78000 Versailles
01 39 49 46 14


Le peintre : http://www.philippe-segalard.com/
Le sculpteur : http://www.jeanvincentguilhem.fr/
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 16:05


du 19 septembre au  12 octobre 2008


La Générale - Paris (19)


 Nicolas Dusollier




La nature inerte s'anime parfois d'un étrange frisson, d'un balbutiement à peine audible mais que pourtant nous percevons. Telle une âme se dérobant aux limites de sa forme, la nature ondoyante se révèle enfin à nous sans son voile – mais ce que nous découvrons d'elle n'est pas la vérité nue - la possibilité d'une connaissance parfaite et totale - mais son exacte contraire : l'inconnu, en ses infimes variations.
Par Frédéric-Charles Baitinger



Les oeuvres de Nicolas Dusollier travaillent à même ce frisson ; ce moment pathique où nous appréhendons le monde en-deçà de toutes formes connues. Et elles font même plus : elles tentent de donner corps à cette impossible possibilité de voir (sans comprendre) à travers une expérience sensible que l'on pourrait presque appeler : une expérimentation sur la vue constamment rapporté au sentiment d'angoisse.



Quand nous nous tenons en face de l'oeuvre intitulée « What we see, what we know, what we live? » (avec éclairage lumineux fréquentiel), que voyons-nous, sinon une forme évanescente qui, en même temps qu'elle se matérialise devant nous - l'instant d'un flash – se retire aussitôt en nous laissant un sentiment de manque ? Au moment où nous croyons discerner l'ébauche d'une forme, nous constatons que celle-ci a déjà disparue, sans pour autant pouvoir oublier sa présence : un X se tient là, quelque part, virtuellement proche et distant; toujours menaçant dans ses absences.



Saisi d'angoisse, nous le voyons réapparaître à intervalles réguliers. L'attente de son apparition définit la durée de notre attente : plus la forme s'obstine à se dérober et plus alors notre imagination s'élance hâtivement à sa poursuite, suppléant s'il le faut à son incessante disparition. Ainsi l'exige l'appétit de notre imagination toujours assoiffée de formes, et créant sans le savoir le mal dont elle souffre.



Il y a là quelque chose de comique et désespérant à la fois : il nous est moins pénible et angoissant de contempler le noir que d'y percevoir par intermittence une forme ; du moins quand cette forme n'est pas clairement discernable. Car son absence répétée, ou plutôt les multiples présences imaginaires que ces absences engendrent, font naître en nous un sentiment trouble et nauséeux : un sentiment d'angoisse.



Mais réduire une telle expérience à sa part négative reviendrait à manquer la clarté intérieure qui parfois l'accompagne. Comme l'écrit si justement Kierkegaard, « l'apprentissage véritable de l'angoisse est le suprême savoir1 ». Mais ce savoir n'est pas une connaissance comme les autres ; il est une épreuve par laquelle chacun doit passer s'il veut un jour réussir à aimer le monde en vertu même de sa méconnaissance.




Nicolas Dusollier est un artiste français qui vit et travaille à Berlin depuis 2008.

 

 

Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com



 Informations pratiques :

La Générale
10/14 rue du Général Lasalle
75019 Paris
Tel : 01.44.84.72.20

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 09:08

ardoises, schistes & otrélites


Du 9 octobre  au 1er novembre 2008.


Galerie Lucie Weill et Seligmann - Paris (06)



François Weil




Le choix de la matière d'abord : l'ardoise, évidente à certains et pas  à d'autres. Celle-ci, première, va déterminer ensuite le choix de la  forme, laquelle ne pourra se dégager dans son unicité sans l'apport du  métal. Il n'est en effet pas possible d'envisager une forme pure et  simple issue de l'ardoise. Ce matériau sensible fournit donc le corps  de l'oeuvre et quasi son concept mais non sa puissance. Celle-ci vient  d'ailleurs, en effet la forme plus ou moins référentielle ou abstraite  dans ce travail se définit par rapport à des objets imaginaires qui en  sont l'âme.


Ainsi plus que ses caractéristiques  physiques : l'utilisation du  métal et de l'ardoise, c'est la faculté de donner forme à un corps  absent  qui fait l'originalité de cette sculpture de François Weil. Mais ce n'est pas tout ; ce travail est en mouvement et les formes  croissent, se recomposent... Pourquoi donc ?

Recherche d'une nécessité interne aux choses, certainement, ou  investigation qui repose l'éternelle question "qu'est-ce que c'est ?". Ainsi au-delà de l'altérité première que semble viser François Weil,  c'est à une présence étonnante du monde qu'il nous renvoie, au-delà  des particularités , des calculs et des oppositions apparentes. Une leçon de méditation  en quelque sorte.

PG

Oeuvres récentes réalisées en ardoise, de François Weil. Du 9 octobre  au 1er novembre 2008.
Galerie Lucie Weill et Seligmann, 6 rue Bonaparte, 75006 Paris.




Informations pratiques :

GALERIE LUCIE WEILL & SELIGMANN
6, rue Bonaparte 75006 Paris
Tel: 0033 (0)1 43 54 71 95
du mardi au samedi de 11h à 19h


voir aussi : www.galerie-lws.com


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