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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 04:50

Balzac mis à la mouche...

du 2 avril au 2 Juillet 2009

Musée Balzac - Sachè (37)




La mouche est un jeu qui se joue avec
cinq cartes et avec une retourne. [...]
Le joueur qui ne fait pas de levée est mis à la mouche :
il doit alors tout l'enjeu, qui grossit le panier au coup suivant.

Honoré de Balzac, Béatrix.




Interversions
par Pierre Fresnault-Deruelle

Geneviève Besse a retenu de Béatrix d’Honoré de Balzac ce qui, dans la première partie du roman, relève de ce jeu de cartes qu’on appelle La Mouche. Or, nous voilà devant ce que notre peintre – qui a vu, aussi, le manuscrit du roman – en a tiré : cinq grandes cartes à jouer au dos desquelles l’artiste a distribué des fragments, agrandis et triturés, dudit manuscrit.

C’est d’une installation qu’il s’agit, qui nécessite de notre part un double trajet (au moins). Le spectateur est, en effet, conduit à affronter le recto puis le verso des cartes en question. Affronter n’est pas un mot trop fort : les panneaux ont été disposés de manière à constituer, sinon des chicanes, du moins les marqueurs d’un itinéraire. On sait, à ce sujet, qu’exposer revient souvent à organiser un sens de lecture ou de déambulation. Pour ce faire, l’artiste a eu l’idée de transformer un manuscrit – objet horizontal sur lequel on se penche – en une suite de surfaces redressées. Geneviève Besse est peintre après tout ! Et, si elle peint debout, sur des supports posés à plat, elle a voulu que ses cartes à jouer fussent des images levées.

On subodore quelques manigances de la plasticienne, qui a procédé à une triple interversion : outre le changement de position qui a consisté à ériger ses supports, Geneviève Besse est passée du texte à l’image ; à quoi s’est ajoutée la nécessité de passer de l’avant à l’arrière. Ne manque que le tête-à-queue qui, de toute façon, affleure à la conscience puisqu’il s’agit de cartes à jouer ! Mais quelle mouche a donc piqué notre peintre ? Faute d’insecte, on nous permettra de penser qu’il est ici question d’un démon, cousin du démon de l’analogie dont parle Baudelaire dans ses essais critiques. Il y aurait donc, chez Geneviève Besse, un démon de l’interversion ou du basculement, une sorte de génie du contresens ou du transvasement qui précipiterait l’artiste du côté des remises en cause et des volte-face. Balzac, idole consacrée de la Littérature, connaît soudain un drôle de traitement ! Geneviève Besse iconoclaste ?


Geneviève Besse Geneviève Besse



Mais il y a mieux (ou pire, c’est selon). Le Roi, la Dame, qui sont des figurines sans plus d’épaisseur que celles rencontrées par Alice au Pays des merveilles, sont ici dotés d’une étrange rusticité. Serait-ce parce que le roman se passe d’abord à Guérande que Geneviève a voulu voir dans ces cartes des formes vaguement apparentées à l’art ancestral de la terre de Bretagne ? Ces cartes, qui endossent le texte balzacien comme s’il s’agissait de voir dans ce dernier le témoignage d’un temps immémorial, n’ont-elles pas, au reste, un air fantomatique ? Nourrissons notre chimère : elles reviennent dans notre imaginaire ainsi que revient dans la mémoire de Calixte – transplanté à Paris dans la seconde partie du roman – l’image idéalisée de Béatrix dont le héros ne peut se défaire. L’auteur de La Comédie humaine, on le sait, fut un romantique.

Tel n’est pas le cas de Geneviève Besse qui, bien de son temps et vivant pleinement son aventure picturale, retrouve pourtant Balzac. En bonne Tourangelle, notre peintre aura sans doute pensé que des fragments, si ténus fussent-ils, de La Comédie humaine étaient un bon motif pour donner au démon qu’on a dit matière à exercice. Les livres d’artistes et, plus largement l’histoire de l’art (on a longtemps peint d’après la Fable), nous montrent que le fait, pour un(e) plasticien(ne), de s’inscrire dans le sillage d’un grand texte, finit souvent par faire de lui (d’elle) un heureux porte-parole. C’est ici le cas.


Exposition réalisée avec le prêt exceptionnel des épreuves corrigées du roman Beatrix de la Bibliothèque municipale de Tours.



Bibliophilie

Beatrix - Le jeu de la mouche

Honoré de Balzac

 

Livre imprimé. 300 x 390 mm, 56 pages en 14 feuillets de 4 pages avec fac-similés en quadrichromie des épreuves corrigées par Balzac, 12 collages sur papier Japon et 12 aquarelles de Geneviève Besse. L'ensemble tiré sur vélin d'Arches sous couverture à rabats imprimée en deux couleurs.

Tirage : 54 exemplaires dont 13 H. C., tous numérotés et signés par l'artiste. (ouvrage édité â l'occasion de la commémoration du bicentenaire de la naissance de Balzac)

Commande de la bibliothèque de Tours 1999

prix : 687€

voir l'ouvrage




Informations pratiques :


Vernissage le jeudi 2 avril à partir de 17h 30

Ce jour là les enfants des écoles de Saché joueront au jeu de la Mouche dans le salon de Balzac .

Des dépliants sur la régle du jeu de la Mouche seront distribués aux visiteurs qui sont invités à jouer avec les guides du Musée .

Musée Balzac
37190 Saché
Tel : 02 47 26 86 50
museebalzac@cg37.fr

Ouvert tous les jours de  10h à 18h

accès : A 15 min. d'Azay-le-Rideau
A 25 minutes au sud-ouest de Tours
Prendre l'A85, sortie Chinon puis D751, direction Saché.



photos  : Béatrix. Le jeu de la mouche, par Geneviève Besse, interversions, techniques mixtes sur papier, 2009. (1) Le Roi (recto). (2)  La Dame (recto).  (3) Le Trois (recto et verso). copyright Ch. Raimbault.


voir aussi  : le site personnel de Geneviève Besse, la présentation de ses livres d'artiste



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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 08:06

D'ici et d'ailleurs
oeuvres récentes

du 26 mars au 30 avril 2009

Mondapart - Espace de Boulogne (92)


Sophie Sigorel


Sophie Sigorel. Le Passage du temps.
On se demande en remuant les souvenirs ce qu'il reste au milieu des doutes et des chavirements, car l'espace se fend et craque. Si l'on veut reconnaître une fois la ville raturée, les expéditions dans la métropole, les adresses, les sourires admis, la jeunesse sans fièvre, alors on est environné de soupçon. Dans le fil assassin des corvées de transport, les rues noires, au milieu d'un jeu de glaces au rebord des quartiers nocturnes, les figurants impersonnels, les fantômes d'ombres muettes déambulent de droite et de gauche.


Misère du monde sans chanson ni dandinement. Bleu froid, gris et jaune,  mélancolie obligée, image continue des numéros rouges sans raison. Avec les tableaux de Sophie Sigorel, on file à l'anglaise dans  l'espace architecturé du monde où règnent et vascillent  le faux, le plat, la vanité.  Divagation sans commencement ni fin, formes floues, couleurs altérées par le déplacement, les passants de la rue s'habituent au hasard. Vaille que vaille parmi les engins, la déroute des âmes, les groupes dont le passe-temps consiste à loucher vers le départ en auto, à pied, en train, pour rien, se déploie le rythme de la vie citadine. Effarement, émotions sans gloire, inquiétude et dépassement du trouble. Le voyage n'est ni résigné, ni dominé par l'anxiété pour autant.

Car la peinture de Sophie Sigorel contient un savoir, un avoir. Celle-ci  nous réveille de ce dont nous avons tort. Dans cet espace demeuré poétique, sans violence majeure  les êtres apparaissent non pas désespérés mais vêtus de leurs fragiles chrysalides d'habitants des villes. L'extraordinaire est que ce travail conserve la cadence de la grâce, la bienveillance du regard. Au delà du souvenir de nos agglomérations oscillantes, l'artiste épuise la  matière mouvante, pour fondre les distances entre l'humain et la cité qui l'entoure. Comme dans un ralenti sans son ni parole, elle étend le mouvement et figure avec insistance le passage du temps.
Pierre Givodan



Sophie Sigorelinformations pratiques :

Vernissage le jeudi 26 mars de 18h30 à 21h30

Mondapart
Le Hameau
50-52 boulevard de la République
92100 Boulogne Billancourt
+33 (0)9 70 40 69 75

Galerie-Maison ouverte tous les jours sur rendez-vous
et les jeudis après-midi de 14h00 à 18h00

photos : (1) les passagers 140 x 140 cm, (2) Red Index 100 x 100 cm

voir aussi : le site de la galerie Mondapart

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 05:32

du 3 au 28 avril 2009


Château des Tourelles - Plessis-Trévise (94)




Maryam Shams

Maryam Shams : Au delà du visible.
Il n'y a pas de plus bel arbre que celui de la vie. La démarche de Maryam Shams à l'oeuvre dans sa peinture  est une véritable science initiatique,  une quête de l'unité. Chaque tableau est un schéma symbolique qui laisse apparaître les principes élémentaires  de la création, ses éléments  originels et ses puissants facteurs.

Cercles, triangles, formes abstraites  sont les instruments magiques qui fouissent le riche terreau d'un imaginaire commun.  L'Occident,  l'Orient, leurs archétypes profonds, les verticales, croix,  lignes droites structurent l'univers de l'artiste. Révélation d'un besoin d'ordre, d'équilibre, d'harmonie qui s'appuie sur la  lumière et l'amour.

Maryam Shams souhaite de toute force faire vibrer le lien vital, l'espace sensible, elle ne se cantonne pas au visible mais fait éclore des mondes mystérieux.  Réalité cosmique ? Univers mystique ? Il y a ici  de la puissance, de la légèreté, un déploiement d'extensions infinies.

Pourtant une image du monde est à l'ancre derrière ce besoin d'élévation. Sa topographie quasi invisible le voue à l'oubli.  De même, les écrits fragmentés qui couvrent la toile sont le motif d'une parole muette, une forme du  souvenir.  Mais un  tableau affiche lisiblement son texte, "liberté", le message universel de l'humaine condition. 

Catherine Plassart





Maryam ShamsMaryam Shams participe au côté de deux autres artistes à l'exposition "ré-inventé" au Château des Tourelles au Plessis-Trévise.


Photos (1) L'arbre de vie,  huile sur toile, (2) Liberté, huil sur toile.

informations pratiques :

Château des Tourelles
19 avenue de la Paréchale
94420 Le Plessis - Trévise
01 45 93 34 78

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 17:23

du 03 au 18 avril 2009


Galerie du Cardo - Reims



Christophe Lachize

Christophe Lachize : Retour sensible au visage du monde.
Pas de résignation ni de comédie dans cet art de technique mixte sur bois. On passe par la porte étroite du végétal. Une guérison de la  photographie par une peinture à l'architecture profane. Faudrait-il dire que Christophe Lachize est un déserteur du regard  pour autant ?  Plutôt qu'il fait son salut en abandonnant les espaces couverts d'obstacles.  Et on imagine un peintre dont le simple aspect de la  nature ne trompe pas la fougue. Non pas un fabricant d'images donc, mais d'abord un digne représentant des compagnons sensibles au paysage  comme un portrait bleu, gris rose ou vert qui appuient délicatement sur la forme d'un feuillu, la vie cachée de l'âme des choses. L'âme ne  suffisant pas à faire l'oeuvre évidemment.

Mais lorsque l'aventure s'annonce le printemps du tableau a besoin d'une telle légende universelle. On aime ainsi la promenade sans repos faite à peindre corde tendue et  arc au poing. C'est un remède extraordinaire pour oublier l'oeil  superficiel et revenir à la racine des choses, feuilles et branches  confondues.

Au règne de la quantité Lachize préfère le signe des êtres ou l'art d'emprunter à la magie d'un espace figuré (deux, trois arbres dans  l'horizon) l'économie d'une enfance récalcitrante et les jeux aigus de l'esprit. L'artiste fait partie des hommes civilisés qui n'ont pas d'autre but  que de préférer le plaisir raffiné des destinations resserrées aux parcours sans trace des pinceaux enchevêtrés. Ici reste au-delà de l'élément minéral rendu par les grattages et ponçages, une surface comme polie offerte à la majesté d'un coin du  monde, à la merveille des arbres.
Pierre Givodan


Christophe LachizeChristophe Lachize, vit et travaille à Lyon.

photos  : (1) et (2) Sans Titre, techniques mixtes sur bois – acrylique, encre, cire.


informations pratiques :

Galerie du Cardo
27 rue Henri IV
 51100  Reims (Champagne- Ardennes)

ouvert  du mardi au  vendredi de 14h30 à 19h
le samedi de 10h à 19h



voir aussi : le site de la galerie du Cardo

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 10:18

Mon coeur, mon cul est impénétrable  
Peinture - Dessin

du 5 mars au 17 avril 2009

Galerie Claude Samuel - Paris (12)



 Elsa Cha


Elsa Cha. You are.
Elle aime travailler sur toutes sortes de supports, répondre à différentes contraintes techniques. Elle a beaucoup customisé. Elle peint, utilise toutes sortes de médiums, elle dessine, elle écrit...


Le secret de cette jeune artiste, n'est ni la spontanéité, ni une attitude exagérément réfléchie, non plutôt une manière d' "être entièrement là" dans ce qu'elle fait au moment où elle le fait. Si jeune et si mature, on est admiratif. Le talent émerge, les oeuvres s'imposent. "Violence et douceur comme les métaphores de mon histoire." déclare Elsa Cha qui   s'inquiète "qu’on puisse lire un peu de ce qui y est raconté" ne se tient jamais trop prêt de son sujet. Son intuition, lui dit que la poésie est le produit de cet écart.

" Chaque couleur, chaque matière choisies ne pourraient pas être une autre, j’écrivais sur mes toiles « c’est 6 et pas 3 ». J’utilise aussi beaucoup l’écriture miroir, les phrases étant issues d’une pensée automatique. J’ai depuis peu, commencé à utiliser des objets comme des fleurs en plastique, que je colle sur mes toiles ou dessin. J’essaie de lier les objets en 3D, le dessin et la peinture de façon à ce qu’ils se confondent. Les éléments interagissent entre eux et existent par les autres."

Pour sa première exposition individuelle, Elsa Cha présente  à la galerie Claude Samuel, une série de dessins sur papier de grandes, moyennes et petites dimensions ainsi qu’un groupe d’oeuvres sur toile de grand format, dont certaines réunies en diptyque et triptyque sont posées à même le sol dans l’espace de la galerie .

C.P.


Elsa Cha

Elsa Cha, 30 ans, est diplômée de l’ENSB’A Paris (ateliers V . Velickovic et  D.Gauthier). Elle a notamment participé à Première Vue 2007 au Passage de Retz, au Salon du Dessin contemporain 2008, à Etre au Monde (Hôtel de Ville de Montreuil). Elle est la lauréate du Prix Keskar 2006 décerné par la Fondation de France. Poète, elle réalise des ouvrages qui figurent notamment au Musée des Abattoirs de Toulouse.

informations pratiques :

Galerie Claude Samuel
69, avenue Daumesnil
75012 PARIS
33 (0) 1 53 17 01 11
Claudesamuel@aol.com
      
ouvert du mardi au vendredi de 10h à 13h et de 1 4h30 à 19h, le samedi de 11h à 19h
parkings Bastille et Gare de Lyon


photo : (1) Naphtaline technique mixte sur papier 70 x 115 cm 2009 (2)

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:42

"faire son trou" 

du 20 mars au 3 avril 2009

galerie "bien venue à bord"  -  Nîmes (30)





Crassier fumant et linguistique rock’n'roll.
Ci-dessous, petite leçon de vocabulaire qui en dit un peu sur la distance qui sépare un travail de taupe, d'une aspiration à planter son drapeau sur une cime.  On la doit à Christophe Blanc  qui présente à la galerie "bienvenue à bord" une installation  "faire son trou" mettant en situation des dessins animés et des supports électriques.


"Faire son trou"
Signification : Se faire une place.
origine:
Cette expression du XIXe siècle est une référence aux animaux qui creusent leur terrier.
Cette image renvoie à la sécurité matérielle et au confort, mais également à la réussite.
"Faire son trou" signifie donc que l'on travaille à se faire une place dans le monde.
 
expression suivante
"Faire une belle jambe"
Signification : Ne servir à rien.
Origine :(...)l'expression est devenue "faire bien la jambe", et enfin "faire une belle jambe".
Ici, la "belle jambe" représente la prétention masculine.
Dire que quelque chose nous fera "une belle jambe" signifie que cela ne sera utile en rien.
 


Biographie soft et nettoyage de printemps.
Christophe Blanc est un illustrateur/réalisateur indépendant. Après des études aux Beaux-Arts de Toulouse, il fonde en 1998 D-tracks, un collectif de vidéo et d’art contemporain. En 2003, il s’installe à Paris, il est représenté par l’agence Creative Syndicate et réalise des films d’animations pour FIAT et COCA COLA. Parallèlement sous le nom de VALPARESS il développe un travail graphique "trash" et sombre à la fois, sur support papier (dessin, livre…) et dans des films d’animation. Il se fait alors remarquer par des groupes de rock comme LCD Soundsystem pour qui il réalise plusieurs clips. Depuis 2004, on peut voir régulièrement ses films dans l’émission « Les films faits à la maison » sur Canal +. Aujourd’hui il vit et travaille à Nîmes.

Sous cette présentation conventionnelle, se cache un véritable trublion de l’illustration et de l’animation, jugez plutôt. Un crayonné frénétique,  des idées tout aussi énergiques. Vous pouvez lire une interview de Christophe Blanc ICI, il a répondu aux questions d'André Sanchez sur Web Culture.





informations pratiques :

vernissage le vendredi 20 mars à 19h

galerie "bien venue à bord"  
2, cours Nemausus
30000  Nîmes

ouvert du lundi au mercredi de 9h à 12h et 14h à 18h
jeudi et vendredi sur rendez-vous 04 66 84 95 77


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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 08:45

 Robert Motherwell
L'oeuvre gravé 1960-1989

&

 Made in USA
L’art américain dans les collections du Centre de la Gravure


du 24 janvier au 19 avril 2009


Centre de la Gravure et de l'image imprimée - La Louvière (Belgique)


 Centre de la Gravure et de l'image imprimée - La Louvière  Centre de la Gravure et de l'image imprimée - La Louvière

 
L’Amérique reste sous les feux des projecteurs, depuis les récentes élections. Made in USA rassemble deux visions de l’art américain. L'une, monographique concerne  le plus européen des artistes expressionnistes abstraits américains,  Robert Motherwell (1915-1991), l'autre, panoramique réunit des pièces de 1951 à 2008, signées par les géants de l’art américain: Jim Dine, Félix Gonzalez-Torres, Donald Judd, Barbara Kruger, Sol Lewitt, Robert Rauschenberg, Sean Scully, Richard Serra, Kiki Smith, ...


L’exposition de Motherwell est l'occasion  de découvrir l’oeuvre gravé en 60 vues de ce créateur également peintre et critique; une sorte d’American way of print, expérimental et sériel.


 Made in USA, L’art américain dans les collections du Centre de la Gravure,  dans la sélection proposée,  illustre les différents mouvements apparus Outre-Atlantique, du minimalisme au Pop Art, ainsi que quelques aspects du graphisme américain.
 
Parallèlement, le Centre de la Gravure et de l'image imprimée présente une exposition d'estampes de Thomas Amerlynck, lauréat du  XVIIIème Prix de la Gravure, accompagnées par celles de 3 autres participants  nommés par le jury : Laurence Gonry, Ludmila Krasnova et Leslie Leoni.

C.P.


Thomas AmerlynckInformations pratiques :


Centre de la Gravure et de l'Image imprimée
de la Communauté française de Belgique Wallonie-Bruxelles
10, rue des Amours. B-7100 La Louvière.
 +32 (0) 64 27 87 27.


ouvert du mardi au dimanche de 11h00 à 18h00.
 


photos : (1) America - La France Variations II, 1984, lithographie et collage © Dedalus Foundation, INC./Licensed vy VAGA, New York (2) Walasse TING, s.t., 1974, lithographie (3) Gravure est Thomas Amerlynck, sans titre (1 de 5), eau-forte, 2008




voir aussi : le site du centre de la gravure et de l'image imprimée  

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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 10:08

Léger vent de travers


du 6 mars  au 2 août 2009

 Mac/Val - Vitry-sur-Seine.


Noël Dolla

 

Avec « Léger vent de travers »*, le Mac/Val consacre à Noël Dolla sa première grande exposition en France.  Oeuvres récentes et pièces plus anciennes s'articulent et s'additionnent, tracent l’itinéraire d’un artiste audacieux,  d' un franc tireur de la peinture.

Chaud / froid,  clivage en abîme, détour biographique, retour subreptice sont les procédés courants de Noël Dolla. Ils attestent le caractère expérimental de son travail, sa perpétuelle capacité de mouvement, de relance impromptue des jeux de la peinture.


Noël Dolla explore depuis 1967 les limites de celle-ci. Il déclare peindre « dans l’esprit de l’abstraction » et en effet il met à mal les distinctions entre l’abstraction et la figuration, déplaçant avec justesse le problème de la question du style vers celle de la méthode et du modèle. Avec le temps, il a découvert que l’espace dans la peinture abstraite n’avait aucune direction et qu’il était par conséquent en « chute libre ».

Pourtant, une constante traversait son oeuvre : quelle que soit la direction qu’il choisissait, il subissait les forces de l’histoire et de la mémoire. « J’ai toujours eu l’obsession d’éviter la répétition, c’est pourquoi j’ai investi plusieurs pratiques tout en mesurant comment un geste se construit par rapport au précédent… ».

Chez Noël Dolla, rien n’est jamais gagné d’avance. Rien n’est prévu ni prévisible. Il joue, redéfinissant sans fin les règles de la partie. Il transforme en matériau artistique l’environnement le plus trivial : les serpillières, les mouchoirs, les plumes de coq, la tarlatane, les leurres… Son oeuvre suggère une  liberté déconcertante, trahit une provocation intelligente.

L’exposition, conçue autour (ou plutôt à l’intérieur) de productions récentes (2002-2009) et de pièces plus anciennes, voire historiques (les années Supports/surfaces)  réunies dans trois trébuchets pensés comme des zones du cerveau, des pièges à mémoire, est enrichie  par des oeuvres représentatives de son travail comme « le grand leurre » ou encore, un étendoir, une cabane pour les jardins, des objets ménagers ou familiers qui réinvestissent l’histoire de la peinture, son histoire. L'intitulé de la rétrospective, « Léger vent de travers » est éponyme d'une pièce de 1991 créée pour le musée de Kaohsiung en Chine et n’est pas sans évoquer l’esprit de cet artiste tout autant cabot que sensible, à la fois trublion et profondément humain. 
 


photo : Noël Dolla, Origine du monde (moderne), 2008. Acrylique sur toile. 240 x 190 cm
Courtesy Mac/Val © François Fernandez



informations pratiques :


MAC/VAL, Musée d'art contemporain du Val-de-Marne
Place de la Libération
94400 Vitry-sur-Seine
contact@macval.fr
Tél. 01 43 91 64 20

ouvert de 12h à 19h tous les jours de la semaine sauf le lundi.


voir aussi :
http://www.macval.fr/

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 17:08


Les samedi 14 et dimanche 15 mars de 14h à 19h
et le lundi 16 mars de 11h30 à 14h 30

Site du Futuroscope - Poitiers





Shoishi Hasegawa et Claude Weisbuch. Entre l'or et la fable.
Avec Shoishi Hasegawa (né au Japon en 1929) on est dans une technique  de la gravure où dominent la couleur, le souvenir... comme si  l'artiste trottait entre le sol natal (l'Orient extrême) et les terres  d'adoption, celles de l'Occident qui connaît tout des techniques  "pointues", mais a parfois oublié l'essentiel : l'image du beau et du 
bon que l'artiste nous rappelle. La façon qu'à celui-ci de ne jamais  perdre sa respiration que ce soit en gravure ou en peinture, sans se  presser, fait qu'on l'attend toujours, lui qui s'impose à sa façon si  poétique (jamais maladroite), généreux, en donnant le sentiment de se  rire des difficultés.

Claude Weisbuch (né en 1927 à Thionville) grave du matin au soir  depuis des décennies. Sa technique droite et solide n'est pas à  prendre au premier degré. Le génie du graveur est dans sa course,  jamais installée, pour saisir les formes  en deçà du mouvement,  ramener ce qui se cache à la vue : la valse des têtes, le miracle  d'une présence, le jeu de la comédie de la vie où femmes et hommes  tournent comme des toupies quand le sol se dérobe sous les pieds,  quand on ne sait plus à quoi s'agripper. Quand il s'agit en somme de  "jouer serré". Alors on l'écoute "raconter" en graveur et lithographe  infatigable, lui qui ne cesse d'exposer dans le monde entier.
PG

L'exposition présente l'espace d'un grand week-end, les 14, 15 et 16 mars,   un ensemble de 70 gravures de Shoishi Hasegawa et Claude Weisbuch sur tout un étage de bureau (900m2)  du Groupe Y récemment installé dans ses nouveaux locaux.







informations pratiques :

Bâtiment du Groupe Y
Teleport 1 @ 7 bis
avenue Galilée
86961 Futuroscope Chasseneuil-du-Poitou

(à côté du Service départemental d'incendie et secours)

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 08:40

du 4 mars au 21 juin 2009

L'Albertina - Vienne



Rembrandt


La tension soutenue de Rembrandt.
Aucune confusion chez Rembrandt, ni désespoir, ni effort déployé pour  guérir quelque maladie. Mais un homme dans l'immanence, une conscience  qui surnage, qui s'accroche, qui espère. Ses autoportraits peints ou dessinés sont des messages  d'espérance, toujours justes, même si l'être est entièrement rattaché  à la vie par le souci. Car l'artiste n'est la dupe d'aucune erreur,  d'aucune tromperie subie non plus, ni dans l'expression ni dans la  visée. Sa vue est claire, demeure sincère, n'est jamais égarée par les sens.  Rembrandt est présent à lui-même et en cela "plus abstrait qu'un  abstrait".

Audace, risque, anticonformisme sans doute. Mais jamais d'austérité... Plus nomade et "vagabond du moi", avec la volonté de n'être pas  sédentaire, ni domicilié dans une figure. Rien d'une conception  bourgeoise donc ou de celle d'un rentier de l'art. Hardi découvreur de l'individu moderne plutôt. A l'opposé de l'artiste  blasé et antihumaniste . Les femmes, les enfants sont là pour le  signaler. Ouvert sur le monde animalier encore, éléphant compris.

Le temps passant, on oublie combien certains créateurs loin d'être  las ou décadents ont montré la voie de l'avenir sans enfoncer des  portes ouvertes, mais en peignant le possible et le nécessaire à fleur  de terre, en se souvenant qu'exister, c'est être ensemble sans cri et  dans la confidence, féconds sans équivoque, détachés mais dans la  lumière, laissant l'obscurité derrière eux.

PG

RembrandtExposition "L'âge de Rembrandt" à L'Albertina, autour de Rembrandt,  soixante artistes à l'honneur. Plus de 140 dessins et 30 toiles des  Hollandais du XVIIème siècle ( Van Ruysdael, van Ostade, Cuyp,Van  Goyen, Henstenburgh, Bakhuizen...).


photos :
(1) Rembrandt Harmensz. van Rijn
Selbstbildnis am Fenster, auf einer Radierplatte zeichnend, 1648
Radierung, Kaltnadel
© Albertina, Wien


(2) Rembrandt Harmensz. van Rijn
Kleines Selbstbildnis, um 1657
Öl auf Leinwand
© Kunsthistorisches Museum, Wien

voir aussi : http://www.albertina.at/

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