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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 06:28

Peinture, sculpture, photo, vidéo,  installation.


du 13 février au 4 avril 2009


Dorohty's Gallery  -  Paris  (11)





Dorothy's Gallery : la Corée égale la France

Prenant le parti que l'art est arrivé à sa maturité en Corée comme en  Europe, on rend matériel un travail ou la question du sujet semble  préoccuper tous les artistes présents ici. Sujet dans l'art, sujet de  l'art ? ou d'une certaine vision de l'avant-garde coréenne peut-être.

Chacune des oeuvres montrées ici cherche en effet à briser quelque  chose qui s'apparenterait à une vision toute faite de la réalité.  Remise en cause qui va de paire avec les bouleversements politiques et  économiques que connaît ce pays depuis des années.

Démarche intéressante donc qui fait se réunir là des oeuvres  développant les thèmes essentiels de notre espace-monde du XXIème  siècle naissant, tels la saturation du désir, l'emprise des nouvelles  technologies, la solitude, la disparition des corps, la fragmentation  de l'espace...

Depuis longtemps la culture occidentale est interprétée ailleurs. Cette confrontation entre Paris et la Corée s'annonce sur le mode  d'une évidence des préoccupations communes devenues majeures et  remarquées partout.

PG



Exposition  " Korea in Paris" à la "dorohty's Gallery" (Paris, 11°),  du 3 octobre au 10 novembre 2008. Peinture, sculpture, photo, vidéo,  installation.


informations pratiques :

Dorothy's Gallery
27 rue Keller
75011 Paris
Tel : 01.43.57.08.51

ouvert : Les mardis et dimanches de 16h à 20h – Du mercredi au samedi de 12h à 20h
Entrée libre



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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 06:11

exposition collective


jusqu'au 22 février 2009


Serpentine gallery - Londres (Angleterre)


Dayanita Singh



"Objets d'Inde" : Serpentine gallery, Londres.
Aujourd'hui, dans notre monde globalisé, chacun exprime le Tout comme  il le peut. Des photos, des collages, de la peinture... C'est ainsi  que procède notamment Jitish Kallat, dans un travail sur Le Chemin de  la maison ( c'est nous qui le nommons ainsi). Tant il résonne de  déménagement, d'ouverture, de gisement et de trou de mémoire.
Des  images de la tradition, l'entrée d'une cuisine, la nudité des lieux. Si l'on parcourt cette exposition collective on y lit  d'ailleurs  partout la même loi que l'évènement déploie : des tournants, des  lointains, la perspective de sortir de son foyer, la clairière de la  mémoire. Le texte de l'âme traversé des rêveries d'une culture en voie  de dépassement.

La terre appartiendrait-elle à ceux qui ont la force de s'accorder  avec l'univers ? Le bouleversement des communautés est-il pour autant porteur de richesse ? Au prisme de l'art la lumière se fait parfois aveuglante.

PG


les artistes : Ayisha Abraham, Ravi Agarwal, Nikhil Chopra, Raqs Media Collective, Sheela Gowda, Sakshi Gupta, Shilpa Gupta, Subodh Gupta, N. S. Harsha, M. F. Husain, Jitish Kallat, Amar Kanwar, Bharti Kher, Bose Krishnamachari, Nalini Malani, Tejal Shah, Dayanita Singh, Kiran Subbaiah, Ashok Sukumaran & Shaina Anand


"Indian Highway", Serpentine Gallery à Londres (Angleterre), 10  décembre 2008, 22 février 2009.



N. S. Harsha informations pratiques

entrée libre

voir aussi : le site de Serpentine gallery

photos : (1) Dayanita Singh photographie (2) N. S. Harsha peinture

:

Serpentine Gallery
Kensington Gardens
London W2 3XA
020 7402 6075
information@serpentinegallery.org

ouvert tous les jours de 10h à 18h
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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 10:06

Vidéo-performance, installation
et récital poétique

DE PATRICK FONTANA, AELTERS
ET PIERRE-YVES FAVE
AVEC NATHALIE NAMBOT


du 6 au 12 février 2009

Espace  Khiasma - Les Lilas (93)




 


Création.
Après deux ans de résidence à l’Espace Khiasma, Patrick Fontana, Aelters et Pierre-Yves Fave présentent en création leur nouvel opus.  Œuvre empruntant à la poésie et aux Cubomanies de Ghérasim Luca, recherche plastique autant que travail de la langue, Lecture(s) de bouche(s) se joue des frontières et des disciplines.

Après Grenze qui offrait une relecture singulière d’extraits du Capital de Marx, cette nouvelle œuvre poursuit une écriture peuplée d’apparition d’images mentales. Les outils numériques sont ici sans cesse remis en tension par le geste plastique et les hasards de la matière.

Mais c’est aussi une œuvre sonore car ce sont bien les mots de Luca et toute leur actualité qui passent d'une bouche à l'autre ; de celle de la comédienne Nathalie Nambot à celles de migrants enregistrés lors d'ateliers socio-linguistiques d’Emmaüs (Paris XI) et Mosaïque Ile-de-France (Romainville).

La performance Lecture(s) de bouche(s) est ainsi la restitution d'un voyage dans les mots et les strates des identités sociales qui les portent, rendant hommage à un parler français d'ailleurs qui déploie de nouveaux territoires de la langue.



informations pratiques :


20h30

Vendredi 6 février à 20h30
Samedi 7 février à 20h30
Dimanche 8 février à 20h30
Mardi 10 février à 20h30
Mercredi 11 février à 20h30
Jeudi 12 février à 15h00
Jeudi 12 février à 20h30


Performance supplémentaire
le jeudi 12 février à 15h00
Relâche le lundi 9 février
Durée : 1h15 env.
Performance suivie d'une rencontre
avec les artistes.


A L'Espace  Khiasma
15 rue Chassagnolle 93260 Les Lilas
M° Porte ou Mairie des Lilas


ENTREE LIBRE

réservation obligatoire au 01 43 60 69 72


voir aussi : un extrait du travail en cours

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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 07:45

"Paris la belle"


jusqu'au 28 février 2008


Salle Saint-Jean - Hôtel de ville de Paris


Jacques Prévert

Jacques Prévert : Sous les pavés, les mots.
Qu'est-ce qui fait la figure d'un poète ? Peut-être le sens qu'il  donne à une ville. Ici, Paris. Des travaux qui apparaissent  progressivement à l'oeil nu : poèmes, dialogues de films, chansons, collages... avec toujours un fil   directeur, celui d'une vie vécue au milieu des autres.

Car Jacques Prévert n'était ni un ascète, ni un partisan des  "fouilles" dans le sable, au milieu des rochers. Il fait surgir son  talent dans les rues de Paris. Son sanctuaire ne se situe pas au bout  du monde. " Paris, la belle", il la partage avec André Breton, Jean  Renoir, Marcel Carné, Brassaï, Man Ray, Dora Maar, Edouard Boubat. Il  écrit pour les peintres Picasso, Miro, Chagall, Max Ernst. Sa prose a  été utilisée pour "Les Enfants du Paradis" ou "Quai des Brumes", du  même Carné.

Prévert fut aussi l'inventeur du titre "La Série noire" chez Gallimard  pour Marcel Duhamel. Ses chansons ont fait le tour du monde et "Les  Feuilles mortes" se sont ramassées à la pelle avec Yves Montand, "Cri  du coeur" grâce à Piaf, "Les Enfants qui s'aiment" avec Juliette Gréco  ne sont pas oubliées.

Notre époque actuelle, d'une manière générale a assurément besoin de  cet esprit contestataire et rêveur qui a renouvelé profondément la  mythologie parisienne.

PG

Exposition "Jacques Prévert, Paris la belle". avec des archives  personnelles du poète. Hôtel de ville de Paris, salle St Jean, du 24  octobre 2008 au 28 février 2009.



Jacques Prévertinformations pratiques :

Hôtel de ville
Salle Sain-Jean
15, rue Loubeau
75004 Paris



Tous les jours sauf dimanches et jours fériés 10h à 19h
exposition  gratuite



photos : (1) “Les Garçons de la rue”, collage de Jacques Prévert sur une photo de Robert Doisneau - Collection privée Jacques Prévert (2) Jacques Prévert en 1955 devant le magasin Mérode, photographié par Robert Doisneau. © Robert Doisneau / Rapho

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 09:21

Visions de Van
en dialogue avec Michael Ashcroft, Elisabeth Llach et Virginie Morillo

du 25 janvier au 29 mars 2009


Centre Pasquart - Bienne (Suisse)



Stéphane Zaech

Zaech : la contre-réforme.
Toujours hantée par les fantômes de peintres espagnols, vénitiens et chinois, par la pure présence d’un plant de haricots, par le souvenir d’une  fossette entrevue il y a 10 jours ou 5 siècles, la peinture de Zaech est sur le sentier de la guerre. Son héros, Van, est un curieux personnage hispano-mi’kmaq, le visage peint, arborant sur la poitrine la croix rouge de l’Ordre de Santiago et sur la tête une coiffe de plumes d’aigle volée à la Reine des abeilles. Liberté, provocation, humour, son univers intemporel concentre les clins d'oeil aux maîtres de Titien à Picasso et les détails familiers qui renvoient à notre quotidien. Bref : un peintre.

Cent quarante peintures de Stéphane Zaech sont visibles au Centre Pasquart de Bienne dont un ensemble de  cinquante six  scènes "La vie de Van" (2006-2008), placées dans l'enfilade des Galeries ainsi que tout le long du corridor du Parkett 1. Elles nourrissent le dialogue de l'oeuvre avec l'oeuvre, du peintre avec lui-même et sont le fil rouge qui organisent l'exposition,  . 

Un nouveau catalogue consacré au travail récent de Stéphane Zaech: «Loyola», collection art&fiction, chez Niggli Verlag, Sulgen est paru à l'occasion de l'exposition. Pourquoi ce titre « Loyola » ? Que vient faire ici Saint  Ignace, le fondateur de l’Ordre des Jésuites ? Zaech s’en explique à travers un entretien avec Florence Grivel : "c’est une affaire de Contre-Réforme ! " Celle que le peintre défend, au nom de la seule peinture. Il se fraye ainsi un passage à travers le Temps, par de vrais préjugés sexistes et par la fausse peinture d’histoire. Elle a ses apôtres, Goya, Titien, Hemingway, ses guerriers : les indiens d’Amérique, Lo P’in, Sollers, George Condo, et ses lieux saints : une rue de Chicago, le lac Léman déguisé en Mer de Chine...

L'exposition des peintures de  Stéphane Zaech, accompagné par  Michael Ashcroft, Elisabeth Llach et Virginie Morillo est à voir jusqu'au 29 mars.


Stéphane Zaechinformations pratiques :

 

Loyola Stéphane Zaech
catalogue,  corpus de 140 peintures visibles au Centre PasquArt, paru janv. 2009  - 30 € voir l'ouvrage



CentrePasquArt
Kunsthaus Centre d'art
Seevorstadt 71-75 Faubourg du Lac
2502 Biel / Bienne
info@pasquart.ch
 +41 32 322 55 86

ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h,
les samedi et dimanche de 11h à 18h

voir aussi :  le site du Centre Pasquart, la biobibliographie de Stéphane Zaech

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 05:38

du 26 novembre 2008 au 31 janvier 2009


galerie  Patrice Trigano - Paris (6)



Iturria


L'imagination "blessante" d'Iturria.
Quand on veut comprendre la peinture d'Iturria, né à Montevideo en  1949, il faut observer comment il représente les hommes, les femmes et  les enfants : minuscules et affairés, joueurs et insouciants, dont il  nous chante poétiquement les gestes dans des environnements où ils se  perdent.

Et pourtant rien d'ordinaire du côté de l'espace qui les entoure ou  qu'ils habitent. Mais un univers surdimensionné qui ne trompe pas et  auquel il manque l'essentiel : la possibilité d'y déceler une issue. On appréhende ainsi par la vue le mouvement qui pousse le peintre à construire ces scènes étonnantes dans des appartements qui balayent toutes  proportions, des labyrinthes qui affectent la perception, de  mystérieuses piscines ou des lavabos dans lesquels de petits êtres  flottent faussement souverains.

C'est que pour Iturria, sélectionné en 1995 pour représenter l'Uruguay  à la biennale de Venise, le tintamarre de la vie, n'empêche pas de  penser, de s'étonner et de chasser l'absurde en le tenant en échec par  la science troublante d'un art puissant.
Iturria
Ceci dans des tons terreux où le théâtre ridicule des hommes pas plus  grands que des moustiques, gagne la bataille de la vie en agissant  envers et contre tout, au hasard des jours, comme un ensemble  vain de  jouets du sort.

En écrivant cela on songe tout aussi bien au néant qui les poursuit.  Car d'où vient que ces êtres "boiteux" qui éprouvent le besoin d'y  croire ne conversent malgré eux qu'avec le royaume des ombres et du  clair-obscur sous-jacent ?

C'est que l'imagination d'Iturria, maîtresse de fausseté et  d'infaillible vérité nous parle de fous qui ont beau jeu de sembler  crier à la puissance ou la victoire, mais qui ne cessent pas au-delà  du respect qu'on leur doit, de paraître insuffisants et quelque peu  "misérables".



Pierre Givodan

Chroniques intempestives

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 17:20

Du 11 décembre 2008 au 14 février 2009


Artegalore - Paris (11)



 Laetitia Ferard



 Qu'y a-t-il de plus saisissant qu'un accord harmonique de couleurs - gloria in excelsis s'élevant de la toile pour venir frapper l'œil du spectateur ? Rien, sinon peut-être le miracle de voir y apparaître une forme ; une ligne dure composant avec cette première note fondamentale, comme l'idée d'une mélodie. Peintre éruptive, trempant sa palette dans les forges de Vulcain, Laetita Férard nous conduit dans un dédale volcanique aussi complexe et puissant, par moments, que l'enfer de Dante.

par Frédéric-Charles Baitinger

 Où sommes-nous ? Dans quelle apocalypse, dans quel purgatoire ? Serait-ce des tripes, des boyaux, des viscères que je vois ? Non, ce ne sont que flammes, vents violents et courants de laves tournant sur eux-mêmes ! Et que sais-je encore ? Des noms, je n'en ai plus pour décrire ce que mes yeux osent à peine entrevoir. Ou bien alors serait-ce mon imagination qui, trop prude, se refuse à comprendre ce qui ici la frappe ? Quel œil devrais-je ouvrir pour qu'une forme enfin s'avance ? L'œil d'une machine – peut-être, isolant de ce bouillonnement informe l'espace infime d'une seconde.

Ça y est. Maintenant je vois ; oui je vois l'œil mort d'une oie baignant dans ses plumes. Je vois son bec, son cou, et son gros corps noir. Et je vois tout cela dans un tourbillon ! Oui, maintenant je vois. Et pourtant, quelque chose me trouble encore. Et ma pupille s'obscurcit. Serait-ce l'œil de la prophétie - globe diaphane couvert d'un fin duvet de plumes – qui se tient devient moi ? Serais-je le témoin d'un sacrifice ? Qu'y a-t-il de commun entre les mouvements explosifs de la lave et le meurtre d'une oie, plumée puis passée à la centrifugeuse ?  

Laetitia FerardNe me répondez pas : l'univers de Laetita Férard. Cela serait un peu trop facile. Non, ce qui s'étend entre ces deux abîmes, ce n'est rien d'autres que l'univers archaïque de nos âmes ; univers se livrant à ses débordements aussi simplement qu'une rivière tombe du haut d'une cascade. C'est ainsi, comme l'écrit Hamann : « Les sens et les passions parlent et ne comprennent rien d'autre que des images1. ». Or qu'y avait-il au commencement sinon un congloméra de forces luttant pour qu'advienne un monde à leur ressemblance – un ciel plus épuré et pâle contenant dans son firmament l'ébauche de milliers d'organes, de membres, de parties toutes prêtes à s'assembler pour créer – ensemble – un corps en repos.

Croyez-moi, ce qui passe dans les toiles de Laetita Férard n'est pas pensé, ni voulu. Peintre de la primitivité, au sens le plus étroit du mot, son œuvre touche à l'origine qui est le commencement et la fin tout autant que le présent qui se tient devant nous. Témoin du crime primordial, Laetitia Férard photographe nous dévoile la part d'ombre de cette primitivité -  le meurtre occulté sur lequel toute notre société se fonde.
 

 

1 Johann G. Hamann, Aesthetica in Nuce.




informations pratiques :

Artegalore
14, rue du Moulin Joly 75011 Paris
01 43 38 68 63

du mercredi au samedi  14h30 à 19h.

Métro 2 Couronnes, Métro 2 Belleville, Métro 11 Belleville



Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 07:48


La Feuillée


Edito : Tout va bien .

Je ne vous parle que de peinture. De nouveau considérée comme une pratique actuelle voire d'avant-garde, elle est aux cimaises de très nombreux musées, de diverses galeries. On se souvient de sa riche histoire avec ses périodes, ses mouvements, ses grands événements. Et l'on s'aperçoit surtout que dans la grande marmite du XXe siècle alors que l'on croyait la détruire on la réinventait. Non seulement les meilleurs artistes du siècle écoulé ont construit des oeuvres plastiques qui nourrissent le regard d'artistes plus jeunes qui les citent volontiers mais ils ont ouvert de nombreux espaces d'expérimentation et de recherche que l'on moissonne joyeusement aujourd'hui


Les formules subversives "tout est art" ou "tout le monde est artiste" ont conduit à désacraliser le processus de production. Ainsi, on admet facilement en ce début de millénaire que l'on "n'est" pas artiste, qu'on le devient à partir du moment où lorsque l'on se retourne l'oeuvre s'expose. La jeune peinture se sent libre d'évoluer à sa guise, plus de genres imposés, plus d'échelles obligées... Savante, elle s'empare de tous les acquis des générations précédentes, diversifie les langages, les épuise. Dans la grande variété de ses expressions plastiques, elle privilégie assez la figure. Toutefois ce sont les apports de la peinture abstraite, l'improvisation et la place offerte aux circonstances extérieures qui l'irriguent et la fertilisent. Oser une définition serait vain, mais on peut déclarer sans se tromper que quelques caractères forts la déterminent. 1) Elle emprunte les chemins de la couleur dont les peintres du XXe en topographes experts ont dressé toutes les cartes. 2) Elle ne se conçoit qu'en strates, accumulant les couches archéologiques de sa longue histoire. 3) Elle évolue vers la profondeur ou la fausse légèreté.


Catherine Plassart



photos : (1) André-Pierre Arnal (2) Fiona Rae (3) Denis Castellas


voir aussi : La Feuillée du 05/02/09



Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 09:08

Beyrouth, à cœur et à cris 


François Xavier & Christian Jaccard 


éditions du Pyronaute -  janvier 2009





Beyrouth, capitale mondiale du livre » en 2009
Depuis  2001, l'Unesco élit chaque année une ville à laquelle elle attribue le titre de capitale mondiale du livre. En 2009,  c'est Beyrouth qui a été choisie « pour son implication en matière de diversité culturelle, de dialogue et de tolérance, ainsi que pour la variété et le caractère dynamique de son programme ».  D'avril 2009 à avril 2010,  Beyrouth va donc se consacrer aux métiers du livre, à la diversité de sa culture et à la promotion de la lecture auprès des jeunes.  Pour cela, toute une série d’activités est prévue,  cafés littéraires, salons spécialisés, colloques et conférences internationaux,  ateliers d’écritures et forums avec un focus sur les écrivains libanais. Depuis l’alphabet et  les premiers imprimés, jusqu'aux  400 éditeurs qui publient aujourd'hui en trois langues, "Beyrouth a vraiment son mot à écrire" nous dit le slogan retenu,  soulignant par là que les projets concernent aussi bien la promotion de la lecture que celle de l’écriture ».


Beyrouth à coeur et à cris
C'est dans ce contexte politique qu'est né le livre-objet  Beyrouth, à cœur et à cris de François Xavier & Christian Jaccard aux éditions du Pyronaute. Depuis les années 70,  l'artiste, Christian Jaccard  développe un processus de combustion. Il interroge l’usure du temps qui ne cesse de dégrader l’événement dans sa durée par délitements successifs. Ses brûlis, principes actifs et entrelacs, fixent les symptômes, les rêves et obsessions qu’il perçoit  autour lui, ou plus loin, ici dans la  ville de Beyrouth. François Xavier l'accompagne, il a érigé un tableau en  44 stances pour célébrer la ville phénix, symbole de la concorde entre les peuples et emblème des soubresauts de l'histoire.






Beyrouth, à cœur et à cris

François Xavier & Christian Jaccard

In-4 , format 255 x 165 mm en feuilles, 32 p. L' édition comporte sept combustions originales de Christian Jaccard. Tirage à 24 exemplaires sur vélin d’Arches, numérotés de 1 à 20, et quatre HC de I à IV, imprimés par François Huin et signés au colophon par l’auteur et l’artiste.

voir l'ouvrage ICI



en savoir plus : biobibliographie de  Christian Jaccard, biobibliographie de François Xavier

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 06:16

Couleur de mer

du 5 mars au 4 avril 2009

Galerie Deprez- Bellorget - Paris (6)



Raoul Gaillard


L'arpenteur des mers.
Raoul Gaillard arpente les  mers depuis des lustres, non pas en bourlingueur porteur de mille histoires mais en historiographe. Son oeuvre de peintre au fil des années a pris une dimension encyclopédique. Il a couvert toutes les époques ou presque. Il a envisagé tous les lieux, quasi. Il a décrit et dénombré les grands moments,  Embarquements, Voyages, Escales, Arrivées. Il a fouillé les détails, s'est attaché aux paysages, a restitué les ambiances.  Sans conditions, il a aimé et aime la mer immense et informe, il  a aimé et aime ses hommes, leur destin.  Sa récolte est parfois lourde de souvenirs et de regrets, souvent riche de sentiments hauts, légers, nerveux, toujours en prise avec le réel.

Mais regardez comme il peint à la gouache avec une stupéfiante maîtrise. L'illusion est au bout du pinceau me direz-vous. Et dans ce cas, comment démêler le vrai du faux, comment accorder une exactitude à ce qu'il montre ? Avez-vous vu ces photos sépia qui n'en sont pas ? Elles trompent l'oeil  au delà du genre lui-même. Dans "La marseillaise ou jour tranquille à N-Y" , j'ai fait une expérience troublante en reconnaissant mon oncle sur l'image. Impossible que ce soit lui cependant. Le peintre n'a pu le rencontrer, le peindre.  La seule vérité de la situation telle que me la renvoie le tableau m'a  rapprochée de mon  histoire familiale nourrie elle aussi de récits et d'images. Car le réel ce n'est que cela, une part de réalité, enrichie d'un soupçon de mémoire, et gonflée de grandes bouffées d'imaginaire.

Virtuose, Raoul Gaillard a su se garder des dangers de l'inconvenante gratuité et de l'image "neutre" des hyperréalistes. Sa facilité d'exécution aurait pu le confondre sur des eaux parfois largement immobiles dans un long séjour sans horizon. Mais le peintre est poète, il  laisse  le trouble pénétrer le sujet. Dans ses grands dessins, une touche d'incertitude hante  et perturbe le rendu minutieux de la réalité. L'expression d'un doute nuance ici la lumière, là un éclairage.  Une risée  frisotte la surface de l'eau. Une brume humide et tactile envahit un coin du tableau. Les ciels fantasques s'ouvrent sans crainte sur l'inconnu.

A la galerie Deprez-Bellorget qui présente  du 5 mars au 4 avril, « Couleur de mer » un ensemble de ses oeuvres récentes,  Raoul Gaillard nous offre des paysages apaisés, tranquilles ou sereins. Et on comprend que la nostalgie n'est plus ce qu'elle était,  que la mer peut bien faire le gros dos, le vent enfler en tourbillons,  l'artiste affranchi de l'imaginaire de la chute, ayant tordu le cou à la peur du réel,  se livre  tout entier à  la joie de peindre.

Catherine Plassart




Raoul Gaillardinformations pratiques :

Galerie Deprez-Bellorget
15, rue de Seine
75006 PARIS
01 44 07 10 70
deprez.bellorget@wanadoo.fr



Du mardi au vendredi de 11 h à 13 h et de 14 h 30 à 19 h
Samedi de 11 h à 19 h.



voir aussi : le site de la galerie Deprez-Bellorget,

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