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17 juillet 2005 7 17 /07 /juillet /2005 00:00
Hommage à Claude Simon

 En 1985, j'étais libraire en Bretagne et chaque semaine je présentais en direct un livre dans une émission culturelle de la radio RBO. Quand le prix Nobel fut décerné à Claude Simon, la journaliste moqueuse m'interrogea s'attendant à ce que ma critique fasse écho à sa propre opinion toute faite . Or , contrairement à elle sans doute, j'avais un peu lu Claude Simon , La leçon de choses, La route des Flandres, Histoire et j'appréciais la dimension charnelle de ses textes, les vastes toiles qu'il me faisait traverser. Bien sûr, Claude Simon est plutôt insolite, la forme de ses romans parfois déroutante mais on y trouve l'essentiel la poésie et la morale. La responsable de l'émission sans autre procès n'a plus fait appel à moi à compter de cette date.

 Claude Simon est décédé a l'âge de 91 ans le 6 juillet. Beaucoup de supports de presse ont publié des  articles sur l'écrivain cavalier né à Tananarive en 1913 et qui vivait le plus souvent à l'ombre d'un acacia dans sa maison familiale à côté de Perpignan : Le point , Le Monde, Le nouvel Obs, Le journal Libération, Politis .

 Mais finalement le meilleur hommage qu'on puisse lui rendre , c'est encore de publier un extrait :

 "Les graduations en bronze jaune et en relief dessinaient sur le cadran un arc de cercle vers lequel pointait un ergot solidaire de la manette que, pour démarrer ou prendre de la vitesse, le conducteur poussait à petits coups de sa paume ouverte, la ramenant à sa position initiale et coupant ainsi le courant lorsqu’on approchait d’un arrêt, s’affairant alors à tourner rapidement le volant de fonte situé sur la droite (semblable, en plus petit, à ces volants qui, dans les cuisines, autrefois, actionnaient la pompe du puits) et, dans un bruit de crémaillère, serrait les freins. La poignée de la manette ne conservait de son vernis initial qu’une légère trace brune, son bois depuis longtemps à nu, grisâtre, sinon même crasseux, et le conducteur se tenait debout devant l’espèce de colonne à section ovale au haut de laquelle se trouvait ce sommaire tableau de bord.

Rester dans la cabine (par où il fallait d’ailleurs passer pour pénétrer dans le tramway) au lieu d’aller s’asseoir à l’intérieur sur les banquettes, semblait être une sorte de privilège non seulement pour mon esprit d’enfant mais aussi, à l’évidence, de ceux des deux ou trois voyageurs qui, mépri- sant de même les banquettes, s’y trouvaient régu- lièrement, non pas sans doute pénétrés comme moi de l’importance du lieu, mais, simplement, parce qu’il était permis d’y fumer, à l’exemple du conducteur apparemment taciturne – ou contraint au silence, comme en témoignait dans un franco- anglais approximatif l’inscription : « Défense de parler au wattman » qui faisait en quelque sorte de lui un personnage à la fois assez misérable, d’une caste inférieure, condamné à une muette solitude, en même temps que nimbé d’une aura de pouvoir, comme ces rois ou ces potentats de tragédies auxquels il était interdit par un sévère protocole (et parfois sous peine de mort) d’adresser direc- tement la parole, statut (ou position – ou fonction) qu’il assumait avec gravité, l’œil toujours fixé sur les rails qui venaient au-devant de lui, comme absorbé par le poids de sa responsabilité, se bornant aux arrêts, en attendant le coup de sonnette libérateur du receveur, de rallumer au moyen d’un briquet de fer le mégot collé à sa lèvre inférieure d’un bout du trajet à l’autre (ce qui, de la plage à la ville, demandait, arrêts compris, environ trois quarts d’heure), petit tube ventru, grisâtre, dont l’enveloppe de mince papier imbibée de salive et rendue transparente laissait entrevoir la couleur brune du tabac maladroitement enrobé, bosselé parfois, presque crevé, par quelque brin (une « bûche ») trop gros ou mal tassé.


Il me semblait voir cela, y être, me trouver parmi les deux ou trois privilégiés admis à se tenir debout dans l’étroit habitacle d’environ deux mètres sur deux pourvu qu’ils ne parlent ni ne gênent l’homme silencieux vêtu d’une chemise de flanelle grise au col sans cravate mais fermé, d’un complet fatigué, gris lui aussi, et dont le pantalon élimé tombait sur une paire d’espadrilles aux semelles de corde non pas exactement élimées mais comme moustachues, effilochées, sur les- quelles il se tenait, les pieds légèrement écartés, personnage quasi mythique à la cigarette éteinte...

 extrait de son dernier livre paru en 2001 aux éditions de Minuit Le Tramway , livre du souvenir qui s'achève sur le mot "mémoire"  11,59€ acheter avec la FNAC

Catherine Plassart

 voir aussi : Claude Simon , nature du paysage, nature humaine, nature de l'art dans notre dossier "arbre"
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15 juillet 2005 5 15 /07 /juillet /2005 00:00


Camus, solitaire et solidaire


Camus et la Méditerranée : cela ne voulait rien dire d'autre pour certains qu'une vague mesure de l'homme dans la lumière, autant dire une esthétique solaire.


Pour d'autres, une évaluation de ce que veut dire l'homme et de ce qu'il peut.


Liberté et démocratie, autant dire une politique de l'individu moderne.


C'est ce Camus là qui subsiste car il s'est enraciné dans la Grèce classique, mais nous regarde à partir du XXème siècle.


Camus était inactuel dans les années 50 car, en avance sur son temps et en retard d'une mode (l'existentialisme).


On lui reprochait son goût pour la "limite", Héraclite et les places désertes. On lui enviait aussi sa lucidité face aux désastres de l'histoire et son courage à dire ce que d'autres voulaient taire.


Camus était solitaire. C'était sans doute son côté espagnol et don quichottesque qui s'exprimait là.


Camus était solidaire. C'était aussi son côté "peuple" de méditerranée et d'ailleurs. Ce peuple qui a toujours échappé aux classifications bourgeoises et aristocratiques.


Camus anarchiste ?


Nietzschéen de gauche ?


Un peu de tout cela, mais surtout bien autre chose et d'abord c'est vrai, artiste, joueur de sa vie, comédien des jours, amateur des drames ayant plutôt d'ailleurs tendance à préférer le tragique au comique.


Méditerranéen, donc ? Sûrement de par là...


Mais pas au sens que lui donnaient les bourgeois de Paris. Plutôt, peut-être, dans la filiation de Sophocle, et d'Augustin ou de Tirso de Molina (Le Don Juan de Séville) par exemple.


Affronté à Dieu, voyant percer le désir, partout, d'une "volonté de puissance" plus ou moins bien comprise, Camus occupe enfin tel Cassandre la place de l'oiseau de mauvais augure dans nos lettres fin de siècle.

 

Pierre Givodan   




Lire aussi l'article de janvier 2010 ICI




Pierre Givodan        

Chroniques intempestives

 

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12 juillet 2005 2 12 /07 /juillet /2005 00:00
 Bachès "inactuel"

ou la fin et le commencement de la peinture
 
   
 Composition bleue 16 - 2004 100 x 120  Composition bleue 17 - 2004 100 x 120
 

 Partant du principe que tout accord entre le réel et la peinture ne peut être aujourd'hui que de convention, il s'agit de penser ce que peut la peinture dans un monde qui ne nous est pas accessible à priori.



L'espace nous échappe, le temps aussi. Que valent causes et conséquences ?



Et une esthétique de l'imitation...



Il ne reste plus qu'à épuiser le champ des signes. Fin de la peinture donc ?



Bien sûr que non !



Il s'agit plutôt de s'accoutumer à cette idée, plus très nouvelle, que désormais tout se joue pour le peintre dans un espace choisi et non plus reçu, ou admis tacitement.



Dur labeur cependant, longue tâche qui ouvre des perspectives infinies. C'était déjà la leçon de Kandinsky il y a presque un siècle. C'est encore celle de Bachès, "l''inactuel".



Exit enfin la correspondance entre sujet et objet de la peinture.



Exit l'idée même de sujet et celle d'un monde commun.



Et paradoxalement : multiplication des signes, libération d'un langage autonome, renouvelé, vif.



Cela nous change des jérémiades sur la fin de l'Homme, la fin du désir de peindre, etc...



L'idée de fin tout simplement est absente de ce travail.



Renversement de la perspective enfin.



Se dire que nous sommes au commencement.



Que nous sommes bien définitivement un commencement. C'est cela. Bachès nous reconduit à la joie des commencements.



Par delà toute nostalgie romantique et toute mélancolie vaine.

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives



copyright Art Point France
 
 voir aussi : notre dossier  peinture Jean-Noël Bachès,  le site personnel de Pierre Givodan
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10 juillet 2005 7 10 /07 /juillet /2005 00:00
 Les Adieux à l'art de Jean Le Gac
 Jean le Gac

L’œuvre de Jean Le Gac met en scène le Peintre dont la vie professionnelle est méthodiquement enregistrée par la presse spécialisée. Une grande exposition "Les Adieux à l'art de Jean Le Gac" dont Evelyne Artaud est commissaire, se tient du 6 mai au 15 septembre 2005 à la Galerie Nationale de la Tapisserie  dans le cadre du Festival de Violoncelles de Beauvais
Elle comprend plusieurs volets  :   

Sur un premier niveau  de la Galerie consacré à la Tapisserie, sont présentées exclusivement de grandes toiles libres (de 1986 à 2004) :

-Story Art au bric à brac(145 x 104 cm)
-Story Art avec auto noire (280 x 210 cm)
-Story Art avec l’aviateur (280 x 220 cm)
-Story Art avec encerclement (280 x 220cm)
-Le Sphinx (1000 x 210 cm)
-La Mine 2 (1000 x 210 cm)
-La Vocation avec déesse aztèque (280 x 220 cm)

-Vélasquez c’est moi (300 x 400 cm)

Et, leur faisant face une dizaine de tapisseries contemporaines, œuvres des collections du Mobilier National, celles des amis du peintre :

Pierre Buraglio, Jean-Michel Meurice et Paul-Armand Gette, Gérard Titus-Carmel ; ainsi qu’un choix de Jean Le Gac dans cette collection de tapisseries : Jean Degottex, Maria Helena Vieira Da Silva, Josef Albers, Bram Van Velde.

Au Niveau supérieur, est présentée l’œuvre « Les Adieux » qui comporte plus de 150 textes de 30 x 40 cm, textes d’adieux au monde de l’art, sans pathos, plutôt à la manière des Frères Jacques … Autour de cette oeuvre,  Jean Le Gac a réuni  des amis artistes de sa génération. Il les estime, apprécie leur travail alors qu’ils sont souvent très loin de ses propres préoccupations formelles. Ni école, ni mouvement donc , une simple confrontation amicale qui souligne leur complicité et leurs différences. 

 L'installation « Les Adieux », 2000/2005 s'organise autour du portrait photographique du « Peintre » ; les adieux adressés à ces onze amis artistes,

Gérard Titus-Carmel,
Pierre Buraglio,
Jean-Michel Meurice,
Jan Voss,
Pierre Skira,
Vincent Bioulès,
Paul-Armand Gette,
André Raffray,
Bernard Pagès,
Claude Viallat,
Ernest Pignon-Ernest
.

sont accompagnés d’une grande œuvre pour chacun d’entre eux.

 Galerie nationale de la Tapisserie 22, rue Saint-Pierre 60000 Beauvais Tous les jours sauf lundi, de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. jusqu'au 15 septembre

 
Bibliographie :

Jean Le Gac Je t'écris
Ed. Jannink 2004
texte de J. Le Gac et oeuvre originale
voir l'ouvrage (achetez avec Art Point France)
 
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9 juillet 2005 6 09 /07 /juillet /2005 00:00
 Borgès : le paradoxe du voyageur
 

 Il aimait l'incognito. Son amour pour les gauchos était incontestable. Il ne supportait pas l'apprentissage de la haine et était étranger à la fascination barbare.

Son rapport aux règles était surprenant. Règles de l'écriture, règles de la vie, règles du monde. Pour lui, il devait exister sûrement une analogie entre la façon d'écrire, la façon de vivre et la façon dont le monde se déroulait.

On pourrait le comparer à Kafka, au juif de Prague. Le monde dans lequel il vit, lui est à la fois très proche et très lointain car il a perdu sa place, une place; sans doute celle de la bibliothèque paternelle, ou du sens de la vérité.

Son influence est considérable. Sachant qu'il a la stature d'un chevalier des lettres, expression dérisoire peut-être, mais si latine, si espagnole à mes oreilles.

Les meilleurs textes de Borgès dépassent en émotion et en idées bien des pages de philosophie, de poésie ou de romans particuliers.

Puisqu'il aimait renier les genres, trahir les registres, transgresser aussi les lois qui le fascinaient tant.

Homme du paradoxe, plutôt que de l'impossible.

Ecrivain et aveugle. Voyageur et obnubilé par le néant des bouddhistes.

Désespéré à la manière de Schopenhauer peut-être, qui ne se doutait pas de l'autonomie de son oeuvre.

Sans doute aussi, habité par l'immortalité. D'où son usage de l'abstraction, son application a ajouter des lignes aux pages de commentaires, etc.

Il ne croyait pas au temps. "Nous serons ce que nous sommes", fait-il dire à Swedenborg dans son Livre des Préfaces.

 

Là, est je crois, le coeur de l'énigme de Borgès. 

 

Si le temps n'existe pas, alors il n'y a que du même. Répétition sans différence. Identité à l'infini. D'où son refus des miroirs et son adoration de la figure du Tigre aussi.

Enfin, il était un vrai cosmopolite et cela se sait.

En Espagne, j'ai trouvé une Histoire de l'éternité sur l'étalage d'un vendeur de rue à Madrid. En Grèce, je ne sais où, mais sans doute à Athènes, son livre Fictions. A Caracas, bien sûr son Livre des Préfaces

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

copyright Art Point France

 
voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan
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8 juillet 2005 5 08 /07 /juillet /2005 00:00
"La masse des arbres étaient déjà dans l'ombre"
 

 

La forêt de Fontainebleau, Matin Théodore Rousseau, 1850

copyright  The Wallace collection

 

 "Il y a quelques jours, sortant de l'eau, à l'heure où le soleil allait disparaître derrière la colline, ses rayons obliques renvoyaient une lumière de projecteur sur un groupe d'arbres en bordure du lac. Sans lunettes, une vision vernissée et légèrement floue faisait de ce fragment une peinture de la fin du XIXème siècle. Une oeuvre ainsi offerte au regard surpris, comme un avertissement ou un cadeau. J'en retenais le sentiment d'une stimulation en même temps que cette mise en garde : on ne peut refaire une peinture déjà faite. Elle était un piège. C'était l'amateur de peinture qui se reconnaissait dans ce paysage, pas l'artiste. Ce qu'avait de curieux ce beau morceau de peinture quasi réalisée était que la masse des arbres était déjà dans l'ombre alors qu'à l'intérieur de cette masse se faufilait, un rayon de soleil. Etrange éclairage divisant le groupe compact des feuillages. Et de fait le soleil mourant poursuivant on ne sait quoi produisait d'étranges mouvements. La beauté du paysage, vu de loin sans lunettes, entrait dans l'ordre de la beauté puisqu'elle était portée par des références culturelles : Barbizon, Fontainebleau, Théodore Rousseau, Millet, Diaz, Daubigny ou même Courbet, à cette fin de siècle où les artistes se risquaient à regarder le monde."

Henri Cueco

Il s'agit d'un texte parmi 120 autres textes extrait d'un livre singulier  120 paysages que je ne peindrai jamais  une co- edition Le Seuil , Pérégrines. Les 120 textes se cachent entre des pages blanches qui portent chacune un numéro. L'ouvrage peut se lire indifféremment de la première à la dernière page et/ou inversement. L'objet déroute, provoque même. Je le rejette ou je l'adopte ? Je le  profane  ou j'y trouve un espace de repos propre  à la rêverie, un lieu de dialogue avec son auteur ? Un livre nouveau dans sa forme, ni vain, ni  prétentieux . Un beau livre.

 
voir aussi : notre dossier "Parmi les arbres que l'on aime"
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4 juillet 2005 1 04 /07 /juillet /2005 10:05

 

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4 juillet 2005 1 04 /07 /juillet /2005 09:58

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Art Point France
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30100 Alès
France
Tél. 09 61 34 01 03

 

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4 juillet 2005 1 04 /07 /juillet /2005 00:00

Retour d'Afrique 

J.M.G. Le Clezio

 

 "Si je n'avais pas eu cette connaissance charnelle de l'Afrique, si je n'avais pas reçu cet héritage de ma vie avant ma naissance, que serais-je devenu?"

 

C'est écrit à la dernière page du portrait de son père "L'Africain" par J.M.G. Le Clezio.

 

L'expérience physique, l'héritage, le destin.

 

Le vécu du monde, la mémoire des autres, la fidèlité à une histoire commune.

 

Transformation d'un homme, le père, modelé par une vie. Transformation d'un fils subjugué par des sensations. "C'est à l'Afrique que je veux revenir sans cesse, à ma mémoire d'enfant. Forêt. Souffle. Jardin.Terre mouillée et parfumée." On dirait entendre Senghor, le poète.

 

Métamorphose du fils à la recherche d'une nature, d'une Nature, "d'une innocence perdue".

 

Relation avec les éléments, enfin.

 

"Une terre originelle, en quelque sorte où le temps aurait fait marche arrière, aurait détrôné la trame d'erreurs et de trahisons."

 

Imagination exacerbée d'une arrivée aussi.

 

Au-delà des clichés de tous bords, sur les sauvages et les civilisés, les blancs et les noirs,etc...

 

Miroir donc d'un rêve. "Mon père et elle (ma mère) sont unis par ce rêve, ils sont ensemble comme les exilés d'un pays inaccessible".

 

Affreuse impression d'une humanité déchue de la proximité avec l'harmonie.

 

Souvenir d'un petit livre écrit en 2004 par J.M.G. Le Clezio et qui résonne en nous, les étrangers...

 

 

 

Pierre Givodan

Chroniques intempestives

copyright Art Point France

 
voir aussi : le site personnel de Pierre Givodan
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3 juillet 2005 7 03 /07 /juillet /2005 00:00

 

 

 

Rabelais, livre géantUn livre géant pour Rabelais

 

"La chronique de Gruelie" d'après Rabelais est une création contemporaine originale mêlant peinture, sculpture et écriture, réalisé en trio par Bernard Noël, Geneviève Besse et Olivier Seguin

La généalogie des géants dans l’épopée rabelaisienne est à l'origine de ce livre démesurémant grand.Bernard Noël, s’en est inspiré pour rédiger sa «Chronique de la Gruélie», inventivité lexicale , humour et dérision. Geneviève Besse, peintre et graveur a donné toute sa dimension plastique au  livre. Olivier Seguina exécuté la couverture aux aspérités inspirées par les caves de la Devinière.

Outre le  fac-similé du Livre géant,  un film réalisé par le cinéaste Denis Lazerme permet de comprendre les étapes de la création collective.  

En parallèle, chaque artiste présente ses œuvres et son travail : Bernard Noël et Geneviève Besse proposent une exposition autour du livre d’artiste, Olivier Seguin, une  exposition photographique.

Exposition du 09 juin 2005 au 1er mai 2006

Tout d'abord, prolongée jusque la fin de l'année 2006, la présentation du livre géant de Rabelais sera permanente. Le musée Rabelais en a fait l'acquisition au titre du patrimoine. La maison de la Devinière s'équipe d'un dispositif qui permettra au visiteur de rejoindre Gargantua et Pantagruel au pays des géants et de tourner lui même les pages de "La chronique de gruelie".


Musée Rabelais - maison de La Devinière 37500 Seuilly

 

 

Geneviève Besse - Rabelais - Bernard Noël

 

voir aussi  : notre dossier Bernard Noël, notre dossier Geneviève Besse,  notre annuaire des maisons d'écrivains 

 

autre information : du 11 au 18 juillet,  Bernard Noël, Le corps du verbe , Fabio Scotto Colloque de Cerisy

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