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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 05:16

Gérard  Gasiorowski, Denis Castellas, Valerie Favre, Stéphane Pencreac'h, Alun  Williams.


du 06 décembre 2008 au 31 mai  2009


MAMAC - Nice







L'exposition Le chemin de la peinture aborde explicitement l’actualité de la peinture en présentant cinq artistes internationalement reconnus qui ont su trouver des réponses innovantes à la question récurrente : existe-t-il une peinture contemporaine ?  Parmi ces artistes, certains ont été invités à réaliser des œuvres inédites .Quant au choix des œuvres exposées, il s’agit d’une mise en dialogue de démarches d’artistes qui se rejoignent dans une interrogation constante sur l’essence de la figure et sur la différence entre abstraction et figuration.


Gérard Gasiorowski ( 1930 - 1986) est une figure emblématique de cette exposition parce qu’il a entraîné derrière lui une génération d’artistes dont certains se retrouvent dans le projet présenté. Quelques-uns, pour lesquels on relève une réelle parenté artistique, avaient déjà exposé ensemble. Denis Castellas, Valérie Favre, Stéphane Pencréac’h, Alun Williams ont répondu à l’invitation de créer des œuvres nouvelles.

Ces peintres caractérisés par une grande culture ont en commun d’user de références en histoire de l’art  et  de citations à peine estompées. Effacements, repeints, disparition, chaque œuvre trouve sa source dans le passé ou le présent de l’histoire de l’art pour une relecture contemporaine.

Tous issus d’une génération où la peinture se déstructure, où la réflexion prend le pas sur l’acte, où l’objet se substitue à la matière, chacun d’entre eux a comme parenté de se revendiquer de la peinture et plus encore de la peinture figurative et  de l’interrogation même de l’acte de peindre. Le doute  et la problématique de l’achèvement de l’œuvre sont autant de questionnements qui se posent aux cinq artistes.




photo : Gérard Gasiorowski (1930-1986), Cézanne, 1983, Collection MAMAC, Nice
© Galerie Maeght, Paris, 2008


Informations pratiques :

MAMAC
Promenade des Arts
06364 Nice cedex 4
Tous les jours de 10 h à 18 h sauf  lundiet jours fériés

Entrée gratuite


Conférences

  - 8 avril 2009 à 17h30 :  "Gérard Gasiorowski, Chemin de peinture"

  - 13 mai 2009 à 17h30 :  "Denis Castellas, Valérie Favre, Stéphane Pencréac'h, Alun Williams, regards sur la peinture figurative"

voir aussi :  le site de l'exposition

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18 décembre 2008 4 18 /12 /décembre /2008 05:40

(1901-1966)
rétrospective


 Du 18 octobre 2008 au 8  février 2009.


Musée Boijamans Van  Beuningen, Kunsthal, Rotterdam, (Pays-Bas)




Alberto GiacomettiPuissance de Giacometti

Il y aura eu pour Alberto Giacometti deux sortes de travaux : les sculptures notamment en bronze et les peintures sur toiles et papier et toujours une morale propre, celle des oeuvres disons "arrêtées sur une énigme" ou en mouvement autour d'états sublimes ou plus "finis", selon les perspectives et les regards portés par l'artiste. Mais enfin une croyance essentielle qui semble se dégager quel que soit le support choisi, à savoir le sens intime  décidant que la valeur n'a rien à voir avec la glorification du sujet.

Au premier plan se trouve en effet une plénitude dans l'économie des moyens matière/couleur, un bonheur et une puissance paradoxale à figurer une sorte de pauvreté sans compassion et génératrice de force et même d'abondance. Pourquoi pareil effet ? Notre idée est que Giacometti se dévoue à quelque chose de rare : la  foi en l'homme face à sa négation que l'on appelle mépris de la vie. 

Cette lutte que l'artiste mène contre les apologistes de la guerre, les ennemis de l'existence (tous les esprits qui se veulent "durs") le conduit à interroger le portrait, la figure, l'histoire de la peinture "classique" et la recherche de la perfection du regard, les formes données aussi au corps dans la sculpture mondiale.

Mais pour arriver à représenter la paix et le sentiment de concorde Giacometti met en marche enfin ses sujets et parfois dans la sculpture ou la peinture il les fait parvenir à une vie meilleure, exaltant leur devenir, loin des errances et des folies du siècle.

PG


informations pratiques :

Kunsthal Rotterdam,
Museumpark,
Westzeedijk 341,
3015 AA Rotterdamdins

ouvert tous les jours de 10h à 17h, le dimanche de 11h à 17h


voir aussi :  le site du Kunsthal, le site de la Fondation Alberto et Annette Giacometti

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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 04:49

gravures et lithographies


du 8 novembre 2008 au 2 février 2009.


 Musée des Beaux-Arts  -  Agen (47)





Ne pas s'en faire avec Bissière.
Contrairement à ce que l'on peut dire Bissière se propose pour tâche  de dégager le monde comme au premier jour. C'est une expérience  radicale, ni facile, ni spontanée. Mais réfléchie, demeurée isolante.  "Je peins donc je suis". Tel est l'enjeu ici.

Parce que l'on a négligé deux choses à propos de Bissière :
1) D'abord rendre compte du monde le plus purement possible.
2) Enfin se rendre clair à soi et donner de la valeur à sa vie singulière.

Et en cela Bissière s'est distingué dans son époque et subsiste aujourd'hui. Ecoutons le s'exprimer maintenant : " J'essaye de recréer un monde à  moi, fait de mes souvenirs, de mes émotions, où demeurent l'odeur des  forêts qui m'entourent, la couleur du ciel, la lumière du soleil et  aussi l'amour que j'ai de tout ce qui vit, des plantes, des bêtes et  même des hommes et de leur condition misérable." (T'en fais pas la  Marie. Ecrits sur la peinture. 1945-1964.)

PG

Déjà en possession de près de 90 peintures de Bissière le musée des Beaux-Arts d'Agen  présente ici 40 oeuvres sur papier (eau-forte,linogravure, gravure sur  bois, lithographie). A voir du 8 novembre 2008 au 2 février 2009.


informations pratiques :

Musée des Beaux-Arts d'Agen
Place Dr Esquirol
47916 Agen  cedex 9

Tél. : 05 53 69 47 23
 musee@agen.fr

ouvert tous les jours (sauf le mardi)
de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h


voir aussi : le minisite de l'exposition

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 10:41

du 26 septembre 2008 - au 1er  février 2009


Tate Modern, Londres.


Rothko


Le long chemin de la vie de Rothko.

On fait l'hypothèse que tout le monde connaît la phrase de Rothko :  "J'en suis arrivé à penser qu'aucun tableau ne devrait être exposé  dans un lieu public". L'idée a germé dans son esprit à partir de la production de toiles  monumentales destinées initialement au restaurant "Four Seasons" situé  au rez-de-chaussée de la tour "Seagram" (Manhattan, New-York). Rothko  renonce à cet accord et donne à la fin des années 1960 neuf des  peintures à la Tate (visibles à ce jour à Londres). Les peintures  arrivent en Angleterre dans la matinée du suicide du peintre américain  (1970).

Cela dit le contenu "historique" de cette oeuvre dans son ensemble  (ses ramifications, son aura) pose à la conscience une question  centrale : celle du sens de la vie. Mais pas de n'importe laquelle  évidemment. Plutôt celle qui est à la racine du mouvement de créer,  dans la mesure où l'artiste "referme" une contradiction : quelque  chose de capital et que toutes ses impulsions manifestent.

Considérons les oeuvres montrées là, des fonds bruns, des masses  noires, rectangles roses, formes comme des anomalies de fenêtres,  portes essentielles (vivantes?). Principes d'un dynamisme orienté vers  une force embrassant le souvenir (mais lequel?). Unité de rouges(s) et  de noir(s) fondus librement. Spéculation selon nous, sans doute  difficile à supporter, sur l'ici (le devenir, son existence) et puis  les opposés (immanents, transcendants). Et la solution (laquelle?).

Un sujet est donc vivant (le peintre) pour autant qu'il referme sa  contradiction possédée dans l'oeuvre, l'affirme, avec ses  déterminations opposées (le blanc et le noir par exemple). Puis "sa vérité" montrée se supprime. Et l'on conservera cette perte,  cet anéantissement en mémoire. On s'en réjouira dans la langue de  l'art en contemplant même les plus beaux tableaux.

PG



informations pratiques :

Du dimanche au jeudi de 10h. à 18h. 
Les vendredi et samedi de  10h. à 22h.

voir aussi : le site de la Tate Modern


Pierre Givodan

Chroniques intempestives

 

 

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 07:37

du 21 novembre 2008 au  22 février  2009


Orangerie du Domaine de Madame Elisabeth  - Versailles (78)





Albert Dumouchel, Betty Goodwin, Guy Pellerin, Roland Poulin, Rober Racine, Sylvia Safdie et Irene F. Whittome ont abordé dans leurs travaux des dernières décennies divers médiums et disciplines : peinture, sculpture, estampe, photographie, installation, performance, musique et écriture.  Mais ces artistes se sont également adonnés, à des degrés divers, à la pratique du dessin, réaffirmant avec force son pouvoir expressif.



L’exposition met en lumière le caractère élémentaire et primordial du dessin, acte qui saisit sur le vif et par le trait un aspect du réel, dans tout ce que cela comporte d’effets, de données et d’informations. Elle rend également compte de la constante réinvention qui caractérise cette pratique. Petit ou très grand format, échelle monumentale ou quasi microscopique du motif,  série ou l’exemplarité de la représentation unique, tout est permis. Démêlés entre le contour, la tache, le cerne, le signe, la couleur ,  multiplication des médiums et des supports,  tout est possible et se joue dans l’authenticité des intentions de chacun.



Une quarantaine d’œuvres remarquables réalisées principalement sur papier par sept figures majeures de la scène artistique québécoise est réunie pour cette exposition présentée à Versailles par le Conseil général des Yvelines et le Musée d’art contemporain de Montréal (MACM) jusqu'au 22 février 2008.

C.P.


informations pratiques :

Orangerie du Domaine de Madame Elisabeth
26,rue Champ-Lagarde
78000 Versailles
Tel. : 01 39 07 71 83

Tous les jours sauf lundi de 13h à 18h.
Fermeture les 25 décembre et 1er janvier.
Entrée libre.

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 12:59

du 06 décembre 2008 au 1er mars 2009

 

Musée de Lodève (34)




Tiepolo


Près de  100 dessins à la plume, sanguines, lavis et aquarelles des Écoles française, italienne et flamande du Musée Atger de l'Université Montpellier 1 vont être présentés dans une grande exposition, durant trois mois, au Musée de Lodève. Sans doute un événement.


On pourra  notamment admirer des œuvres de Fragonard, Hubert Robert, Oudry, Philippe de Champaigne, ainsi que de Natoire et autres artistes méridionaux qui représenteront l'École française. Alors que Carrache, Le Dominiquin, Tintoret et Tiepolo représenteront l'École italienne et Brueghel, Van Dyck, Jordaens et Rubens l'École du Nord.

Issus de la collection patiemment rassemblée par le montpelliérain Jean-François Xavier Atger (1758-1833) et comptant parmi les plus importantes collections publiques de dessins conservées en France, les œuvres présentées à Lodève ont été sélectionnées avec le souci de respecter  et de reflèter les choix de cet amateur averti.  Il en résulte une large présentation de sujets, techniques et styles particulièrement représentatifs des XV, XVI, XVII et XVIIIe siècles. Mais aussi la présence d'ensembles exceptionnels et remarquables , tels que la série des Fragonard ou les dix-sept dessins de Tiepolo, "le fleuron de la collection".


C.P.


photo : Giambattista Tiepolo (1696-1770) "Tête d'homme au turban"



informations pratiques :

Musée de Lodève
Hôtel du cardinal de Fleury
Square Georges Auric
34700 LODEVE

tel : 04 67 88 86 10
museelodeve@lodeve.com

Ouvert tous les jours sauf le lundi
de 9h30 à 12h et de 14h à 18h

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 12:21

Le cimetière de Treboul

exposition "Qu'est-ce qu'un livre d'artiste ?"


du 16 décembre 2008 au 17 janvier 2009


Médiathèque Les Ailes du temps 

et

Bibliothèque Les Amours jaunes Morlaix (29)



 




Moins connu que le cimetière marin de Sète où reposent Paul Valéry et Jean Vilar, un poète et un homme de théâtre, le cimetière de Tréboul  sur la commune de Douarnenez dans le Finistère est lui aussi installé en gradins sur une pente rocheuse et s'ouvre sur la mer. C'est là qu'est enterré, l'auteur des Poèmes bleus et des Papiers collés, le poète Georges Perros.

Pour rendre hommage à l'écrivain originaire de Douarnenez qui écrivait des petites tranches de vie sur des bouts de papier, sept auteurs ont produit, sur une proposition de Daniel Kay, un texte dans la proximité de cette oeuvre immense. Les écrits de Charles Madézo, Jean-Pierre Nédélec, Daniel Kay, Thierry Gillyboeuf, Michel Le Gentil, Gilles Plazy et Marc Le Gros sont  réunis dans un même ouvrage Le cimetière de Tréboul. Ils sont  accompagnés d'une eau-forte inédite de Georges Perros, de deux peintures d'Olivier Puibaraud et de deux peintures de Thierry Le Saëc.

En 1959, suite à la mort de son ami Gérard Philippe,  Georges Perros collaborateur de la NRF et lecteur pour le TNP quitte Paris pour Douarnenez. Désormais, sa moto ne sillonnera plus que les petites routes de Bretagne.Il écrit des centaines de textes courts, à mi-chemin entre la  méditation poétique et l'aphorisme.  « Moi, si jamais je vais au-delà de cinq pages, sans rupture de rythme, sans distraction tranchant le fil, c'est que je me serai endormi sur le papier. »  Il a ainsi écrit ses livres comme malgré lui, en "journalier des pensées".


C.P.



Le livre :







Le Cimetière de Tréboul
 
Charles Madézo, Jean Pierre Nédélec, Daniel Kay, Thierry Gillyboeuf, Michel Le Gentil, Gilles Plazy, Marc Le Gros
 
1 eau-forte de Georges Perros, 2 peintures de Olivier Puibaraud et 2 dessins de Thierry Le Saëc. Composé à la main en Firmin Didot et imprimé sur du vélin BFK de Rives, sur les presses de l’atelier Mérat Auger à Paris. L'emboîtage est une création de l’atelier Jeanne Frère à Nantes.


Le tirage est de 30 exemplaires, tous numérotés et signés par l'ensemble des auteurs et des plasticiens. Editeur galerie Les Stèles. Prix : 1200€ 

Ce livre est en vente  dans "Amour de papier" la librairie d'Art Point France voir l'ouvrage


Informations pratiques :

vernissage le 16 décembre 2008
en présence des poètes et des plasticiens

Médiathèque Les Ailes du temps
5 rue Gambetta
29600 Morlaix
Tel. 02 98 15 20 60

&

Bibliothèque Les Amours jaunes,
1er étage de l'Hôtel de ville à Morlaix.
Tel. 02.98.63.10.13





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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 08:03



La Feuillée

Edito : Dessins d'aujourd'hui et d'hier

Légèreté du support, économie des moyens, rapidité d'exécution, le dessin se multiplie à l'infini. Les formats souvent modestes, invitent à traiter de sujets intimes, la peau dans ses plis et ses replis, le corps intègre ou disséqué, magnifié ou transgressé.

Ainsi, pendant 10 ans, l'artiste espagnole Dolores Aguilera (ICI) s'est consacrée avec obstination au nu en usant d'une technique invariable, le fusain, elle a produit et accumulé 9000 dessins tous réunis dans une même exposition à la galerie Vivo Equidem.

Florence et Daniel Guerlain ont réservé une place importante à un cabinet de dessins dans leur collection d'art contemporain dont le sujet est également le corps. Le Frac de Picardie présente "Anatomie, les peaux du dessin" (ICI), un choix de 210 pièces organisées en quatre séquences : Ecorchés, Métamorphose, Mythes et légendes, Tumulte et chaos .

Il est frappant de constater que l'artiste comme le collectionneur, s'intéressent toujours au dessin avec un intention première voire un projet défini. Car les dessins dont nous parlons ne sont ni des esquisses, ni des croquis mais des oeuvres autonomes qui se caractérisent par la ligne ouverte et des ' "espaces lacunaires".

A Versailles, "Sur papier ou presque" (ICI) présente les dessins de sept artistes québéquois attachés aux grands genres de la tradition picturale, notamment le paysage. Ici, on observe surtout le renouvellement constant qui caractérise la pratique.

Car le dessin contemporain n'est qu'une période de la longue histoire du dessin occidental. Au Musée de Lodève (ICI), un ensemble d'oeuvres des XV, XVI, XVII et XVIIIe siècles, du collectionneur Jean-François Xavier Atger (1758-1833) nous permet d'approcher des oeuvres exceptionnelles, notamment la série des Fragonard et   "le fleuron de la collection", les dix-sept dessins de Tiepolo. L'occasion d'observer la variété des techniques, des styles et des sujets et d'admirer la modernité de ces dessins littéralement sans âge.

 

Catherine Plassart


photos : 1 - Tiepolo 2 - Coll. F. et D. Guerlain 3 - D. Aguilera


voir aussi : La Feuillée du 11/12/08



Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 



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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 06:26

les peaux du dessin
collection Florence et Daniel Guerlain

du 10 octobre 2008  au  17 janvier 2009


FRAC de Picardie - Amiens (80)





Un ensemble significatif de 210 dessins provenant de la collection Florence et Daniel Guerlain est montré au FRAC Picardie.  Débuté dans les années 80, ce cabinet de dessins reflète tout à la fois la sérénité, la détermination et la spontanéité de choix au sein d’un ensemble plus vaste où voisinent peintures, photographies, sculptures et arts décoratifs. Comme toute collection, il s’enrichit régulièrement et comprend quelques ensembles parfois importants de certains artistes.

La  thématique du corps prédomine dans ce cabinet, il était donc tout naturel que la sélection en tienne compte. De même, cette dernière  respecte la diversité des pratiques contemporaines du dessin représentée dans le cabinet, dans un rapport toutefois exclusif  au papier.


L'exposition s'organise en quatre séquences, "écorchés", "métamorphose", "mythes et légendes", "tumulte et chaos" procurant un ordre à la collection qu'elle n'avait sans doute pas à l'origine.  Elle met aussi en exergue les relations fortes entretenues avec les artistes associés au Prix biennal du dessin contemporain créé en 2006 par la Fondation Daniel et Florence Guerlain : Javier Pérez, Jean-Luc Verna et la lauréate  de 2007 Silvia Bächli.

Il est à noter que le FRAC Picardie qui accueille l'exposition a depuis 1985 fait du dessin la marque singulière de son projet artistique. Avec une grande cohérence, l'institution  suscite "le dialogue entre dessein privé et dessein public".

C.P.

artistes : Eduardo Arroyo, Mark Brusse, Berlinde de Bruyckere, Matt Bryans Robert Combas, Tony Cragg, Wim Delvoye, Daniel Dezeuze, Erik Dietman Atul Dodiya, Marlene Dumas, Marcel Dzama, Richard Fauguet, Roland Flexner Guo Wei, Jenny Holzer, Leiko Ikemura, Cameron Jamie, Thomas Lerooy Eugène Leroy, Christian Lhopital, Frédérique Loutz, Tony Oursler Joyce Pensato, Pavel Pepperstein, Javier Pérez, Chloe Piene Ernest Pignon-Ernest, Anne et Patrick Poirier, Richard Prince, Jorge Queiroz Markus Raetz, Anne-Marie Schneider, Nedko Solakov, Nancy Spero Daniel Spoerri, Daniel Tremblay, Erik Van Lieshout Sandra Vásquez de la Horra, Françoise Vergier, Jean-Luc Verna David Webster, Erwin Wurm





Informations pratiques :

Simultanément à l’exposition « anatomie, les peaux du dessin », le Musée de Picardie et l’École Supérieure d’Art et de Design d’Amiens présentent la collection de Jannick Thiroux. Les deux expositions se rejoignent dans le choix de certains artistes, l’attachement au thème du corps et un attrait commun pour le dessin.  Nous vous avons précédemment présenté : "Des certitudes, sans doute(s) une collection privée d’art contemporain" . Voir ICI


Frac Picardie
45 rue Pointin
80041 Amiens cedex 1
Tél 03 22 91 66 00

ouvert du lundi au vendredi de 14h00 à 18h00
et les samedi  20 décembre, 17 janvier
 fermé jours fériés, les  26 décembre 2008  et 2 janvier 2009

Entrée libre

photo : Christian Lhopital
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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 09:08


Geneviève Besse



Geneviève Besse : une archéologie de l'écrit

Même si,  elle possède depuis trente ans un parcours complice avec les poètes, ce n'est pas le texte seul qui intéresse Geneviève Besse. C'est la forme de l'écrit. Dans ses oeuvres sur papier qui sont autant des "rapiéçages" que des collages, elle organise le visible autour de fragments de manuscrits. Graphies à la plume, surfaces aquarellées contaminent par le dessin et la peinture,   les morceaux de manuscrits prélévés. L'écriture s'en va, le mot et la lettre reviennent dans un dédale de ratures, biffures, griffonages, salissures, déchirements. Peu de lignes, de traits, de cadrages ou de marges. Les compositions de G. Besse sont flottantes,  instables, elles s'accordent à l'indiscipline et au désordre du premier jet de la pensée abstraite chez les auteurs "cités". 

Nous sommes ici dans un  « lieu de passage d'un monde à l'autre, d'une raison à l'autre, d'un désordre à un ordre. » ( J.-M. Laclavetine).  Les mots sont des corps en mouvement qui révèlent les pulsions de l'être. Les lettres partagent leur substance avec le dessin. Et l'artiste nous émeut par sa démarche. Il s'agit pour elle, de sauver ce qui n'est qu'un brouillon pour mieux exalter l'enfance des signes.  Ses graphies fixent sur le papier une étape qui révèle à la fois le projet, les tensions, les hésitations, les maladresses des auteurs. La couleur introduit le mouvement dans l'ensemble. "Le Bleu. Stries. Sillages d'une mer qui se retire" (J. Held),  découvre et rend lisible,  les traces illisibles de l'écriture dans sa génèse. 


C.P.


Geneviève Besse offre la possibilité aux "moins de quarante ans" de bénéficier de réductions importantes sur un ensemble d'oeuvres sur papier entre le 15 et le 31 décembre 2008. Son désir étant de faciliter l'achat d'oeuvres originales à cette génération en particulier.

Accès ICI au dossier PDF des oeuvres qu'elle propose.


voir aussi : le site de l'artiste, un choix de ses livres d'artiste

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