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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 18:10


La Feuillée



Edito : Des livres, oui, mais...

«Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire. La vraie image est connaissance. Ce sont des mots déjà dits, des recensions exactes, des masses d'informations minuscules, d'infimes parcelles de monuments et des reproductions de reproductions qui portent dans l'expérience moderne les pouvoirs de l'impossible. Il n'y a plus que la rumeur assidue de la répétition qui puisse nous transmettre ce qui n'a lieu qu'une fois. L'imaginaire ne se constitue pas contre le réel pour le nier ou le compenser ; il s'étend entre les signes, de livre à livre, dans l'interstice des redites et des commentaires ; il naît et se forme dans l'entre-deux des textes. C'est un phénomène de bibliothèque

Cette citation de Michel Foucault est au fondement de l'oeuvre de Joseph Kosuth, "du phénomène de la bibliothèque ", présentée dans l'expositions "Silences, Un propos de Marin Karmitz " au Musée d'Art Moderne de Strasbourg. Un sol de livres, des lumières blanches, des citations, des photographies de bibliothèques de philosophes... Joseph Kosuth nous donne raison d'aimer les livres même s'il n'est pas toujours sage de lire. La lecture est la force et la faiblesse d'une génération qui a bien conscience de ne pas avoir su partager son goût demeuré parfois figé dans un excès de révérence et d'admiration pour les auteurs, un surplus d'ouvrages dans les bibliothèques.

Celle envisagée par Julien Prévieux et présentée à la Force de l'Art (dont on ne pense pas beaucoup de bien par ailleurs), est une bibliothèque d'ouvrages obsolètes, de rebus linguistiques, techniques et historiques. Ils n'ont plus de valeurs scientifiques mais l'air qui circule entre les livres renvoie d'autres échos. Sur les murs se déploie un étrange diagramme, résultat d'une analyse topographique des thèmes contenus dans ces ouvrages. A l'Autodidacte de la Nausée de Sartre, Prévieux a substitué avec humour Data base, une base de donnée susceptible de digérer et d'organiser les connaissances.

Démonstration est faite une fois encore de l'absurde irréductibilité du savoir à son objet. Suivons plutôt Foucault sur le chemin de l'imaginaire, faufilons nous avec lui entre les textes. Répétons et transmettons chacun à notre manière nos expériences de lecteur. Et rêvons les yeux ouverts...

Les artistes/éditeurs ont cette liberté, eux qui font de l'image avec "des masses d'informations minuscules" et qui produisent leurs livres "entre les signes" . Beaucoup de manifestations en ce joli mois de Mai, proposent la présentation d'ouvrages nécessairement utiles, rares, originaux, amicaux de petits éditeurs.

Catherine Plassart



photos : 1) Livres en Mai, (2) Joseph Kosuth , (3) Julien Prévieux


voir aussi  : La Feuillée du 14 mai 2009


 Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 06:50

Un propos de Marin Karmitz


du 18 avril au 24 août 2009


Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg




Annette Messager




"Silences", on se retourne avec Marin Karmitz.

Le propre d'un cinéaste est de mettre l'image en mouvement. Celui de l'artiste, peintre, sculpteur, installateur est de donner à penser en silence en représentant une fin poursuivie et les moyens divers pour y parvenir dans l'instant. Cette exposition dont le maître d'oeuvre est le producteur français Marin Karmitz réunit les deux ambitions. Résultat d'essais de juxtaposition sur le même thème (disons les figures de l'absence) elle a quelque chose comme un mouvement interne, elle est cinématographique. Mais elle retient et catalogue suivant un certain ordre et des genres distincts, voire "consécutifs" une idée de l'humain, "animal parlant" et c'est le paradoxe, même lorsqu'il se tait.

 Ainsi les productions inspirées du choc de l'Histoire, de l'imagination de la bibliothèque, de l'intuition d'un devoir-être, de l'expérience du mal, de celle de la lumière, voire du jeu , mettent en oeuvre le ressort de la narration et le principe du spectacle visuel.

On pourra toujours dire au final que l'on devine le sens de l'exposition. Mais en est-on si sûr tout compte fait ? Le titre "silences" est écrit au pluriel et les messages de Boltanski, Kanto, Nauman, Munoz, Kosuth, Marker, Messager, Baselitz, Giacometti, Raysse, Merz, Appelt, Robert Gober... s'additionnent dans la polysémie, provoquant trouble, interrogation, magie.

 Et le tour est joué, nous voici soumis à l'inquiétante étrangeté de l'art du XXème siècle.

Pierre Givodan


Joseph Kosuth



Silences, un propos de Marin Karmitz est une exposition créée au Musée d’art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg du 18 avril au 23 aout 2009. Marin Karmitz a réuni les œuvres d’artistes contemporains, ou plus historiques, qui partagent des thématiques et des enjeux artistiques qui l’interrogent de longue date.


"Les artistes que j’ai choisis ont en commun de faire une proposition sur le monde, dont la portée est universelle. Ce que je ressens c’est que, grâce à leur œuvre, ils atteignent l’indicible, ils parviennent à rendre perceptible l’idée de Dieu. […] Mais il est vrai aussi que tous ces artistes me touchent personnellement, dans mon histoire, dans ce que je suis. À ce titre, « Silences » est un projet très personnel." M. Karmitz




photos  : (1) Annette Messager, "Ciineeemaa", 2001, Peluches en forme de lettres, cordes, 10 éléments, 120x400 cm. Courtesy de l'artiste et de la Galerie Marian Goodman, New York/Paris Photo: Marc Domage, © ADAGP, Paris 2009 , (2) Christian Boltanski, "Prendre la parole", 2005, Bois, manteaux de laine, lampes, haut-parleurs, cartes électroniques, amplificateurs, dimensions variables Courtesy de l'artiste et de la Galerie Marian Goodman, New York/Paris Photo: Marc Domage, © ADAGP, Paris 2009 , (3) Juan Muňoz, "One Laughing at the Red Ball", 2000 109 x 48 x 67 cm Collection particulière Courtesy Galerie Marian Goodmann New York/Paris , (4) Joseph Kosuth, "du phénomène de la bibliothèque", 2006 Sérigraphie sur verre, néon, livres, dimensions variables Courtesy Galerie Almine Rech, Paris-Bruxelles Courtesy Centre international d'art et du paysage, Ile de Vassivière Photo : Marc Domage © ADAGP, Paris 2009.



Informations pratiques :


Musée d’Art moderne et contemporain de la Ville de Strasbourg
1 Place Hans Jean Arp 67076 Strasbourg
 +33 (0)3 88 23 31 31
Tram : Musée d’Art moderne et contemporain.

Le mardi, mercredi et vendredi de 12h à 19h
Le jeudi de 12h à 21h
Le samedi et le dimanche de 10h à 18h
L’exposition et le musée sont fermés le lundi


voir aussi  : le site de l'exposition

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 15:52

Cassandra

Du 15 mai au 10 juillet 2009


Galerie lelong - Paris (8)



Nalini Malani
 

Pour sa première exposition en France, Nalini Malani, artiste indienne née en 1946 à Karachi, a choisi de développer une vision très personnelle de l’histoire de Cassandre sous forme d’un polyptique de 30 panneaux où elle exalte très librement cette figure devenue un symbole de l’insoumission.

En 2007, Nalini Malani a été choisie par Robert Storr pour le Pavillon international de la 52ème Biennale de Venise. Elle y présentait un ensemble de 14 panneaux réalisés selon sa technique des «reverse paintings», dérivée de la peinture traditionnelle sous verre. Cette œuvre, Splitting the Other est installée à la galerie. On y découvre un monde peuplé d’êtres hybrides et de créatures mutantes qui flottent en une narration onirique.

photos : (1) Angel 3 2009 Peinture sur l'envers d'une feuille acrylique Diamètre: 152 cm (2) Re Cyclers 2009 Peinture sur l'envers d'une feuille d'acrylique  Diamètre: 56 cm 




Nalini Malani



Informations pratiques :

Galerie Lelong Paris
13, rue de Téhéran
75008 Paris
France
(33) 1 45 63 13 19

ouvert : du mardi au vendredi : de 10h30 à 18h
le samedi : de 14h à 18h30

voir aussi : www.galerie-lelong.com

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 07:04

"Vêtu d'espace..."


du 28 mai 11 juillet 2009


galerie Van Dongen -Troyes 




Christophe Miralles


Christophe Mirallès et les insoumis de la Liberté.
Devant le cours du monde, la victoire de l'abstraction, le triomphe des choses indifférentes, il est bon que ceux qui prêchent la vertu se moquent des autorités. l'Etat, les anathèmes, les chefs machiavéliques, les discours pompeux, le mauvais usage de la raison, les sacrifices pour le "bien", tous les soit-disant buts idéaux s'écroulent devant les portraits de Miralles. Figures minérales, " substance des peuples", révoltés contre la perversion et la nullité des croyants dans le Progrès...Aucune beauté ne ressort de la religion de la politique. La mélancolie des princes ne sert que le mal et les populations sont la morale. Cette peinture tragique et inconciliable le montre à tous. Dans la production de cette oeuvre l'existence regagne sa nécessité et la conscience des hommes détermine la réalité, les sentiments individuels peuvent s'y manifester. Il y a des situations collectives qui s'imposent à l'esprit.
PG


Exposition Christophe Miralles, galerie Van Dongen à Troyes du 28 mai 11 juillet 2009.


monographie : Catalogue  Textes de Christian Noorbergen, Françoise Monnin, Jacques Ancet, Stéphane Stenersen 72 pages 29 x 24 cm Prix : 29 euros Frais d'envoi (+ 6€) commander


Informations pratiques :

Vernissage le 28 mai à 19h

Galerie Van Dongen
18 rue des Quinze-Vingts
10000 Troyes
Contact : Anda Van Dongen
06 13 98 20 35

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 10:11

"Le chateau lapin"

du 16 Mai au 1er Novembre 2009


Tiennale suisse de sculpture Bad RagARTz



Zaric


Zaric à Bad Ragaz
L'homme et l'animal sont au centre de l'oeuvre de Zaric. "Le chateau lapin" est un babyfoot géant pour lequel les joueurs, des hommes à tête de lapin sont  répartis en deux équipes. Les pièces modelées à l'argile puis moulées sont tirées en ciment.  Articulées autour d'un axe fileté,  supportées par des fûts d'arbres coupés par la moitié, elles peuvent être balancées selon une amplitude qui dépend de la main du passant.

Le lièvre est bien connu pour sa course. Une piste de lecture pour son Chateau est la nostalgie pour la bête sauvage, une autre le plaisir du jeu et le langage de l'humour.

C.P.




Zaric, portrait 



Zaric 


photos : Le Chateau lapin, ciment polychrome, sapin et fer , 12 éléments de 700 x 130 x 50


monographie : Zaric, La course du lièvre et autres sculptures, 200 x 255 mm, 64 pages
Verlag Niggli, Sulgen, Zurich, (tirage de tête épuisé) € 26 commander



Informations pratiques :

Bad RagARTz
Triennale de sculptures
Bad Ragaz
Suisse

voir aussi : le site de Bad RagARTz 

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 08:01

du 1er mai au 30 juin 2009

Cour du centre culturel et jardins de la Mairie - Chantilly
dans le cadre de la 6ème édition du Printemps de la Sculpture

&

" Sculptour 2009 " 


du 1er mai au 22 septembre 2009


Parc de la galerie Beukenhof - Kluisbergen - Belgique



Thoma RyseThoma Ryse : le nombre et la sculpture.
Inattendue, l'oeuvre de Toma Ryse fait une large place au jeu et au plaisir.  Son univers est fait de signes et de références, de couleurs chaudes et de formes généreuses . Peints, dessinés, sculptés, ses assemblages sont des exercices de style qui visent la totale plénitude et l'équilibre final.   L'artiste s'appuie sur des réalités concrètes pour révèler un monde empreint de drôlerie et d'humour où les nuages prennent des allures de bouées de plage en lévitation.

Thoma Ryse  a roulé sa bosse en Chine, dans cet espace mobile entre les années Mao et le  libéralisme naissant. Nourri de  pensée chinoise mais aussi de philosophie classique, de ses admirations en art, des joies et chagrins de l'existence, il met la connaissance à l'épreuve d'une réécriture façon Oulipo et prend le parti du symbole contre celui du discours.

Avec La Grande Tetrachtys, il établit un lien fort et intime entre le nombre et la sculpture. La loi de l'harmonie dépend ici du chiffre "huit" qui nous prend par la main pour nous conduire dans la bousculade et le tohu-bohu du "tout existe  en ce monde" et  agencer l'impensable chaos. On peut alors dénombrer les huit rassurantes divisions du  "cosmos" réparties autour d'un axe géméllaire dont les deux éléments fleurtent gaiement en toute conscience.

Acier, résine et  fibre de verre, la chimie des matériaux  ne dissimule rien du savoir faire passionné  de Thoma Ryse  qui au-delà de la conceptualisation spatiale et de la déclaration d'intention  produit une oeuvre profane, joyeuse et réconfortante.  Poids du désir et  besoin de transcendance sont à l'unisson. "La vie mode d'emploi" chez Thoma Ryse tient de la fausse légéreté et trouve ses lignes de force dans la nature naturée. Catherine Plassart




Autre exposition : " Sculptour 2009 " 


" L'Art qui repose "

" L'Art qui repose " de Thoma Ryse présentée dans l'exposition " Sculptour 2009 " comprend trois modules en  fibre de verre et résine peinte. L'oeuvre permet à la peinture de faire une apparition non conforme et remarquée dans un espace public paysagé. De plus, posée au sol,  sans autre précaution que celle qui consiste à tendre des lignes de force  invisibles d'un module à l'autre,  elle autorise le promeneur à s'asseoir pour se reposer, sans autre forme de révérence au monde de l'art.

L'exposition de la galerie Beukenhof regroupe une soixantaine d'artistes venus de Belgique, Allemagne, Pays-bas, France, Suisse…  Elle est présentée dans le parc paysagé de 7 hectares de la galerie.


photos : (1) La Grande Tetrachtys, acier, fibre de verre et résine peinte, 400 x 170 x 170 cm, 2009 (2) L'Art qui repose,  trois modules en  fibre de verre et résine peinte (2008)


informations pratiques :

Centre culturel de Chantilly
Marguerite Dembreville
34, rue d’Aumale
60500 Chantilly


galerie Beukenhof
R.v.Vlaanderenstr, 9
B-9690 Kluisbergen
info@beukenhof.com
Tel +32 55 38 83 87
ouvert tous les week-ends et jours fériés de 14 h à 19 h et sur rendez-vous.

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 08:17

peintures et tapisseries


du 24 avril au 20 juin 2009


Centre d'art Raymond Farbos, Mont de Marsan



Sanfourche


J.J. Sanfourche n'est pas de bois.
 
Si Freud a raison il n'y a pas d' instinct social primaire. La vie en société est dérivée des tendances érotiques avec lesquelles elle entre évidemment en conflit. Alors Sanfourche s'explique. Nous sommes tous de grands "pécheurs".
 Fuyant la réalité pour un monde à sa mesure Sanfourche reconstitue dans son oeuvre peinte une communauté qui lui convient. Dans cet univers plastique les individus ont de grands yeux qui éclairent les consciences. Les bras levés ou en croix ils réveillent la majorité récalcitrante. La peinture de Sanfourche qualifiée d'Art Brut n'est pas là pour détruire la civilisation, mais pour nous rappeler aux perpectives de la satisfaction et du partage, loin du labeur et des interdits officiels.
PG


Informations pratiques :

Centre d'Art Contemporain Raymond Farbos
1 bis rue saint Vincent de Paul
40000 Mont-de-Marsan
05 58 75 55 84


voir aussi  : le site du CAC de Mont-de-Marsan

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 07:49

de Yona Friedman




 Musée du graffiti

 

Graffiti et patrimoine.
Accueilli par le jardin du 295, rue de Belleville géré par l'association L'Ilot Lilas,  Le Musée des Graffiti  est  destiné à être une oeuvre d’art conviviale. Le projet est conçu pour laisser l’initiative au public non-professionnel mais  des artistes pourront être  invités.

Le Musée consiste en un ensemble d’écrans transparents, en feuille plastique souple, tendue sur les pieux d’une pergola, elle-même surmontée d’une « couronne » en forme de « gribouillis ». Le public est invité à faire ses graffiti  sur ces feuilles qui remplies de dessins seront enlevées de la pergola  et gardées dans une archive avec valeur de patrimoine national. Dans un quartier à l'urbanisme brouillon,  le musée sans murs et sans portes doit permettre aux individus d'improviser, d'expérimenter,  de participer à la réorganisation de la ville.


Le Musée des Graffiti repose  sur le principe d'une structure ouverte, évolutive et participative, sur une économie modeste et précaire, sur l'idée que le graffiti est un langage universel. Il y aurait beaucoup à dire sur un tel projet. Son instigateur,  Yona Friedman, artiste, théoricien et architecte oeuvre depuis 1958, en faveur des utopies internationales. Il a souhaité mener une des premières tentatives de créer un « musée démocratique ».  L'italie possède déjà le sien ;  Barcelone, Berlin vont suivre  puis sans doute aussi  Shanghai.

C.P.



Yona Friedman



À lire

Dans les années 1970, l’Unesco commande à Yona Friedman des manuels éducatifs, des outils pour diffuser les « utopies réalisables », qui ont été réédités en trois tomes par le Centre national de l’estampe et des arts imprimés (Chatou) en 2007, 2008 et 2009. Ces manuels sont aussi téléchargeables sur le site www.cneai.com



Actualité de Yona Friedman en 2009 et 2010

27 mars – 17 mai 2009 : « Improvisation », exposition au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Juin 2009 : Participation à la Biennale de Venise dans le cadre de l’exposition « Construire des Mondes » de Daniel Birnbaum au pavillon de l’Arsenal.
4 juillet – 25 octobre 2009 : Balkis Island au Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière
2009 : Exposition au centre d'art contemporain la Synagogue de Delme
Fin 2009 : Publication sur le travail de Yona Friedman entre 1945 et 2010 à travers une sélection de 1600 images : dessins, plans et photographies de maquette, aux éditions des presses du Réel.
Fin janvier – Avril 2010 : Un musée d’architecture, exposition des maquettes et dessins de Yona Friedman présentes dans les collections du CNAP, Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux.



photos : (1)  Performance de Yona Friedman sur le site du Musée des Graffiti. © photos : 3CA / Alexandre Piovesan. p. 2 : Yona Friedman, Sans titre, 2007. Maquette préparatoire au Musée des Graffiti. Feutre sur plastique transparent, fil de fer, carton, 17 x 29,5 x 21 cm, Coll. CNAP/ FNAC Inv. : 07-703. © photo : CNAP/Y. Chenot, Paris.




informations pratiques :

Vernissage en présence de Yona Friedman le 26 mai 2009 à 18h.

Jardin lilolila
295 rue de Belleville
75019 Paris

lilolila19@free.fr
09 51 72 30 24

voir aussi  : le site de L'Ilot Lilas

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 06:04

Deutsche positions 1945 - 1989


du 28  mai au 6 septembre 2009


Musée national, Nuremberg (Allemagne)

 Immendorff     Nay 





Le projet politique d'unifier l'Allemagne a été anticipé par des artistes énigmatiques qui fuyaient l'histoire et revendiquaient des droits. Si nombreux  et si connus depuis ils sont montrés judicieusement ici. Considérant les fragments et les succédanés des paroles dites à tous vents ils ont su crier à leur tour à voix hautes au milieu des nuages et dans l'obscurité sans rien énoncer de plus que le nécessaire. Et les chefs de tribus se sont rapprochés enfin. Miracle divin qui fait la grandeur de l'art d'aujourd'hui comme de celui de toujours. C'est ce dont témoigne cette intelligente exposition.

PG


Cremer



Le 23 mai 2009 la République Fédérale d'Allemagne fête le 60ème anniversaire de sa création. A cette occasion,  le Musée National inaugure une rétrospective présentant quelques 320 oeuvres, peinture, sculpture, graphisme, photographie, installation d'artistes originaires des anciennes RFA et RDA,  notamment Joseph Beuys, Bernhard Heisig, Jörg Immendorff, Anselm Kiefer, Via Lewandowsky, Wolfgang Matt Heuer, AR Penck, Gerhard Richter, Willi Sitte, Werner Tübke et Wolf Vostell. Les œuvres sont accompagnées de films, photos et autres documents historiques concernant plus particulièrement La guerre froide. L'exposition a été présentée précédemment au LACMA à Los Angelès. Un riche programme de projections cinématographiques et  de conférences est prévu.


photos : (1) Immendorff Café Deutschland , (2) Nay Hecate, (3) Cremer Buchenwald




informations pratiques :


Kunst- und Kulturpädagogisches Zentrum
der Museen in Nürnberg (KPZ)
im Germanischen Nationalmuseum
Kartäusergasse 1
90402 Nürnberg



voir aussi : le site du KPZ

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:13

oeuvres d'artistes

du 25 avril au 30 octobre 2009

Bambouseraie - Générargues (30)



Paca Sanchez



Bambouseraie : les merveilles d'étonnants artistes.


La foi rend raison de tout. Ainsi on peut établir que la nature donne son aliment au coeur. C'est le pari que la Bambouseraie a tenu et gagné pour démontrer l'existence de l'accord des proportions de l'art avec l'esprit d'un lieu, sa lumière, sa vie propre. Il s'agit de comprendre toujours que la présence d'un geste créateur,  nourri ici essentiellement du végétal au risque et péril de l'incertitude, retrouve et développe au final les chances de gain, sans calcul, dans un environnement propice.

Mais c'est de la force des oeuvres de deux artistes, qu'il est enfin question.


Paca Sanchez
nous offre quatre réalisations majeures parce que paradoxales.  Avec "L' Axe du monde", une grande couronne de cades tressés qui légère semble en suspens autour du fût d'un chêne, elle révèle la grandeur dont dépend la volonté des hommes. En honorant l'arbre elle établit la majesté du lien qui relie le ciel à la terre.   "La Pierre de clairette",  assemblage aérien de sarments de vigne joue avec l'air et la lumière, cherchant à approcher la géométrie parfaite du cube . Son écriture complexe donne la réplique au  grand texte écrit par le bosquet de bambous dressés où elle se niche.  Les mêmes valeurs d'équilibre et de délicatesse se retrouvent dans "Ikebana", une installation composée à partir d'un long bambou sinueux. Piqué de souples branches de saules entrelacées comme autant de mots savamment calligraphiés, il se reflète dans l'eau calme d'un étang,  invite à la suave musique de silence, à la méditation et au repos. Vient enfin, le miracle de "L'humble cueillette", 1500 boules duveteuses de graines de pissenlits disposées sur des portées dans une régularité saisissante.  Une serre est l'écrin de ces précieux et fugaces joyaux du monde végétal.  Offrande et remerciement, caractère éphémère et certitude, fragilité et puissance, humilité et perfection, tout s'oppose et  pourtant se complète dans l'intense et sublime connivence que Paca Sanchez entretient avec les végétaux du quotidien.


 Bernadette Chéné


La démarche de Bernadette Chéné est différente elle recherche délibérément  la complicité non pas avec les objets de la nature mais avec l'espace architecturé, ici les paysages d'un jardin merveilleux.  Ce qui lui importe c'est de révéler au delà des évidences  le trait d'union entre l'homme et l'environnement qu'il s'est construit et agencé. Elle a ainsi installé quatre oeuvres significatives dans quatre endroits choisis. :  la première "Si près de l'observatoire" est une simple cabane construite en éventail,  savant écho des maisons laotiennes ;  la suivante "Le chemin du haut",  est une ogive de bambous noués à quatre mètres de hauteur, architecture souple qui suit un étroit canal  et crée une voûte protectrice ;  puis vient  "La chaussée du chêne", pavement de géant pour un chemin de  mémoire à la mesure d'un arbre vénérable dont les tronçons massifs et réguliers déroulent calmement leur colonne effondrée ; et enfin  animale ou minérale c'est selon, "La patience à l'épreuve", une pièce en papier aux proportions plus modestes, transplantée à l'abri d'une roche dans un espace ratissé. De changement en métamorphose, elle est destinée à subir l'épreuve des  intempéries, à être le témoin des cycles du temps.

Si l'art peut être réalisé dans n'importe quel site, le lieu élu détermine en partie les oeuvres. Paca Sanchez et Bernadette Chèné ont travaillé toutes deux sur place. Elles ont produit des sculptures in situ à partir des éléments récoltés.  "Si l'une est plutôt tellurique et l'autre plutôt aérienne" (René Pons) chacune a établi un  dialogue sensible et juste avec un espace exceptionnel, un  parc déjà ancien dont la beauté et la riche histoire témoignent en faveur de la durée, du passage du temps. 

Catherine Plassart


photos : Nicolas Havette

 

Paca SanchezInformations pratiques :

La Bambouseraie
Domaine de Prafrance
30140 Générargues
France (à 2km d'Anduze)
33 (0)4 66 61 70 47
bambou@bambouseraie.fr

ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30

voir aussi : www.bambouseraie.fr , http://paca-sanchez.org/, http://bernadettechene.com/

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