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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 07:59

«Le voyage amoureux ou l'Odyssée du désir»
toiles et oeuvres sur papiers

Du 8 août au 14 septembre 2009

Galerie Cravéro - Le Pradet (83)



Pierre Givodan



Le désir en jeu.

Les tableaux de Pierre Givodan sont débordants des images imprévues de la souffrance du désir et de la plénitude du rêve. Chaque toile, chaque oeuvre sur papier est une brève histoire qui nous fait entendre les voix, les soupirs, les cris, les rires aussi qui s'expriment à travers son répertoire particulier de personnages, d'animaux, de signes. Aucun couvercle ne peut assourdir cette rencontre entre le Blues éternel et la Pop pétillante. L'artiste a dans la tête une société déchue de la possibilité d’accéder à la vérité. Il a retrouvé la primitivité du geste, l'inventivité de l'enfant pour convier l'esprit à libérer sa parole juste. Lorsque sa peinture désigne ce qu’il pleure, la couleur dissoud les larmes ainsi que l'objet de son chagrin. L'homme et la femme qui apparaissent et disparaissent dans un joyeux vibrato sont des figures de genre, incomplètes dans leur esquisse, intériorisées dans leur manière d'être. Le serpent omniprésent dans son animalité de bois et de velours est une sublime parenthèse ouverte sur la crue monstrueuse du désir. Il se présente comme le lien souverain qui détériore la distance, disperse les fantômes et invite à des états de paradis. Dans l'univers spontané et ludique de Pierre Givodan le désir de volupté est d'abord un désir de peinture.
Catherine Plassart




Pierre Givodan


photos : (1) « Rollin' » H/T 56 x 45 cm 2009 (2) « Stan » 60 x 92 cm huile sur toile 2008



Signature
le samedi 8 août 2009 à 11 h 30
à l'occasion du vernissage
de «Chroniques intempestives et subjectives à propos de l'art »
éditions Complicités, Paris - novembre 2008

Galerie Cravéro
Parc Cravéro 83220 Le Pradet
Tél : 04 94 08 69 48
www.le-pradet.fr



voir aussi
: le dossier de presse de l'exposition PDF, le site de Pierre Givodan

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 11:08

du 12 au 14 juillet 2009

Saint-Quentin la Poterie (30)

 

Saint-Quentin la Poterie


La jeune céramique européenne.

La troisième édition de  TERRALHA, Festival Européen des Arts Céramiques  qui se déroule du 12 au 14 juillet 2009 à St Quentin la Poterie se concentre sur  la promotion de la jeune Céramique Européenne et  met en avant une génération talentueuse qui ouvre des voies nouvelles à l’art céramique.  L'innovation n'est pas du côté des techniques employées,  variées mais traditionnelles, jeux des oxydes, pinçage, travail à la poire, coulage... ni des terres employées, grès, porcelaine, faïence,... mais plutôt dans l'invention toujours renouvelée de ces créateurs. Certains s'inspirent des formes de la nature, de celles du corps, d'autres explorent celles des objets de consommation, tous traitent la surface avec le plus grand soin.


Afin d'encourager l'innovation et la créativité, un jury décerne trois prix  le « Quentin d’Or », le « Quentin d’argent » et le  « Quentin de bronze ». Les visiteurs de l'exposition ouverte depuis le 4 avril au Musée de la Poterie Méditerranéenne peuvent quant à eux voter pour le Prix du Public, doté pour le gagnant d'un séjour en  Résidence des Céramistes à Saint-Quentin-la-Poterie.


Depuis sa création en 1984, TERRALHA a pour ambition de faire découvrir « la Terralha », littéralement « récipient en terre » et plus largement l'art céramique. Un parcours  dans le village favorise la rencontre avec la vingtaine d' exposants installés pour l'occasion  dans des cours paisibles et  des jardins privés plein de fraîcheur.


Des animations permettent la découverte des techniques :  l’Ongki par Sangwoo KIM, la cuisson à la broche par Jean-François Bourlard, le four papier par le foyer Hubert Pascal…, de mettre les mains dans l’argile, de se renseigner sur les filières de formation auprès du Centre de Formation pour Adultes des Arts Céramiques.


Les propositions sont nombreuses : apparitions insolites d'André Bloch, homme d’argile, projection du film « l’Etre et la Forme », en hommage à la céramiste Jacqueline Lerat, sculptures éphémères de Luce Nebrens,  contes de Sophie Joignant... Et pour que TERRALHA soit entièrement une  fête,   les « Assortis » sur leur tricyclette, accompagnent à deux voix,  en tambour, accordéon, orgue de barbarie… les visiteurs dans les calades du village,  la Fanfare tzigane Vagabontu originaire de Moldavie et  le choeur de l’université et l’ensemble orchestral de Toulouse, 120 choristes et musiciens se produiront en concert. 

C.P.


Photos : (1) Le printemps du Brocoli Kim Myung Joo, nationalité Coréenne (2) Eros 2008 Maeder Rebecca , nationalité Suisse (3) Objet de séduction III Pachon Martha , nationalité Italienne (4) Col 1 Rivière Rachelle, nationalité Française


Informations pratiques :

Exposition
Musée de la Céramique Méditerranéenne
14, rue de la Fontaine Maison de la Terre
30700 Saint-Quentin-la-Poterie
tel/fax: 04 66 03 65 86
Juillet / Août : tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 19h

voir aussi : le site du Musée de la céramique méditerranéenne

Renseignements et Programme des animations
Marché, animations, spectacle, concert...
Office Culturel
Point Info Tourisme, place du Marché
30700 St. Quentin La Poterie
33(0)4 66 22 74 38

voir aussi : le site de la ville



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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 07:18

Deux parties :
40 ans de Rencontres
40 ans de Ruptures



du 7 juillet au 13 septembre 2009 - Arles


André Kertész
André Kertész à Arles, 1979

40 ans de Rencontres


Pas de nostalgie à Arles mais un regard "rétroactif" sur 40 ans de rencontres avec des hommages comme la rétrospective des oeuvres  de Willy Ronnis,  le doyen de la photographie en France, ou l'exposition des travaux récents de Lucien Clergue, le fondateur des Rencontres. Pas de prétention démesurée non plus, la mémoire de quarante années de festival est contenue dans une exposition titrée avec un brin d'humour et de dérision "On a pas tous les jours 20 ans".

Robert Delpire est un invité spécial de ces Rencontres. Il présente dans tout l'Espace Van Gogh, son travail d'édition, de publicité, de cinéma et de télévision. Il montre une exposition des oeuvres d'André François, l'ami peintre et graphiste, organise sur la base d'une collaboration avec le Nouvel Obs, dans la perspective d'un numéro spécial du magazine, une exposition  "Solitude" réunissant plusieurs photographes. Mais le Robert Delpire que nous connaissons le mieux  est l'éditeur qui a su depuis 1952 rapprocher les auteurs, photographes et écrivains et qui avec le soutient de Lang a créé la fameuse collection photopoche. Il conserve un souvenir ébloui de ses relations avec des personnages d'exception. Ainsi  le concernant, il ne faudra pas manquer la projection du film délicieusement monté et réalisé par Sarah Moon  sur la base d'un entretien de l'éditeur avec Erik Orsenna.

Les Rencontres d'Arles comptent donc quarante années d'existence durant lesquelles quinze directeurs artistiques sont intervenus. Ce nombre quinze coincide avec  celui des photographes présentés pour  Le prix découverte. Cette année ces derniers sont introduits par ces quinze directeurs historques (à l'exception d'un seul qui est décédé).


Willy Ronis

Willy Ronis / Rapho
Au coin des rues Piat et Vilin, Belleville, 1959





Robert Delpire

couvertures et illustrations des Editions Robert Delpire



40 ans de Ruptures


Ayant observé qu'au fil des différentes éditions des Rencontres,  avaient été présentés des oeuvres dérangeantes, surprenantes, choquantes... de photographes  qui depuis ont obtenu une reconnaissance internationale,  les responsables de la programmation ont résolu de les exposer dans le grand volet "40 ans de ruptures" et de mettre ainsi en image "le combat des anciens et des modernes".


Nan Goldin est  invitée spéciale. Ceci signifie qu'elle présente son travail, Ballad of Sexual  Dependency,  Soeurs, Saintes  et Sibylles , une collection de photos et propose une exposition avec ses invités  Ça me touche.  La notoire et fondatrice The Ballad of Sexual  Dependency va ainsi être rejouée mais comme l'artiste ne fait jamais deux fois la même chose, la bande son qui accompagne les images sera remplacée par un orchestre. 

Autres invités de  "40 ans de ruptures"  : Brian Griffin,  Duane Michals,  Brian Griffin,   Martin Parr,  Joan Fontcuberta,  Eugene Richards,  Thomas Florschuetz,  Naoya Hatakeyama,  Paulo Nozolino,  Without Sanctuary.


 

Nan Goldin

Nan and Brian in bed,
New york City, 1983




Brian Griffin
Brian Griffin



Duane Michals
Duane Michals
Joseph Cornell, 1972



Voir aussi :  le site des Rencontres photographiques d'Arles 2009


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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 06:28

14ème édition

du 6 au 11 juillet

Cour de l'Archevêché  - Arles (13)



Joël Tettamanti
© Joël Tettamanti


La 14ème édition du Festival Voies Off s'ouvre par une soirée sucrée le 6 juillet. Suivront,  un vernissage festif  le 8 juillet et la soirée de clôture le 11.  Ces trois Temps Forts rythment des projections, des lectures, des rencontres, ...


Le Programme :


Soirée sucrée
Lundi 6 juillet à 21h30
cocktail d'inauguration aux couleurs de l'enfance
Projection "ENFANCE" par le webmag purpose

Vernissage festif des expositions
Mercredi 8 juillet à 19h00
Galerie Voies Off
Joël Tettamanti, Local Studies – Arles
Galerie Voies Off Hors les Murs
Dialogue, Richard Petit invite Joël Tettamanti

Soirée de clôture
Samedi 11 juillet à 22h30
Projection "FAMILLES"
Remise publique du Prix Voies Off 2009
Fin de nuit en musique avec Hologram
Programme complet

 
Soirées de projections :: Prix Voies Off 2009
950 dossiers de candidatures en 2009.
60 photographes sélectionnés dont les travaux seront projetés sur un grand écran installé en plein air dans la Cour de l'Archevêché en soirée les lundi 6, mardi 7, jeudi 9 et samedi 11 juillet.
 
Lectures de Portfolios
Du 7 au 11 juillet, de 15h à 19h.
Les lectures de portfolios s’adressent à tous les photographes qui souhaitent soumettre leurs travaux au regard des professionnels présents :: éditeurs, galeristes, critiques, agences, presse, festivals, sites web,...
Tarif :: 6 euros par jour. Inscriptions de 14h à 15h dans la Cour de l'Archevêché, pour prendre rendez-vous le jour même.

Matinées Professionnelles
Du 8 au 11 juillet, de 11h à 12h30.
Les matinées professionnelless'adressent aux jeunes photographes à la recherche de conseils pour bien démarrrer leur activité, structurer leur projet professionnel ou approfondir leur projet photographique.
Entrée gratuite sur inscription au
04 90 96 93 82 ou à l'accueil du Festival


Informations pratiques :

Voies Off :: 26 ter Rue Raspail - 13200 Arles
Infoline 04 90 96 93 82

Le programme complet :

http://www.voies-off.com/

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 07:14


1

 LES DOSSIERS DE L'ÉTÉ 2009

livres, archives et bibliothèques





"Petits théâtres de la mémoire"
Les boites de Marc Giai-Miniet

du 22 juin au 20 septembre 2009

Archives Départementales de la Charente-Maritime (17)




"L'Atelier du gouverneur" 4 x 77 x 122 cm

Boites et Archives.

Gardiens de la mémoire, les services d’ Archives collectent et conservent des documents, sources de l’histoire des hommes et des sociétés. Ils contribuent également à les faire connaître en organisant leur consultation en salle de lecture, en accueillant des scolaires, en les présentant dans des expositions et des publications ou lors de conférences. Marc Giai-Miniet dont les « boites » sont des « théâtres de mémoire » offre une vision spectaculaire du monde des archives, et joue lui aussi un rôle de « passeur »  de mémoire. Après les Archives départementales du Rhône et les Archives départementales des Yvelines en 2008, les Archives départementales de la Charente-Maritime reçoivent durant l'été 2009 à La Rochelle, les oeuvres de Marc Giai-Miniet. 

Les « boites » de Giai-Miniet sont des montages dans lesquels les immeubles sont montrés en coupe. On peut voir la superposition des étages, les intérieurs de pièces qui conservent la trace des activités réelles ou fantasmées « de chef, de préfet ou de gouverneur... » mais aussi celles anciennes et quotidiennes des travailleurs de l'ombre. Laboratoires, salles de stockage, d'attente ou d'interrogatoires, cellules, escaliers, coursives, fours, égouts… , les espaces inhabités de Giai-Miniet sont publics. De la cave au grenier, la lumière augmente. Faible et étirée en bas, elle inonde le dernier étage occupé le plus souvent par la bibliothèque. Cette dernière profuse et encombrée comporte autant de dépôts d'archives que de livres.

 

Giai-Miniet (1946 -) se fait emboîteur dans les années 1992-93. Il figure d'abord dans ses théâtres des personnages qui bientôt disparaissent au profit de livres et de bibliothèques entières.  "Je comprenais que les livres brûlés, ainsi figurés, étaient la métaphore douloureuse de la vie des hommes, à la fois esprit et matière et voués inexorablement à leur destin. Car non seulement les livres peuvent être brûlés mais parfois aussi, par la connaissance transmise, ils nous "brûlent", nous métamorphosent, nous accompagnent ou nous égarent… dans une vision devenue "existentiale".

Pas d'exaltation de la bibliothèque, pas de panégyrique du livre  non plus mais une interrogation angoissée sur le sens de l'existence humaine à travers la valeur symbolique des ouvrages de l'esprit et leur accumulation.  Prenant au pied de la lettre l'expression "c'est une mine" qui qualifie des lieux de ressources, Giai-Minet monte  une "boite" La Mine (photo ci-contre) remplie de rayonnages et d'échelles devant lesquels sont stationnés des wagonnets et posés des échafaudages. Le télescopage dans cette oeuvre de deux univers antagonistes, la bibliothèque et le fond de la mine,  annonce le "ballet du décervelage", en mettant en scène le cheminement "de la blancheur des livres aux noirs égouts", "un va-et-vient constant entre les deux pôles majeurs de l'Homme : la bestialité et la transcendance, la fragilité humaine et la divinité inaccessible."

Giai-Minet a-t-il lu Le Mineur de Natsume Sôseki, ce roman qui n'en est pas un,  écrit en 1907 ? L'écrivain japonais  met en scène un jeune homme qui n'a commis aucun crime mais qui pourtant estime ne plus avoir sa place dans la société et devoir se retirer du monde.  La parenté entre l'auteur et l'artiste ne tient pas seulement au sujet mais aussi à  la philosophie qu'il soutend. Quand Sôseki décrit la  non-existence du "moi" d'un jeune homme qui par la vie de la mine va connaître la déchéance rédemptrice, Giai-Minet interroge la pensée, sa faible cohérence, ses servitudes mais aussi ses élans, et ses bonheurs.

Fragilité du progrès en tout, les "gouffres péremptoires" s'opposent à "la vision de bonheurs possibles". Puits de connaissance et puits de mine , sources et ressources, parallèles et paradoxes, l'artiste joue avec gravité. Ici, le superflu et le nécessaire, le futile et le fondamental  ont un fond commun, sont  contenus dans une même forme, non pas la "boite", celle-ci n'est qu'un théâtre, mais l'esprit sans intrigue qui se cherche et qui se trouve.

Catherine Plassart




photos : (1) Boite dite Au grand tamis 125 x 122 x 18 cm (2) Embarcadère au ciel étoilé 60 x 60 x 15 cm (3) Boite dite à l'embarcadère 120 x 120 x 11 cm (4) Un endroit très propre 60 x 32,5 x 32 ,5 cm




Informations pratiques :

Archives Départementales de la Charente-Maritime
35 rue François-de-Vaux-de-Foletier
17000 La Rochelle


entrée libre du lundi au vendredi de 9h à 17h 30




 Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les dossiers de l'été 2009

 


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 11:51

Peintures - Dessins - Encre sur papier.


du 10 au 31 juillet 2009


Dans l'Atelier de F. Lefêvre et A. Pujol Olivier en Avignon



Jean-Noël BachèsVoyage sur la surface.


Jean-Noël Bachès ne perd jamais le signe au profit du tableau.  Lisible, sa forme a un caractère de motif, isolé, il offre un échantillon de l'espace pictural de l'artiste, répété ou accumulé, il permet au tableau de devenir pour le regard vagabond une surface sans limites.


Jean-Noël Bachès ne perd jamais non plus, le tableau au profit du signe. Les champs inscrits dans l'architecture du monde lui sont familiers. Parfois, leur disposition tient du labyrinthe, mais le peintre les parcourt tranquillement, les yeux grand ouverts, acceptant  aussi bien les culs de sac, détours, dédales que les perspectives infinies.


L'entreprise plastique est ici largement autobiographique. Elle s'apparente à une course lente dans une étendue aménagée par des lignes qui serpentent, des couleurs qui se superposent, des objets qui s'accotent. Le langage est  autonome, le point de vue singulier. Pas d'introspection démesurée, un retournement de soi où seuls importent les commencements, le désir du voyage et la possibilité de le faire.


Jean-Noël Bachès est exposé dans l'atelier de Françoise Lefêvre et Anne Pujol Olivier en Avignon du 10 au 31 juillet . On retrouve également ses oeuvres du 20 juin au 31 août à Dieulefit dans la Drôme provençale dans l'exposition  "Pour Serge" , à la galerie S. Emiliani.

Catherine Plassart


Informations pratiques :

Atelier de F. Lefêvre et A. Pujol Olivier
19 bd. Raspail
84000 Avignon
Tel 04 90 14 60 81


Voir aussi : la vitrine de Jean-Noël Bachès dans Art Point France

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 16:00





Todd Narbey



It’s the end of the world, as we know it

(but I feel fine)

Ce n’est pas « l’aurore aux doigts de rose » chère à Homère, ni les couleurs du crépuscule que peint Narbey, mais le point magique où ces deux extrémités du jour se mêlent et se confondent en une seule agonie continuée. Propulsant ses sujets à quatre mille pieds au-dessus des hommes, les œuvres de cet artiste semblent vouloir nous annoncer le drame qui s’apprête à fondre sur notre époque. Et si la nature, envers et contre la maîtrise technique à laquelle nous sommes parvenus, continuait à s’imposer à nous comme une menace potentielle ; comme une source possible de catastrophes ?

Poursuivant les méditations d’un Baudrillard, d’un Virilio ou d’un Octavio Paz sur la notion d’accident, Todd Narbey convertit en images les angoisses et les peurs inconscientes qui pèsent sur notre monde : « Comme la société en se normalisant fait surgir les fous et les anomaliques, ainsi en s’approfondissant la raison et la maîtrise technique de la nature font surgir autour d’elles la catastrophe et la défaillance comme irraison du « corps organique de la nature » - irraison insupportable, car la raison se veut souveraine et ne peut même plus penser ce qui lui échappe – insoluble car il n’y a plus pour nous de rituel de propriation ou de réconciliation.1»

Transposant sur ses toiles cette peur panique de l’accident, Todd Narbey lui ajoute son corrélat pictural : la dissolution des figures dans le magma informe qui les sous-tend.  Toujours suggérées plutôt que montrées, les figures, dans ses peintures, font masse : elles pèsent et hantent l’espace comme si les milliers de particules qui les composent cherchaient à retrouver l’état de leur première coalescence. Brouillant ainsi les limites qui séparent d’ordinaire la peinture abstraite de la peinture figurative, Todd Narbey nous entraîne à la découverte d’un monde fragile et fragmenté dans lequel l’univers lui-même (et toutes les formes qui le composent) semble le fruit d’un accident - miraculeux.

 F-C Baitinger


 1 Jean Baudrillard, L’accident et la catastrophe, L’échange symbolique et la mort, Ed. Gallimard, 1976.


Todd Narbey





Todd Narbey


photos  : Th end of the world (1), (2), (3)



Vu à la Galerie 13
36 rue du mont Thabor
75001 Paris
+33 (0) 1 40 15 02 80 / +33 (0) 6 65 50 80 48
galerie13jm@orange.fr

ouvert du mardi au samedi de 11h00 à 19h00

Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 15:29

Amalgame


du 11 juin au 11 juillet 2009


galerie Van der Stegen


SR Labo



Le voile d'Isis

On devrait mieux respecter la pudeur avec laquelle la Nature
se cache derrière des énigmes et des incertitudes chatoyantes.

Nietzsche, Le Gai savoir

Et voici que sous nos yeux la cire, telle la déesse Isis ôtant un à un ses voiles,  nous révèle son inessentialité féconde ; sa parenté avec la célèbre formule d’Héraclite : « La Nature aime à se cacher en se montrant. ». Mais si une réalité en cache souvent une autre, il est des moments, plus rares encore, où deux réalités - que tout oppose – s’amalgament en un seul corps. Les sculptures organiques d’SR Labo relèvent de cet ordre, de ce type d’état quantique où la matière s’agite et renonce à toute identité stable.

Poursuivant l’œuvre poétique des anciens botanistes pour qui les plantes n'étaient qu'une variété particulière de bête se tenant la tête en bas, la taxinomie des formes, qu’SR Labo invente, défie les lois de la physique et de la biologie moderne : elle les contourne ou les parodie pour mieux nous inciter à contempler le monde du seul point de vue l’art ; autrement dit, du seul point de vue de la beauté des formes en leurs subtiles métamorphoses.

Mais qui, du règne organique ou végétal, absorbe l’autre ? Serait-ce le monde sanglant des chairs qui enfin se calment ou bien l’univers endormi des plantes qui tout à coup s’empourprent ? Une chose est sûre : chacune de ces sculptures semble traversée d’une ambiguïté fondamentale ; d’un frisson ontologique les faisant tour à tour devenir - dans l’esprit de celui qui les contemple - un objet d’angoisse puis d’émerveillement.

Détournant ainsi la céroplastie de ses usages les plus fréquents (empreintes, ex-voto, etc..), SR Labo nous invite à renouer avec la vieille cosmographie analogique des alchimistes pour qui toute forme visible renvoie toujours à son double symbolique, et réciproquement. Quoi de plus normal, alors, si je vous dis que la forme ronde et granulée d’un citron peut tout aussi bien devenir, dans les mains de cette artiste féconde, l’ébauche d’une vulve fluorescente… ou bien encore, que sous nos chairs palpitantes, se cachent, en réalité, de petits arbustes de corail.

Frédéric-Charles Baitinger



Informations pratiques :

galerie Van der Stegen
1 rue Gustave Goublier
75010, Paris.
+ 33 1 42 59 41 81 / + 33 6 75 21 84 70.

Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h


voir aussi : www.vanderstegen.com

Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 11:46

Collectif Alma Fury. 


du 27 juin au 27 septembre 2009

Hôtel Goüin - Tours (37)




Chut ! Ecoute !

Volume Sonore, mené par le collectif Alma Fury, à l’Hôtel Goüin à Tours, constitue la première station d'un dispositif nomade, voué à intégrer d’autres lieux. Une capsule individuelle de diffusion sonore en isolation, auditorium transitoire dans la ville,  accueille une composition d'Alma Fury, mariant électronique et sons environnementaux, chants d'oiseaux et de grillons notamment. La musique conjugue la vibratoire électronique du présent avec l’atmosphère de sacré, propre au lieu de mémoire et crée aussi visuellement un tableau intemporel dans l’apposition des extrêmes architecturaux. Le dôme géodésique d'une capsule 21e siècle est ici installé devant la façade sculptée et très verticale de l'Hôtel datant de la première Renaissance, à la place précise occupée par un tas de gravas,  sur une photo-témoin de la destruction de l'édificie dans un  bombardement en 1940.

Le projet Volume Sonore a donc vocation à susciter une troisième renaissance. Celle du lieu d'abord grâce à une perception redéfinie de l’espace urbain. Celle de la conscience individuelle ensuite, en envisageant d'autres façons d’habiter, d’écouter, en reconnaissant les potentialités d’une autre vie, moderne et ressourcée. Car le projet dans son ensemble est placé dans une éthique de trames humanistes :  les matériaux sont non polluants, coton bio, bois,  fibres végétales...   ;   les partenaires sont des artisans internationaux , Assia et Fatima (Kabylie) pour la confection des coussins d’écoute et  un ESAT (Institut de travailleurs handicapés) pour le façonnage des modules ; enfin  la proposition est gratuite et le dispositif ouvert à tous.

Si l'offre est avant tout auditive puisqu'elle propose de se retrouver au cœur du son, le projet a pour but de concilier dans une totalité, les relations entre musiques électroniques, architectures mobiles et sites historiques.  Ainsi, Alma Fury s'appuie sur un dispositif de représentations et de correspondances autour de la situation d’écoute : 
- blanc dans le dôme / sons purs
- miroir dans le couloir d'accès / sons environnementaux
- fragments d’impressions photographiques sur la sculpture de façade / éclats de vie de chacun.

L’événement est prévu du 27 juin au 27 septembre et sera clos par trois jours de performances et de conférences. Emmanuel Holterbach, Stéphane Roux, Brandon LaBelle, Christian Zanési, Steinbrüchel, Frédéric Nogray, attachés aux innovations esthétiques à partir de l’environnement sonore, architectural et  urbain animeront ces rencontres.


Collectif Alma Fury
Claude Besnard et Vonnick Mocholi , compositeurs
Emmanuel Holterbach, artiste sonore
Stéphane Roux, architecte
Brandon LaBelle, artiste, écrivain, éditeur
Christian Zanési , compositeur
Ralph Steinbrüchel , designer graphique et musical
Frédéric Nogray, chercheur acoustique


Informations pratiques :

Hôtel Goüin
25 rue du Commerce
37000 Tours

l’équipe du projet Volume Sonore.
02 47 76 17 09
06 21 53 71 02
06 77 55 61 42


voir aussi : http://www.volume-sonore.org/.

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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 06:43
Sculptures et peintures.


du 11 juillet au 23 août 2009


Galerie Picot-Le Roy - Morgat (29)







Sculptures, en terre ou en bronze, mais aussi une belle suite de peintures.

Sa galerie de portraits abracadabrantesques et myopes, mi-bêtes, mi-hommes, frappe par son aspect schizophrène, partagé entre solidarité dans la lutte et isolement méditatif. La perplexité envahit dans un premier temps devant ces figures de terre brune. Naïves, apeurées, blessées, dans l’expectative ou dans la fuite, elles portent un monde sur leurs épaules chétives et laissent transparaître une humanité bestiale. Sous leurs gilets ou leurs chapeaux, ces personnages tendres et innocents touchent juste car ils semblent chercher une place dans le vaste univers contemporain. Patauds devant les mystères de l’existence, ils ne demandent cependant qu’à suivre le cours sinueux qui leur a été tracé et font face aux difficultés avec une abnégation humaine.

Serge Maillard








Photos : (1) « Le turban » Terre cuite h  : 41 cm,  (2)   « La robe orange et la tunique blanche » acrylique 49 x 41 cm



Sophie FAVRE est née en 1950 à Grenoble. Elle a fait ses études à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle présente règulièrement son travail dans plusieurs galeries à Paris, Annecy, Metz, Limoges, Lille. Elle est exposée pour la sixième fois par Elisabeth Picot-Le Roy à Morgat.



Informations pratiques :

« Le Nuage Bleu »
14, quai Kador
29160 Morgat, Presqu'île de Crozon
tél :  06 03 34 34 60
mail : picotleroy@wanadoo.fr
contact Paris : 01 43 73 47 71

La galerie est ouverte :
du mardi au dimanche de 17h à 19h 30
Nocturne le mardi soir jusqu’à 22h
et sur rendez-vous : 06 03 34 34 60

voir aussi :  http://picotleroy.com

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Published by Art Point France - dans Nord Ouest : expositions
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