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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 05:16

du 28 octobre 2008 au 15 février 2009


Guggenheim Bilbao Museoa - Bilbao (Espagne)



 Cy Twombly  Cy Twombly




Avancer à grands pas avec Cy Twombly.
Cy Twombly (né en 1928 aux Etats-Unis) donne le sentiment de se jouer  de tous les combats. Son rapport à la peinture qui a pu en faire rire  (à tort) quelques uns mérite d'être pris au sérieux. Rien n'est dû ici  à la vanité. L'assurance, la gaieté, la réflexion, sont pesées sans sacrifice à la  facilité. Peintre abstrait, lyrique, sans débauche de couleurs ou  d'effets gratuits (les signes sont aussi médités), il satisfait au  précepte de nous faire attendre ce que l'on voit. Pas de mauvaise  surprise enfin ici et c'est la force de cette écriture picturale qui  bénéficie là d'un récent achat de neuf toiles de grand format : "Neuf  Discours sur Commode" (1963) montrées ensemble. Trois autres séries se  suivent : "Ferragosto" (1961), "Hero and Leandro" (1984) et "Quatre  Saisons" (1993-1994).

Jamais mensongère, l'oeuvre s'efforce de détruire l'indifférence du  regard. C'est cela qui fait la hardiesse et l'opiniâtreté de la parole  du peintre. Les règles de Cy Twombly sont à l'opposé de la  bouffonnerie. On parlera plutôt ici d'une hérésie nourrie de  littérature et d'histoire, qui a reussi.

PG

Cy Twombly

photos : (1)  Cy Twombly "Hero y Leandro" (a Christopher Marlowe) Roma, 1985 Colección particular (2) Cy Twombly  "Suma" 1982 Daros Collection, Suiza



informations pratiques :

du mardi au dimanche de 10h à 20h


voir aussi  : le site du Guggenheim Bilbao Museoa

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 05:42





LE JARDIN DES DELICES
Jérôme Bosch
Textes de Jacob Boehme et Jean Scott Erigène
Musique J.J. Ruhlman (clarinettes), Paul Davis (guitare) Brice Gatinet (guitare)
et l'atelier de musique improvisée de Montréal
Production Art-Up TV


Réalisation Frédéric-Charles Baitinger et Paul Dessanti




VOIR LA VIDEO




&

LE JARDIN DES DELICES
OU LE REGNE DE L'AMOUR
JEROME BOSCH


 Le Jardin des Délices est un l'un des trois triptyques que Bosch n'a pas réalisé pour le compte de l'église catholique. Henri III, comte de Nassau, est son mécène le plus vraisemblable. Mais il est possible aussi que Bosch l'ait exécuté pour le compte d'une secte hérétique : la secte des Frères du Libre-Esprit. Or, pour cette secte gnostique, le mystère du salut ne résidait pas seulement dans la prière et la contemplation, mais dans l'accomplissement d'un nouveau culte Adamique capable de faire de l'union charnelle de l'homme et de la femme, le fondement d'un second paradis.

par Frédéric-Charles Baitinger








La sphère qui recouvre la face extérieure du triptyque représente la terre au matin du troisième jour. Une étendue vallonnée et couverte de végétation y sépare les eaux d'avec les eaux, et chaque arbre selon son espèce y produit son fruit. Dieu, au sommet gauche du tableau, perdu dans les ténèbres de la nuit, contemple sa création. Mais, à la différence des peintures plus conventionnelles qui représentent généralement le récit de la Genèse par des scènes figées, Bosch insiste, lui, sur le dynamisme du processus par lequel les phénomènes naturels s'engendrent les uns les autres. Si la terre produit de la verdure, les herbes des semences et les arbres des fruits, c'est d'abord et avant tout parce que l'eau qui les nourrit ne cesse de changer d'état, de passer de l'état liquide à l'état gazeux, reliant ainsi le monde d'en haut, couvert de nuages, au monde d'en bas, baigné dans l'eau.



Toutefois, ce dynamisme ne se contente pas de suggérer l'idée de cycle et d'auto-fécondité, mais il sépare de manière très claire les deux temps du processus. Entre le volet gauche du triptyque, sur lequel une brume matinale scintille dans la campagne en fleur et le volet droit où d'épais nuages noirs s'amoncellent, Bosch ne nous suggère-t-il pas ce qui se cache derrière chacun de ces panneaux ?



1.Ipse dixit et facta sunt, Psaume 33, verset 9
« Car il dit et la chose existe »

 Au dos du volet gauche, volet sur lequel l'eau rejoint le ciel ou le ciel la terre, figure une représentation fort étrange du jardin d'Eden dans laquelle ce n'est plus le Dieu de la Genèse qui présente Eve à Adam, mais le Christ des Evangiles qui unit ce premier couple encore innocent. S'inspirant peut-être de la pensée de Jean Scot Erigène pour qui « le Seigneur Jésus a unit en lui ce qui avait été divisé dans la nature humaine, c'est-à-dire les deux sexes, mâle et femelle» (Jean-Scot Erigène, De la division de la Nature D-538) Bosch invente ici une scénographie non-conventionnelle dans laquelle l'idée même de péché originel est évacuée au profit d'une pensée plus optimiste et qui pourrait se formuler en ces termes : Si Adam aime Eve et réciproquement, c'est d'abord et avant tout parce qu'ils aiment tous deux le Christ qui les assemble. Seule la médiation bienveillante du Christ unie pour l'éternité les amants.



2.Ipse mandavit et creato sunt, Psaume 148, verset 5
« Car il ordonne et la chose arrive »

 A l'inverse, au dos du volet droit, volet sur lequel la terre n'est pas reliée au ciel mais où le ciel s'apprête à fondre sur la terre en un orage violent, Bosch a figuré une scène d'apocalypse dans laquelle toutes sortes de vices affligent les hommes et transforment la terre en un véritable capharnaüm. Eve qui, sur le volet gauche, baissait les yeux en signe de pudeur pour ne pas rencontrer ceux d'Adam, s'y regarde dans un miroir en compagnie du diable, un crapaud noir tatoué sur le coeur. La fontaine de vie qui irriguait la jardin d'Eden s'est desséchée jusqu'à devenir un arbre mort soutenu par deux embarcations prises dans les glaces. A l'harmonie préétablie du paradis se sont substituées les dissonances d'un monde succombant sous le poids de sa démence.



Mais la question se pose maintenant de savoir quel monde Bosch a inventé entre ces deux extrêmes, entre le panneau de gauche, double figure – naturelle et spirituelle – de l'union des contraires et le panneau de droite, image orageuse et passionnée de la vanité du monde, et de la colère de Dieu. Une chose est sûre, il semble que Bosch ait voulu nous suggérer que ce monde n'existe que sur une ligne de faille, dans un lieu et un temps que nous ne connaissons pas encore, mais qui pourtant, de toute éternité, existe dans l'imagination de l'homme. 




Ce qui frappe d'abord, dans ce panneau central, c'est la profusion des êtres qui le peuplent et leur étroite parenté. Serait-ce les enfants d'Eve et d'Adam peuplant le paradis ? C'est là, en tout cas, ce que nous laisse entendre le petit groupe de personnes, en bas à gauche du tableau, qui nous désigne d'un geste de la main le jardin d'Eden. Reflet idyllique de la célèbre formule des Evangiles : « Ceux qui aiment Dieu véritablement deviennent un paradis de Délice et un arbre chargé de fruit », ce tableau nous délivre une image positive et idéalisée de la sensualité et des passions. Jouant les uns avec les autres comme si la pudeur ou l'envie n'existaient plus, ces enfants du paradis ne semblent vivre que pour se réjouir de leur existence sans pour autant sombrer dans la débauche ou la démesure. 

 

Mais ne nous y trompons pas. Cette image idyllique n'est pas une représentation d'un âge d'or perdu, ni moins encore celle d'une humanité innocente et ignorant le péché. Elle est plutôt comme le rêve en mouvement d'une humanité connaissant la tentation mais essayant de ne pas y succomber. C'est pourquoi la mal et la souffrance y existent encore par endroits, mais toujours contrebalancés par la prodigalité de la nature et par les actes de charité qu'accomplissent les hommes les uns envers les autres.  

 

Triomphant des tous ses mauvais penchants, la nature bestiale des jeunes mâles, chevauchant avec dextérité toutes sortes d'animaux, y encercle, en une sarabande délurée, des femmes nues aux corps séduisants. Mais ce débordement d'énergies, presque bachique, ne se résout pas dans l'ivresse et la transe des participants, mais exalte plutôt la maîtrise des cavaliers et l'attraction presque cosmique qui les pousse à tourner en cercle, tel  des satellites amoureux, autour de l'être aimé. Point d'orgue et ligne de fuite de ce panneau, la Fontaine de Vie qui, dans le Jardin d'Eden abritait en son centre la figure de la sagesse – un hibou offre maintenant aux couples d'amants un espace ombragé où consommer leur amour. 



 Figure tutélaire, et pourtant presque cachée de toute cette composition, l'Eve originelle, peinte en bas à droite du tableau, tient dans sa main le fruit défendu sans pour autant le porter à sa bouche. Ses épaules et ses bras sont recouverts d'éclats d'or – symbole de l'alchimie et de la métamorphose – et son regard, tourné vers le haut, contemple l'ensemble du tableau. Est-ce là l'image SOPHIE, chère et très noble vierge de l'amour divin, qui selon les paroles de Jacob Boehme, « te conduit par la porte de la noble épouse, qui est dans le centre, dans la limite de séparation entre le royaume du ciel et de l'Enfer. » Peut-être. Mais une chose est sûre, cette peinture de Bosch n'est ni une représentation du paradis perdu, ni, comme le voulait la tradition, une mise en garde contre les plaisirs de la chair, mais le rêve harmonieux que porte en son sein la divine épouse du Christ ressuscité.


 
  Bibliographie :
- Hans Belting, Le Jardin des Délices.
- Jacob Boehme, Confessions.
- Jean-Scot Erigène, De la division de la Nature.
- Wilhelm Fraenger, Le royaume Millénaire.
- Léon Réau, Iconographie de l'art chrétien.


 



 

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 05:32

Abstraits

jusqu'au  1er février 2009

Museum Ludwig - Cologne (Allemagne)

 

Gerhard Richter

Pour la première fois, une vaste exposition muséale est consacrée à la peinture abstraite de Gerhard Richter. La présentation s'ouvre avec  les séries "Cage" 2006 et "Forêt"  2005, elle passe par "Bach" (1992) et "St. Gall" (1989), elle remonte jusqu'au "Bleu" (1988) et "Pierre" (1986).


L'artiste qui produit des « peintures d’images » et  des « images d’abstractions », emploie indifféremment pour l'une ou l'autre production une  technique bien particulière qui  consiste à superposer, dans le « frais », les couleurs passées au couteau à enduire. Le processus pictural  assume et contôle les accidents. L'artiste fraie  avec  "l'ineffable et l'inconcevable".


Quarante tableaux abstraits, Abstraktes Bild,  réalisés par Gerhard Richter entre 1986 et 2008 sont présentés seuls  pour la première fois sans désir toutefois de catégoriser cet ensemble ni de le distinguer des oeuvres "figuratives". Ils proviennent de collections publiques et privées d'Europe et des Etats-Unis. L'exposition est enrichie par une centaine de documents de travail de l'artiste. Elle est à voir jusqu'au 1er février.

C.P.

 

photo : Gerhard Richter.Claudius, 1986, huile sur toile, 311 x 406 cm, collection de Landesbank Baden-Württemberg. © Gerhard Richter

 

informations pratiques :

Museum Ludwig
Heinrich- Böll Platz
Cologne (Allemagne)
49 221 221 261 65)

ouvert du mardi au  dimanche de 10 à 18 h
chaque premier jeudi du mois de 10 à 22 h

 voir aussi :  http://www.museenkoeln.de/

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 06:39

Une nouvelle vision de l'art



jusqu'au 9 février 2009


Collection Peggy Guggenheim - Venise (Italie)



Jean Dubuffet


Amoureux des avant-gardes,  marchand italien non conventionnel,  collectionneur et revendeur impétueux, éditeur, Carlo Cardozzo  (1908-1963) partageait ave Peggy Guggenheim sa passion pour l'art. La collection Peggy Guggenheim de Venise a choisi pour fêter ses 60 ans, de consacrer  une exposition à cette figure importante de l'art italien et international du milieu du 20e siècle. Non seulement, il a multiplié les activités, mais il a aussi imaginé de nouvelles stratégies culturelles, des méthodes de promotion inédites. Il a accumulé les chefs-d'œuvre, les documents, les objets, les imprimés et les manuscrits. Le tout organisé par Luca Massimo Barbero constitue l'exposition  Carlo Cardozzo "Une nouvelle vision de l'art", elle est  à voir jusqu'au 9 février 2009.




Carlo Cardozzophoto : Jean Dubuffet, Frondaisons héroiques avec personnage, 1954, olio su tela, 115 x 89 cm.


informations pratiques :

Collection Peggy Guggenheim
Palazzo Venier dei Leoni
Dorsoduro 701
30123 Venezia

Ouvert de 10h00 à 18h00 tous les jours sauf le mardi.
 +39 041.2405.411

voir aussi : www.guggenheim-venice.it

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 06:54

du 15 janvier au 8 mars 2009

Fondation Custodia - Paris (7)

 Mark Brusse

C'est la fondation Custodia qui ouvre la première une série de six expositions monographiques de Mark Brusse, artiste néerlandais installé à Paris depuis 1961. La fondation hébergée par l'Institut néerlandais présente dans le vestibule octogonal de l'hôtel Turgot, un ensemble d'oeuvres sur papier  à la fois ironiques et raffinées de  grand format. Les gravures sur bois, linos, en couleur ou noir et blanc de l'artiste sont accompagnées de quelques "sculptures" récentes en verre de Murano.


D'ici à la fin de l'année 2010, les oeuvres de Mark Brusse seront également présentées  au Musée Faure, au Musée de Gaillac, au Musée des Beaux-Arts de Dunkerque, à la Collégiale Saint-Pierre le Puellier d’Orléans et au Musée d’Art Roger-Quillot.




Mark Brussephotos :
© Mark Brusse, Spirit of the water(horizontal), 1998
The Generous Herat, Mark Brusse, 2008, Verre de Murano, 41x44x35cm
© Berngo Studio


informations pratiques :

Fondation Custodia / Collectie Frits Lugt
Institut Néerlandais
121 Rue de Lille
75007 Paris
01.53.59.12.40
coll.lugt@fondationcustodia.fr

Entrée libre - Du mardi au dimanche de 13h à 19h

accès
Metro: halte Assemblée Nationale
Bus: 63, 73, 83, 84, 94

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 07:15

du 02 au 27 février 2009


galerie Christine Colas  - Paris (3)



Colette Banaigs

Le combat des âmes simplement singulières.
Dans cette peinture l'accent est placé sur la vertu et la liberté hors  des modèles classiques.   La vertu comme un principe de partage qui reconnaît l'égalité des  hommes : l'artiste et l'amateur d'art, voire tout citoyen préoccupé de  sens figuré. La liberté qui présuppose la conscience au sens rousseauiste de  sentiment et d'instinct.

Colette Banaigs oeuvre donc sur le registre de la peinture qui  s'adresse clairement à des individus pour lesquels l'attachement à la  vie rejette l'esprit de guerre et l'affairement à détruire. On reconnaît ainsi comme une vocation au devoir, (loin des dogmes ou de  toute foi) à chasser au-delà ceux qui ont été abandonnés à la nature, livrés au mal ou oubliés de leur propre génie. Apparitions en noir,  messages rouge sang sur fond de terre infinie gravissant les escaliers  du temps.

Ces figures nous adressent toujours enfin  "en creux" le même message  (recouvert et renversant) : celui de l'espérance "métaphysique" d'un  monde meilleur que la vulgarité (parfois masquée et  emprisonnante) restreint avec la force dangereuse contenue dans un  monde corrompu et diabolique parfois séduisant mais jamais compatible,  c'est sûr, avec l'innocence .

PG


informations pratiques :

Vernissage le 12 février 2009 à 18h.

Galerie Christine Colas
8 rue Sainte Anastase
75003 Paris
Tel : 01.48.04.73.00



PUBLICATION :

Le Monde diplomatique
numéro de janvier 2009



Colette Banaigs


"Nous avons découvert que le bien ne peut être consommé par ce qui est esthétiquement attirant et audacieux, que la culture qui ne s'intéresse pas à la politique et exclut toute question sociale de sa compétence s'approche de la barbarie et qu'une personne à l'esprit éclairé assume des responsabilités qui dépassent le domaine de la beauté". Thomas Mann (in Briefe, 1937-1947)


Depuis deux siècles maintenant, les artistes dans leur grande majorité ont la volonté d'agir sur le sol du réel, en témoignant de faits sociaux, de situations politiques et en engageant un point de vue.  Si on écarte la période du réalisme socialiste, on observe que c'est bien la liberté acquise par les artistes qui  leur permet d'écrire "le" politique. Cette connivence avec la réalité, cette manière d'esthétiser le quotidien, d'inscrire sa production dans un contexte est un caractère de la modernité.

L'atelier de Colette Banaigs n'a rien de la tour d'ivoire. Elle peint "Les envahisseurs", "l'Ombre d'un doute", "La mémoire du cri", "Contre-coup", "Terres étrangères"... avec pour horizon la guerre d'Irak. Cependant,  si le titre a une extrême importance pour elle, c'est du tableau que naît le titre et non l'inverse.

Le Monde diplômatique  est le seul journal qui prend le parti  de faire appel à des regards d'artistes - peintres et photographes pour son iconographie. Il ne s'agit pas d'illustrer un propos mais de juxtaposer un point de vue plastique et une approche analytique et critique des questions internationales. Pour accompagner le texte d'Alain Gresh  dans l'article  "La mémoire refoulée de l'Occident", le mensuel pour son numéro de janvier 2009  a choisi un ensemble de tableaux de Colette Banaigs.  Une façon de prendre du recul et de considérer sous un autre angle une problématique actuelle.

C.P.



autre publication :
Colette Banaigs, peintures 2002-2008
ed. lelivredart 2009 12€













voir aussi : la vitrine de l'artiste sur Art Point France


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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 08:06

jusqu'au 10 février  2009


Fondation  Memmo, Palazzo Ruspoli - Rome (Italie)



 Jean-Michel Basquiat  Jean-Michel Basquiat 



Basquiat l'Homme de l'ombre.
Je soutenais qu'il ressemblait à un joueur de flûte, car il avait le  pouvoir d'enchanter les esprits. Mais ses instruments étaient des  pinceaux, des brosses, du papier, de la colle, des toiles et non de  simples sons.
- La différence qu'il y a entre vous et les autres, c'est que vous  semblez ivre de prendre les dieux à témoin. Vous faites jaillir les  yeux hors des orbites, vous forcez les gens à éprouver des émotions  troublantes. Vous transcendez les âmes des anciens esclaves et vous en faites des zombies palpitants qui avouent leur dette aux cultes vaudous.
Jean-Michel Basquiat (ou plutôt son ombre ) me répondit en un éclair que ce n'était pas vrai. Il quittait le monde et le fuyait en peignant. Il avait honte parfois et rougissait aussi de ce qu'il représentait.  En fait son ambition et la recherche des honneurs le taraudaient  aussi, mais il s'en était préservé par l'amour sans souci : les héros marrons ou noirs aux cheveux hérissés comme des autoportraits aux corps désarticulés qui le poursuivaient étaient ses frères.
- Cependant je n'ai aucune ressemblance avec eux. Moi j'ignore tout et je ne sais rien !
- Jean-Michel vous vous cachez encore dis-je. Vous passez votre vie à plaisanter. Vos exercices de gymnastique picturale...
Il n'y avait pas moyen de résister à cet homme fier qui se réjouissait déjà.

PG

Exposition de plus de 40 oeuvres de J. M Basquiat des photos et des  pièces inédites sur le thème du corps humain à voir à la Fondation  Memmo, Palazzo Ruspoli à Rome, Italie, du 2 octobre 2008 au 10 février  2009.


photos :
Jean-Michel Basquiat
Firenze 1985
Photo © Michael Halsband   Self portrait (Plaid), 1983
Acrylic and paper on panel
Thaddaeus Ropac Collection
Salzburg- Paris


informations pratiques :

Palazzo Ruspoli
Via del Corso, 418 - 00186 Rome Exhibition Space
Tel: +39 06 6832179
 fondazionememmo@palazzoruspoli.it


voir aussi : le site de la Fondation Memmo



Pierre Givodan

Chroniques intempestives

 

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 07:07

"Beuys, we are the revolution"


jusqu'au 25 janvier  2009


Hamburger Bahnhof Museum, Berlin.



Joseph Beuys


Souvenir d'un voyage initiatique avec Beuys.
Joseph Beuys (1921-1986) est un rescapé allemand qui traîne ses  fantômes (doubles, triples) d'action en action, de cascades baroques  (installations, dessins, "personnage", en soleil fantasmé (Ô énergie  électrique !).

Ses instruments : la graisse, le feutre, son corps... Son rêve : la sculpture reliée au soleil, peut-être. La vie haussée à  la valeur absolue, certainement.

Artiste de ses jours, considérant que l'oeuvre se nourrit des grands  évènements biographiques ( un accident d'avion durant la guerre sur le  front russe, une "résurrection" chez les nomades en Asie), l'homme a  voulu rejoindre l'utopie d'un art total.

Romantique, ne distinguant plus le dehors et le dedans, le masque  social et le visage intérieur, tel se montre Beuys. Son désir de  transparence qui exprime sans doute un des voeux les plus secrets de  l'esprit idéaliste allemand subsiste dans cette exposition de Berlin.

Aujourd'hui on conserve les traces de ce voyageur sidéral, ses  traineaux et ses cannes, photos de chevaux, son retour à la montagne  ensoleillée. Une femme en or et nue courant dans la brume (dessin,  Sans titre). Le murmure lointain d'une splendeur éphémère.

PG


Exposition "Beuys, we are the revolution", 3 octobre 2008-25 janvier  2009, Hamburger Bahnhof Museum, Berlin. Avec notamment des vidéos de ses performances rendues célèbres.


informations pratiques :

Hamburger Bahnhof -  Museum für Gegenwart - berlin
Invalidenstraße 50-51
10557 Berlin
 +49(0)30 - 3978 3411
 hbf@smb.spk-berlin.de

ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le lundi
nocture le samedi jusque 20h


voir aussi : le site du Hamburger Bahnhof

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 07:09

De la Villa Médicis à la Collection Lambert en Avignon


du 14 décembre 2008 au  31 mai 2009


collection lambert - Avignon (84)






Second volet d’une exposition intitulée Le Grand Tour (en référence à ces voyages effectués par les intellectuels européens en Italie à partir du XVIIe siècle) et initiée au printemps 2008  à l’académie de France à Rome, Villa Medici, Retour de Rome propose un regard inédit sur les œuvres de la Collection Lambert en Avignon.


Si le premier volet donnait à voir à travers plus de 40 artistes cette passion toute personnelle qui anime Yvon Lambert pour la ville de Rome et son histoire, cette seconde exposition poursuit la démonstration que la rupture supposée entre l’art contemporain et les arts du passé doit être nuancée. Mieux encore, que les choix artistiques du collectionneur entrent en résonance avec la culture classique : Virgile, Cicéron, Héliogabale, Dante, Goethe, Stendhal d’un côté, Poussin ou Caravage, Corot ou Uccello, Delacroix ou Le Bernin de l’autre, nourrissent ainsi les orientations de la collection, les acquisitions les plus anciennes, celles des années 1960 et celles qui se poursuivent aujourd’hui.

Les oeuvres sur papier de Cy Twombly sont des références à la mythologie aussi amoureuses que peuvent l’être les « Peintre et son modèle » d’un Matisse ou d’un Picasso ; les collages de Brice Marden sont intimement liés à l’histoire de l’art du Quattrocento. Que dire des séries de bustes de Dante par Andres Serrano, de Virgile par Miquel Barceló, d’un empereur romain par Jean-Charles Blais, des références aux Trois Grâces ou au drame de Niobée par Giulio Paolini…

L'exposition "Retour de Rome" est à voir en Avignon jusqu'au 31 mai.

photo  : Claudio Abate Vue de la loggia de l'atelier del bosco, Villa Médicis, Rome, 2008. Oeuvres de Sol LeWitt, Lawrence Weiner


informations pratiques :

Hôtel de Caumont,
5, rue violette,
F-84000 Avignon
 04 90 165 620

ouvert tous les jours sauf le lundi de 11h à 18h

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 06:22

jusqu'au 8 juin 2009


Musée Puech - Rodez (12)



Les "paysages élémentaires" du sculpteur Bernard Pagès.

Chaque élément, chaque fois, pour chaque sculpture est là comme posé  en équilibre pour une expérience unique. Il s'agit de bois, de métal,  de matière inconnue. Pas vraiment d'organismes vivants, mais plutôt de  processus qui se dérobent au classement .

Employées dans cette entreprise de création, les sculptures sont  toujours en situation non cérémonieuse, plutôt à se représenter comme  des foyers d'essai, de modification, de transfert de sens ;  ballottées, regroupées par on ne sait quel décret. On s'imagine Bernard Pagès comme un émigrant qui transformerait  expérimentalement des accidents de parcours en remontée qui touche au  ciel.

Par une curieuse volonté, sa passion première de faire parler  l'élémentaire (la pierre, le fer, le verre ) se mobilise en direction  de la vie ascendante. Théâtre d'une révolution permanente de la  sculpture, son travail en devient le parti d'une thérapie concrète. Un  poste qui nous permet de ménager l'essentiel : la réception d'un  ordonnancement habitable.

PG

Exposition " Musée sans réserve 5 " jusqu'au 8 juin 2009. Musée Puech  à Rodez. Des oeuvres du peintre Michel Cure et du plasticien François  Bouillon accompagnent ce parcours autour de Bernard Pagès.


informations pratiques :

Musée des Beaux-Arts Denys Puech
Place Georges Clémenceau
12000 Rodez
Tél : 05 65 77 89 60

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