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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 10:28

" Arbres de vie"
Lavis, installation de quatre paravents,
monotypes, livres, carnets

du 19 mai au 1er juin 2009


Galerie Dima - Paris (04)



Anne Rothschild


Anne Rothschild : une oeuvre conforme au désir.
La qualité propre du travail d'Anne Rothschild en gravure et monotypes, lavis, "paravents" dédiés ici au figuier, livres ou carnets, c'est surtout une quête continue de l'amour qui délivre des affaires secondaires et nous réapprend l'indispensable. Bonheur de vie, des choses cachées, compréhension de la simplicité du monde qui s'offre sans mélange. Passion d'obéir à la nature qui instruit. Le vivant, son rendu, est senti ici par la vue. La beauté, la grâce du dessin évitent cependant toute licence. On cherche l'inconnu digne d'être parcouru pour toucher le coeur des hommes et agir de concert avec lui.
PG



L'exposition  s'organise autour de l'installation  "Le Temps du figuier", 4 paravents de 180 x 132 en bois et papier, technique mixte avec parfum et  accompagnement sonore.

A  travers un cycle de saisons, la série de quatre paravents décline la vie du figuier. Les circonstances de leur réalisation sont relatées dans un accompagnement sonore. Des voix entrelacées disent le temps cosmique des saisons, le temps symbolique des textes,  le temps historique, le temps de l’intime. Le parfum si particulier du figuier baigne l’installation, il nous rappelle que dans la tradition juive, l'odorat est le plus sprirituel de nos sens. Il nous rapproche du jardin d'Eden. Des monotypes montrés parallèlement prolongent la réflexion des paravents. Gravures, livres d’artistes, recueils de poèmes et carnets préparatoires au « Temps du figuier » sont également présentés.



Anne RothschildInformations pratiques :

Vernissage le mardi 19 mai de 18 heures à 21 heures

Galerie Dima
22 rue des rosiers
75004 Paris.

01 42 77 10 88
info@dimagallery.com


voir aussi
:  le site de la galerie Dima
la vitrine d'Anne Rothschild dans Art Point France




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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 09:54

 Bernard Lamarche-Vadel
et les artistes


du 29 mai au 6 septembre 2009



Musée d’Art moderne de la Ville de Paris




Bernard Lamarche-Vadel

 

 Dans l’œil du critique présente une réflexion sur le rôle du critique d’art à travers les choix d’une personnalité flamboyante, caractérisés par la prise de risque et le refus du goût commun, ne suivant aucune piste déjà tracée ni groupe constitué. Ses choix sont marqués par la diversité et son attachement à la singularité de grands artistes : Arman, Martin Barré, Lewis Baltz, Joseph Beuys, Jean Degottex, Erik Dietman, Gérard Gasiorowski, Mario Merz, Helmut Newton, Roman Opalka, Richard Serra…


Bernard Lamarche-Vadel (1949-2000) incarne la diversité de la scène artistique française des années quatre-vingt. Il fait de sa vie une œuvre aux dimensions multiples, portée par l’art et la littérature et hantée par la mort. Il revêt toutes les casquettes du critique théoricien, commissaire d’exposition, préfacier, directeur de la revue Artistes, collectionneur éclairé, poète et romancier.


 L’exposition est conçue comme un grand cabinet de lecture qui  aborde cet enchaînement de prises de positions. Le public est invité à lire, voir, écouter les analyses de Bernard Lamarche-Vadel en regard de plus de 250 œuvres (peintures, sculptures, installations, photographies) qu’il a commentées, aimées, ou acquises. 72 artistes sont présentés, témoignant du lien fort qui les unissait à celui qui fut leur ami, leur porte-parole, leur collectionneur.


 Le parcours thématique s’organise autour de ses engagements successifs. Durant les années 1970, il développe ses outils de réflexion en lien étroit avec Joseph Beuys, Jean Degottex, Gérard Gasiorowski, ou Jean-Pierre Pincemin et organise l’exposition Abstraction analytique à l’ARC en 1978.


 De 1978 à 1981, il dirige la revue  Artistes qui se démarque en donnant la parole aux artistes européens : Mario Merz, Arman, Helmut Newton, Van Velde...


 En 1981, il organise Finir en Beauté, réunissant dans son loft parisien des artistes alors inconnus qui partagent une approche très visuelle de la peinture : Jean-Michel Alberola, Jean-Charles Blais, Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Jean-François Maurige, Hervé di Rosa, Catherine Viollet., lance la Figuration libre qui marquera les années 1980.


 En 1986, il présente dans l’exposition Qu’est-ce que l’art français ?  onze artistes qu’il est alors un des seuls à soutenir et qui seront ensuite encensés par les institutions : Martin Barré, Jean-Pierre Bertrand, Erik Dietman, Robert Filliou, Gérard Garouste, Gérard Gasiorowski, Jean-Olivier Hucleux, Pierre Klossowski, Roman Opalka, Jean-Michel Sanejouand, Jacques Villeglé.


 Parallèlement, il fédère un « atelier photographique français » auquel il confère une importance égale à celle des plasticiens. Il constitue alors une collection de plus de 1700 photographies historiques et contemporaines, montrée en partie.


 Ecrivain avant tout, ses poèmes et romans en partie autobiographiques s’élaborent autour de quelques thèmes : la mort, la nature, la matière, l’animalité, qui traversent ses choix et ses textes critiques. En 1994, Vétérinaires reçoit le Goncourt du premier roman. Il sera suivi de trois autres livres dont L’art, la princesse, le suicide et son agonie qui décrit de manière prémonitoire son suicide.


 Une évocation de son bureau constitue la matrice de l’exposition à travers documents et œuvres qui lui ont appartenus. Cette plongée dans l’intimité de Bernard Lamarche-Vadel s’accompagne de sources sonores et audiovisuelles.

communiqué de presse

 
Artistes exposés

Jean-Michel Alberola, Arman, Lewis Baltz, Martin Barré, Christiane Barrier, Philippe Bazin, Ben, Jean-Pierre Bertrand, Joseph Beuys, Jean-Charles Blais, Rémi Blanchard, Maurice Blaussyld, François Boisrond, Daniel Boudinet, Georges Brecht, Sophie Calle, César, Florence Chevallier, Arnaud Claass, Robert Combas, Olivier de Bouchony, Pierre de Fenoyl, Jean Degottex, Hervé di Rosa, Erik Dietman, Michel Dieuzaide, Pascal Dolemieux, Noël Dolla, Patrick Faigenbaum, Lee Friedlander, Bernard Frize, Gérard Garouste, Gérard Gasiorowski, Ralph Gibson, Yves Guillot, Jaroslava Hatlakova, Guy Hervais, Noëlle Hoëppe, Jean-Olivier Hucleux, William Klein, Pierre Klossowski, Mario Merz, Olivier Mosset, Jean-Luc Mylayne, Helmut Newton, Claude Nori, Roman Opalka, Panamarenko, Anne Péry, Bernard Pesce, Jean-Pierre Pincemin, Bernard Plossu, Bruno Requillart, Jean-Philippe Reverdot, Bettina Rheims, Willy Ronis, Georges Rousse, Yvan Salomone, Jean-Michel Sanejouand, Magdi Senadji, Richard Serra, Alice Springs, Keiichi Tahara, Hervé Télémaque, Barbara Thaden, Jean-Loup Trassard, Yves Tremorin, Pierre Vallet, Bram van Velde, Jacques Villeglé, Catherine Viollet, Carmelo Zagari.

 
Catalogue de l’exposition

Dans l’œil du critique - Bernard Lamarche-Vadel et les artistes

Textes de Bernard Blistène, Nicolas Bourriaud, François Cheval, Stéphane Corréard, Michel Enrici, Sonia Floriant, Marie Gautier, Sébastien Gokalp, Cécile Guilbert, Fabrice Hergott, Jan Hoet, Olivier Kaeppelin, Cécile Marie-Castanet, Pierre Nahon, Isabelle Rabineau, Isabelle Sobelman, Eric Verhagen et une large sélection de textes de Bernard Lamarche-Vadel. 368 pages, éditions Paris musées.


 
Informations pratiques :


Jeudi 28 mai vernissage presse 11h-14h / vernissage 18h-00h


Musée d’Art moderne de la Ville de Paris

11 avenue du Président Wilson
75116 Paris

Tél. 01 53 67 40 50

 

 Photo : Portrait de Bernard Lamarche-Vadel, Erik Dietman  Collection Caroline et Jacques Barbier  ADAGP

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 06:04

"Shadowbox"


du 10 avril au 14 juin 2009


Kunsthalle de Berlin (Allemagne)


Katharina Grosse



Katharina Grosse. La fabrique des métabolismes.

On doit se souvenir en observant l'oeuvre développée ici que la force d'un art réside dans son évolution, comme une puissance illimitée qui cherche toujours plus loin le dépassement et l'artiste en deça de l'objet, qui désire produire. On méconnaîtrait le travail de Katharina Grosse si l'on ne se représentait ce monde en construction, vivant et faisant la part de l'improvisation. Dans ce concert de couleurs fauves il est frappant d'observer l'usage de l'acrylique sur tous supports en de larges taches et surfaces, des tons le plus souvent primaires plaqués sur les sols, murs, plâtres, polystyrènes, papiers, toiles...triomphant momentanément des résistances extérieures en réunissant la plus grande somme d'effort. Des actions sans autre fin que l'intention de croître. Un art dont la nature est dans le mouvement
continu.
PG



Katharina Grosseinformations pratiques :

Temporäre Kunsthalle Berlin
Schlossplatz, Berlin-Mitte
 +49 (0)30 20 45 36 50

ouvert tous les jours de 11 h à  18h
le samedi jusque 21h


photo : Katharina Grosse: shadowbox, 2009, acrylic on laminated rigid foam (partial view), Photo: Jens Ziehe, Berlin © Temporäre Kunsthalle Berlin / Katharina Grosse



voir aussi : le site du Kunsthalle Berlin , Katharina Grosse une vidéo du Frac Auvergne

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 09:50

du 24 avril au 1er juin 2009


Grand Palais - Paris



Didier Marcel



La force de l'art à l'heure de la glaciation.

Il y a trois ans, la première édition de la Force de l'art (articles n°1, n°2, n°3) avait suscité des torrents de critiques, récriminations, protestations. Quinze commissaires  avec chacun leurs thèmes, leurs propositions présentaient leurs artistes dans une  diversité de mises en scène. En 2009, pas de thématique, une unique mise en espace glacée et trois commissaires solidaires d'un même choix d'oeuvres. La Force de l'art n°2 apparaît comme une réponse hautement rigoureuse gelant les humeurs, au bouillonnement de la Force de l'art n°1.

L'image dominante de la scène artistique française proposée au regard du monde est à cette occasion, celle d'une banquise, géologie artificielle à la blancheur immaculée et froide. Sur cet " arrière-fond neutre et objectif, dépourvu de signification", imaginé par l'architecte Philippe Rahm,  elle apparaît comme  une allégorie du désert des passions, elle recrée "un petit monde" qui annihile les audaces, et induit un climat d'ennui réglé.

Cet "écosystème appauvri sans couleur ni variété, sans minéralité" est supposé   mettre les oeuvres en valeur et révéler leurs forces. Mais celles-ci appartenant quasi toutes au même registre et obéissant aux interdits édictés par l'époque sont  conformes à la neutralité attendue et souvent simplement banales.

 Authentiquement politique cette année encore,  la Force de l'art   avec son atmosphère éthérée de  cime enneigée réserve peu de surprises. De la hauteur où elle nous tient, elle nous offre juste un point de vue rempli d'espoir et d'attente sur  la triennale de 2012,  pour peu que les décideurs prennent une fois encore le contre-pied de la version antérieure.

Pour une approche guidée de l'exposition, nous vous suggérons de suivre Lunettes rouges ICI, une précaution avant de vous rendre sous la verrière du Grand Palais.

Catherine Plassart



Voir aussi : le site de la Force de l'art



photo : Didier Marcel Sans titre, 2000 (une oeuvre dans laquelle la représentation de la terre grasse d'un labour est en contraste avec l'environnement aseptique.)




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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 06:38

"Existed : Leonardo Drew"
Sculptures et travaux sur papier


du 16 mai au 1er août 2009


Musée d'Art de l'Université de Houston - USA




Léonardo Drew




Leonardo Drew. Traité de ce qui reste.

L'analyse de la notion de sculpture, de travaux sur papier, conduit ici à rejeter l'idée d'univocité. En dehors de l'obligation que l'on peut dire morale de mesurer l'arrêt du temps en accumulant les "supports" de mémoire, l'intérêt du travail accompli par Léonardo Drew  réside dans une promesse universelle de reconnaître une grande importance dans les matériaux nobles que sont le bois et le papier. Les autres motifs sont plus particuliers et indéchiffrables, enclins à nous faire soupçonner ce que les hommes abandonnent, leur passion agissant en sous-main aussi. En revanche les promesses liées pendant des années par cet artiste américain à la mise en scène d'objets, chaussures, toiles, verre, rouille, jouets...satisfont la curiosité pour les choses isolées, la propriété non dissolue des oeuvres suspendues pour toujours  au souvenir encore.
PG



L'exposition "Existed : Leonardo Drew" comprend une grande installation créée in situ, 14 grandes sculptures réalisées entre 1991 et 2005, et 12 œuvres sur papier, réalisées entre 2005 et 2008. L'ensemble est représentatif de la démarche artistique de Drew.

Tout au long de son parcours, Drew a réfléchi à la nature cyclique de l'existence. Conçues pour ressembler aux détritus du quotidien, ses compositions  chargées d'émotion ont un pouvoir esthétique et métaphorique. Intensité dramatique des sculptures et installations des années 1980. Epopée des wall-bound,  tableaux  massifs des années 1990. Langage éthéré et ancrage dans un territoire  pour les moulages de papier recyclé au début des années 2000. Poésie intime de ses dernières œuvres sur papier.



Leonardo Drewinformations pratiques : 

Blaffer est situé dans le Fine Arts Building, au numéro 16 de Cullen Blvd @ Elgin à Houston

ouvert
du mardi au samedi de 10h à 17h
fermé le samedi, dimanche et pendant les vacances universitaires

Entrée libre.

photos : (1) (2) Leonardo Drew, Number 8, 1988,Animal carcasses, animal hides, feathers, paint, paper, rope, wood 108 x 120 x 4 inches  Courtesy of the artist, photos © Frank Stewart


 voir aussi : le site de blaffer gallery, le site de l'artiste

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 16:34

"Casa del Lago"


du 23 avril au 28 juin 2009



Kunsthaus Langenthal (Suisse)



Danica Dakic


Danica Dakic : le mariage du rêve et du réel.
Ses tirages photos sont le premier roman des désirs d'ailleurs de la photo du nouveau siècle. L'essentiel de ces installations, performances photographiées est consacré à la critique de l'argument de l'image comme révélateur des faiblesses de l'esprit. Ici la pensée est colorée, l'intelligence découvre chez les êtres de nouveaux principes, une chaleur qui se dégage du froid ambiant. Sous l'observation du quotidien nous voyons d'autres patries. Nous sommes transportés  autre part où fleurit la végétation, où s'accordent désirs et univers et où se gardent nos illusions naturelles et fondatrices d'espoir. Danica Dakic est né à Sarajevo en 1962 et en a sans doute gardé le goût des anciens bonheurs partagés et des mondes engloutis.
 
PG


 Danica Dakic

informations pratiques :

Kunsthaus Langenthal
Marktgasse 13 4900 Langenthal
Tel +41 (0)62 922 60 55

ouvert
du mardi au jeudi de 14h à 17h
vendredi de 14h à 19h
samedi et dimanche de 10 à 17h
fermé le lundi

photos : (1) Danica Dakić, Casa del Lago, 2008/2009, Medieninstallation ©VG Bild-Kunst, Bonn (2) Danica Dakic, Salón Real, 2009, Farbfotografie © VG Bild-Kunst, Bonn


voir aussi : le site du Kunsthaus Langenthal

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 12:53

Le vin des amants


du 25 avril au 31 mai 2009


Tour Philippe le Bel - Villeneuve lez Avignon (30)




Bernard Lacombe



Bernard Lacombe, une peinture mallarméenne.

Nées d'une petite histoire  "Le vin des amants", texte de Martine Gasnier, les images de Bernard Lacombe au-delà de ce qu'elles représentent suscitent l'énigme. La vigne, le vin sont là comme des évidences mais lorsqu'il s'agit des amants la peinture provoquent des vagues d'échos sensibles. Et l'on s'égare. Et l'on songe  à Mallarmé.


"La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres. - Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres "


Le chagrin s'est emparé des êtres. Les animaux, chien, éléphant  sont les témoins compatissants et attentifs de leurs regrets, de leurs doutes, de leurs renoncements. L'esprit du vin flotte encore au dessus des tonneaux et à l'horizon du lieu de l'absence.   Comme dans la chanson des Rita Mitsouko, "jusqu'à y crever leurs forces" les amants "pour le pire et le meilleur, marchent sans sourciller d'un pas irrégulier".   Parfois vautrés, anéantis, souvent enlacés et sublimes, ils errent sur les chemins de l'ivresse bordés des feuilles de la vigne aux couleurs vermillon et vert véronèse, de ses fruits juteux en grappes lourdes. D'un côté le simple et idéal paradis aux parfums et couleurs connus. De l'autre, l'univers scellé des amants si intimement proches mais qui se cherchent encore.


Vertige des sensations, puissance de l'incertitude, la passion est un bouquet qui se fane tôt ou tard. Le vin peut-être long en bouche toutefois ;  et le corps qui s'efface, les sens en alerte se souviennent du miracle des promesses amoureuses. La boisson des dieux est alors  une liqueur. Quand elle est bue, le verre conserve toujours la trace de ses larmes. Mais pour Bernard Lacombe  le néant est  le point de départ qui conduit au Beau. Il fait du langage allégorique un expressionnisme éminemment moderne. La suggestion qui est au fondement de sa peinture ouvre sur les coulisses de l'existence, dévoile les splendeurs déroutantes et souvent paradoxales qui s'agitent derrière la scène. Comme la chambre des amants fermée sur elle même,  l'oeuvre est un espace clos qui résonne du sens mystérieux des aspects de la vie. Comme l'ivresse, et à l'égale de la poésie,  la peinture est ici encore, un langage en quête de "son rythme essentiel". Bernard Lacombe a une tâche à remplir,  résister aux lieux communs, inverser les images, briser les moules. Sa peinture à contre-courant des tendances, est au risque de déplaire une recherche dont les moyens sont exclusivement plastiques et le but spirituel.


Catherine Plassart



Bernard Lacombe

 

photos : Deux oeuvres de la suite de 14 peintures "le vin des amants", huile sur papier 50 x 65 cm coll. particulière


informations pratiques :

Tour Philippe le Bel
Villeneuve lez Avignon

ouvert tous les jours sauf le lundi
de 10h à 12h 30 et 14h à 18h 30


Autre exposition :

Du 24 avril au 24 mai 2009

Villa Tamaris Pacha - La Seyne sur mer

Le Noir Absolu et les leçons de ténèbres
exposition collective
avec Birga, Degottex, Dezeuze, Fontana, Gysin, lacombe, Morandi, Rancillac, Skoda...

Dans cette exposition collective réunissant 30 artistes Bernard Lacombe présente cinq oeuvres.


voir aussi : le site personnel de l'artiste

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 07:26

du 5 avril au 16 août 2009


Espace d'Art Contemporain Fernet-Branca - Saint-Louis (68)



Ronan Barrot



Ronan Barrot : la matière de l'histoire.
Le système de Ronan Barrot transfigure le préhistorique, le "quelque chose de pourri" dans l'humanité. Il le sublime. La vie animale de notre espèce, ses plus bas instincts de bête de proie et de victime soumise aux mensonges dangereux sont paralysés dans leur rage. On songe à Goya, à sa sentence selon laquelle "le silence de la raison engendre des monstres", à la peinture d'Histoire aussi et au retour à la figure des années 1980.
Où est le progrès qui mène à l'humain?
Où est l'animal rationnel qui ne dévore pas son voisin ?
On pense encore à Nietzsche et à sa dénonciation de l'idéalisme sous toutes ses formes. Et à tous les artistes qui ont senti le vent de la guerilla derrière les drapeaux des grands discours (y compris sur la "Peinture"). On saisit aussi cette occasion pour avouer notre optimisme concernant l'initiative de cette  nouvelle exposition.
PG


photo : Lariboisière-2009 huile sur toile,200x160cm



informations pratiques :


Espace d'Art Contemporain Fernet-Branca,
2 rue du Ballon, Saint-Louis
68300, France
tél. 03 89 69 10 77
tous les jours, de 14h00 à 18h00

voir aussi :  le site de l'Espace Fernet-Branca

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:25

Pictures of Garbage


du 3 avril au 20 juin 2009


Arndt and Partner, Zürich.




Vik Muniz




Vik Muniz, agitateur satirique des décharges
La théorie (que l'on considère comme juste) que l'homme peut disparaître un jour, ou que ses intérêts ont déjà joué leur rôle, est ici reformulée de façon très nette. Ainsi des détritus peuvent se rapporter à la survie de quelques uns. Cette vérité atroce selon laquelle des femmes, des enfants, des hommes "ressuscitent" dans des décharges, les poubelles de l'Histoire, nous maintient dans le doute concernant l'avenir de l'humanité. Son caractère périssable aussi. C'est que l'existence terrestre est souvent inférieure aux espoirs nécessaires. Ce qui était vrai avant peut se révéler faux. La réalité atteint sa résolution dans la lutte au jour le jour. C'est pourquoi ces gravures digitales monochromes sur fond de décharge photographiée en multicolore où l'on saisit sur le vif le combat dans la dignité contre le néant, la résistance figurée face à la poussée dans la tombe et le processus de la mécompréhension, forcent le respect. Le photographe brésilien  s'est attardé sur les limites du point de non retour et a tranquillement dénoncé la société post-moderne émergente.
PG




Vik Muniz



La série Pictures of Garbage comprend sept  images différentes, dont chacune est imprimée en deux formats différents. Tous les produits de la vente des tirages grand format est transmis à la Garbage Pickers Association du Jardim Gramacho qui a été fondée pour soutenir les 5000 travailleurs et leurs familles dont l'existence est sur le point d'être sérieusement affectée par la fermeture imminente de la décharge.


photos : (1) Vik Muniz, Atlas (Carlão), from the series Pictures of Garbage, 2008, AP1 of 3+3AP, digital C-Print, 129,2 x 101,6 cm /50,87 x 40 in, MUNI0083 (2) Vik Muniz, Woman Ironing (Isis), from the series "Pictures of Garbage", 2008, AP1 of 3+3AP, digital C-Print, 143 x 101,6 cm /56,3 x 40 in, MUNI0088



informations pratiques :

Arndt & Partner. 
Lessingstrasse
5 8002 Zürich.
Tél. 41 (43) 817 67 80.


voir aussi : le site de Arndt & Partner , le site de Vik Muniz

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 17:00

"Marianne brisée, où la face cachée de Paris"


du 16 mai au 16 août 2009


Musée d'Art moderne  -  Saint-Etienne




Pierre Jouve



Pierre Jouve et l'humanité déchue.
Ne pas se résigner devant le despotisme de la banalité quotidienne. Ne pas baisser les bras devant un monde bureaucratique d'où toute pensée authentique est de moins en moins susceptible de jaillir spontanément. Etre encore redevable à la transformation de la réalité sociale et garder l'empreinte de la pensée libre... Tels semblent être les buts que s'est fixé Pierre Jouve pour cette exposition "Marianne brisée, où la face cachée de Paris". On y voit quarante-cinq photographies qui témoignent de l'univers  des fonctionnaires parisiens, police, psychiatres, morgue confondus. D'où transparaît la masse des individus désintégrés, sans défense, menacés, dépités, engloutis dans la mer brutale de la cité tentaculaire. Et la question surgit des raisons de rééditer le parti pris de la critique sociale.
PG



Pierre Jouve, né en 1943, ancien journaliste de la presse écrite internationale, est photographe et écrivain. Il a réalisé notamment plusieurs films sur des chefs d'état ou des leaders d'opinion. Il a obtenu l'autorisation exceptionnelle accordée à un artiste de plonger son regard dans la réalité dramatique du quotidien de la cité ; volonté de la Préfecture de Police de Paris de laisser une trace du Paris cruel, des années 2006-2007, début d'un nouveau siècle. Le Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole lui offre au Cabinet d'arts graphiques sa première exposition muséale photographique.




Pierre Jouve



photos : cliché 1 Paris jamais vu, cliché 2 Misère des migrants. Les huit couloirs pour automobiles du périphérique ronflent et sifflent à quelques mètres. Il fait plus de 30 degrés porte de Bagnolet. Puanteur des pots d'échappement et des ordures accumulées sur ce terrain en pente, où les employés de la ville refusent de se rendre par crainte d'y contracter une maladie. Des Bulgares venus se vendre au rabais sur le marché du travail se sont installés là et y vivent sans eau, ni sanitaires, ni électricité. Bidonville reconstitué. Ce Bulgare-là est appréhendé pour contrôle de permis de séjour. Il s'est jeté sur un tas de détritus. Il proteste.



Informations pratiques :


Musée d'Art moderne  de Saint-Etienne
Cabinet d'arts graphiques

Adresse postale : Musée d'Art Moderne - La Terrasse - BP 80241 - 42006 St-Etienne cedex 1
Adresse GPS : Rue Fernand Léger - 42270 Saint-Priest-en-Jarez
Tél. : 04 77 79 52 52

Ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 h à 18 h

voir aussi : le site du MAM de Saint-Etienne

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