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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 12:24

Oeuvres textiles


Du 1 er octobre au 1er novembre 2009


Un jour - L'Isle sur la Sorgue (84)




Françoise Ducret

Le tissu qui inspire.


"On entendait : "Aime joie, aime joie" ; puis le bruit claquetant des baguettes de la navette, de la barre, le tremblement sourd des montants, puis : "Aime joie, aime joie !"
Jean Giono. Que ma joie demeure.


Tisser c'est aimer et Amour donne de la joie. La formule est simple, il faut toutefois ajouter à la recette,  une touche de liberté. Alors,  la magie du lien opère. Les fils pris un à un et solidement tenus par la trame construisent sous le peigne l'étoffe qui se déverse en abondance.


Le métier chante, la tisserande aussi  et on retient seulement "Aime joie, aime joie !". Dans ses pastels à l'huile, Françoise Ducret qui sait ce que tisser veut dire traduit cette précieuse expérience et emploie la grammaire des troubadours.


A côté de ses tableaux, elle nous présente des Feutres sculptures.  Le feutre est un tissu rustique qui nous vient de la préhistoire. Pourtant les nomades d'Asie centrale qui l'ont conçu n'ignoraient rien de l'art du tissage. Bien au contraire, ils le pratiquaient déjà magnifiquement. Alors le feutre, c'est juste une autre histoire. Celle de fils, de poils qui se pressent ensemble, serrés pour donner un matériau souple qui ne craint  ni l'eau, ni le froid. Il relève un défi aux rigueurs du climat.  Il est protecteur. Le feutre déclare en sourdine une autre manière d'aimer.


Avec ses pastels Françoise Ducret nous invite à nous rappeler la patience nécessaire pour nouer entre eux les innombrables fils de nos sentiments parfois contradictoires. Pour ses Feutres sculptures, elle emploie un langage plastique qui empunte sa syntaxe à un merveilleux tissu non tissé. Ses Feutres sculptures sont des allégories de la chaleur des sentiments. Avec leur économie de moyens, ils révèlent la grâce des unions qui durent.


Pastels à l'huile et Feutres sculptures, tous Oeuvres textiles de Françoise Ducret sont à voir jusqu'au 1er novembre dans la boutique Un jour à l'Isle sur la Sorgue.

Catherine Plassart 





Françoise Ducret



Informations pratiques :

Un jour
8 place Ferdinand Buisson
84800 L'Isle sur la Sorgue
04 90 38 50 19

et en permanence à la galerie Richard Nicolet à Coustellet dans le Vaucluse.



voir aussi : la vitrine de Françoise Ducret dans Art Point France

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 19:46

"Paradis végétal"

 du 23 octobre au 21 novembre 2009


Galerie Elsa Lorente - Vienne (38)

Barbara Schroeder



Dans cette thématique végétale, ce qui m'importe, c'est ce qui tombe, en quelque sorte, sous ma main: choux, châtaignes, artichauts, pommes de terre. Le motif du légume rustique et mineur se transforme en un monde palpitant, une forme picturale qui occupe tout l'espace de ma toile.
La matérialité végétale est sublimée, son goût s'exprime, sa sensualité se déploie. Ici, s'offrent alors des possibilités qui n'ont aucune limite. B. Schroeder


Barbara Schroeder nous promène sur le bon versant du "Mont Nostalgie. Exposés à l'eau et à la lumière, y poussent les bons gros légumes rustiques dont tant de nos contemporains ignorent le goût et ont oublié la forme. La peinture de l'artiste réalise une révolution verte en faveur des anciennes variétés potagères. Alors que la faim grandit dans le monde, que la misère déploie ses ailes sombres sur les corps mal nourris, l'artiste est là pour nous rappeler que le choux, la pomme de terre ou la chataigne dans leur grande simplicité font aussi partie de notre héritage.  

C.P.

Barbara Schroeder



Barbara Schroeder




Livre :


Livre Barbara SchroederLa Valse des Choux
Barbara Schroeder, peintures
et
Michel Butor, poèmes

Tiré à 120 exemplaires dont seulement 40 mis en ventes. Les numéros 1 à 10 sont accompagnés d'une oeuvre originale. Voir l'ouvrage ICI




Informations pratiques :

Evénement "Décrochage" en présence de l'artiste
le 21 novembre.

Galerie Elsa Lorante
13, rue Joseph Brenier 38200 Vienne
Tél/fax 04 74 87 02 34 - 06 20 74 21 52
galerie.lorente@wanadoo.fr

du jeudi au samedi de 14h30 à 18h00 ou sur rendez-vous

voir aussi : www.galerie-lorente.com, la vitrine de B. Schroeder sur Art Point France

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 10:34

Jusqu’au 19 novembre 2009


Musée du Montparnasse - Paris 15e




Malraux en Haïti




Avec les peintres de Saint Soleil. Malraux en Haïti.

(La descente.)
 
La chaleur bourdonnait et le silence était étincelant. Là-haut Saint-Soleil, les yeux ouverts sur les rayons, au devant la mer couleur terre aujourd'hui et au milieu un bateau planté là. Des maisons ici en chantier et le ciel épuré.

- Outremer, se dit Malraux, et soleil, façades multicolores et graphismes, dessins vaudous partout, éblouissants.
La rumeur du blues dans l'air, des hommes désoeuvrés, tristes en pleine lumière. Ils avaient fait la première révolte des esclaves, ils avaient marché drapeau levé, déboutonnés, "marrons" ils étaient et ils peignaient. Malraux s'essuya le front, un homme s'approchant.
 
- Alors vous avez eu cette idée, celle de nous ajouter à votre Livre des métamorphoses, inscrire nos hommes, nous considérer...
L'homme avait la cinquantaine charmante, des yeux verdâtres, un visage brun, un pantalon large, des souliers légers, un air sérieux, une figure, un nez, une voix qui revenaient d'Afrique.
 
Malraux se tourna de côté:
- Décidément tout le monde veut savoir !
Il entama la conversation :
- Vous savez mon opinion sur les peintres de Saint-Soleil, je voulais voir et quelle fut ma surprise !
 
(La révélation.)
 
- Une grande joie, une révélation.
Il s'appuyait sur une canne qu'on lui avait offerte. Elle avait la forme d'un serpent. Rien d'obscène, mais juste la marque cérémonielle des prêtres de la religion vitale. Malraux ecclésiastique descendait lentement la pente.

- Vous savez que je n'ai rien d'un jésuite. Je sais n'avoir aucune déférence et pourtant ! Il y a une philosophie chez ces gens. Aucune naïveté dans leur peinture. Ils ont gardé leur âme et ne se sont pas vendus... Attention leur art est véritable ! J'ai l'idée de proposer cela à l'histoire de l'art. Je vais encore être incendié, l'objet de discussions à scandale, mon ministère n'est pas celui d'un professeur... Je contemple la jeunesse, l'équilibre, l'ivoire, la fin des plaintes, la consommation du jaune, du noir, le papier, la toile, rafraîchissants. Oui, j'écrirai la jouissance de la peinture à l'huile méditative, les souffrances, le mystère intelligible, les mangeurs du temps, les saltimbanques du langage des tambours transposés.

On le croyait fou parfois, possédé aussi. Son étude, son testament, serait plein de ferveur. Il alla s'asseoir sur un tronc d'arbre abattu.

- On m'a offert des oeuvres. Cela est aussi fort que Rouault. Je n'en reviens pas. Brusquement il fut secoué d'une sorte d'exaltation.

- Il y a là une profondeur, un climat absolu, loin des bibliothèques. Le voyage au-delà des mers et des ténèbres... On fait bien de visiter les cultures foisonnantes. Elles triomphent, sublimes, dans la poussière.


Pierre Givodan



oeuvres de :
Patrick VILAIRE, Prospère PIERRE-LOUIS, Robert SAINT BRICE, Levoy EXIL, Stivenson MAGLOIRE, Pierre-Joseph VALCIN, André PIERRE, Denis SMITH, Louisiane SAINT-FLEURANT, Dieuseul PAUL, Pascale MONNIN, Frantz ZEPHIRIN, Serge JOLIMEAU, Lionel SAINT-ELOI, Wilson ANACRÉON, Frantz AUGUSTIN, Serge-Moléon BLAISE, Mécène BRUNIS, Etienne CHAVANNES, Freddy CHERASARD, Préfète DUFFAUT, Édouard DUVAL-CARRIÉ, Avril FOREST, Eddy JACQUES, Édouard JEAN, Jean-Baptiste JEAN, Madsen MOMPREMIER, Cameau RAMEAU, Frantz ZÉPHIRIN, Levoy EXIL,  Fortuné GÉRARD

et des portraits d’André Malraux par Roger Pic, photographe.




Malraux en Haïti




Malraux en Haïti




A l’occasion du 50e anniversaire de la création du Ministère de la Culture (1959), à l’instigation d’André Malraux, le musée de Montparnasse rend hommage à ce dernier avec une exposition multimédia, "Le dernier voyage d’André Malraux en Haïti". Jusqu’au 19 novembre 2009.

Au programme : présentation d’un ensemble de tableaux Vaudous des peintres haïtiens de la « Communauté de Saint-Soleil », photos sur Haïti, sculptures caraïbes et africaines et projection des 13 films de la série « Journal de voyage avec André Malraux, à la recherche des arts du monde entier » réalisés par Jean-Marie Drot en 1975/76.

Les 13 films :
 Les Apprentissages d’un regard (52’)
 Promenades imaginaires à Florence (52’)
 Promenades imaginaires à Venise (52’)
 Promenades imaginaires à Florence, Rome et Fontainebleau (52’)
 Promenades imaginaires en Hollande avec Rembrandt (52’)
 Promenades imaginaires en Espagne avec Goya (52’)
 Manet ou la naissance de l’art moderne (52’)
 Dialogue imaginaire avec Picasso : La tête d’obsidienne (75’)
 Promenades imaginaires en Inde (52’)
 Promenades imaginaires au Japon (52’)
 Promenades imaginaires en Afrique et en Océanie (52’)
 Le dernier voyage de Malraux en Haïti (52’)
 Le Musée imaginaire d’André Malraux (90’)

Malraux en HaïtiLivre-catalogue de l’exposition

Le dernier voyage d’André Malraux en Haïti, textes de Jean-Marie Drot, 128 pages, illustrations couleur, format 32 x24 cm, coédition. Musée du Montparnasse / éd Paradox. 28 €.


Informations pratiques :


Musée du Montparnasse
21 avenue du Maine
75015 Paris
Tél. : 01 42 22 91 96

Tous les jours, sauf lundi, de 12h30 à 19h

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 16:43

Christopher WarrenL’empreinte analytique

« Toute sensation, toute Figure, est déjà de la sensation « accumulée »,
« coagulée », comme dans une figure de calcaire. »

Gilles Deleuze

Et si toute forme n’était que l’ombre projetée d’un corps sans organisation interne ; d’un corps émotif ne connaissant du monde que ses intensités souterraines ? Voilà peut-être la question à laquelle tente de répondre l’œuvre de Christopher Warren ; peintre et analyste du corps « sans organe », c’est-à-dire de la Figure comme pure présence affectuelle.

Pour reprendre ici la célèbre image du sismographe chère à l’historien d’art Aby Warburg, ces œuvres ne sont pas de simples copies de l’enveloppe charnelle des êtres, mais de véritables tremblements de terre émotionnels à partir desquels s’inscrit, comme en creux, la vérité du rapport hystérique qu’entretiennent ses modèles avec le monde.

Tantôt réduit à l’état d’esquisse, tantôt sur le point de s’effacer, les corps se libèrent enfin de leur représentation organique pour devenir de simples morceaux de chair ne connaissant de la forme humaine, que le chiffre de son envoûtement. La tâche, l’empreinte, l’absence de traits : autant d’éléments dont Christopher Warren se sert pour atteindre à la pureté auratique des êtres qu’il représente.

Mais, dans cette quête éperdue de sens et de vérité, n’est-ce pas aussi l’idée même de l’homme qui s’absente au profit d’une autre, plus incertaine, certes, et plus capricieuse aussi, mais au combien plus juste et plus précise. Car l’essence de la peinture n’est pas dans sa fidélité au réel, mais dans sa capacité à capter les forces invisibles qui nous gouvernent et qui font de nos corps une somme et non une totalité stable et sans mystère.

Frédéric-Charles Baitinger





Christopher Warren


Christopher Warren



photos : (1) Sans Titre acrylic on paper 65 x 50 cm,(2) Sans Titre acrylic on paper 65 x 50 cm, (3) Sans Titre acrylic on paper 47 x 35 cm



Informations pratiques :

En permanence à la galerie Daniel Vignal
5 rue Perchepinte - 31000 Toulouse
www.galeriedanielvignal.eu


Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 07:07

INSOLITES


du 24 novembre au 23 décembre 2009


Galerie Nelly L'Eplattenier - Lausanne



Yves Hasselmann




Yves Hassemann. Le mouvement des formes insolites.
"L'échec" de l'espace figuratif issu de la Renaissance est dû sans doute à ce qu'il n'a pu la plupart du temps rendre possible ou même s'approcher d'une peinture de l'individu moderne, de son intériorité.
On peut ainsi dire que toute l'histoire de la peinture abstraite contemporaine n'a été que la tentative de faire correspondre ses objets (les oeuvres) à cette intention. Impossible d'oublier le monde de l'explosion industrielle, scientifique et technique, à moins de contracter une maladie du "dédoublement" et de fuir de l'univers actuel. Hasselmann, lui, fait face.
Notre époque, ses contradictions mises à nu depuis les catastrophes du XXème siècle, ses insuffisances aussi, ne le laissent pas passif ou esclave de formes révolues. Il joue à la façon d'un musicien de jazz avec les nécessités internes d'un support : la plaque métallique... et ici, une couleur : le noir, qui le rapproche du tâchisme inspiré d'un lyrisme intact.

Pierre Givodan


 Yves Hasselmann expose Galerie Nelly l'Eplattenier ( exposition personnelle) Lausanne du 24 novembre au 23 décembre 2009.

Il présente également une partie de sa nouvelle série des Insolites, peintures sur métal :

- BIENNALE des ARTS PLASTIQUES de BESANCON les 23, 24 et 25 octobre.
 
- SALON D'ART de SELONCOURT, du 7 au 22 novembre (toiles)





Yves Hasselmann







Yves Hasselmann



photos : (1) Soleil peinture sur métal, (2) Essentiel peinture sur métal, (3) Masque peinture sur métal


Informations pratiques :

 Galerie Nelly L'Eplattenier
Rue de Genève 21
1003 Lausanne
Suisse

voir aussi : le site de la galerie Nelly L'Eplattenier , la vitrine d'Yves Hasselmann sur Art Point France, le site personnel de l'artiste




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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 14:28

Voir, observer et penser



 du 9 septembre au 20 décembre 2009


Fondation Henri Cartier-Bresson- Paris (14)




August Sander

En 1927, à l'occasion de son exposition Hommes du XXe siècle à la Kunstverein de Cologne, August Sander déclarait que «voir, observer et penser»  était le credo de son travail. La Fondation HCB expose, en collaboration avec Die Photographische Sammlung/SK Stiftung Kultur de Cologne, une centaine de tirages du célèbre photographe allemand (1876-1964). Il nous livre une magistrale esquisse de son époque à la fois typologique et topographique, et une grande leçon de photographie. Tirages d'époque pour la plupart, les épreuves rassemblées sont d'une qualité rare. Portraits, paysages et études botaniques cohabitent révélant l'attention portée aux hommes de son temps, l'interrogation sur la notion de paysage et l'observation précise de la nature.


August SanderAugust Sander est né en 1876 à Herdorf, près de Cologne, en Allemagne. Comme son père, il travaille dans une mine à partir de 1889. En 1892, il a 16 ans et un oncle lui offre un appareil photo. Il fabrique une chambre noire et se met à faire de la photographie pendant son temps libre. Après le service militaire, il fera le tour de l’Allemagne comme photographe industriel. En 1903, il crée son propre studio après avoir racheté celui de son employeur. Médaillé à l’exposition de Paris en 1904, Sander accumule les récompenses.

C’est en photographiant des paysans du Westerwald, sa région natale, qu’il a l’idée de son grand oeuvre, intitulé Les hommes du XXe siècle. A peine interrompu par la première guerre mondiale, il développe son grand projet jusque l'arrivée au pouvoir des nazis. Ceux-ci détestent ses portraits sans fioritures ni complaisance car ils neAugust Sanderrenvoient pas l'image idéale et fantasmée de l'aryen.  Son livre Antlitz der Zeit est interdit à la vente en 1936, et les stocks mis au pilon. Le photographe déménage à la campagne avec sa femme Anna très active dans le studio et met ainsi en sécurité 10 000 négatifs. Heureusement, car une grande partie des épreuves demeurées à Cologne est détruite dans l'incendie de son appartement. Son fils Erich, militant communiste meurt en 1944 après avoir été emprisonné. August Sander meurt en 1964 à Cologne.

En 1985, un jeune écrivain américain Richard Powers choisit la photographie Trois fermiers sur le chemin du balpour parler de ce que l'Amérique doit à l'Europe et écrire son premier roman. Celui-ci s'ouvre sur la découverte par le narrateur de la fameuse photographie  lors de sa visite du musée  d’art moderne de la ville de Détroit. Le livre contient trois histoires entrelacées :  celle de Sander, celle des trois fermiers et l’histoire personnelle du narrateur. Richard Powers dans sa magnifique entreprise littéraire retrace le projet démesuré d’un artiste, une histoire familiale et le destin de trois jeunes gens emportés par la guerre de 14.

Ainsi on s'aperçoit que dans l'œuvre immense, lucide et d'une grande modernité d'August Sander, chaque image est le détail d'un grand puzzle historique mais aussi le germe d'une histoire particulière.


Catherine Plassart





August Sander





photos (1) August Sander, le peintre Anton Räderscheidt, 1926, 1925 (2) La boucle du Rhin près de Boppard, 1938,(3) Petite fille, Westerwald, vers 1925 ,(4) Trois fermiers sur le chemin du bal.




Informations pratiques :

Fondation Henri Cartier-Bresson
2 impasse Lebouis
75014 Paris
Tel : 01.56.80.27.00


Métro
Gaité, ligne 13, sortie n°1, vers la rue de l'Ouest
Edgard Quinet, ligne 6, vers la rue de la Gaité

Bus
Ligne 28 et 58 arrêt Losserand-Maine
Ligne 88, arrêt Jean Zay - Maine

ouvert : Du mardi au dimanche de 13h00 à 18h30,  le samedi de 11h00 à 18h45, nocturne le mercredi jusqu’à 20h30. Fermé le lundi.



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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 15:21

Maya Mémin
Fragments d'Icarie

du 22 octobre au 14 novembre 2009

Bibliothèque des Amours Jaunes - Morlaix (29)


et


du 17 octobre au 30 novembre 2009

Galerie Les Stèles au Huelgoat (29)


Maya Mémin. Le clos et l'ouvert.

A l'image des bibliothèques, les installations de Maya Mémin prennent des allures de labyrinthes se jouant du clos et de l'ouvert. Les grands lais aux couleurs étincelantes pendus, tendus ou flottants laissent filtrer la lumière et offrent leur protection. L'atmosphère est jubilatoire. Le  monde extérieur s'éloigne. La promenade est sans risque. On peut toutefois, perplexe, s'égarer dans ce volume immatériel, cet espace hors du temps. Mais sensible à la transparence des couleurs, à la domination des verticales,  l'esprit de découverte s'applique à la résolution de l'énigme posée par l'artiste.   Le mystère s'efface,  alors que la magie demeure.

L’association Les Moyens du Bord a proposé à Maya Mémin une création en résidence, en collaboration avec l’auteur morlaisien Daniel Kay. L'artiste a ainsi réalisé une installation "Fragments d'Icarie" dans la bibliothèque patrimoniale des Amours Jaunes à Morlaix. Elle est à voir du 22 octobre au 14 novembre .

En parallèle la galerie Les Stèles au Huelgoat présente un choix d'oeuvres de Maya Mémin du 17 octobre au 30 novembre. L'artiste participe également  avec ses livres d'artiste au 4ème salon de la petite édition d'artiste les 31/10 et 01/11 à Morlaix.

Catherine Plassart





Informations pratiques :

Bibliothèque Les Amours Jaunes
Hôtel de ville
29600 Morlaix
entrée libre les jeudi et vendredi de 14h à 18h
et le samedi de 14h à 17h


Galerie Les Stèles
24, place Aristide Briand
29690 Huelgoat
ouvert vendredi, samedi et dimanche de 10h à 18h


voir aussi : le site personnel de l'artiste et le catalogue de ses  livres d'artiste de Maya Mémin.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 12:11

Linda de Messey
Ou le désir d’objet




Linda de Messey


« Sans l’X le monde serait condamné à garder pour toujours
L’aspect démoralisant de la société actuelle.
 »
Ghérasim Luca

Ne gardant du Pop art que son insouciante légèreté, Linda de Messey appartient à cette lignée d’artistes qui, à la suite du génialissime Takashi Murakami, tente de réenchanter l’imaginaire de nos sociétés post-modernes, en faisant de l’observation de ses objets manufacturés, le point de départ d’un nouvel impressionnisme.

Par Frédéric-Charles Baitinger

A mi chemin entre abstraction et figuration, son œuvre nous invite à repenser l’idée même de nature, et avec elle, celle de peinture « sur motif ». Car, à n’en pas douter, en substituant  aux teintes pastelles du peintre de Giverny les miroitements acidulés d’une pluie de bonbons et de fleurs synthétiques, Linda de Messey ne nous offre pas seulement une vision sublimée de la technique, mais place sous le microscope de sa fantaisie, l’idée même que nous nous faisons du monde.

Opposant au culte que nous vouons généralement aux images violentes ou pornographiques, la candeur naïve de ses compositions colorées, ce qui prime dans ces œuvres n’est ni le sujet, ni la manière de peindre, mais ce qui en émane : un sentiment d’étouffement et d’excès. En ne laissant que rarement respirer ses toiles, Linda de Messey sature volontairement notre champ perceptif, comme si, de cette prolifération désordonnée de formes, devait jaillir la vérité nue de notre rapport au monde.

Doubles parodiques d’une nature intégralement cultivée, les nymphéas de stuc qui nous sont ici montrés, ne cherchent ni à nous plonger au cœur de la beauté éphémère du monde, ni à nous dévoiler les caprices de la lumière, mais bien à nous mettre sous les yeux le fourmillement de tous les objets « sucrés » qui notre société de consommation produit en vue de satisfaire le moindre de nos désirs. Bonbons, gâteaux, fleurs, peluches : autant d’objets de substitutions pour nos atermoiements affectifs.

A l’instar des réflexions psychanalytiques sur le caractère polymorphe de nos désirs, Linda de Messey nous entraîne au cœur d’un monde où la forme des objets s’indifférencie à mesure que nous les investissons de nos propres manques. Voilà pourquoi, nous semble-t-il, ce qui prime dans cet océan de friandises, c’est la ressemblance insigne de tous les objets qui le compose. Tantôt ronds, tantôt ovales, c’est d’abord l’absence d’angle qui les caractérise, et qui fait de leur accumulation même, une masse sans identité stable.

Infléchissant ainsi l’impressionnisme du côté du sujet, et non plus du monde, son œuvre ne nous dit pas autre chose que cette phrase, tout autant énigmatique que précise, du poète roumain Ghérasim Luca : « les objets, ces pierres philosophales qui découvrent, transforment, hallucinent, communiquent notre hurlement, ces hurlements de pierre qui brisent les flots et par lesquels passe l’arc-en-ciel (…) ; non, tant que le désir persiste on ne meurt pas. » 





Linda de Messey





Linda de Messey




Photos : (1) Green kiss,(2) Douceurs, (3) A partir d'ici

Le silence qui parle Les nouvelles chroniques de Frédéric-Charles Baitinger fredericcharlesb@hotmail.com

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:27

 Kimihito et Catherine OKUYAMA

 
  
    
Les éditions de L’atelier du Lierre, sont nées en 2003 dans le cadre de l’atelier d’arts plastiques de Catherine Prats et Kimihito Okuyama, tous deux plasticiens et graveurs.

Ils ont publié de nombreux livres sur l’art chez plusieurs éditeurs : Centre G. Pompidou (7 titres dans « l’Art en Jeu »), ils ont créé une collection chez Hazan,  dirigé plusieurs collections pour les musées, notamment « le musée apprivoisé » pour le musée d’Arras.

L’atelier du lierre leur permet de concevoir entièrement des livres (sans les contraintes éditoriales habituelles) avec, pour le moment, leurs propres œuvres graphiques et leurs textes (certains textes inédits traduits du japonais) tout en envisageant bientôt l’apport d’autres écrivains ou d’autres plasticiens.

L’édition comprend huit titres à ce jour : Séquences, Les filles, Pensées en rafales, Notes sur le MA, La rose du Japon, Etude d’un dessin présumé de L. de Vinci et des poèmes :

 

L’ombre des nuages
Tanka de Okuyama K. Gravures de Catherine Prats
20 exemplaires -24x24 cm
12 tanka (poèmes japonais de 5 vers) et douze gravures (burin et aquatinte) sur vélin d’arches
Edition bilingue .Quatre poèmes par saison. La gravure est insérée au milieu de la double page du texte français et japonais. La couverture est un pliage de carton côtelé sous emboîtage de carton.




Flânerie
Haïkus de Okuyama K.   Gravures de Catherine Prats
15 exemplaires  -19x25 cm
Edition bilingue. 8 haïkus, deux par saison, le texte français est inséré dans l’image, composition pleine double page, gravure et impression numérique couleur sur vélin d’arches.



Ces livres ont été exposés à « Livres à voir » à Arras en 2004, à Marseille (2006), à Thionville (2007) et chaque année, depuis 2004 à PAGE(S).

La nouveauté de l’atelier est la publication de deux collections de Livres miniatures.







Dans l’une,  ce sont de petits contes fantastiques originaux dont quatre titres sont dores et déjà disponibles :
Le réveil rouge (photo ci-dessus)
Le stylo noir
Le philosophe
La Dame

Les textes et dans chaque ouvrage, trois gravures au burin et manière noire sont de Okuyama K.
20 exemplaires de tête, numérotés, signés, reliés plein cuir avec un emboîtage.
Exemplaires en édition courante.

La taille des livres (5x7cm) nous semblait particulièrement adaptée à la longueur des textes et à leur contenu ; petits livres bijoux de forme traditionnelle qu’on peut avoir dans la poche mais dont la dimension réduite ne nuit pas à la lecture.

Dans l’autre collection, le premier ouvrage :



UN JOUR A PARIS  « Je me souviens… »

Livre composé de dix images souvenirs (gravures sur bois démodées) avec, en face, un très court texte, rappelant la circonstance de ce souvenir.
Textes et gravures de Okuyama K.
Reliure plein cuir, dans un emboîtage qui s’ouvre en croix montrant un plan de Paris.
Tiré à 30 exemplaires

Ce livre vient d’être primé à la « MINIATURE BOOK SOCIETY EXHIBITION » 2009  New-York USA
(MBS Award distinguished Winner OKUYAMA’s Miniature Book  for Un jour à Paris.)




Informations pratiques :

L’Atelier du Lierre
1, av. Léon Bourgain
92400 Courbevoie
tel-fax 01 43 33 44 08
atelierdulierre@neuf.fr

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 18:54

La Feuillée



Edito : Avez-vous des oreilles ?

Appartenez-vous à la communauté de ceux qui entendent le murmure des pages des livres que l'on tourne ? Il reste inaudible aux oreilles non exercées. C'est pourtant un chuchotis soyeux pour celles entraînées du lecteur. On évoque souvent, le toucher quand on parle de ce petit objet ergonomique empli de connaissances. Mais pas assez souvent de la musique silencieuse qu'il produit. Infimes craquements ou parfois grands vacarmes de papier, le livre en dit long à ceux qui écoutent.

Alors que la chaîne du livre grince, que les livres soumis aux contraintes éditoriales deviennent bruyants et récriminateurs, des artistes éditeurs et des petits éditeurs conçoivent entièrement les ouvrages qu'ils façonnent. Ceux-là ont des oreilles pour entendre le chant a capella, à une ou plusieurs voix, du livre de toujours.

Catherine Plassart



photos : (1) Robert Longo (2) François Dilasser (3) Jean Pons



voir aussi : La Feuillée du 7 octobre 2009




Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 

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