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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 09:22

                         
"Rumeurs Végétales"
 Peintures, Dessins. 1998-2009

du  5 février au  11 avril 2010

Centre d'art plastique de Royan
  


 
Barbara Schroeder 



Le Centre d'Arts Plastiques  de Royan présente des œuvres récentes  de Barbara Schroeder sur la Vigne, les Choux, les Artichauts, les Pommes de terre, les Châtaignes, les Grenades… et des séries plus anciennes empruntant aux techniques du collage comme "Poires d'Amédée", "9 fèves au sel", et une série sur "Les Séraphins" d'esprit baroque, proche du Romantisme allemand. Son dernier livre d'artiste (2009) : "La Valse des Choux", en collaboration avec l'écrivain Michel Butor sera également exposé.




Le potager philosophique

...Tradition allemande de la gravure, expressionnisme abstrait ou figuration libre, rien ici n’obéit à une quelconque prérogative. Qu’elle revisite l’horizontalité romantique des grands espaces, qu’elle déterre sous nos yeux Tout l'or du monde, tout devient paysage, est déjà paysage. Pas d’identification immédiate des formes hormis la seule vibration de la matière dont  il devient subsidiaire pour l’oeil de la penser végétale, organique ou minérale. Ce qui compte, ce n’est pas le motif représenté mais sa transformation en une forme picturale. À mi-chemin entre agronomie et astronomie, surgissent des chocs de nébuleuses, coulent des voies lactées éphémères gorgées de sève, des galaxies sans échelle de grandeur qui font se rencontrer les deux infinis, qui ne s’encombrent pas vraiment d’un genre.  Si les pigments sombres, notamment le gris, sont pour elle une base  privilégiée, il est fréquent que Barbara Schroeder enrichisse ses compositions d’oxydes de cuivre, de bronze, de zinc ou de laiton. La concession heureuse à des substances minérales dont la nature est coutumière....

...Partie d’une thématique végétale pouvant à tort être considérée terre-à-terre par l’esprit du temps, Barbara Schroeder parvient à transfigurer les résurgences d’un monde souterrain fragilisé par notre négligence vis-à-vis des choses simples et qui continue pourtant de porter la vie. À l’écoute de l’eau de pluie, du vent d’Ouest, perdure un secret de fabrication bien gardé. Pour Barbara Schroeder, c’est un potager philosophique témoin de l’harmonie précieuse qui relie l’homme à la terre, qui, d’aube en aube, poursuit imperturbablement sa mission : élever la graine vers la surface du sol, jusqu’à la lumière. Élever le regard aussi, comme un ralliement à la prescription métaphorique de Voltaire quand il affirme qu’il faut cultiver notre jardin.

Stéphan Lévy-Kuentz
(extrait de la préface au catalogue de l'exposition)





Barbara Schroeder


Maïs 25 x 25 cm 2004



 

 Barbara Schroeder

Fèves Claquette 80 x 80cm 2004





Barbara Schroeder


La Rosée (grenades) 130 x 200 cm 2004

 


photo (1) Chataigne 50 x 50 cm 2004





Informations pratiques :

Centre d'art plastique de Royan
Voûtes du Port 
19 quai Amiral Meyer
Royan - France
 05 40 39 06 07

Ouvert tous les jours, sauf lundi, 14h-18h


voir aussi : www: centreartsplastiquesroyan.com, la vitrine de Barabara Schroeder dans Art Point France, le livre d'artiste La Valse des choux ICI    




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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 09:47

Catherine Plassart



De toutes autres figures.

Début 2010, les grandes expositions parisiennes font une place importante à la peinture, à la figure et avec elle à un nouvel humanisme. Ouvrons le panorama par l'annonce de deux rétrospectives, en rapprochant le réalisme social de Charley Toorop et celui acéré de Lucian Freud. L'un et l'autre peintres comptent une grande quantité de portraits dans leurs oeuvres respectives. La première grande exposition en France de la peintre néerlandaise se déroulera au Musée d'art Moderne de la ville de Paris du 19 février au 9 mai 2010 alors que la rétrospective du peintre britannique est accueillie par le Centre Pompidou à partir du 10 mars prochain.

Les représentations du crime ou de la peine capitale sont à l’origine d’oeuvres saisissantes chez les plus grands peintres : Goya, Géricault, Picasso ou encore Magritte. L’exposition "Crime et châtiment, de Goya à Picasso" dont le commissaire est l'exigeant Jean Clair, investira le thème criminel au Musée d'Orsay du 15 mars au 27 juin.

Toujours de la peinture puisque nous sommes à la Pinacothèque pour " Edward Munch ou l’anti-cri" du 19 février au 18 juillet. L’exposition regroupera une centaine d’œuvres issues de collections privées. Elle présentera le travail de Munch de manière chronologique et élargira la connaissance de l'oeuvre au-delà de l'unique et célèbre "Cri".

Complétons cet ensemble de propositions, avec le peintre de paysage William Turner. Il quitte la Tate Britain à Londres et arrive au Grand Palais le 24 février. Mais il ne vient pas seul. Il est accompagné par les aînés qu'il admirait : Canaletto, Le Lorrain, Cuyp , Poussin, Rembrandt, Rubens, Ruisdael et Van de Velde ainsi que ses contemporains Constable, Bonington avec lesquels il rivalisait ouvertement.

Quelques très belles expositions de photographies sont aussi attendues, notamment "Le Théâtre royal de Turin" de l'intemporelle Sarah Moon à la Maison Européenne de la Photographie du 3 février au 7 mars et " Paris des rêves" du reporter amoureux Izis, à l'Hôtel de Ville de Paris du 20 janvier au 29 mai.

Enfin en ce moment pour Monumenta 2010, "Personnes" de Christian Boltanski, crée un tableau éphémère inscrivant le projet de l'artiste dans l'histoire de l'art. Ses installations qu'animent les grandes questions sur la vie, la mémoire, le hasard de la destinée, la singularité irréductible de chaque existence occupent le Grand Palais jusqu'au 21 février.

Catherine Plassart


photos : (1) Christian Boltanski,(2) Lucian Freud,(3) Paul Cézanne,(4) Charley Toorop



voir aussi : La Feuillée du 19 janvier 2010





Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 







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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 15:11

"Tout est brutale beauté" 


du 23 janvier au 6 mars 2010


Galerie Chantal Bamberger - Strasbourg




Jacques Thomann



Jacques Thomann ou la "peinture-itinérante".


Que les yeux de Jacques Thomann soient blessés ou charmés par le spectacle du monde, le sujet de sa peinture sera la conciliation entre le dedans et le dehors. Son langage de peintre sera à la fois celui du corps et de l'esprit. Il approchera ainsi de ce qui pourrait être ce "tout" qui lui échappe et vers lequel tend toute sa création.

Accepter la brutalité des événements, sauver le principe du beau, continuer à s'émerveiller en dépit de tout ce que l'on sait de la société et des hommes, réclame du courage mais surtout, l'intelligence d'observer les faits et les actes, d'échapper au contingent et en fin de compte de réinventer le moment.  Tout est brutale beauté !   déclare t-il. D'abord,  l'expression vous accroche. Les mots semblent ne pas avoir grand chose à faire entre eux. On ne perçoit pourtant aucun paradoxe dans leur juxtaposition.

Le "Là tout n'est qu'ordre et beauté" de Baudelaire, décrivait un espace du rêve. Le "Tout est brutale beauté" de Jacques Thomann évoque un territoire de la modernité où l'artiste  fait au quotidien l'expérience de la liberté et de ses limites. Ses grands tableaux construits en plusieurs volets distincts mais reliés les uns aux autres par le débordement de la ligne, du signe ou du propos disent le désir de synthèses inédites.  La couleur en larges aplats, répartie dans les différents champs de la toile révèle l'intention, inspire la pluralité du sens et plaide en faveur d'une "peinture-itinérante".

Catherine Plassart




Jacques Thomann






Jacques Thomann






Jacques Thomann




photos : (1) "La lune montante était si pleine" II huile sur toile 130 x 162 cm 2008,(2) "sans savoir pourquoi/j'aime ce monde/où nous venons mourir" Natsume Sôsekihuile sur toile 97 x 195 cm 2005 (3) "un coquelicot à la main/je traverse/la foule" Kobayashi Issa huile sur toile 97 x 195 cm 2005,(4)"une carpe a bondi/l'eau s'apaise/le coucou chante" Ikenishi Gonsui huile sur toile 97 x 195 cm 2005


Informations pratiques :


Galerie Chantal Bamberger
16 rue du 22 novembre
67000 Srasbourg
03 88 22 54 48

ouvert du mardi au samedi de 14h à 20h


voir aussi : le site de Jacques Thomann, le site de la galerie Chantal Bamberger




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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 11:16

exposition

du 1er Février au 15 Mars

Chambre de Commerce et d'Industries de Brest (29)





Jean-Pierre Hue



Jean-Pierre Hue ou l'expérience du lieu.


Le lieu joue un grand rôle dans l'oeuvre récente de Jean-Pierre Hue. Toutefois, le peintre ne se contente pas de traverser le monde d’une manière pittoresque et éclectique. Il se projette dans l'affolante dimension moderne et technologique de la réalité urbaine. A la suite d'une série d'oeuvres visionnaires décrivant  des cités démesurées, agrégats désordonnés de gratte-ciels, enchevêtrements labyrinthiques de voies de circulation, il porte son regard sur sa ville, Brest.

Ici la technique de la laque sous plexiglas sert plus particulièrement des projets en volume, objets parallélipédiques érigés, aux arêtes nettes. Ils  renvoient à la dimension architecturée et rectiligne de la cité océane. Les images captives se jouent de la transparence du support. Les couleurs transfigurent  le décors, emportent toutes réticentes et restituent la poésie d'un port tout à la fois de guerre,  de commerce et de plaisance. Solidité d'une part,  virtualité aussi,  dominées par la résonance d'une expérience du lieu nourrie d'un cheminement à travers le territoire portuaire.


Catherine Plassart




Jean-Pierre Hue









Jean-Pierre Hue



photos : (1) Quartier de Brest, peinture sous plexiglas, 100 x 100 x 5 cm, (2) Quai Ouest, peinture sous plexiglas, 30 x 100 x 6 cm (3) R98 Clémenceau peinture sous plexiglas, 160 x 100 x 25 cm


Informations pratiques :

Chambre de commerce et d’industrie
1, place du 19e RI
29220 Brest Cedex 2
Tél : 02 98 00 38 00

ouvert du lundi au vendredi
de 8 h 30 à 12 h 30 et 13 h 30 à 18 h


voir aussi : la vitrine de Jean-Pierre Hue dans Art Point France


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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 13:23

« les sept dormants »

du 14 janvier au 31 mars 2010 

Espace Riquet - Bézier




Rachid Koraïchi


Rachid Koraïchi est  issu d’une famille très religieuse dont l’arbre généalogique se rattache à la tribu du prophète Mohammed, il a grandi dans un milieu mystique imprégné de l’esprit du soufisme, une école de pensée qui veut unir l’homme à Dieu sans s’attacher de façon formaliste aux règles et aux lois coraniques. La pensée « soufi » faite de tolérance et de spiritualité va le marquer profondément sur le plan intellectuel et artistique.


Par ailleurs, il gardera de son enfance l’amour de son pays, du désert, de la terre et des matières qui en sont issues comme l’argile ou le sable. De sa grand-mère et de sa mère excellentes couturières qui brodaient et tissaient, il a hérité le goût des beaux tissus, des teintures, des fils de laine ou de soie. Cet amour des matières va le conduire à des études d’art qu’il mène tout d’abord en Algérie, il est diplômé de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts d’Alger, puis à Paris où il obtient le diplôme de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs et de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts.


Pendant plusieurs années, il va créer des oeuvres dans des domaines très variés, tapis, céramiques, tentures murales dont l’inspiration sera nettement influencée par les couleurs de son enfance et par l’Algérie profonde celle du Tassili en particulier dont les fresques le hantent. L’écriture coranique est souvent présente apportant ses symboles et son graphisme particulièrement esthétique.



Rachid Koraïchi



Rapidement , il expose dans de nombreux pays et devient un des principaux artistes contemporains du Maghreb. Ses oeuvres sont acquises par les plus grands musées du monde.. Au cours des années 90 et 2000, délaissant les oeuvres « en pièces détachées » comme il le dit luimême, il s’oriente vers les installations qui correspondent bien à ce qu’il souhaite montrer, le mystère derrière l’apparence des choses. Ses thèmes sont de plus en plus orientés vers la spiritualité et le rapprochement entre les trois religions du livre. Il s’inspire des textes mystiques d’Ibn Arabi, Attar, Rûmi.


Sensible à tous les drames qu’entraîne le fanatisme religieux, il est bouleversé par les évènements dramatiques qui se déroulent en Algérie, les assassinats de victimes innocentes, imams, enfants, vieillards par les extrémistes islamistes. La mort des moines de Tibhirine qui vivaient au milieu de cette population et participaient à ses souffrances lui semble un symbole particulièrement marquant. Il demande alors à des amis écrivains d’écrire des textes sur ce drame qu’il illustrera par des gravures chargées de symboles.


C’est ainsi que John Berger, Michel Butor, Hélène Cixous, Sylvie Germain, Nancy Huston, Alberto Manguel et Leïla Sebbar participent à ce projet, écrivant de beaux textes qui constituent l’oeuvre intitulée « Les Sept Dormants ». Ce titre fait référence à un conte populaire arabe qui évoque la retraite spirituelle, le sommeil et la résurrection.



Rachid Koraïchi



Parallèlement, Rachid Koraïchi travaille à une autre installation qu’il nomme « Les Ancêtres liées aux étoiles » car, dit-il, les maîtres soufis ont annoncé eux-mêmes que chaque humain sur terre est relié à une étoile dans le ciel. Par un étrange hasard, il apprend que le premier ancêtre de sa lignée, venu au VIIe siècle d'Arabie, est entouré des tombes de ses sept enfants qui sont aussi les Sept Dormants. Dans le but de rendre hommage à ses ancêtres, il réalise des étendards de soie qui constituent pour lui « l’élément premier, en correspondance avec le voile noir brodé de fils d’or qui recouvre la Kaaba à la Mecque ». Les symboles et textes sacrés qu’il dessine sont ensuite brodés par des artisans syriens avec lesquels s’opère une coopération magique.


Les étendards installés sur les murs d’une salle créent une atmosphère qui suggère « la présence invisible de tous ces ancêtres comme dans une cercle initiatique ». Comme pour « Les Sept Dormants » le chiffre 7, chiffre sacré, est très important pour cette installation. Il est présent dans toutes les mesures et dans les calculs que réalise l'artiste. En outre, par respect pour les trois religions révélées, il choisit pour chaque étendard trois soies de couleur différentes, elle-mêmes brodées de trois couleurs de fils de soie.


Accompagnant cette installation murale, Rachid Koraïchi crée 99 sculptures en bronze à l’image des 99 noms de Dieu, qui alignées, communiquent entre elles par le jeu des ombres portées. Le Coran cite de nombreux qualificatifs de Dieu comme le Miséricordieux, le Pardonneur, Le Tout-Puissant, le Juste, le Sage, L'Unique. Ces noms très chers à la piété musulmane constituent une prière et un symbole de la présence du divin au centre de l'oeuvre.


Les trois installations, très différentes par leur matière et leur aspect esthétique, sont donc en réalité reliées entre elles par le chiffre sept et par l'hommage rendu à des défunts qui sont autant de liens avec les forces spirituelles. La lumière, très importante, pour l'artiste vient aussi conférer une unité à l'ensemble en ajoutant un élément qui est porteur à la fois de mystère et de révélation.

Nicole Riche
Conservateur du patrimoine





Informations pratiques :

Espace Riquet
7, Rue Massol 
34500 Béziers
04 67 28 44 18 
musee@ville-beziers.fr

ouvert du mardi au dimanche
de 10h à 12h et de 14h à 18h entrée payante

voir aussi :  www.ville-beziers.fr , la présentation bio-bibliographique de Rachid Koraïchi

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 09:42


Premier semestre 2010



Allemagne

Art Cologne, Foire d'art contemporain 21-25 avril 2010

Art Karlsruhe 4-7 mars 2010

Documenta, Kassel 9. 6. – 16. 9. 2012

berlin biennale 11 juin -08 août 2010

 

Angleterre

Aaf Affordable Art Fair, Spring Collection Londres, 11-14 mars 2010

Glasgow Art Fair, Scotland International Art Fair Angleterre, 25-28 mars 2010

London Art Fair Londres, 13-17 janvier 2010

 

Argentine

arteBA, Foire d'art contemporain Buenos Aires, 25-29 juin 2010

 

Australie

Art Melbourne Australie, 4-8 août 2010

Biennale of Sydney Australie, 12 mai-1er août 2010

Asia-Pacific Triennial of Contemporary Art Brisbane, Queensland, 5 décembre 2009-14 mars 2010

 

Autriche

Art Innsbruck, Foire d'art 19-22 février 2010

VIENNAFAIR Vienne, 6-9 mai 2010

 

Belgique

Art Brussels Bruxelles, 23-26 juin 2010

Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège 26 février – 25 avril 2010

Kunstenfestivaldesarts, Bruxelles 7-29 mai 2010

 

Canada

FIMA, Festival International Montréal en Art 1-11 juillet 2010

Manif d'art, Québec 1er-13 juin 2010

 

Chine

Art Beijing, Pékin avril 2010

Foire Internationale d'Art de Canton Chine, 11-16 mai 2010

 

Emirats Arabes

Art Dubai Dubaï, Emirats Arabes, 17-20 mars 2010

 

Espagne

Arco Madrid, 17-21 février 2010

Art Madrid Madrid, 16-21 février 2010

LOOP Video Art Barcelone, 12-22 mai 2010

Swab, Barcelona international contemporaray art Fair 13-16 mai 2010

 

France

Arts Le Havre, biennale d'art contemporain, Le Havre, France, 19-22 mars 2010

Art Metz, salon d'art contemporain 19-22 mars 2010

Art Paris Grand Palais, 18-22 mars 2010

Biennale Internationale de l'Image de Nancy 17 avril-4 mai 2010

Festival Videoformes Clermont-Ferrand, 10-28 mars 2010

Fête de l'Eau Wattwiller, 13-23 juin 2010

Forum de l'Image Toulouse, 13-25 avril 2010

Lille Art Fair, Lille avril 2010

PULS'ARTmai 2010

Salon de mai, Paris mai 2010

Salon du Dessin Paris, 24-29 mars 2010

Salon des artistes indépendants d'aquitaine, Bordeaux mars 2010

Salon International de l'art Marseille, 5-8 mars 2010

15 aine photographiques nantaise, Nantes juin 2010

Islande

Reykjavik Arts Festival 12 mai – 5 juin 2010

 

Italie

Arte Fiera Bologne, 29-31 janvier 2010

MiArt Milan, 26-29 mars 2010

ROME Contemporary Art Fair 14-16 mai 2010

 

Mexique

MACO, Salon international d'art contemporain Mexico, 21-25 avril 2010

 

Pays-Bas

Art Amsterdam, Foire d'art contemporain Amsterdam, 26-30 mai 2010

Art Fair den Bosch 's-Hertogenbosch 18-25 avril 2010

Art Rotterdam, Foire d'art internationale 4-7 février 2010

Tefaf Maastricht, Foire Internationale Fine Art et Antiquités 12-21 mars 2010

 

Puerto Rico

CIRCA, international art fair San Juan, 29 janvier-1 février 2010

 

Roumanie

Bucharest Biennale, International Biennale for Contemporary Art 21 mai - 25 juillet 2010

 

Sénégal

Dak'Art, biennale de l'art africain contemporain Dakar, 7 mai - 7 juin 2010

 

Suisse

Art Basel Bâle, 16-20 juin 2010

Art & Style St.Gallen 6-9 mai 2010

Europ'Art Genève, 28 avril- 2 mai 2010

Salon International de l'Art et de la Création Zürich, 5-8 mai 2010

VOLTAshow Bâle, 4-7 mars 2010

 

USA

 NYC Outsider  New York, 5 et 7 février 2010


Aaf Contemporary Art Fair
New York City, 6-9 mai 2010

Armory Show, International Fair of New Art New York, USA, 4-7 mars 2010

Art Chicago, Foire d'art moderne et contemporain 30 avril - 3 mai 2010

Artexpo New York 25 - 28 mars 2010

The Art Show New York, 3-7 mars 2010

Chicago's 57th Street Art Fair 5-6 juin 2010

Los Angeles Art Show Santa Monica, 27-31 janvier 2010

Palm Beach Art Fair, America's International Fine Art and Antique Fair 3-7 février 2010

Fotofest, International Biennial of Photography & Photo-Related Art Houston, USA, 12 mars - 25 avril 2010

PULSE New York, contemporary art fair 4-7 mars 2010

Scope New York, Art Fair USA, 3-7 mars 2010

Volta New York, USA, 14-20 juin 2010

Works on paper, Sanford Smith New York, USA, 19-21 février 2010

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 18:00

Laurent Bazart, Serge Bloch, Philippe Brosse,
Bertrand Cailly, Matthew Crasner, Junior Fritz Jacquet,
Philippe Lagautrière, Dominique Lecomte



du 12 mars au 15 mai 2010

Atelier du Génie - Paris 12e



Dominique Lecomte



7 artistes pour fêter les 7 ans de l’Atelier du Génie

Pour ses 7 années d’existence, l’Atelier Du Génie met les petits plats dans les grands et vous invite à célébrer cet anniversaire autour d’une exposition détonante qui réunit 7 artistes sincères, inventifs, talentueux, qui revisitent le portrait. L’occasion de revenir sur la galerie, son équipe et d’en dresser le portrait !

CM: Comment l’aventure a-t-elle commencé?
A D G : avec 4 « fondus » d’art. Lorsqu’en 2003, le peintre Dominique Lecomte découvre une ancienne épicerie, Passage du Génie, dans le but d’y installer son atelier, nous imaginons très vite d’y présenter des expositions. La galerie Atelier du Génie était née. Elle sera à la fois atelier, galerie, et aussi école puisque des cours y seront dispensés régulièrement. Bref, nous avons souhaité que cet endroit devienne un lieu vivant et chaleureux dédié à l’art, et ouvert à tous, au coeur d’un passage où a été fondu le Génie de la Bastille !

CM: Qui sont ces “fondus” d’art ?
A D G : à l’origine, Dominique Lecomte, peintre-plasticien et professeur, Béatrice Lecomte, artiste et directrice artistique dans la pub, Claire Dugast, journaliste et critique d’art, et Yves Dugast, directeur commercial.Ces membres fondateurs de l’Association du Génie ont été rejoints ensuite par Lucie Lecomte, directrice artistique, responsable de la ligne graphique, et Carole Droguet Dugast, qui s’apprête à exposer des artistes de la galerie en Asie. Tous ces créatifs aux parcours différents se complètent admirablement, et font de cette galerie associative un lieu original, convivial et dynamique, où l’oeil est toujours surpris.

CM: Quelle est la ligne directrice de la galerie?
A D G : faire découvrir des artistes contemporains, émergeants pour la plupart, peintres, dessinateurs, illustrateurs, sculpteurs, plasticiens, photographes.... pour lesquels nous avons eu un véritable coup de coeur. Nous avons découvert ainsi plus d’une vingtaine d’artistes aussi bien figuratifs qu’abstraits que nous suivons et exposons régulièrement. Et nous restons aux aguets pour en repérer de nouveaux...

CM: Catherine Meyer
A D G  : Atelier Du Génie






 Philippe Brosse




Atelier du Génie




photos : (1) Dominique Lecomte, (2) Philippe Brosse, (3) Junior Fritz Jacquet, (4) Matthew Crasner, (5) Philippe Lagautrière, (6) Laurent Bazart, (7) Bertrand Cailly, (8) Serge Bloch





Informations pratiques :

Vernissage le 12 mars 18h-21h

Atelier du Génie
28, Passage du Génie
75012 Paris
atelierdugenie@yahoo.fr
06 62 73 73 41

Du mardi au samedi de 15h à 19h

Métro ligne 8: Reuilly-Diderot


voir aussi :  www.galerie-atelierdugenie.com

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:08



Albert CamusCamus :  L'impensé et l'oeuvre.


Il y a cinquante ans, après une vie de solitude et de solidarité marquée par la maladie, la jeunesse d'esprit et le talent, l'opposant à la bonne conscience française ( de droite et de gauche) sculpté par la mesure grecque et l'ordre classique, disons apollinien, s'éteignait sans jamais avoir oublié le temps ni méprisé les corps.

En quoi était-il philosophe ? Par exemple parce qu'il avait un certain sens historique et un certain amour de l'Orient. Il détestait les "momies" tel que Nietzsche l'entend. C'est à dire les idées éternelles qui tuent. Il ne croyait pas à l'être, lui non plus mais plutôt au mouvement, au jeu des acteurs, à la danse, au sport, à l'apparence des femmes. Il était sensuel et se méfiait des imposteurs, des Tartuffes, des moralisateurs qui se sont assis sur l'espoir des humbles. Moraliste anti "monotono-historique" cependant pour plagier encore Nietzsche. Impertinent Camus. Provocateur aussi, préférant " sa mère à la justice" abstraite.

Camus en quelques thèses:
- Le monde existe.
- L'illusion morale est dans la fuite en Dieu ou dans l'Histoire.
- La vie meilleure est acceptation du beau (la "vie artiste" en est le prototype)
- Espérer malgré tout en la joie possible.

Pierre Givodan



Lire aussi l'article de juillet 2005 ICI


Pierre Givodan                             -

Chroniques intempestives

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 16:35

"Vincent Bioulès / Paysages du Sud"

jusqu'au 4 avril 2010


Musée de Lodève (34)




Vincent Bioulès

"Face nord" Sainte Victoire, fusain et pastel, 2009, 80 x 120 cm, (photo J-C Carbone).




A Lodève, les Paysages du Sud de Vincent Bioulès


Cette exposition hivernale magnifiquement orchestrée par Maïté Vallès-Bled réunit principalement des huiles sur toiles produites entre 1977 et 2009. Si l'on excepte une poignée d'aquarelles et plusieurs dessins rassemblés dans un couloir, on y découvre majoritairement des pièces de taille monumentale. Quelques-uns de ces travaux nous étaient inconnus, d'autres sont des tableaux d'ores et déja rentrés dans la légende des musées de l'hexagone : par exemple, les crépuscules bleutés du Tobie et l'Ange conservés au musée Roger Quilliot de Clermont-Ferrand (180 x 300 cm), la souveraine bienveillance des grands fûts verticaux des Platanes, le jour du musée de Céret (300 x 200 cm) ou bien encore la très rocailleuse Ile Maïre du musée de Toulon (200 x 300 cm). Les aperçus de "plus modestes" dimensions, ce sont des fusains et des pastels, des sanguines et des pierres noires de 80 par 120 cm.

Avec des travaux d'aussi forte amplitude, les propositions de Vincent Bioulès suscitent prioritairement un intense élargissement du regard. Plus profondément, on rencontre dans les salles du musée de Lodève une qualité particulière de silence, des données frontales que l'on pourrait qualifier de "majestueuses". Des ordonnances rigoureuses, de l'humour et de l'audace, point de tristesse ni de chaos. De l'endurance et de la gratitude, une oeuvre directement issue des expériences d'un peintre capable d'énoncer avec fermeté qu'il s'éprouve "incapable de dire que Dieu n'existe pas".

Voici le Midi solaire qu'affectionnait Valéry, le cimetière marin "qui devient noir à force de lumière". Voici les couleurs des saisons, les rudesses des arrière-pays livrés au mistral, l'orage et les intempéries. Des sites de montagne comme les aimaient Hodler et Ramuz, des contrées farouches, des soirs qui tombent, des étendues marines ainsi que des approches contemporaines au coeur desquelles se mixtent irrémédiablement nature, tourisme et industrie : entre autres, le port de Carnon, les Salins de Giraud, les tuileries de l'Estaque ou bien encore les barres des immeubles qui se dressent du côté des rivages de La Grande Motte. De l'allégresse et de la gravité, une solitude pleinement assumée, des moments de ferveur et d'exaltation ou bien de l'effroi devant le spectacle du monde. Certaines fois, quelque chose d'implacable et de poignant.


"Nul vent pour qui n'a pas de port attaché"


Dans cette exposition, tout commence à Aix-en-Provence en 1976, avec trois échantillons de la série des peintures consacrées à la Fontaine et à la Place de l'Hôtel de Ville. L'artiste montpelliérain a 38 ans. Depuis 1966 et jusqu'en 1982, son travail d'enseignant à l'Ecole d'Art d'Aix l'amène à séjourner chaque semaine au coeur de la vieille ville. Son école vient de quitter la rue Roux-Alphéran et le quartier Mazarin, elle est à présent proche du Pavillon de Vendôme. Les deux fenêtres de la chambre-atelier du peintre sont situées au troisième étage du 22 de la Place des Cardeurs, à cette époque silencieuse et presque déserte, provisoirement soustraite à l'agitation des restaurants de jour et de nuit. Une amie m'a relaté ce souvenir : sur un mur de l'évier de son minuscule atelier, Bioulès avait griffonné au crayon cette imparable citation, "Nul vent pour qui n'a pas de port attaché".

Pendant cette seconde moitié des années soixante-dix, le roman de formation de Vincent Bioulès est clos, ce moment de bascule est décisif. Après le temps des fascinations et des expérimentations juvéniles, après la théorie et la radicalité qui signaient son appartenance au mouvement Support/ Surface, Bioulès délaisse ses vaisseaux antérieurs et accomplit solitairement un irréversible retour vers la figuration qu'il n'avait jamais tout à fait abandonnée. En 1978, Daniel Templon qui va dix années plus tard cesser d'être son marchand, présentera en sa galerie la série des Places de l'Hôtel de Ville d'Aix. Sa peinture s'affirme souvent comme une fille irréductible de la mémoire. Toutes sortes de présences, fugitives ou bien clairement déclarées, maints exercices d'admiration rappellent à quel point cet artiste invente son propre chemin tout en poursuivant passionnément une réflexion qui implique les croisements et les recyclages de multiples affinités : Henri Matisse et Auguste Chabaud, André Derain, Raoul Dufy et Jean Hugo, les Primitifs italiens ou bien la peinture américaine de l'après-guerre sont fermement convoqués.


 Vincent Bioulès

Trois versions de la Place d'Aix réunies à Lodève : "Eté II", "Tombeau d'Aix-en-Provence", "Hommage à Chabaud".


Dans ces compositions aixoises qui sont de superbes morceaux d'éloquence, tout en évoquant des traits de la vie quotidienne, les terrasses des cafés, le kiosque à journaux, le marché aux fleurs, les platanes ou bien le grand collage de la statue-colonne qui surplombent la fontaine, Bioulès se souvient simultanément avec élégance et mélancolie des soirées et des nuits vécues en compagnie de son père, lors des premières éditions du Festival d'Art Lyrique. La place de l'Hôtel de Ville, c'était autrefois la dernière halte pour les amoureux de la musique venus découvrir les décors de Cassandre délicatement élaborés pour accompagner Hans Rosbaud et les opéras de Mozart.

En ce temps-là - Vincent Bioulès l'expliquait dans un entretien mené par François Bazzoli, avec la complicité du vidéaste François Lejault - Aix-en-Provence n'était pas bêtement narcissique : les marchands de biens, les agences immobilières et les acteurs irresponsables du marketing urbain ne la maltraitaient pas. Une souveraine magie se perpétuait silencieusement. La ville faisait semblant d'ignorer que ses places, ses vieux hôtels, son Archevêché et ses ruelles façonnaient sans trop d'apprêts les charmes renouvelés d'un parcours irrésistiblement mystérieux. Puisqu'un adieu sans pathos devient nécessaire pour contrer l'emprise du désenchantement, l'un des douze tableaux de la Place de l'Hotel de Ville - on le revoit à Lodève, il appartient au musée Fabre de Montpellier, grâce à la vigilance de Michel Hilaire - a pour titre "Tombeau d'Aix-en-Provence". Achevé pendant l'hiver de 1977, il est plus dénudé et plus fantômatique que ses congénères : ses harmoniques sont violines, ses arbres sont élagués, ses ornements sont réduits au minimum.


Lumière d'août


Toutes les étapes des paysages et des lieux de Vincent Bioulès ne sont pas présentes dans l'exposition de Lodève. D'autres rassemblements de son oeuvre, à Toulon et Montpellier en 1995, à Marseille (Fondation Regards de Provence, 2002) ou bien au musée de Céret en 2006 ont auparavant illustré l'étonnante diversité et l'extraordinaire énergie qui se déploient tout au long de sa trajectoire. Orchestrée par des militants écologistes de l'Euzière admirablement requis par la géologie, la flore et la faune, une publication vient par ailleurs de réunir dans de beaux formats les reproductions de cinquante-deux paysages du Pic Saint Loup réalisés par Bioulès au cours des dernières décennies. Depuis les toutes premières années de ses apprentissages, l'énigmatique montagne de Montpellier est en effet l'un de ses plus complexes espaces de confrontation, un lieu d'éternel retour.


Vincent Bioulès

"Un soir d'hiver". Le Pic Saint Loup, huile sur toile, 2003 (Galerie Hélène Trintignan).


En dépit de deux ou trois lacunes difficilement évitables - j'aurais aimé revoir "La Combe de la Pierre-Blanche" ainsi que les fabuleuses nuées du "Rêve de Don Quichotte" magistralement commandité par un mécène sétois - les choix opérés par Maïté Vallès-Bled et Vincent Bioulès permettent d'inventorier les grandes articulations de ce parcours. Leur sélection est féconde, Vincent aime répéter que "les pires ennemis d'un peintre, ce sont ses mauvais tableaux".

Quelques toiles plus loin, on est au coeur du vaste chantier des paysages et des rives de Marseille suscité au début des années quatre-vingt-dix par Jean-Pierre Alis depuis la galerie Athanor et par Jean-Roger Soubiran qui fut le conservateur du musée de Toulon. Pas moins de douze toiles - depuis La Terrasse et L'Atelier à la Villa Bianco, en passant par La Tourette et Les Catalans jusqu'à Saint Henri - retracent cette étonnante aventure dont les points d'orgue sont une soudaine blancheur qui fait songer à Moby Dick, l'atmosphère de canicule, les empâtements et les stries des deux versions de "L'Ile Maïre" (l'une d'entre elles figure en permanence à Nice, dans les locaux de la Fondation Vacances Bleues).

Après quoi, on retrouve Tobie et Noë, des personnages gentiment minuscules qui apparaissent dans des paysages bibliques qui peuvent évoquer Rembrandt ou bien Claude Lorrain ; curieusement, si j'excepte la cabane tout à fait profane de Diogène, les mythologies greco-latines de Bioulès ne sont pas déployées à Lodève. Voici de nouveau des aspects de "L'Intérieur des terres", une grande exposition menée conjointement en 2002 par André Vidal Saint-Phalle et Hélène Trintignan - Larzac, Causses et Gévaudan - "Les Pins de Malamousque", la grande série des Salins et des "Remparts d'Aigues-Mortes" (2003 / 2004), l'approche du Canigou et du massif des Alberes où se niche merveilleusement la cité de Céret et puis enfin la récente Face Nord de la Sainte Victoire, une succession de grands formats qui donnent sans relâche visibilité et structuration au monde d'aujourd'hui.

Au fil des ans et sans souci d'exhaustivité, Vincent Bioulès qui promet d'appréhender prochainement les Alpilles, grâce à l'invitation d'Elisa Farran et de Philippe Latourelle, les responsables du Musée Estrine de Saint Rémy de Provence, aura exploré et requalifié à sa manière d'énormes pans des paysages languedociens et provençaux. Des catalogues conséquents, de nombreux entretiens avec Bioulès (l'un d'entre eux figure dans la revue Lisières) ont solidement documenté cette entreprise pour laquelle des critiques d'art de belle compétence - entre autres, Yves Michaud, Bernard Ceysson, Didier Ottinger, Nathalie Bertrand, Jean-Roger Soubiran, Philippe Dagen, Evelyne Artaud, Joséphine Matamoros, Michel Hilaire et Pierre Wat - ont composé d'importants commentaires.

La prochaine étape du périple remarquablement heterodoxe de Bioulès s'effectuera ce printemps à Paris, tout près de Beaubourg. Au 23 de la rue du Renard, dans les nouveaux locaux de la galerie Bernard Ceysson. Il s'agira, dans des couleurs et des revenances qui peuvent faire songer à L'Atelier au mimosa de Pierre Bonnard, d'une approche des paysages de l'enfance et de l'adolescence. "Nous nous souvenons tous de ce que nous avons perdu, même si ce que nous avons perdu ne nous a jamais appartenu réellement. Nous nous souvenons d'un ailleurs, d'un autrefois qui hante nos âmes et dont le paysage est la métaphore", ce sont quelques-unes des phrases qui figurent dans l'incipit de cette exposition d'un peintre qui, voici quelques années, me rapportait avoir passionnément relu, pour la troisième fois de son existence, l'intégralité de "La Recherche du temps perdu".

Alain Paire



Alain Paire est galeriste à Aix-en-Provence
et spécialiste de l'oeuvre de Vincent Bioulès
avec lequel il entretient une amitié de longue date
le site de la galerie Alain Paire




Informations pratiques :

Musée du Cardinal Fleury
Square Georges Auric
34700 Lodève

Tél 04.67.88.86.10.

ouvert tous les jours sauf lundi
de 9h 30 à 12 h et de 14 h à 18h.




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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:58

 

 
Ombre
 
La peur est une enfance avec murailles
Un pas suspendu devant cette porte
Une venelle à l’archet goudronné
Qui macère le seuil de toute rêverie.
Il n’y a pas de région plus sombre que son ombre
Ni d’amante aussi fidèle qu’avide de ruines.
Elle nous colonise, nous dissout, nous blinde
Et fait avorter notre courage avant que d’être né.
La peur est une patrie qu’atterrent les sèves.
Je l’ai vaincue quand la mort m’a embrassée, et qu’à
L’écho du carillon de Notre-Dame à l’Hôtel Dieu
J’ai vu son stigmate tournoyer au-dessus de mes printemps.
Que fais-je donc seule, sans mon amie la peur ?

Cristina Castello
Buenos Aires, 29 mars 2007
Traduction du castillan: Pedro Vianna



Argentine par naissance, parisienne par amour, Cristina Castello est une poète engagée en faveur de la paix et de la beauté, contre toutes les injustices sociales. « Orage » est son deuxième recueil de poèmes bilingue publié en France, après « Soif », paru aux Éditions L’Harmattan en 2004. Femme de braise et de silence, également journaliste., elle a publié plus de 3000 articles dans les principaux journaux et magazines de son pays et de plusieurs autres et a enseigné « L’art de l’interview » à l’Université. Cristina Castello a créé à la TV argentine l’émission de culture et poésie «Sin máscara» (« Sans Masque ») et, à la radio, l’émission «Convengamos que…» (« Convenons que »), dédiée également à la poésie


Rencontre avec Cristina Castello
Présentée par Bernard Noël
Organisée par Le PEN Club Français
A l’occasion de la publication de « Orage » aux éditions BoD Paris
Jeudi 14 janvier 2010 à 18h30
Au 6 rue François Miron 75004
Métro : Hôtel de Ville/ Pont Marie/ Saint Paul

Programme :
 - Présentation de Cristina Castello
- Présentation du recueil  « Orage » par le poète André Chenet
- Intervention de Bernard Noël
-Lectures croisées : Les poètes et comédiens Pedro Vianna et Éric Meyleuc liront en français certains poèmes, que Cristina Castello lira dans sa langue maternelle

Avec la participation du peintre Christian Jacquard,  créateur des dix "combustions", oeuvres originales qui illustrant l'édition d'en-tête.

 

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