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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 05:48

du 11 au 15 février 2009

Affordable Art Fair - Bruxelles



 Christophe Miralles  Julien Spianti



La galerie Pierre Marie Vitoux a réuni sur un même thème,  le portrait, les oeuvres de quatre peintres Antoine Correia,  Christophe  Miralles,  Alain Nahum et Julien Spianti. Le rapprochement de ses quatre personnalités appelle de multiples combinaisons qui sont autant d'équations plastiques.


Ils en commun le dessin, ils captent le mouvement  :  Nahum - Spianti 
Ils ont en commun la peinture, ils interrogent la matière : Correia,   Miralles
Ils appartiennent à la même génération, ils sont jeunes : Spianti -  Correia - Miralles
Il est cinéaste : Alain Nahum
La gamme des expressions humaines se lit sur les visages  : Correia, Nahum
L'absence de visage hurle l'humaine difficulté d'être soi  : Spianti - Miralles
Pour ces artistes,  la personne est au centre : Correia - Miralles - Nahum - Spianti

Les oeuvres, peintures et dessins sont à voir sur le stand  de la galerie Pierre Marie Vitoux, à la jeune foire Affordable Art Fair de  Bruxelles  du 11 au 15 février 2009.



C.P.


voir aussi :
la vitrine de Christophe Mirallès sur Art Point France
une présentation de l'exposition de Julien Spianti 01/09 par F.-C. Baitinger
le site d'Affordable Art Fair  Bruxelles 
le site de la galerie Pierre Marie Vitoux

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 05:47

Grandes Peintures : 1996-2008”

du 14 février au 5 avril 2009

Centre d'arts Espace Chabrillan - Montélimar (26)



Anne Slacik

Une esthétique sensitive
Jean-Jacques Rousseau médita longtemps sur un ouvrage intitulé " la morale sensitive " qu'il ne fit pas. De l'esthétique qui fonde l'art d'Anne Slacik, on pourrait dire de même qu'elle est sensitive. Cela ne signifie pas que cette peinture soit instinctive. Elle est au contraire profondément réfléchie. Mais, la pensée qui s'y exerce est une
pensée plastique. Intégrée à la peinture et non distincte d'elle, ni déductible en concepts.

Anne Slacik pense en peinture mais c'est une façon d'affirmer que son être tout entier s'engage dans l'acte, non de peindre, mais de " vivre peindre ". Comme la fleur nommée " sensitive " qui se rétracte au moindre toucher, et dont Fontenelle assurait qu'elle a plus d'âme ou une âme plus fine que les autres, les tableaux d'Anne, plus sensitifs que sensuels, semblent sentir qu'un regard se pose sur eux. Ils frémissent, se mettent en état de justifier toute impression jusqu'à la plus subtile.

Ce point de vue conduit à quelques révisions paradoxales. Il faut oser dire qu'Anne Slacik, alors que tout chez elle est couleur, n'est pas un peintre de la couleur mais un peintre de la peinture. Ici la couleur n'est pas une sensation exclusivement visuelle. Elle est liée aux mouvements de la matière que le corps accompagne ; elle émeut d'autres sens par la façon dont elle use des pigments comme d'aromates. D'une certaine façon, la couleur alimente la peinture. C'est sans doute ce que Cézanne lui aussi recherchait quand il parlait de substituer les sensations colorantes aux sensations colorées. Anne Slacik entrave souvent le développement vibratoire, le côté poudre aux yeux, de la couleur par l'effumation des faunes, le rabat des verts, le brouillage des rouges. A moins que des blancs cotonneux n'envahissent et ne dissolvent dans leur lumière la viridité d'un mouvement de l'âme. Car c'est l'être tout entier qui se sent vert, quand il s'agit de peindre un brin d'herbe.

Anne Slacik En fait malgré les titres, " Venise " ou " jardin blanc " ou n'importe quoi d'autre, la peinture d'Anne Slacik n'est pas figurative. Bien plus, elle ne peut l'être. L'analogique est ici principe de création. Le tableau constitue un ensemble, un tout sans parties dans lequel formes et modulations apparaissent dans un continuum. Rien dans l'ordre du digital, du discret ne peut advenir. S'il arrive que le regardeur pense à une fleur, iris ou belladone, c'est que, de la peinture toute entière, émane, comme le ferait un parfum, la fleur qui habitait le peintre durant son travail. Anne Slacik s'approche ici du réel bien plus près qu'en le décrivant car elle serait alors contrainte de s'éloigner pour le voir. Celui qu'elle produit vient des profondeurs de son corps. Il s'est écrit sur cette oeuvre de beaux textes qui parlent de sa fluidité, de son humidité. Je verrais là des eaux de délivrance. Chaque tableau est la mise au monde d'une " chose vivante " qui conserve avec sa créatrice un lien organique.

Mais tous les tableaux ne produisent pas ces crues généreuses. Ainsi, cette oeuvre sur papier de minuscule format portant un texte de Pierre-André Benoît intitulé " coupable ". Couleur caniculaire de latérite oxydée. Plus que sécheresse, milieu anhydre. Surface comme balayée par la descente de vents brûlants. Désert instable soumis à une désagrégation granulaire. L'oeil devient organe du toucher. Les formes brûlées que l'on distingue subissent la même insolation cosmique. Leur matière organique commence à blanchir au-delà de la carbonisation. Elle perd son poids et ne tient plus que par une forme en cours d'effacement.

Le " travail " d'Anne Slacik la met toujours en danger. Mais, c'est aussi parce qu'elle s'engage tout entière que ses inquiétudes, ses souffrances, ses fragilités mais aussi ses hardiesses et ses élans fous peuvent se changer en lumière.

Maurice Benhamou

 


informations pratiques :

vernissage le samedi 14 février 2009 à 18h 
en présence de l'artiste
et lecture de Jean Gabriel Cosculluela


Centre d’arts Espace Chabrillan
127 rue Pierre Julien
26200 Montélimar
04 75 52 10 84



ouvert de 14h à 18h du mardi au dimanche
entrée libre et gratuite


voir aussi
: le site de la Ville de Montelimar 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 16:27
jusqu'au 7 février 2009

galerie Xippas - Athènes



Andre Butzer
 

Les étranges personnages de Butzer avec leurs grands trous noirs à la place des yeux, leurs bouches bées prêtes à crier, leurs bras ballants et leurs pieds mous, émergent d'épais coups de pinceaux et de nombreuses couches de couleurs. Ils semblent s'être évadés d'un Halloween caractéristique, entre morbidité et tendresse, évoquant la palette d'émotions qui s'étend de l'affection à l'effroi.

Emblématiques, ces figures sont le produit d'une culture de masse inventée et personnelle, qui pousse la déformation à l'extrême nous plongeant dans des allusions infinies. De l'histoire de l'art à l'histoire des états, de Munch, Pollock, Baselitz au socialisme national des "SS" et de Siemens à Walt Disney, les références de Butzer à l'histoire américaine et allemande, à la politique contemporaine et historique, à la hiérarchie économique et sociale, à l'industrie du divertissement, la technologie et la science-fiction, sont innombrables.

Dans ses oeuvres les plus abstraites, les figures disparaissent dans le fond et le "monde" qui les entoure s'obscurcit tout comme son emploi chaotique habituel de la couleur laisse place à une uniformité grise seulement interrompue par des lignes éparses et des formes géométriques, grattant la surface comme des patins sur la glace, marquant le passage du figuratif à l'abstrait sans pour autant l'accentuer.

Pour sa première exposition personnelle à la galerie Xippas d'Athènes, André Butzer a présenté à la fois des peintures de grands formats et des petits dessins dans la lignée de l'expressionnisme de science fiction qui lui est souvent attribué.


photo : Sans titre 2008 Huile sur toile 120 x 160 cm

informations pratiques :

galerie Xippas
Sofokleous 53D
105 52 Athens
Grèce
t. + 30 210 33 19 333

du mardi au vendredi 12h00 - 20h00
samedi 12h00 - 16h00
Fermeture hebdomadaire dimanche et lundi.


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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 15:04

As I run and run, happiness comes closer



du 10 janvier au 24 février 2009


Galerie Nathalie Obadia Espace I, Paris (4)



Fiona Rae


Depuis le début des années 90, Fiona Rae accomplit une oeuvre picturale complexe, puissante et très singulière. Parce qu'elle est née en Asie  et a été formée en Grande-Bretagne, les cultures occidentale et orientale se mêlent dans ses constructions pop-abstraites très rythmées. Les séries  "Hong Kong Garden" ou "Swag" sont des compositions formelles et colorées subtilement accordées comparables aux chapitres d'un livre d'aventures.

Nicolas Bourriaud parle de "l'Atlas" de Fiona Rae dans le catalogue de cette nouvelle exposition à la galerie Nathalie Obadia. Il  évoque ses " "formes-trajets" qui constituent  autant de cartes d'espaces en mutation dans lesquels nous sommes amenés à évoluer  entre les emblèmes, signes, néons clignotants, parois sales, signalétiques, messages..." Il fait remarquer que l'artiste traite de manière surprenante et originale l'un des enjeux majeurs de la peinture contemporaine, à savoir, le tableau, elle en fait  un  "espace stratifié, nomadique... le GPS (Global Positioning Satellite) de notre présence au monde."

L'exposition de Fiona Rae est à voir jusqu'au 24 février 2009. Un catalogue est publié à l'occasion de l'exposition. Il s'accompagne d'un texte de Nicolas Bourriaud.


Catherine Plassart

informations pratiques :

Galerie Nathalie Obadia
3 rue du Cloître Saint-Merri
75004, Paris,France
info@galerie-obadia.com
33 (0) 1 42 74 67 68

voir aussi : www.galerie-obadia.com 

 

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 06:27

du 11  février au 14 mars 2009


Galerie Les Filles du Calvaire - Bruxelles





 Pieter Vermeersch

Après avoir attaqué dans les années soixante le règne de l’expressionnisme abstrait, la peinture se permet aujourd’hui un nouvel élan. Elle évolue librement dans un contexte où le peintre peut à nouveau raconter ce qu’il veut. La narration revient en force. Il y a place, à nouveau, pour le fait divers. On voit là un désir de remettre à l’honneur le personnel et l’intime, dans un monde informatisé qui ne sépare plus la sphère particulière du domaine public. La peinture, plus que tout autre mode d’expression, peut captiver le monde d’une manière unique. La peinture de chevalet revient au goût du jour, et l’on peint aujourd’hui sans tenir compte du passé (récent). L’élasticité de la matière picturale sert de métaphore à la flexibilité de la pensée et de l’action. Mais peu d’artistes sont capables d’engager la peinture dans un discours limité à l’expérimentation, la définition et la « re-présentation » d’un espace que seule l’architecture peut rendre visible. En le mettant au cœur de leur inspiration, ces artistes traduisent leur désir d’accentuer cet espace et de permettre au spectateur ou au passant de ressentir effectivement son existence. Toute la production artistique de Vermeersch peut être considérée comme une mise en question tirée de ce mystère : comment un artiste peut-il établir une relation pertinente avec l’espace ? Le choix de ce principe pictural a pour conséquence le caractère éphémère d’un grand nombre d’interventions et d’installations. Au mieux, elles restent visibles le temps d’une exposition. L’œuvre de Pieter Vermeersch se distingue par son enracinement dans l’avant-garde internationale qui a suivi les années 1960. Des artistes comme Robert Ryman, Daniel Buren, Sol LeWitt, Dan Graham et plus récemment Günther Förg et Heimo Zobernig sont des références dont il faut tenir compte en examinant l’œuvre de Vermeersch. De nombreuses œuvres sur verre et  plus récemment – sa remarquable contribution à Free State à Ostende (2006) explorent la couleur dans son rapport à la lumière naturelle ou artificielle. En utilisant des vitrines existantes ou en construisant ses propres modules, et en appliquant à la main une peinture fluide sur le verre, Vermeersch situe la couleur à la fois dans le minimalisme et dans le gestuel. L’introduction de l’acte pictural dans le contexte d’une installation statique constitue un beau contrepoint dans un climat artistique qui ne tolère plus qu’un geste laisse des traces.

Pieter VermeerschIl est arrivé également que Vermeersch fasse varier la couleur de ses installations picturales au cours de l’exposition. Il photographiait ces changements et les filmait en vidéo. De cette manière, il associait son art au cinéma et visualisait le passage du temps par le biais du rapport de la couleur et de l’espace. Cette œuvre n’était pas seulement le fruit d’un processus aux étapes clairement identifiables ; elle présentait en outre, grâce à la beauté de la couleur, une valeur esthétique. Qu’il se serve d’une vitrine dans une galerie ou s’approprie toute l’architecture d’un centre artistique comme le Stuk à Louvain (2006), il donne au spectateur l’occasion de voir et de ressentir le monde « d’une autre couleur ». Ces interventions révèlent les intentions légèrement utopiques de sa démarche dans le monde public. Vermeersch isole et libère l’aspect lumineux de la peinture par l’usage de rampes d’éclairage. La pellicule du verre fonctionne comme une membrane entre intérieur et extérieur. Les gestes de la main se dévoilent dans les traits de peinture. Dans les boîtes, l’éclairage artificiel cru et blanc devient, comme dans les œuvres au néon de l’Américain Dan Flavin, la condition de l’existence et de la contemplation de ces œuvres. Le temps et l’expérience du temps sont d’autres éléments fondamentaux de l’œuvre de Pieter Vermeersch. Le procédé de gradation des couleurs, dont les racines historiques plongent dans le suprématisme et le tubisme, est une stratégie qui permet à Vermeersch de rendre le temps concrètement visible et perceptible dans la matière picturale, comme s’il s’agissait du mouvement de travelling d’une caméra. La peinture évolue du « vide » au « plein », entraînant le spectateur dans une histoire abstraite, dotée d’un début et d’une fin clairement identifiables. Au SMAK de Gand (2003), il avait réalisé dans un espace haut et long deux dégradés de couleur monumentaux. Un énorme miroir, installé perpendiculairement au bout de cet espace étroit, créait une perception infinie. Dans cette salle du SMAK, le spectateur perdait graduellement tout sentiment du temps et de l’espace. Cette impressionnante intervention dans le contexte d’un musée était ainsi ressentie, paradoxalement, comme coupée de toute histoire. L’artiste a appliqué le même procédé chromatique dans l’œuvre Black 0 – 100% exterior/interior (2004) au musée Dhondt-Dhaenens à Deurle. Sur un mur identique à l’extérieur et à l’intérieur du musée, une gradation de couleurs créait une sorte de déroulement du blanc vers le noir le plus sombre. Ce type d’art éveille en toute sobriété des impressions qui dépassent l’anecdote.

Pieter VermeerschLe combat avec le temps et la nature était explicitement présent dans l’installation en plein air de l’exposition Speelhoven (« Terrains de jeux ») à Aarschot (2003), où Vermeersch avait barré le magnifique paysage d’une ligne jaune horizontale très voyante, comme une marque ou un signal dans la verdure. A la suite du land art – même si celui-ci se passe de la couleur – Pieter Vermeersch se servait de la peinture pour imposer une marque signifiante, perturbant le paysage idyllique d’une manière à la fois rationnelle/mathématique et esthétique. Le rapport de forces avec la nature fournissait une fois de plus – comme dans le jeu de la lumière – une dialectique organique, au fur et à mesure que le vert du paysage – support de l’œuvre – évoluait au cours de l’exposition. La complexité conceptuelle de la production de Vermeersch a trouvé sa synthèse dans une de ses meilleures œuvres, réalisée dans la grande rotonde du MuHKA à Anvers (2006). La salle était peinte en dégradés de noir. Au centre se trouvait un énorme miroir pivotant, que les spectateurs pouvaient manipuler. L’expérience sensorielle, en poussant le lourd miroir, était mémorable. Une fois de plus, Pieter Vermeersch a su rendre confusément présents le lieu, le temps et l’espace, sans autre moyen que les potentialités offertes par et pour les mouvements d’une couleur dans un miroir.

Pieter VermeerschL’œuvre autonome de Vermeersch – souvent sur des toiles de grand format – est également une étude permanente de la peinture et de la lumière. Le cours du temps s’insinue dans la lumière peinte, dans la texture parfaite de la couche picturale. L’analyse de la couleur, combinée à la maîtrise sans égale d’une peinture où les transitions subtiles laissent à peine deviner la main de l’artiste, sont les caractéristiques dominantes de ses œuvres sur toile. Elles sont aussi un clin d’œil à l’avant-garde historique. Les considérations conceptuelles vont de pair, chez Vermeersch, avec un art qui place l’expérience sensorielle de la couleur dans une lumière abstraite et philosophique. Son art est unique en ce sens, parce qu’il crée un pont entre l’avant-garde et le désir actuel de traduire des idées par une matière qui nous engage dans une expérience directe, physique. La couleur est tout, et la lumière reste la condition nécessaire d’une concrétisation de la beauté, telle qu’elle prend vie dans la production de Pieter Vermeersch.

 

Luk Lambrecht : Intelligent reflections/contemplations on colour in space Catalogue de la Jeune Peinture Belge, 2007, Bozar 



informations pratiques :


Boulevard Barthélémy, Kanal 20 1000 Bruxellles
tél. : +32 (0)2 511 63 20
Ouvert du jeudi au samedi de 11h à 18h
bruxelles@fillesducalvaire.com


voir aussi : le site personnel de Pieter Vermeersch
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 05:58

du 13 février au 24 mai 2009.


Musée d'Art moderne  - Paris (16)



De Chirico

La place assignée à Giorgio De Chirico est significative : celle du  fondateur de la peinture métaphysique. La logique de l'artiste  consiste à inventer un univers imaginaire constitué de statues,   places désertes,  temps arrêté, d'une géométrie secrète, de  reminiscence de la sculpture classique, d'instruments mathématiques et  de tout un arsenal symbolique autour de l'absence.


Il n'y a rien de contingent dans cette oeuvre mais sans doute une  seule question : Qu'aurait-il pu arriver si nous n'avions pas pris  cette direction ? Comprendre : Quelle signification faut-il donner à  cela, à cette histoire, la nôtre ? L'oeuvre se déploie dès les années 1911-1913, date à laquelle  De  Chirico s'installe à Paris. Sa mythologie quelque peu aboutie alors  est contemporaine de la première guerre mondiale, à l'aube du XXème  siècle. C'est de cette manière là que l'homme marque les esprits par  l'entrée en scène de son oeuvre. Son raisonnement artistique se meut certainement parmi les passés  irréels mais aussi les univers soumis à condition. Ceci pour discerner  le Nécessaire.


Ainsi le questionnement de De Chirico devient : Quelle évènement  singulier  aurait pu modifier les relations temporelles ? C'est cette piste là, la recherche d'une autre voie par exemple dans  l'histoire qui nous regarde encore en tant qu'Européens. Le chemin  esthétique de la mise en intrigue d'une part non négligeable  de notre  dérive scientiste et positiviste.

Et rien dans le parcours de De Chirico n'indique que l'auteur de  l'oeuvre  plastique ait mis un terme à la recherche critique. A nous de peser sur l'agent lui-même avec nos moyens divers qui vont  de la lecture des gnoses aux possibilités d'action du MAM de Paris,  lequel s'est donné les moyens, à sa disposition pour réaliser le but  supposé.

PG

 
Exposition rétrospective Giorgio De Chirico (1888-1978) "La Fabrique  des rêves". Cent soixante-dix peintures, sculptures, oeuvres  graphiques, et une sélection d'archives retraçant le parcours de  l'artiste de 1909 à 1975. Du 13 février au 24 mai 2009. Musée d'Art moderne de Paris (16e), 11  Avenue du Président Wilson.

Crédits photo : Giorgio de Chirico. L'énigme du jour (II) Collection Museu de Arte Contemporanea da Universidade de Sao Paulo, Brésil - Adgp

informations pratiques :

Musée d'Art moderne de Paris
11  Avenue du Président Wilson
75016 Paris.
Tél : 01 53 67 40 00

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h

Accès
Métro Alma-Marceau ou Iéna
RER C Pont de l?Alma
Bus 32, 42, 63, 72, 80, 92

voir aussi : www.mam.paris.fr

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 08:12

Collection moderne et contemporaine du Musée de Picardie


du 20 février au 3 mai 2009


Maison de la Culture  - Amiens




La collection du Musée de Picardie réunit des oeuvres de grands créateurs du XXe siècle, tels que Jean Dubuffet, Ronald Brooks Kitaj, Eugène Leroy, Juan Miro, Antonio Saura, Asger Jorn, ainsi que celles d'une nouvelle génération d'artistes Philippe Cognée, Valérie Favre, Jean-Michel Othoniel, Rosemarie Trockel, Pierrick Sorin...  L'exposition qui occupe différents espaces à la Maison de la Culture d'Amiens est  l'occasion d'un "état des lieux" de la collection mais  aussi le prétexte d'une interrogation sur l'avenir des musées d'Amiens.


Emprunté au poète Max Jacob, le titre Ce qui demeure est le futur traduit cet espace-temps dans lequel la recherche se développe et  les choix s'opèrent. Elle met en exergue  la responsabilité de celui qui est supposé distinguer entre "le bon grain et l'ivraie", retenir pour de bonnes raisons le meilleur d'une époque. Aujourdhui, la tâche est compliquée par la cohabitation d'une diversité de tendances et des évolutions incessantes des modes d'expression. La solution se trouvant sans doute dans le dialogue et la confrontation, la commissaire de l'exposition a requis le regard extérieur de trois critiques d'art . Elle leur a demandé de présenter des oeuvres d'artistes émergents afin d'ouvrir de nouvelles voies prospectives et enrichir la collection.

Sylvie Couderc, attachée de conservation en charge de la collection XXe et XXIe siècles du Musée de Picardie pendant de nombreuses années et disparue prématurément l'été dernier, est le maître d'oeuvre de ce parcours. Elle a souhaité favoriser la perception des humeurs et des liens sensibles qui émanent des œuvres et a imaginé pour se faire différents espaces :  noir, couleur de nuit, avec les oeuvres d'inspiration primitiviste ou des figures archétypales (Jean Dubuffet, Asger Jorn, Alain Séchas...), gris, couleur du temps, figurant la mémoire, la vanité (Rosemarie Trockel, Philippe Cognée...), rouge comme la vie, le rituel et la chair (Ronald Brooks Kitaj, Eugène Leroy...) et rose comme l'enfance, le tendre, le conte (Pierrick Sorin, Valérie Favre, Jean-Michel Othoniel, Ghada Amer). Au résultat, une approche de l'histoire de l'art moderne et contemporain, hors de toute chronologie, une projection dans l'avenir d'une collection.

Catherine Plassart


                                                                                                          
Artistes :
Ghada Amer, Philippe Cognée, Enzo Cucchi, Jean Dubuffet, Etienne-Martin, Sylvie Fanchon, Valérie Favre, Asger Jorn, Ronald Kitaj, Eugène Leroy, Joan Miró, Yves Oppenheim, Jorge Orta, Jean-Michel Othoniel, A.R. Penck, Anne et Patrick Poirier, Philippe Ramette, David Rosenfeld, Antonio Saura, Daniel Schlier, Alain Séchas, Pierrick Sorin, Rosemarie Trockel, Arsène Vasseur, Françoise Vergier

Commissaire : Pamela Sticht ; commissaires associés : Catherine Francblin, Bénédicte Ramade et Bernard Marcadé.



informations pratiques
:

vernissage jeudi 19 février à 18h30

Maison de la Culture d’Amiens - Centre de création et de production
accueil@mca-amiens.com
03 22 97 14 00

à partir de 13h du mardi au vendredi, à partir de 14h samedi et dimanche,
jusqu'à la fin des séances de cinéma ou de spectacle.
Fermeture les lundis et jours fériés. Entrée libre.


photos : Francis bacon, Portrait de Jacques Dupin, 1990
Collection du FNAC, dépot au Musée de Picardie en 1992.
copyright Hugo Maertens
Etienne-Martin, Paysage, 1936-1947
Plâtre, métal, corde, bois, 100 x 70 x 50 cm
Collection Musée de Picardie, acquis en 2002 (cliché Marc Jeanneteau)

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 14:30

3 expositions, 3 lieux  à Saint-Malo

50 ans de peinture  à l'Académie d'Arts Plastiques
Livres uniques - Peintures  à la Maison des Poètes et des Ecrivains
Oeuvres récentes  à la Galerie Ombre et Lumière


du 17 janvier au 22 février 2009




André-Pierre Arnal,  pèlerin des chemins de la couleur.
La couleur est une énigme. On sait qu'elle n'existe pas en elle-même, qu'elle n'est pas portée par les objets, on la suppose strictement  liée à notre capacité à la percevoir. Pour la révéler, il faut réunir des pigments,  de la lumière, et une rétine réceptrice  mais plus encore sans doute, un cerveau bien éduqué et une sensibilité en alerte. Ainsi la couleur qu'elle soit pure ou en mélange a une valeur abstraite et culturelle dont l'histoire est aussi ancienne que celle des grandes civilisations.

André-Pierre Arnal est ce peintre qui tel un pèlerin emprunte depuis cinquante ans tous les chemins de la couleur sur le territoire de la modernité. Fidèle à une même quête, obstiné dans sa recherche,  il  a entrepris de libérer la couleur indépendamment de la contingence des formes et des contraintes du  trait.  Il l'invente à la surface de la toile et du papier,  se jouant à la fois du hasard et de l'indétermination.

Quand le blanc et le noir sont des évidences,  les couleurs du cercle chromatique semblent en relation avec les circonvolutions souterraines de l'inconscient.  C'est ainsi que paradoxalement plus les couleurs sont  vives, chatoyantes, extraverties mieux  elles pénètrent le territoire de l'intime et adressent leurs fragiles signaux à nos esprits et à nos coeurs pleins de désirs.

Pour André-Pierre Arnal, certes elles nous conduisent "dans un monde parallèle, fragile, dérisoire au regard de l'angoisse et de la misère de tous les êtres sacrifiés sur notre planète." Car enfin " Les couleurs de la peinture ne sont qu'un infime contrepoids, flamme de bougie à côté d'une déflagration, atomique. Mais cette lueur fait partie des derniers espaces de liberté et de lumière. La couleur dure.

Et elle rend heureux, pouvons-nous ajouter. En témoigne,  l'accueil  que les habitants de la cité malouine ont réservé à l'artiste le 17 janvier,  à l'occasion de conversations et de la projection de différents courts-métrages réalisés sur son oeuvre.  Cette rencontre avec André-Pierre Arnal,  acteur et témoin des années Supports-Surfaces, peintre de la couleur dans l'infinie diversité de la matière,  ouvrait trois expositions dans la ville de Saint Malo :  une "mini" rétrospective à l'Académie d'Arts Plastiques, une exposition de ses livres uniques et de ses récents leporello à la Maison des Poètes et des Ecrivains, et enfin une exposition de ses oeuvres récentes à la galerie Ombre et Lumière. Elles sont à voir jusqu'au 22 février.


Catherine Plassart


photo : André-Pierre Arnal sans titre, 120 x 80cm série Pochoirs 1987



Informations pratiques : 

Académie d'Arts Plastiques
7, rue de Bonneville Saint-Malo
renseignements : 02 99 56 22 30
amap.saint-malo@wanadoo.fr

Maison des Poètes et des écrivains
5, rue Pélicot Saint-Malo

Galerie Ombre et Lumière
3, rue St-Thomas Saint-Malo


voir aussi : la vitrine de André-Pierre Arnal sur Art Point France, le site de la galerie Ombre et Lumière

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 14:08

Exposition collective - 2009


du 31 janvier au 28 février


Galerie anti-reflets - Nantes (44)





Une exposition comme les autres... pas comme les autres

Le projet Solidart est né en juillet 2008, de la rencontre d’André Lebot, responsable du restaurant social de Nantes et Philippe Lecomte, peintre. La réflexion a porté sur la présence au restaurant social d’artistes  démunis qui n’avaient plus l’occasion de pratiquer et/ou de présenter leur  travail. Le lien social passe aussi par l’accès à la culture : des peintres  nantais ont décidé de s’associer à un projet permettant à tous de présenter leurs productions dans de bonnes conditions. Ainsi ont eu rapidement lieu des réunions entre les peintres Daniel  Bassin, Philippe Béranger, Luc Milllet, Arno Rocher, Philippe Lecomte  et des usagers du restaurant social intéressés par cette proposition.

Une règle commune a été établie : le format présenté serait de 40 x  40 cm et le nombre d’œuvres de trois au maximum. Le restaurant social a dégagé un budget permettant l’acquisition de matériel (toiles, couleurs...). Aujourd’hui, un collectif d’une quinzaine d’artistes s’est donc   organisé autour du projet Solidart. Il n’est pas question de « donner la parole à la  précarité » mais de permettre aux artistes en difficulté matérielle  de participer à une entreprise collective qui reconnaisse leur pratique.

En recherche d’un lieu d’exposition, Solidart a trouvé un appui  déterminant auprès d’Hervé Landais de la Galerie Anti reflets à Nantes, qui, sensible au projet, propose de prêter ses cimaises durant tout le mois de février 2009.

Ainsi, toutes le conditions sont belles et bien réunies pour que  cette aventure collective, solidaire et artistique prenne vie.





informations pratiques :


Galerie Anti-Reflet,
2 place Aristide Briand,
Nantes (44)
02 40 89 23 69


voir aussi : la vitrine de Luc Millet sur Art Point France
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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 12:35

dans le monde

1er semestre 2009


Allemagne
Art Karlsruhe, 5 au 8/03 2009
Art Cologne, Foire d'art contemporain 22 au 26/04 2009

 Angleterre
Affordable Art Fair London  Londres, 12 au 15/03 2009
Glasgow Art Fair, Scotland International Art Fair Angleterre, 23 au 26/04 2009

Autriche

Art Innsbruck, Foire d'art 19 au 22/02 2009
VIENNAFAIR Vienne, 07 au 10/05 2009

 Belgique
Affordable Art Fair Bruxelles 12 au 15/02 2009
Art Brussels Bruxelles, 10 au 14 /06 2009

 Canada
La biennale de Montréal, Centre international d'art contemporain de Montréal, 01 au 31/05 2009

 Emirats Arabes
Art Dubai Dubaï, Emirats Arabes, 19 au 21/03 2009
Sharjah Biennial Sharjah, 16/03 au 16/05 2009

 Espagne
Arco Madrid, 11 au 16/02 2009
Art Madrid Madrid, 12 au 16/02 2009
Swab, Barcelona international contemporaray art Fair, 14 au 17/05 2009

 France
Salon International de l'art Marseille 6 au 9/03 2009
Art Paris Grand Palais, 19 au 23/03 2009
Art Metz, salon d'art contemporain 27 au 30/03 2009
Festival Videoformes Clermont/Ferrand, 11 au 29/03 2009
Salon du Dessin contemporain Paris, 26 au 30/03 2009
Lille Art Fair  03 au 06/04 2009
Forum de l'Image Toulouse, 14 au 30/04 2009
La Force de l'Art  Triennale 14/04 au 01/06 2009
Salon d'art contemporain de Montrouge, 24/04 au 14/05 2009
Festival international de mode et photographies Villa Noailles Hyeres, 24 au 27/04 2009
PULS'ART 20 au 24/05 2009
Salon d'Art Contemporain SM'ART Aix en Provence, France, 29/05 au 1er /06 2009
Affordable Art Fair Paris 4 au 7 /06 2009
Fête de l'Eau Wattwiller, 7 au 17 /06 2009

 Irelande
Art Ireland Spring Collection Dublin, Irelande, 27 au 29/03 2009

 Islande
Reykjavik Arts Festival 15/05 au 31/05 2009

 Italie
ROME Contemporary Art Fair, 02 au 05/04 2009
MiArt Milan, 17 au 20/04 2009
La Biennale di Venezia, Visual Arts Venise,  7 /06 au 22 nov. 2009

 Mexique
MACO, Salon international d'art contemporain, Mexico, 22 au 26/04 2009

 Pays/Bas
Art Rotterdam, Foire d'art internationale 5 au 8/02 2009
Tefaf Maastricht, Foire Internationale Fine Art et Antiquités 13 au 22/03 2009
Art Fair den Bosch 's/Hertogenbosch, 19 au 26/04 2009
Art Amsterdam, Foire d'art contemporain Amsterdam, 13 au 17/05 2009

 République Tchèque
Prague Biennale 9/01 au 01/03 2009
Art Prague, Foire d'art contemporain, République Tchèque, 16 au 22 /06 2009

 Russie
Art Moscow, Internation Art Fair Moscou, 13 au 17/05 2009

 Suisse
Europ'Art Genève, 22/04 au 26/04 2009
Art & Style Saint-Gall Tendances internationales Art et Design 24 au 26/04 2009
VOLTAshow Bâle, 8 et 9 /06 2009
Art Basel Bâle, 6 au 12 /06 2009

 USA
The Art Show New York, 19 au 23/02 2009
Artexpo New York 26/02 au 2/03 2009
Armory Show, International Fair of New Art New York, USA, 05 au 08/03 2009
Scope New York, Art Fair USA, 4 au 8/03 2009
PULSE New York, contemporary art fair, 5 au 9/03 2009
Art Chicago, Foire d'art moderne et contemporain 01 au 04/05 2009
The International Fine Art Fair New York, 1 au 05/05 2009
Los Angeles Modernism Show Santa Monica, 2 et 3/05 2009
Aaf Contemporary Art Fair New York City, 12 au 15/05 2009
Chicago's 57th Street Art Fair 6 et 7/06 2009

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Published by Art Point France - dans Domaine public
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