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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 06:34




PHILIPPE SEGALARD
entretien Frédéric-Charles Baitinger
musique Philippe Raynaud
réalisation Paul Dessanti
Production Art-Up TV


VOIR LA VIDEO

 



&

SOUS UNE PAUPIERE DE ROCHE.
PHIPIPPE SEGALARD


Sous une paupière de roche

 Pures oscillations intensives de lumière, les couleurs sont l'âme des formes et l'esprit de la matière. Voilà peut-être pourquoi Philippe Ségalard, peintre-poète, ne peint ni des êtres, ni des paysages, mais leur entrelacement. Ne connaissant ni coma, ni demi-ton, les couleurs sur ses toiles glissent entre leurs noms, passent par-dessus les lignes qui les entourent et se mélangent entre elles sans jamais renoncer à leur ambition : saisir du monde perçu sa vibration. Et si la couleur était à la peinture ce que le rêve est à l’inconscient : un espace intermédiaire entre l'informe de nos émotions, et l'espace informé de notre conscience ?

par Frédéric-Charles Baitinger







Les œuvres de Philippe Ségalard ne sont ni abstraites, ni conceptuelles, mais lyriques - au sens où Kandinsky l'entendait : au fil des couches qui les recouvrent, chaque inflexion de ton, chaque touche brossée y capte en couleur la complexité d'un état d'âme. Pensez à la part musicale que prendra désormais la couleur dans la peinture moderne. La couleur qui est vibration, de même que la musique, est à même d’atteindre ce qu’il y a de plus général et partant de plus vague dans la nature : sa force intérieure. (Kandinsky, Du spirituel dans l'art)

De purs formes non identifiables surgissent du néant de la toile comme si la vie même s'y exprimait. Materia prima dirait Jacob Boehme - contenant universel et néant pur ; la couleur est toujours en acte et en puissance au même moment. A l'instar du peintre Frenhofer, auteur imaginaire du Chef d'œuvre inconnu, la forme, pour Philippe Ségalard est un Protée bien plus insaisissable et plus fertile en replis que le Protée de la fable ; ce n'est qu'après de longs combats qu'on peut le contraindre à se montrer sous son véritable aspect. Indice plutôt que signe, les éléments figuratifs de ces tableaux ne cessent de changer d'état. Dans l'oeuvre Jour de vent (Du vent pour Vincent) par exemple, notre oeil ne sait jamais sur quelle forme s'arrêter ni si les figures qu'il voit existent effectivement sur la toile.

Si Philippe Ségalard ne connaît rien des idées qui préexistent aux formes qu'il peint, cette « non-connaissance » est le résultat d'un combat avec le visible lui-même. Combat sensuel et lucide, réfléchi et passionné, l'enjeu de sa lutte est éthique plutôt qu'esthétique, même si, pour triompher, l'artiste qui s'y livre doit sans cesse retrouver, dans l'invisible de ses sensations, la beauté vivante du monde.

Mais où commence et où s'arrête cette impalpable étreinte avec l'informe ? Comment la surface immobile de la toile peut-elle devenir la partition visible d'un sentiment ? Voilà la question sur laquelle le peintre lui-même achoppe mais qu'il résout pourtant en acte dans son œuvre. Spectateur de ses propres créations, Philippe Ségalard confesse : « Si un tableau ne me surprend pas, je n'ai pas de raison de l'aimer ». Mais qu'est-ce qu'aimer un tableau sinon apprendre à adhérer à son mystère ? Et si la peinture devenait l'expression même de l'Inconnu ? L'œil muet, sous une paupière de roche : 


Il y aura un œil encore,
Un œil inconnu, à côté
Du notre : muet
Sous une paupière de roche
Venez, forez votre galerie...
Paul Celan (Confiance)

 


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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 06:15

du 8 novembre 2008 au 9 février 2009 



musée  Chagall - Nice (06)



Roman Opalka



Roman Opalka : Un monument au temps.

Roman Opalka n'a pas de disciple ni d'adversaire. Il avance  silencieusement depuis 1965 dans l'énoncé mathématique du passage du  temps. " Je voulais manifester le temps, son changement dans la durée  ", dit-il. Sa peinture, d'abord sur fond noir, puis dansant vers le  blanc, est faite de nombres partis à la poursuite de l'infini et  délicatement marqués au pinceau fin sur la toile. Seule la mort de  l'artiste sanctionnera le terme du parcours.

Celui qui s'est installé dans la demeure de l'arithmétique veille nuit  et jour, traçant des alignements horizontaux chiffrés, de plus en plus  orientés vers l'invisible. La question de sa conversion au combat contre le néant fait date.   Jamais jusque là l'amour des hommes n'avait inspiré pareil esprit  sorcier.

Abandonné à sa manière, Opalka sans désarroi, comme une voix  d'outre-tombe, nous fait entendre le murmure des profondeurs de  l'avenir. Pendant ce temps-là les vivants errent sur les chemins de la  vie.

PG

Exposition Roman Opalka du 8 novembre 2008 au 9 février 2009 au musée  Chagall de Nice.



Roman Opalka

« Je voulais manifester le temps, son changement dans la durée, celui que montre la nature, mais d'une manière propre à l'homme, sujet conscient de sa présence définie par la mort : émotion de la vie dans la durée rréversible. » Opalka

en savoir plus sur Roman Opalka : ICI



informations pratiques :

Musée national Marc Chagall
Avenue du Docteur Ménard
06000 Nice
tel  04 93 53 87 35 et 04 93 53 87 39
musee.chagall@culture.gouv.fr

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10h à 17h



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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 07:14

  du 21 janvier au 15 mars 2009

Présidential - Quimperlé (29)





Depuis 2002, Jean-Pierre Hue a renoncé à la toile  pour peindre sur support transparent et lisse (verre, plexiglas, vinyle …) Il utilise la très ancienne technique de la peinture sous verre. Il l'a adaptée  pour produire également des laques sous plexiglas. L'un et l'autre procédés répondent  chez lui à un besoin de mise en chantier de la  profondeur dans les champs de la perspective et de multiplication  des plans  pour une lecture plurielle de l'oeuvre.


Le peintre est visionnaire. Son sujet, la ville de demain, est décliné dans une suite d'oeuvres où il nous donne à voir des cités technologiques démesurées, agrégats désordonnés de gratte-ciels, enchevêtrements labyrinthiques de voies de circulation,  carrefours des désirs, des devenirs de l'homme. Un homme qui semble absent de ce monde virtuel mais dont la  présence patente s'inscrit en mouvement dans le tableau par des mots, des onomatopées,  comme dans les mangas.   Les œuvres ainsi produites, à la fois construites et baroques, puisent dans une grammaire abstraite et pourraient se rattacher, s’il  fallait les qualifier, à un courant néo-futuriste.


L'exposition propose un ensemble d'oeuvres récentes de petits, moyens et grands formats. Elle  est à voir au Présidential à Qimperlé du 21 janvier au 15 mars 2009.

C.P.


voir aussi : la vitrine de Jean-Pierre Hue sur Art Point France

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 07:00

du 31 janvier au 3 mai 2009

Le magasin - Grenoble




 david altmejd

 “Dès le départ, j’ai voulu faire quelque chose de très différent de tout, de très bizarre, et en même temps de très séduisant, à une époque où ce n’est pas très à la mode d’être séduisant. Certains disent que ce n’est pas le rôle de l’art d’être séduisant. Mais pourquoi les films pourraient-ils être visuellement magnifiques et pas les sculptures” - David Altmejd.


Le Magasin présente pour la première fois en France le travail de l'artiste canadien David Altmejd. L'installation est composée de six sculptures qui représentent des géants de plusieurs mètres de haut. L’aspect de ces géants est décliné depuis une forme brute basée sur des volumes géométriques schématiques jusqu’à une forme biomorphique composite, celle du loup-garou, figure mi-animale mi-humaine emblématique des tensions antinomiques dont se joue son travail. Ces géants sont composites également dans les matériaux qui les constituent. A la froideur du verre et du métal, qui sont les matériaux privilégiés de Altmejd, sont associés des matériaux naturels ou résidus de matières vivantes. L’installation sera présentée dans l’espace central des galeries du Magasin dont l’accès et la sortie se feront par un labyrinthe couloir. Toutes les parois seront recouvertes de miroirs.

L'installation  de David Altmejd initialement conçue pour le musée d'art contemporain de Denver (28 octobre 2007-11 mai 2008) qui a rejoint depuis la collection de Walter Vanhaerents à Bruxelles est à voir au Magasin de Grenoble du 31 janvier au 3 mai.



informations pratiques :

MAGASIN
Centre National d'Art Contemporain de Grenoble
155 Cours Berriat
Site Bouchayer-Viallet
38000 GRENOBLE


Du mardi au dimanche de 14h à 19h.
04 76 21 65 25
service-culturel@magasin-cnac.org


voir aussi : http://www.magasin-cnac.org/

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 07:09

PAYSAGES EN OSE

Du 19 décembre 2008 au 28 février 2009


galerie Isabelle Gounod - Paris (3)



Michaële-Andréa SCHATT

La pratique de la peinture chez Michaële-Andréa Schatt est un outil simple, direct et révélateur. C'est aussi  un espace où il est possible de reprendre son souffle, de respirer,  une sorte de creux et  de silence. L'artiste peint le souvenir des paysages. Le sujet ne constitue pas l'unité de l'image qui est  une combinatoire d'éléments disparates. Elle procède par recouvrements successifs,  superpose les fragments mémoriels.

Avec les "Paysages en Ose" Michaële-Andréa Schatt contamine le lieu par la couleur. "Ces derniers temps, j'avais envie "d'oser" - Rrose Sélavy, la ritournelle de Duchamp.  "La Vie en Ose" m'est venue à l'esprit : "On suppose, on oppose, on impose, on appose, on dépose, on repose, on indispose ...". et tout cela en rose tape-à-l'oeil pour défier la nature et déplacer le regard.  Le tableau est couvert "d'empreintes". Elles évoquent ombres de manteaux, paysages, paysages-manteaux, paysages mentaux... Prolifération du verbe, mutation du mot, transformation  de la syntaxe picturale. Aux paysages s'ajoutent les kimonos qui se plient  et se déploient tels des origamis. Le paysage devient manteau,  enveloppe,  le kimono,  corps en négatif.


Inversions, écarts, Michaële-Andréa Schatt, dans ses grands formats exposés par la galerie Isabelle Gounod à Paris, retourne la peinture comme un gant et habille la toile de joyeuses couleurs.

C.P.

informations pratiques :

Galerie Isabelle Gounod
13, rue Chapon
75003 Paris
+33(0)1 48 04 04 80

du mardi au samedi de 12hà 19h

voir aussi : http://www.galerie-gounod.com/expositions.htm

 

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 08:00


La Feuillée

Edito : Rencontres innovantes.

Les vernissages dans les galeries, musées, centres d'art, foires... sont l'occasion d'entrevues avec les artistes. Toutefois dans ces circonstances tantôt mondaines, parfois conviviales, l'échange est souvent réduit aux signes de sympathie. Les questions demeurent sur le bout de la langue. Et l'admirateur sur sa faim.


Pour provoquer la rencontre et vivre l'échange avec l'artiste, Frédéric-Charles Baitinger cririque d'art et Paul Dessanti vidéaste ont conçu le projet de réaliser des portraits en vidéos. Ils préparent l' entretien prévu pour le jour J de la prise de vue. Ils ont rendez-vous avec l' artiste dans son atelier ou dans l'espace de l'exposition. Celui-ci est disponible et heureux de dialoguer. La rencontre dans toutes ses dimensions humaines et artistiques a lieu.


Au montage, les questions sont gommées. Restent les mots, le ton, la parole de l'artiste. S'imposent ses expressions, ses attitudes, une manière d'être. Les plans rapprochés nous convoquent dans la conversation espérée, nous conduisent sur le lieu du face à face attendu. L' oeuvre de l'artiste dans cet éclairage si particulier prend tout son sens. En quatre minutes, grâce à Frédéric-Charles Baitinger et Paul Dessanti un petit miracle se réalise. L'art et la vie ne font font plus qu'un.

Catherine Plassart



photos : 1 - Fred Deux 2 -Philippe Ségalard


voir aussi  : La Feuillée du 05/01/09



Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 


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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 07:46

du 18 décembre au 17 janvier


Galerie Pierre Marie Vitoux - Paris (4)


Julien Spianti




Acta est fabula1
par Frédéric-Charles Baitinger


Figures à peine suggérées, espaces fantomatiques ou déconstruits, sur chaque dessin de Julien Spianti plane un sentiment d'angoisse et d'inachèvement. Des incises temporelles perturbent l'unité des scènes : les planchers germinent ou se liquéfient, les murs s'effacent ou s'ouvrent sur des portes. Avec une maîtrise et une sûreté impressionnante, ces dessins nous projettent au cœur d'un monde libidinal et pulsionnel où les fantasmes et les chimères ne sont plus des leurres, mais les éléments constitutifs d'un monde en perpétuelle métamorphose. 

Il pleut dans la chambre. Une barque vogue sur un plancher. Des lattes s'écoulent comme un ruisseau. Si nous jugeons d'une peinture par l'effet qu'elle produit sur notre imagination, nous ne pouvons que saluer l'étrange imbroglio de ces compositions dont la force plastique fissure l'instant unique de la peinture en y superposant de multiples événements. Et si, en un seul espace, coexistaient une succession de corps portant comme des stigmates les traces de leurs changements ?

Prenant à contre pied la formule de Lessing – l'artiste ne peut jamais saisir qu'un seul instant de la nature toujours changeante - les œuvres de Julien Spianti, bien que physiquement soumises à cet impératif, ne cessent pourtant de le subvertir et d'entraîner notre imagination dans un dédale de songes et d'actions concomitantes. Reprenant à son compte les acquis des peintres cubistes et les leçons physico-surréalistes du Poisson Soluble, les scènes qui nous sont présentées intègrent  plusieurs temps et plusieurs lieux selon différents points de vue.

Julien SpiantiMais cette audacieuse déconstruction du temps et de l'espace n'a pas pour objectif de rompre avec la figuration. Bien au contraire. Chaque déplacement y sert une composition d'ensemble qui fonctionne comme une invitation au délire et à la divination : dis-moi ce que tu vois, et je te dirai qui tu es. L'œil du spectateur n'est plus ici le récepteur passif d'une œuvre sans référence, mais le point de catalyse où le silence de la toile se transforme en désir de fabulation.

Fabula rasa. Ni symboliques, ni narratives - au sens ou d'ordinaire ce mot s'entend, les œuvres de  ce jeune artiste étendent les limites de la figuration. Les corps qui les hantent n'y sont plus les points d'appui d'une histoire déjà connue, mais des nébuleuses vrillant l'équilibre interne des scènes tout en y insufflant la vie – c'est-à-dire le temps; même si le temps ici se mesure en terme d'échauffement d'espace.

Voilà peut-être pourquoi les histoires que ces dessins nous content ne se laissent pas facilement prendre dans les filets du langage. Ne connaissant ni avant, ni après, mais un éternel présent mouvant, les actions qui s'y déroulent ne sont que virtuelles, et les verbes qui pourraient servir à les décrire, sans sujet. 






informations pratiques :


galerie Pierre Marie Vitoux
3, rue d'Ormesson
Place sainte Catherine
75004 Paris
01 48 04 81 00

voir aussi : le site de la galerie Pierre Marie Vitoux


Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 10:37

 


En 2009, on mettra la dernière main au Centre Pompidou-Metz . L'ouvrage des architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines doit être livré dans le courant de l'année 2009. Bientôt son toit vaguement inspiré d'un chapeau chinois mais qui peut aussi faire penser à un chapiteau, abritera outre les nombreux espaces d'exposition,  un studio de création pour des projections ou des performances artistiques, un auditorium, une librairie-boutique et un restaurant-cafétéria.



Situé  à proximité de la gare TGV et du centre-ville, il a pour projet de s'enraciner dans la région messine et pour ambition de s'ouvrir sur l'Europe. Pour atteindre ces objectifs, le conservateur du lieu,  Laurent le Bon promet une programmation propre à l'établissement et une politique événementielle. Le choix des oeuvres présentées issues principalement du Musée national d'art moderne (Mnam) sera  réalisé en concertation avec le Centre Pompidou et  renouvelé régulièrement. On sait d'ores et déjà que la hauteur sous plafond exceptionnelle du bâtiment permettra de présenter des oeuvres monumentales. "Parade" de Picasso (rideau pour le ballet Parade 1917,  10,50 mètres sur 16,50 mètres, d'un poids de 45 kilos) trop rarement exposé sera la pièce maîtresse de l'exposition "Chefs d'oeuvre" programmée début 2010 pour l'inauguration du centre.

Avant cela et pour préfigurer l'ouverture, la manifestation "Constellation"  prévoit  les 15, 16 et 17 mai 2009, trois jours d’événements, avec conférences, projections de films, concerts, spectacles… Ces trois jours ouvriront une période de cinq mois (du 15 mai au 3 octobre 2009) durant laquelle des expositions éphémères, permettront de montrer des oeuvres majeures dans la ville.

C . P.

voir aussi : le site du Centre Pompidou-Metz 

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 07:15

"Cinq arcs de cercles pour Blandy-les-Tours"
Les sens de la visite
Installations architecturales et sensorielles


du 27 décembre 2008 au 8 février 2009


Blandy-les-Tours


 


Felice Varini intervient in situ dans un lieu chaque fois différent et son travail évolue en relation avec les espaces qu'il est amené à rencontrer. Pour le château de Blandy-les-Tours, il collabore avec l'artiste Krijn de Koning qui a construit au centre de l'enceinte du château une archisculpture de couleur rouge. Felice Varini a relié cette sculpture à des points extrêmes du château-fort au moyen d'arcs de cercles. Un seul point de vue permet de distinguer la figure géométrique créée. En dehors de ce point et selon les déplacements du spectateur, des fragments de la figure initiale sont à découvrir dans leurs formes inattendues.

Les installations de Felice Varini et de Krijn de Koning au château de Blandy-les-Tours s'inscrivent dans la programmation d'un nouveau festival entièrement gratuit, Dépayz’arts qui a lieu du 27 au 31 décembre, dans des paysages exceptionnels, sur 5 sites de Seine-et-Marne, avec des artistes connus ou prometteurs du théâtre, du cirque, des arts plastiques, des arts de la rue, de la danse, des projections, des mises en lumière, de la musique...  



5 jours, 5 sites
01 - Saint-Fargeau-Ponthierry : Usine de papiers peints Leroy.
02 - Le Mée-sur-Seine : Immeuble Plein Ciel.
03 - Ormesson : Carrière des Vieilles Vignes.
04 - Blandy-les-Tours : Château de Blandy-les-Tours.
05 - Fontainebleau

voir :  le site du festival, le programme
le site de l'artiste

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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 05:44

Remise à jour

du  17 décembre au 24 janvier 2009.


Le Parvis, Centre d'art  contemporain - Ibos (65)


John Armleder



Esthétique de l'événement : John Armleder
La présupposé tacite de John Armleder, plasticien, est qu'un évènement  pictural , disons esthétique au sens large, qui inclut la peinture  murale, le film, les multiples, n'est que la somme des expériences  subjectives qu'en font les individus, le percevant et le jugeant.

Ensuite l'artiste porteur de sens se confronte aux lieux qui  l'affectent. La vie de l'oeuvre se déploie dans cet intervalle :  réception, médium, discussion sur soi-même et temporalité en dernière limite. A savoir qu'une oeuvre est toujours éphémère et provisoire. Elle nous  surprend, nous interroge ( et l'artiste aussi bien), au cours de  l'histoire. De même que pour le plasticien elle détourne aussi  l'espace : murs, panneaux.

La critique de la notion de fait artistique absolu, donné une fois  pour toutes, est accomplie par ce travail construit sur des motifs  empruntés à des catégories temporelles aussi : cercles croissants,  rayures, taches... L'important étant ici de saisir le primat de  l'investigation "historique" de l'espace.

C'est ainsi que John Armleder "réactive" une oeuvre produite en 1997  et intitulée (1967-1997), reproduction de motifs muraux déjà conçus à  l'époque.

  PG


Le Parvis organise une exposition en 2 parties afin de faire dialoguer les oeuvres de John M. Armleder et Michel Aubry. Armleder investit le lieux en premier en réactivant une oeuvre de 1997. Sont également présentés une sélection des Films de John Armleder ainsi que des multiples de l’artiste.


Informations pratiques :

Centre Leclerc Le Méridien
Route de Pau
65420 Ibos

Tel. 33 5 62 90 60 82


John Armleder"Signal " de John Armleder

Le vendredi 21 novembre 2008, la ville de Montélimar a inauguré une tour monumentale et lumineuse au coeur de son centre-ville.  "Signal" de John Armleder est la première commande publique d'oeuvre en extérieur,  qu'il réalise en France.

 L'artiste suisse a installé des sculptures monumentales dans plusieurs grandes métropoles internationales. Pour Montélimar, il a proposé un véritable défi technique, édifier une tour cylindrique monumentale et lumineuse implantéee sur le toit d’un « Café des Arts ». La conception de  la tour « Signal » signe une collaboration réussie entre le monde de l’art et de l’industrie.

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