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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 05:12

autour d'un cadre en bois

50 créateurs

Vente aux enchères

 

le 17 décembre 2008 à 19h30

 

 Palais de Tokyo  -  Paris

 

 

Monsieur Garouste

- Allons Gérard, essayez de me reprendre si vous en avez le courage !
Puis deux secondes après, je continuai de nouveau et tout en contemplant la toile, sur laquelle un homme à la tête en forme de chapeau descendait sur quatre pieds une colline, les hanches pointées vers le visage d'une femme dont on distinguait les larges yeux dans une lumière bleuâtre comme si elle eût franchi des flots de nuages transparents...
-Où allez-vous donc ?
Il se tut. Il respirait lentement. Garouste me regardait en triturant ses lunettes.
- J'arrive à quelque chose de plus large. J'ai abattu tellement de balivernes. Je suis assis sur l'histoire (renversée) de l'art et je parle d'amour... un peu effrayé parfois par les compliments.
L'air calme et mélancolique de l'homme remuait quelque chose en moi.
Puis il eut cette phrase sérieuse :
- Est-ce que la destinée du peintre n'est pas de communier avec les autres ?
- Vous le savez bien ! répondis-je. Ce n'est pas possible. Votre langage est plus proche du Gréco ou de Goya que des chevaux de bataille d'aujourd'hui.
Il sourit en me fixant d'un drôle d'air.
- Ce que vous dites me perturbe. Mais après tout je suis plus à l'aise dans les mythes et à lire la Bible que devant la vie des autres. Mon amie c'est la peinture !
Il se mit à marcher dans l'atelier. Il m'entraîna plus loin vers une petite toile couleur d'eau, de verdure.
- Je suis un peu fou de celle-ci.
Il y avait un drap ou une robe, un cou blanc, un habit de velour, un être se cachant la figure, le silence des ombres du soir, un bleu éblouissant.
J'entendais dehors quelqu'un casser du bois. Mon coeur se mit à battre plus vite.
- Je vais mettre de la musique, dit le peintre.
Je remuais la tête et je me rappelais des héroînes des livres qu'il avait évoquées tout à l'heure.

PG

 

L'association "La Source" crée par Gérard Garouste et dédiée aux jeunes en difficulté sociale organise une vente aux enchères le 17 décembre 2008 à 19h30 au Palais de Tokyo à Paris." Exercice  de style " autour d'un cadre en bois, 50 designers revisiteront et déclineront l'objet à leur façon. Les oeuvre seront exposées le 16 et 17 décembre et présentées sur le site www.associationlasource.fr. Une peinture de Garouste "Variation autour d'un cadre" sera mise aux enchères.

 

 

les artistes :  Valerio Adami - Pierre Ardouvin - Jean Bedez - Julien Berthier - Ronan et Erwan Bouroullec - Stéphane Calais - Philippe Cognée - Isabelle Cornaro - Vincent Corpet - Matali Crasset - Marc Desgrandchamps - Florence Doleac - André Dubreuil - Edouard François - Olivier Gagnère - Elizabeth Garouste - Gérard Garouste - Christian Ghion - Eric Gizard - Jaime Hayon - Dominique Issermann - Ora Ito - Jakob+MacFarlane - Patrick Jouin - Bertrand Lavier - Hubert Le Gall - Jean-François Lesage - Arik Levy - India Mahdavi - Olivier Masmonteil - Hilton McConnico - Mathieu Mercier - Pierre Monestier - Zoé Ouvrier - Régis R. - Pucci de Rossi - Sylvain Rousseau - Franck Scurti - Alain Séchas - Inga Sempé - Robert Stadler - Ara Starck - Philippe Starck - Martin Szekely - Hervé van der Straeten - Stéphane Thidet - Tsé-Tsé - Fabien Verschaere

 

 

informations pratiques :

Les 50 cadres seront exposés au Palais de Tokyo le 16 décembre de 12h à 21h et le 17 décembre de 12h à 19h avant d 'être vendus à partir de 19h30 sur la mezzanine par Maître Simon de Pury, Phillips de Pury &Company


Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson

75116 Paris
Entrée libre du mardi au samedi de 11h à 19h


Métro Iéna

Bus 32,42,63,72,8 ,82,92

RER C, Pont de l 'Alma

 

La Source
la Poultière 27160 La Guéroulde
tel.02 32 35 91 41
la source3@wanadoo.fr

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 16:01

Oeuvres récentes

du 29 novembre 2008 au 10 janvier 2009

 

galerie Chantal Bamberger - Strasbourg (67)

 

 


 

 

Joyeux sans limite.

"L’oeuvre de Jan Voss, en perpétuelle évolution « j’ignore de quoi la prochaine toile sera faite », écrit-il, est marquée par la création d’espaces chaotiques et ludiques où le morcellement des objets, des figures tient lieu de structure. Les déambulations sur la toile provoquent l’éclatement par la multiplication des éléments et des couleurs, avant d’offrir une nouvelle cohérence visuelle. Cette peinture joue avec les signes, mais ne suit aucune théorie." S.G.

 

Les véritables signes de Jan Voss sont probablement la touche, les tons, les nuances, les valeurs. Les espaces qu'il crée sont complexes, ses assemblages denses, ses volumes virtuoses, seule la couleur sereine vient à bout de la proliférartion du trait.  Elle unifie,  cloisonne, pacifie, organise et la composition s'épanouit. L' univers du peintre est joyeux sans limite, il peint, colle et sculpte en toute liberté.  Sa pratique est ludique, il s'amuse des objets et des figures.  Son monde dans sa logique poètique déborde la surface de la toile et vient à la  rencontre du regard.

 

La galerie Chantal Bamberger  présente pour la deuxième fois l'oeuvre de l'artiste dans sa diversité. L'essentiel de l'exposition est constitué par une vingtaine d’oeuvres récentes ( 2000 à 2008 ), aquarelles, acryliques, collages et terres émaillées auxquelles s'ajoutent quelques estampes antérieures à 2000 .  L'exposition est à voir jusqu'au 10 janvier 2009.


Catherine Plassart

 

Informations pratiques :

Vernissage en présence de l'artiste
les samedi 29 et dimanche 30 novembre à partir de 16h

 

Galerie Chantal Bamberger
16, rue du 22 novembre ( à l’étage)
67 000 - Strasbourg

 

du mardi au samedi de 14h à 20h


la galerie sera ouverte les dimanche du mois décembre

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 14:19

60 ème anniversaire de la naissance du  mouvement (1948-1951)

 

 COBRA

180 oeuvres, peintures, sculptures et dessins

du 07 novembre 2008 au 15 février  2009

Musées royaux  des Beaux-Arts de Belgique

 

&

 

COBRA & CIE

Estampes et imprimés

du 7 novembre 2008 au 4 janvier 2009

Palais des Beaux-Arts à Bruxelles

 

 

 

 Constant, COBRA

 

Le meilleur moyen d'aborder l'art est de rester en contact direct avec  Cobra. Telle est la certitude qui s'impose à la vue d'ensemble des  questions que soulève cette rétrospective de 6O ans de création  européenne en arts plastiques.


Depuis l'après-guerre jusqu'à aujourd'hui les doctrines issues de ce  courant se sont multipliées, à commencer par le Situationnisme au  travers de nombreux textes qui résument cette problématique des droits  donnés à l'intuition et à la transversalité. Recueil indispensable  pour tout amateur de spontanéité, de processus irrationnel, de  synthèse impossible entre primitivisme, enfance, maturité historique  ou érudition.


Les artistes Karel Apel, Constant, Corneille, Alechinsky, Doucet,  Asger Jorn, Atlan, etc. qui connurent un grand succès et furent les  guides de plusieurs générations ont tous supposé admise aussi la  logique de l'inconscient selon laquelle se développe et progresse de  soi-même comme de manière immanente l'action de créer.


Les âmes proposent "organiquement des fruits. La science consiste  seulement à porter à la conscience ce travail subjectif propre et  découvrir la raison des choses en s'aidant des techniques et matériaux  existants.


Le sujet en peinture se métamorphose ainsi par exemple à l'infini et  de femme devient fleur ou oiseau puis plante ou fruit. Les formes sont  naturellement compatibles. En même temps les couleurs donnent vie au  tout. Tons impulsifs qui renferment la force d'embrasser tous les  moments de l'existence.


La vérité de Cobra est dans ce refus de s'aliéner à l'histoire et sa  liberté de devenir soi-même à travers ses réalisations inspirées de la  nature et de l'esprit.

PG

Exposition "Cobra" Palais des Beaux-Arts à Bruxelles (150 oeuvres estampes et imprimés) et Musées royaux  des Beaux-Arts de Belgique (180 oeuvres, peintures, sculptures et dessins) . 60 ème anniversaire de la naissance du  mouvement (1948-1951). 

 

 photo : Volume consacré à Constant © Sabam Belgium 2008

 

 

COBRA informations pratiques :


Palais des Beaux-Arts 
22 Rue Ravenstein
1000 Bruxelles

tous les jours de  10h à  18h sauf les lundis
accès libre

voir aussi : le site du Palais des Beaux Arts



 

 

COBRA
Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Musée Art moderne
Rue de la Régence 3,
1000 Bruxelles


ouvert tous les jours de 10 h à 17 h fermé les lundis


voir aussi
: le site des musées royaux des beaux Arts de Belgique

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 09:12

La Feuillée

Edito : Mes yeux pour voir.

L'art a plusieurs dimensions. Il est de son époque et destiné à durer. Quand une société se délite, quand une époque s'épuise, l'art se renouvelle. Au moment de la crise on s'affole ou s'interroge. Y a-t-il trop d'artistes ? (Télérama), Quel rapport aujourd'hui entre éthique et esthétique ? (Artmedia X) , L'art est-il surpris par le social ? (Rennes 2) .


Les grands collectionneurs dont on expose actuellement des ensembles d'oeuvres (Berardo au Musée du Luxembourg, Jannick Thiroux au Musée de Picardie, Pinault à Versailles) ou encore qui animent leur propre fondation, nous apportent les meilleures réponses. Ils ont des yeux pour voir et sont de leur temps. Toujours en quête d'un nouvel étonnement, l'oeuvre qu'ils désirent peut redire ce qui a déjà été dit mais ne peut refaire ce qui a déjà été fait. Elle doit s'intéresser au monde pour éclairer, ses rues, avenues, carrefours, places et impasses. Elle doit viser à le changer, avec ou sans brutalité, du tout au tout ou d'un cheveu.


Des pans entiers de l'art du XXe siècle vont s'écrouler, entraînant dans leur chute la disparition de nombreux artistes. Car la période refuse "l'art pour l'art". Elle exige que l'art ait un but, une intelligence. La période réclame que l'art nous accompagne dans les grands changements de société, qu'il nous prépare dès à présent à une nouvelle manière d'être sur la prochaine scène du monde.


Catherine Plassart



photos : 1 - Ron Arad 2 - Le gentil garçon 3 - Pierre Monestier


voir aussi : La Feuillée du 27/11/08



Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 



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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 05:02

du 2 au 14 décembre 2008

 

galerie du Montparnasse - Paris (14)

 

 

  Marie Deloume

 

"Qui sait regarder les nuages parfois y rencontre des âmes, des formes quasi humaines qui se déforment avec le vent, visages un instant entrevus, corps déroulés et puis perdus, foules happées, estompées, deviennent fumées puis disparaissent."

 

L'imaginaire de Marie Deloume se déploie à partir de traces fugaces et cotonneuses  qui apparaissent sur la surface bleuie du zinc. Des chemins de peinture déroulent des paysages ou des natures mortes,  comme autant d'espaces où se lovent  rêverie diurne et  poésie du soir.  

 

L'exposition de la galerie du Montparnasse réunit une trentaine d'oeuvres de tout format. Elle est à voir du 2 au 14 décembre 2008.

 

C.P.

 

 

informations pratiques :

 

vernissage le vendredi 5 décembre de 18h30 à 21h

 

galerie du Montparnasse

55, rue du Montparnasse

75014 Paris

tel 01 43 22 72 77

 

ouvert tous les jours de 13h à 20h

le dimanche de 14h à 20h

 

voir aussi : la vitrine de Marie Deloume dans Art Point France

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 05:01

Mais qu’aurait-il donc fait sans papiers ?
(Affiches, Dessins, Estampes, Peintures)

 

du 2 au 14 décembre 2008

 

Le cabinet d'amateur - Paris (11)

 

 

 

 Paella

Bataille en rose et en série.

Cette exposition montre le large éventail des travaux sur papier de Paella depuis 1985. On connaît bien ou assez bien,  les affiches sérigraphiées « à la sauce  68 » de « Paella Chimicos »,  il nous reste peut-être à découvrir les eaux-fortes, lithos ou linos, peintures sur dessins d'enfants ou d'anonymes  de « Paella ».


Né en 1962, Michel Palacios est d’origine espagnole. En 1985,  il adopte le pseudonyme Paella Chimicos anagramme de son nom et intègre le collectif du « Frigo ». Il devient l’une des figures emblématiques de la scène parisienne. Adepte d’une « Figuration Délibérée »,  il mène de concert une activité d’affichiste commentateur de l’actualité et de plasticien en proie aux pérégrinations de ses personnages à tête de spirale sur fond de recherche picturale quasi fondamentale.


Au fil des séries, ses personnages vont se déployer sur les murs des galeries et sur ceux de la ville. Les textes qui contournent ses compositions évoquent l’enfermement dans un mouvement circulaire de la réflexion pourtant imposée avec humour.


Début 2000 il devient Paella  et initie un travail où l’image et le texte se côtoient,. Toutefois l’interprétation de chacun dépend de l’autre, dans un rapport différent de celui de l’illustration.

 

Dessinateur et peintre de terrain, l'artiste a fait du  papier le champ de toutes ses investigations. Là, le goût de l'expérimental  dispute à la provocation, au mordant et à l'ironie la prépondérance du "combat pictural".  

 

C.P.


Informations pratiques :

vernissage le mardi 2 décembre 2008 à partir de 18 heures

 

Le cabinet d'amateur

12 rue de la Forge Royale

75011 Paris
01 43 48 14 06

 


voir aussi : http://www.lecabinetdamateur.com/centpapiers, et le site de l'artiste

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 04:59

 

 

 Nathalie Lamotte

L'économie esthétique de Nathalie Lamotte.

 

Sa production fournit des matériaux au désir...et des désirs au  matériau. On consomme de grosses fleurs, des caractères de chairs  roses. On s'attarde sur une production à l'acrylique enfoncée dans de  grosses bouffées de matière primitive, sollicitées par l'objet du  désir; des causes d'excitation. Le besoin que l'on éprouve devant ces 
grandes toiles sur fond blanc est crée par ces objets flottants, ces  formes naturelles.


Natalie Lamotte produit des sensibilités à fleur de l'art, capables de  donner à penser à la jouissance de la beauté. Elle produit non  seulement des objets d'art riches en signification, mais nous donne à  contempler un sujet qui comme une musique éveille le sens vital de  l'homme, même pour les oreilles qui ne seraient pas musiciennes. Manifestation objective des ressources d'un tel ouvrage.
PG

 

 


L'exposition Natalie Lamotte "N'Importe quand vivant". Musée Estève, 4  ème biennale d'Art Contemporain de Bourges, s'est terminée le  24 novembre  2008.

 

 

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 15:51

Autour d’un atelier

 

du 18 novembre 2008 au 3 janvier 2009

 

INHA Galerie Colbert - Paris (2)

 

 

Johnny FriedlaenderJohnny Friedlaender et l'âme du monde.

Johnny Friedlaender saisit  la nature occulte de l'existence. Né en Allemagne en 1912 et affilié à l'Ecole de Paris, il nous donne  encore une idée exacte  de ce que peuvent faire de mieux les arts  graphiques en notre histoire contemporaine jusqu'en 1992, date de sa  disparition. La gravure dont il est un maître incontesté, le dessin et  la peinture prennent avec lui tout leur sens. Aux yeux de chacun  Friedlaender supprime les doutes et affranchit les désirs liés à la  pratique de ces arts. "Je ne suis qu'un peintre qui grave" dit-il,  lorsque l'on interroge l'homme.


Il ne manque rien en effet aux gravures (en noir et en couleur) de  celui-ci, ni à ses aquarelles et dessins inspirés d'une nature  sublimée. Après avoir recensé les difficultés et les moyens propres à  ses efforts il ouvre un atelier à Paris  où nombreux seront ceux qui  viendront se familiariser  aux diverses techniques de la gravure sur  cuivre (taille douce) que celui-ci développe dans les années cinquante.


Lorsque l'on visite aujourd'hui l'exposition consacrée par L'INHA  (Institut national d'histoire de l'art) à l'oeuvre gravé et sur papier  de Friedlaender, on s'aperçoit ainsi du champ de ses influences et des  passions qu'il suscite alors chez de nombreux éditeurs, musées,  artistes et galeries. Car il y a aussi une morale  qui se dégage de ce  travail et qui porte une connaissance bonne pour toutes les oeuvres à  venir d'un Zao Wou Ki, d'une Viera da Silva et bien d'autres.


Attentif aux combinaisons abstraites de signes, inventant un univers  proche des fables surréalistes d'un Max Ernst, l'imaginaire de  Friedlaender est rempli de présages et de magie. L'artiste force la  critique à déceler ici une vraie science de la nature à la façon d'un  Klee et une réflexion sur les mouvements qu'ont connu tous les bouleversements de l'esthétique d'après-guerre.


Friedlaender en revient aux formes pour les assagir et leur donner une  âme, tendance que suivra un De Stael aussi bien, parallèlement. Il aborde spirituellement la gravure, le dessin, la peinture en  s'inspirant de contemplations qui pénètrent au-delà de tout , en  étudiant les mécanismes particuliers à l'oeuvre dans les détails des  êtres et des choses physiques (fleurs, collines, champs, femmes,  oiseaux, astres, etc.).


Saisissant l'univers à travers ses lois les plus fines, il rend compte  de son travail intérieur et en restitue enfin la profondeur.

PG


Informations pratiques :

 
"Autour d'un atelier" est le deuxième volet de l'exposition "Johnny Friedlaender (1912-1992) Le graveur dans son temps"


INHA

Galerie Colbert
Salle Roberto Longhi
2 rue Vivienne - 75002 Paris 
le site de l'INHA


voir aussi
  : un choix de Johnny Friedlaender

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 15:37

Dessins & gravures


du 3 au 7 décembre 2008

 

Galerie des Ateliers d'Artistes de Belleville - Paris (20)

 

 

 Entre les marques du burin sur le cuivre et les traces de la plume laissées sur le papier, s'ébauchent les signes d'une pratique occulte, les chants d'encre d'une âme de rosée. Il faut que chaque trait laissé soit l'emprunte d'une aube frémissante, chaque tâche domptée le symptôme d'une victoire sur l'informe : pour être toute entière dans son art, Cécile Carrière lui a livré son corps. Hoc est emin corpus muem – Prenez et mangez, ceci est mon corps livré pour vous.

Par Frédéric-Charles Baitinger

 

Cécile CarrièreCorps de signes, corps cabalistique, corps alchimique et pierre philosophale – la rédemption de l'artiste est son oeuvre même, la signature de sa renaissance.

 

Toute matière est forme pour l'oeil du mage : les créatures sont des symboles, les arbres un alphabet; chaque surface recèle en puissance la sens caché de ses arcanes. Artiste médium, Cécile Carrière figure l'inavouable secret de nos dérèglements. Tour à tour radieuse et enfantine, puis sombre et désespérée, l'humeur d'encre de ses gravures, tout comme celle de ses dessins, ne connaît pas la paix. A califourchon sur une bascule de chair, son être zigzag entre ciel et terre au même rythme que ses passions.

 

Ainsi vient la confusion. Les corps se mêlent et se dédoublent. Le monde vacille. Chaque être s'appartient et renonce à son identité. Corps appui ou corps tombeaux, corps auréolé ou corps colère: chaque ligne s'anime d'un bourdonnement sacré, chaque qualité passe dans son contraire.

 

 Cécile Carrière

Effigere dit Empédocle : modeler et remodeler la terre; la malaxer, la presser sous ses doigts : « Quand le démon au démon se fut plus largement mêlé, Ils tombaient l'un sur l'autre, comme ils se trouvaient chacun, et d'autres, outre ceux-là sortirent en foule, joints. » (Simplicius, De Caelo)

 

Qui de l'homme ou de la femme, dans le dessin « Croisé », porte l'autre ? Qui soutient le mouvement et qui le retient en arrière ? Nul ne peut le dire car la vérité tient justement dans la confusion de leur rencontre - dans leur devenir commun.

 

Figurant  ce qui unit l'individu au groupe et le groupe à l'individu, les oeuvres de Cécile Carrière ne cessent de nous clamer cette vérité : « No man is an island1 ». Révélant ainsi à qui a des yeux pour voir que nul homme n'est séparé des êtres qui l'entourent, la force de leurs traits nous emporte par-delà les limites du convenable, dans un monde où toute forme ne vit que pour disparaître au profit de ses doubles.

 

1. John Donne, Devotions Upon Emergent Occasions, Meditation XVII

 

 

Informations pratiques :

Galerie des Atelier d'Artistes de Belleville
32 rue de la Mare
75020 Paris

 

voir aussi : www.ateliers-artistes-belleville.org et le site personnel de l'artiste www.cecilecarriere.com




Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 09:29

 du 8 novembre au  6 décembre 2008

 

Galerie Magda Danysz - Paris (11)

 

 

 

 Botto e Bruno

 


La galerie Magda Danysz  présente à l'occasion du mois de la photo à Paris,  le duo italien touche à tout Botto e Bruno, impressionnant par la diversité de leurs talents. Ils explorent aussi bien le photomontage que le dessin, les collages, les installations, la video, le théâtre, et la musique.

 

Ils ont grandi dans la ville de Turin, et ont été témoins de l'expansion de la banlieue et de l'obsolescence des quartiers industriels. C'est à partir de là qu'a commencé leur travail artistique : ils s'inspirent de lieux industriels vides, aux bâtiments plus ou moins délabrés, de rues désertées… et les peuplent de jeunes gens appartenant à la culture " grunge ", " indie ", " garage " identifiables grâce à leurs vêtements, leurs disques, et leurs magazines. Ces protagonistes des mondes périurbains du duo, à l'abri dans leur monde musical, nous rassurent sur les périphéries abandonnées. Botto e Bruno revendiquent la banlieue urbaine d'aujourd'hui et sa culture, en disant eux-mêmes : " L'art nous permet d'insinuer des doutes sur le cliché très diffusé que la banlieue est un lieu seulement négatif, sans aucune possibilité de renaissance sociale. "

 

Mais que ce soit en video, en photographie, ou en collage, loin de capturer un moment donné, Botto e Bruno se méfient de l'objectivité des images. C'est pourquoi ils recomposent des paysages de banlieue totalement originaux à l'aide de retouches, montages, juxtapositions, décalages et collages au scotch. Ils laissent ainsi une trace tangible et voulue de leur décomposition et remaniement des images.

 

Cette exposition nous permet d'admirer la polyvalence des artistes turinois : quatre installations mêlent video, bande sonore et les textes associés, et sont ancrées dans un décor urbain constitué de leurs photographies taille nature, de véritables trompe-l'œil qui tapissent les murs et le sol de la galerie. Au-delà d'un travail plastique de qualité et de coordination entre les supports, l'œuvre de Botto e Bruno est avant tout une réflexion sur la société urbaine actuelle : " C'est seulement au bord de la cité qu'on trouve la vie réelle, c'est en banlieue que se développent les problématiques de la vie contemporaine ".

 

 


Informations pratiques :

Galerie Magda Danysz
78, rue Amelot
Paris 11 - France
contact : magda@magda-gallery.com

 

voir aussi : la galerie Magda Danysz

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