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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 11:51

 Fictions admiratives

 

 Du 30 mai au 6 juillet 2010


 à la MPAA/Auditorium Saint-Germain, Paris 6e

 

 

Philippe Ségalard

 

 

Philippe Ségalard : Le territoire du monde et la marque de l'époque

La clé pour comprendre le lien entre l'oeuvre et son "mouvement" chez Philippe Ségalard est dans l'affrontement entre la forme artistique issue de l'élan corporel et l'expérience esthétique au sens disons extatique que la couleur, le trait, les masses fluides génèrent en contrepartie chez le spectateur et certainement chez le peintre.

 

C'est un trafic intense, une dynamique qui évolue de façon spiralique, loin de la fixité des pierres ou d'un rythme mécanique. Pas d'architecture gigantesque dans cette oeuvre de "métamorphoses", mais une lumière diffuse, comme intérieure qui établit une interface entre perception et geste. Les tableaux comme des fragments cosmiques où l'idée d'individuation émerge accueillent un processus homogène qui réfléchit la lumière en plusieurs couches sur la toile.

 

Projection qui capte le regard au-delà de la multiplicité chaotique, la couleur, orange et or, le bleu brillant, les traces de natures mortes rouges ou noires associées à des oiseaux, des visages...éliminent la frontière entre réel et représentation, disposition des signes et contexte, sujet et acte, territoire de l'art et dissolution poétique dans l'expérimentation sans cesse soulevée.

 

Métaphore de la condition humaine enjouée, perméable au sacré, cette oeuvre assure enfin toujours la médiation avec les principes essentiels de la vie par des propositions graphiques paradoxales joignant le proche et le lointain, l'aujourd'hui et le passé le plus fondateur sans séparer l'autonomie des signes d'un message à la résonance symbolique indiscutablement habité par la vibration du monde.


Pierre Givodan

(mars 2009)

 

 

Philippe Ségalard expose de grands formats récents  dans l'Auditorium de la MPAA  à Paris. Il sera présent les 12 et 13 juin dans l'exposition. Utilisées et pensées comme décors, quelques toiles du peintre invitent au rêve suggéré par Philippe Raynaud  dans l'opéra,   Le Géant Egoïste à voir et à entendre le samedi 12 juin à 19h 30.

 

 

 

 DECORS D'OPERA

 Philippe Ségalard

 

 

LE GÉANT ÉGOÏSTE


Opéra de Philippe Raynaud
sur un texte d’Olivier Schneebeli
d’après un conte d’Oscar Wilde


Dans Le Géant égoïste de Philippe Raynaud,  le minimalisme de l’instrumentation,  l’utilisation exclusive de la percussion, épouse l’intimité du texte d’Olivier Schneebeli et en fait une sorte de «récitatif des temps modernes». La chorégraphie et la mise en espace ont été confiées à Odile Azagury.


interprètes

Jean-Loup Pagesi
basse dans le rôle du géant

Chœur Les Polysons
direction Elizabeth Trigo

 

 

Informations pratiques :

 

MPAA

Auditorium Saint-Germain
4 rue Félibien - 75006 Paris


Opéra le samedi 12 juin à 19h 30

Entrée libre sur réservation : 01 46 34 68 58
contact@mpaa.fr / reservation@mpaa.fr

 

Exposition jusqu'au 6 juillet 2010

ouvert de 11h à 19h

 

Métro : Odéon , Mabillon.

 

 voir aussi : la vidéo Art-Up de Philippe Ségalard

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 01:05

 

La Feuillée

 

 

Masculin, Féminin.

A l'heure de l'exaltation de la cause des femmes dans les discours labellisés, du souci affiché de protéger leurs droits élémentaires, on ne leur donne la parole qu'à condition qu'elles se taisent et qu'elles sourient. On affiche leur existence médiatique qu'à condition qu'elles montrent deux beaux seins blancs ou qu'elles dévoilent leurs dessous. Vous trouvez que j'exagère, vous ne vous attendiez pas à ce style récriminatoire de ma part. Vous allez m'évoquer une telle et telle autre, et sans doute me faire valoir les pires à mes yeux : les Annette Messager et autres consoeurs, simples alibis ou dérisoires soupapes libératrices des trop fortes pressions.

Mais qui sont les Louise Bourgeois, les Marguerite Duras d'aujourd'hui ? Désignez moi, s'il-vous-plaît, les dames du temps présent qui font oeuvre et que l'on traite autrement qu'en femmes dignes d'appartenir à la section "elles" du zoo humain. Nos mères avaient rêvé pour nous que l'on puisse dire : " homme ou femme , on s'en fout ! ". Ce qui importait à leurs yeux, c'était la complémentarité des genres et un projet comme dénominateur commun. Au lieu de quoi emballé dans une interminable phrase politiquement correcte, on déguste chaque jour le résidu du plus grand leurre hérité du XXe siècle, "l'égalité homme, femme".

Merci madame Bourgeois d'avoir eu le courage de l'exil, pour trouver outre-Atlantique le soutien de féministes guerrières qui vous ont portée victorieuse jusqu'au MOMA en 1982. Cette reconnaissance américaine que vous avez attendue 20 ans tout de même, vous a permis d'offrir à la France reconnaissante une oeuvre contre-nature et à contre courant. Ainsi grâce à vous, on le sait, il y a toujours un autre possible à ce qui nous arrive.

Catherine Plassart

 

Photos : (1) , (2) ,(3) , (4) Louise Bourgeois

 

 

En guise de dessert : Sympatic de Pink Martini

 

 

 

 

voir aussi : La Feuillée du 4 juin 2010

 

Catherine Plassart 

Catherine Plassart - contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 11:35

Récits

 

du 27 mai au 26 juin 2010

 

Galerie Jean Fournier - Paris 7e

 

 

Pierre Mabille

 

 

Pierre Mabille. Une esthétique de la joie.

 

"L'art est un continuum dans lequel chacun s'inscrit. Appartenir à la galaxie Matisse ou de la galaxie Bacon, tous deux de grands peintres, entraîne des attitudes de recherche ou des méthodes de travail radicalement différentes."

Pierre Mabille

 


Pierre Mabille a choisi comme Matisse la couleur qui crée de l'espace. Il n'en demeure pas moins que le dessin a son mot à dire dans la question du langage plastique et que dans l'oeuvre de l'artiste le conflit existe entre la forme colorée et le trait. Vers 1997, Pierre Mabille retient dans son vocabulaire initial, un seul élément formel.  Il le simplifie jusqu'à le vider d'une signification  précise, afin " d'accorder plus d'importance à l'aspect matériel, afin de travailler la couleur avec plus de liberté…". Il le manipule, le répéte, le fait varier de manière à "mettre en pratique « plusieurs dispositions (…),  plusieurs assemblages, relations (…), plusieurs accidents, plusieurs analogies (…) ". En arcs de cercle croisés, l'élément à la géométrie floue est assez indéfinissable. Vertical, il rappelle la mandorle, la soucoupe volante, le sexe féminin, le noyau d’olive…, horizontal, il devient léger, aérien. Comme en suspension., il permet alors  "d'oublier le sol et le ciel, donc de quitter l'image."

 

Un autre référence, celle à Georges Perec  pointe dans la démarche de l'artiste producteur de "Récits". A la suite de l'oulipien, Pierre Mabille s'est choisi  une douce contrainte, garder toujours cette apparence d'une même forme oblongue. Pourtant s'apercevant qu'il ne l'a jamais séparée en deux,  il  envisage une ouverture vers de nouvelles perspectives. Car après tout, ce n'est qu'une exploration, un travail en tension, un chantier "mixant construction rigoureuse et liberté de digression". Il existe d'autres possibles qu'il ne s'interdit pas.  En effet,  le maître mot de cette démarche qui brasse une foule de vocables (cette seule forme peut être appelée de 400 manières différentes ! ) est ouverture. Ouverture "à l'infini du champ imaginaire" ,  ou comment à partir de trois fois rien, par le truchement de la main et par un cheminement obstiné, un artiste explore un territoire sans limites et suggère ce qui se joue et se trame dans un hors-champ aléatoire. 

 

Pierre Mabille qui déclare préférer rester au ras des pâquerettes, nous offre une oeuvre gouvernée par l'esthétique de la joie . En démontrant qu'il n'y a pas d'absolu de la forme, il déploie une magnifique leçon de création.

 

Catherine Plassart

 

 

 

Pierre Mabille

 

 

 

 Pierre Mabille

 

 

 

Pierre Mabille

 

 

 

Pierre Mabille

 

 

photos : (1) Sans titre acrylique sur toile - 2010 180 x 200 cm. ,(2) , (3) Sans Titre Acrylique sur toile - 2009 116 x 89 cm. , (4) Sans titre 3, série Les Récits encre de Chine - 2010 80 x 60 cm. , (5) Antidictionnaire technique mixte sur papier - 2010 21 x 29 cm. (2 fois)

 

 

 

Informations pratiques :

 

Galerie Jean Fournier
22 rue du Bac
75007, Paris - France Tel :
info@galerie-jeanfournier.com
33 (0) 1 42 97 44 00  33

 

ouvert du mardi au  samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 19h.

 

voir aussi : le site de la galerie Jean Fournier

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 06:43

Tombeau pour les rares

du 3 au 30  juin 2010

Galerie de la Halle Saint-Pierre - Paris 18e

(Périphérie du 28e Marché de la Poésie )




Derichaud par Nicolas Rozier
 

Villon, Baudelaire, Artaud et tous les autres.

 

Après le  Musée Rimbaud de Charleville-Mézières au printemps et l’édition d’un superbe catalogue préfacé par Marcel Moreau,  Le Tombeau pour les rares fait l’objet d’une Périphérie du 28e Marché de la Poésie. L'exposition se tient tout le mois de juin  à la galerie de la Halle Saint-Pierre à Paris. Trois Lectures convoquant une vingtaine de poètes, sont organisées les 3, 5 et 13 juin .


Nicolas Rozier a dessiné sur toile le portrait « intérieur » des écrivains qui lui sont chers. Villon, Baudelaire et Artaud côtoient Ilarie Voronca, Gérald Neveu et Francis Giauque. Vingt-sept auteurs au total,  réunis dans une galerie intitulée Tombeau pour les rares. En vis-à-vis des portraits peints, vingt-sept auteurs, Zéno Bianu, Pierre Dhainaut, Marie-Claire Bancquart, Jacques Ancet... ont écrit sur leurs grands ainés.


« L’heure de dessiner le Tombeau pour les rares fut l’éclatement d’une passion tournante et le sommet d’une panique. Les lectures s’étaient enchaînées, aggravées, jusqu’à former un encerclement composé de béances valeureuses nommées Baudelaire, Artaud, Lecomte, Colette Thomas, Gérald Neveu, Jacques Prevel, Francis Giauque…

 

Cette suite de visages me semblait depuis toujours « mise en batterie » dans un phénomène élyséen où les auteurs débordent les uns sur les autres non par liquéfaction mais par une morsure d’importance aveuglante sur la vie du lecteur fraternel…/…


Une hantise majeure a guidé mes dessins sur toiles : celle d’approcher au mieux ce qui reste de visage dans le sillage des textes. Tel est le modèle, le seul modèle fuyant au départ de la série. Bien que défigurés d’une attaque aimable hors de portée, j’ai voulu rendre cet anneau de bons visages, ces délabrements somptueux de victoire dure et d’éboulis à la gloire des décombres lus. En même temps qu’accompagner cette débandade térébrante des auteurs pulvérisés au souffle de leur propre puissance, n’en finissant plus de tirer leur bouquet final de destins superbes, arrachant de leurs fonds mutilés des ressauts ardents, des giclées de fierté millésime éblouissant tout le dôme du vivant. »

Nicolas Rozier

 

 

Fondane par Nicolas Rozier 

PROGRAMME DES LECTURES

 

Le jeudi 3 juin 20h. Tombeau pour les rares#1
 (vernissage, à partir de 18h30)
Lectures : Zéno Bianu/Jean-Pierre Duprey, Marie-Claire Bancquart/André Laude, Pierre Dhainaut/Maurice Blanchard, Yves Buin/Ilarie Voronca (chaque poète lira une de ses œuvres et une œuvre correspondant à l’un des portraits de l’exposition), Christian Noorbergen présentera les œuvres de Nicolas Rozier. Avec la participation de Marcel Moreau.

 

Le 5 juin 15h.  Tombeau pour les rares#2
Suite des lectures organisées autour de l’exposition de Nicolas Rozier :
Alain Marc/Laure, Didier Manyach/Gérald Neveu, Muriel Dufourquet/Unica Zürn, Christian Dufourquet/Jacques Prevel, Jean-Yves Masson/François Augiéras organisée avec La Halle Saint-Pierre et les éditions De Corlevour

 

Le dimanche 13 juin 18h30 Tombeau pour les rares#3
Baudelaire, Artaud, Lecomte, Colette Thomas, Gérald Neveu, Jacques Prevel, Francis Giauque... Lectures autour des portraits réalisés par Nicolas Rozier par Philippe Muller et Vincent Vernillat (Cie PMVV Le Grain de sable)

 

 

 

Nicolas Rozier

 



Infomations pratiques :

Galerie de la
Halle Saint Pierre
2 rue Ronsard
75018 PARIS
01 42 58 72 89

 

ouvert tous les jours de 10h à 18h

accès métro Anvers/Abbesses

 

En savoir plus sur  : la Périphérie du 28e Marché de la Poésie,

sur le 28e Marché de la Poésie

 

voir aussi : le site du Marché de la Poésie 

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 00:00

du 3 juin au 3 juillet 2010

 

Galerie WM - Lyon 2e

 

 

 

Florence Grenot

 

 

Florence Grenot et l'altérité.

 

Les sujets de ses tableaux sont des choses vues, entendues, senties. Des hommes et des femmes aussi, connus, croisés  ou entrevus. Sans jugement , ni intervention d'un quelconque point de vue critique, elle les dépose sur la surface de la toile ou du papier dans une débauche de traits courts ou en grandes brassées de lignes catégoriques. Les couleurs vives et crues, sombres et sourdes se superposent et se lient jusqu'à l'évidence. Le geste sans retenue explore avec empathie une réalité humaine extérieure. Le corps circule, s'approche et s'engage cherchant  à rassembler pour mieux dévoiler l'altérité.  Au coeur de cette démarche d'artiste, il y a "l'autre" et la reconnaissance de son existence dans la différence.

C. P.  

 

 

Florence Grenot

 

 Florence Grenot

 

 

 

Informations pratiques :

 

Vernissage est le  jeudi 3 juin à 17H  

 

Galerie WM
29 rue Vaubecour
69002 Lyon
04 78 38 16 10 /  06 68 51 69 40

ouvert du mercredi au samedi de 15h à 19h et sur rdv

 

voir aussi : la vitrine de Florence Grenot dans Art point France

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 07:11

du 18 juin au 31 août 2010

 

Galerie R9  à St-Sauveur en Puisaye (89)

 

 

 Olivia Clavel

 


Olivia Clavel. La pureté du non-conforme.

 

Elles sont là... Formidables, explosives, flambantes... Les peintures épiques et hallucinées d’Olivia Clavel. Silhouettes de Bandes  Dessinées et personnages réels. Figures hautes  en couleur et feux d’artifice qui s’amusent avec les surfaces... Environnement agité !

 

Abondance, prolifération, il y aurait du chaos à foison dans la peinture d’Olivia si le cerne noir qui trace les figures n’organisait pas cette jungle graphique en labyrinthes. L’impression de  mobilité virtuose, la sensation d’une accélération des points de vue tient à ces circulations improbables dans les couloirs du super vivant. La brutalité des couleurs, l’irradiation de la lumière, le grotesque des figures, conduisent ensemble à un point d’aveuglement, sorte de carrefour aux quatre vents où se croisent la cruauté et la joie, l’ironie et la tendresse.

 

Pour l’artiste co-fondatrice avec Kiki Picasso et Loulou Picasso du groupe de transfuges contestataires Bazooka, l’univers ne se décrit plus en  événements, il s’éloigne dans la nébuleuse de la fin des utopies. Il se conçoit désormais en phénomènes comme autant d’ explorations d’une somme d’expériences sensibles. Olivia porte un regard curieux et distancié sur son  histoire, celle du monde et de la société qu’elle observe. La dimension critique de son travail ne tient plus au discours « sur » ou « à propos de » mais au langage plastique lui-même. Celui-ci  nous livre que la seule vérité est en prise avec la vie et la mort. Pourtant l'artiste s'attache encore et toujours à la drôlerie et au fantasque pour traiter du tragique de l’existence.

 

En éveil, Olivia Clavel nous offre comme les meilleurs artistes, tout genre et tout domaine confondus, la pureté du non-conforme et nous fait le cadeau de sa généreuse et inépuisable  énergie. L'exposition OLIVIA NO SPORT CLAVEL inaugure l'ouverture de la galerie  R9 à St-Sauveur en Puisaye, le beau pays de Colette qui accueille par ailleurs chaque été un festival renommé de musique classique. Au sein de la galerie chaque vendredi soir de la saison, R2 musique se propose d'organiser un petit concert afin de faire rayonner tous les arts.

 

Catherine Plassart

 

 

 Olivia Clavel

 

 

 

Olivia Clavel 

 

 

 Olivia Clavel 

 

 

photos : (1) maman maman 2010 acrylique sur toile,( 2) moi et mes chats vivants et morts 2005 acrylique sur toile, (3) the last road 2010 acrylique sur toile, (4) Vesseaux spéciaux acrylique sur toile 2009

 

 

Informations pratiques :

 

Galerie R9
9, rue de la Roche
89520 St-Sauveur-en-Puisaye
tel : 06.24.75.88.18

la galerie est ouverte de Pâques à la Toussaint.
Le vendredi de 17h à 19h 30.
le samedi et le dimanche de 9h30 à 12h 30 et de 15h à 19h 30.

 

voir aussi : www.galerier9.com

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 18:22

Le Jardin des Tarots

 

chez Hazan éditeur

 

 

Niki de Saint Phalle

 

 

En Italie, à 25 kilomètres au sud d’Orbetello, au milieu de la garrigue et des oliviers, est niché le Jardin des Tarots de l’artiste franco-américaine Niki de Saint Phalle. Dans un panorama ample de collines qui dévalent en cascade vers la mer, le Jardin abrite  les 22 arcanes majeures du tarot sous forme de sculptures géantes hautes de 12 à 15 mètres. Elles sont  faites de polyester peint et de béton armé recouverts de mosaïques : miroirs, céramiques multicolores et verre coloré de Murano.

 

Si la réalisation de Niki de Saint Phalle est éloignée des centres urbains, isolée même, c'est parce qu'elle a prévu que la nature échevelée du lieu participe de l'oeuvre. Le Jardin des Tarots auquel  elle a consacré son énergie pendant près de 20 ans  n'a rien d'un musée en plein air, c'est un jardin enchanté, un territoire pour la déambulation  et le ravissement. Elle a envisagé les conditions auxquelles,  il pourrait être ouvert au public. Pas de visite guidée, pas de prise de tête, mais une joie enfantine faite de surprise et d'étonnement pour chaque visiteur.

 

C.P.

 

Un beau livre vient de paraître : Niki de Saint Phalle et le jardin des tarots de Jill Johnston, Marella Caracciolo Chia , Giulio Pietromarchi , Elisabeth Guillot (traductrice)   chez  Hazan éditeur.

 

 

Niki de Saint Phalle

 

 

Niki de Saint Phalle

 

 

Niki de Saint Phalle

 

 

photos : (1) L'impératrice, (2) La Justice, (3) Le Pape, (4) Le Pendu

 

Informations pratiques :

Giardino dei Tarocchi
Garavicchio
à proximité de Capalbio en Toscane
Italie

 

Autre actualité Niki de Saint Phalle :   la vaste rétrospective organisée par sa petite fille au Château de Malbrouck à Manderen (57) jusqu'au 29 août 2010.

 


voir aussi  : The Niki Charitable Art Fondation

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:41

du 12 juin au 4 juillet 2010

 

au Château de AUBAIS dans le Gard

 

 

Claude Abad Circulo

 

 

 

« Pour moi, la poésie dans une œuvre, c’est ce qui fait apparaître l’invisible. Plus fort sera l’élan qui permettra de percer les apparences, plus grande sera dans l’œuvre la part de la poésie» Nathalie Sarraute

 

Ils sont vingt et un artistes à exposer dans les espaces rustiques d'une aile du  Château d'Aubais en cours de réhabilitation depuis plusieurs années. Le  lieu accueille au fil des "saisons de l'art",  les expositions organisées par l'association des artistes nomades. Avec foi et détermination, les membres de l'association poussent leur démarche en faveur de la création jusqu'à présenter des oeuvres de choix dans des conditions insolites d'exposition . Pas d'espaces blancs ni d'éclairages techniques,  les peintures doivent posséder la force qui fait reculer les murs et les sculptures faire oublier la pierre et repousser les voûtes. Dans cette nudité d'un décors inhabituel, les oeuvres, rythme et harmonie,  prennent le risque de livrer une image. Elles expérimentent séparation et articulation, des formes de l’espace et du temps. La poésie est leur langage.

 

Catherine Plassart

 

 

21 ARTISTES : Claude ABAD, Michel AUDOUARD, Jannik BERTRAND, David BIOULÈS, Agnès BOCKEL, Astrig BOISSIER, François BOUËT, Pierre-Marie BRISSON, Felip COSTES, Patricia DENIMAL, Catherine FAYARD LHERAULT, Dom JEAMBRUN, Valérie JULIEN, Elisabeth KROTOFF, Patricia NOBLET, Catherine OLIVO, Jean Jacques PIGEON, Fabrice REBEYROLLE, Véronique REINAUD, Christelle TEISSEDRE, Bénédicte WATINE-ELOY

commissaire de l'exposition Henri-Michel MORAT

 

 

Informations pratiques :

Vernissage de l'exposition le samedi 12 juin à 17 heures

Château d' Aubais
Les 4 saisons de l'Art - Eté 2010
Les Artistes Nomades
30250 Aubais

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 15:04

 du 17 au 22 juin 2010

 

Place Saint-Sulpice - Paris (6)

 

 

 

marché de la poésie

 

 

 

Une fête pour les yeux et les oreilles.

 

C'est à Sapho "la Chanteuse du monde" qui un temps s'est consacrée aux textes et poèmes de quatre auteurs : Garcia Lorca, Rilke, Baudelaire et Michaux que revient la présidence d'honneur de la vingt-huitième édition du marché de la poésie. Le timbre envoûtant de sa voix ouvrira la manifestation sous les auspices chaleureux du verbe et de l'écoute.

 

Du 17 au 20 juin, le Marché se déploiera dans toute sa diversité sur la place Saint-Sulpice à Paris. Cinq cents éditeurs, revues de poésie et de création littéraire proposeront leurs ouvrages pour le plus grand rendez-vous de la littérature vivante. La manifestation qui met à l’honneur la poésie catalane à travers un Poétarium catalan offrira une scène à Gemma Gorga i Lopez, Perejaume, Francesc Parcerisas, Jaume Pont, Enric Sòria, tous poètes catalans. Une librairie catalane partagera le stand D6 avec l’Institut Ramon Lull.

 

Pour ouvrir le bal des événements, vous êtes attendu à la soirée de lancement du 16 juin à partir de 19h30. Intitulée 100 poètes + 100 artistes = 200 minutes de poésie, elle permettra à un poète en compagnie d'un artiste, de vous recevoir dans une cabane du Marché qu'ils auront investie. Une sonorisation mobile se déplacera de stand en stand. Chaque auteur lira un de ses textes, soit environ au total 200 minutes de lecture.

La poésie voyage, se dit, se lit, se voit et s'écoute durant quatre nuits et quatre jours au 28e Marché de la Poésie, place Saint-Sulpice à Paris.

 

Catherine Plassart

 

 pedrals.jpg

 

 

En savoir plus :

 

Soirée de lancement mercredi 16 juin à partir de 19h30 :

100 poètes + 100 artistes = 200 minutes de poésie
Sur la place Saint-Sulpice dans les baraques du Marché de la Poésie, qui ouvrira ses portes dès le lendemain, un parcours poétique de 200 minutes avec 100 poètes qui invitent 100 autres artistes (peintres, plasticiens, vidéastes, musiciens...) se déroulera l'espace d'une soirée. En ouverture un défilé de mannequins en habits de mots, organisé par les éditions Transignum, puis des lectures et des performances. ICI

 

Les exposants du 28e Marché

Ils sont 500 éditeurs à présenter leurs ouvrages  ICI 

 

Signatures sur les stands

Le calendrier des signatures par ordre alphabétique d'auteurs ICI

 

Les nouveautés 2010

Une sélection d’ouvrages de poésie catalane moderne et contemporaine traduits en français ICI

 

Tombeau pour les rares

Trois lectures accompagnent l’exposition de Nicolas Rozier à la Halle Saint-Pierre :  le jeudi 3 juin, le samedi 5 juin et le dimanche 13 juin ICI

 

Poétarium catalan

Les poètes catalans présents à Paris en juin pour le 28e Marché et sa Périphérie ICI

 

Poétarium catalan, Estival de cinéma catalan
Du 17 au 22 juin, des films catalans (ou même pour l’un, une "production" catalane pour le film de Manoel de Oliveira) seront proposés au Cinéma L’Arlequin, à la séance de 11h. ICI

 

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 18:06

Peinture

 

du 24 Juin au  29 Aout  2010

 

Galerie l'Art du Temps  - Cléon D'Andran  Drôme Provençale

 

 

 

Françoise Julien

 

 

Des paysages métaphoriques

 

  Peu à peu se précise, dans le parcours de Françoise Julien, non pas le projet de représenter de manière sensible et abstraite le paysage, mais la construction d'une oeuvre plastique à part entière où l'ensemble des métaphores sont empruntées au paysage naturel et un peu moins au décor artificiel.  Dans l'approximation des formes, on identifie  des motifs connus et l'on est tenté d'associer le sujet du tableau  à  un paysage-état d'âme. Or l'esthétique du peintre semble trouver sa source dans  l'âge baroque. L'image ne fait pas récit. Elle répond à une progression géométrique. D'abord fractionnée elle est ensuite unifiée par la peinture qui prend corps. Elle n'a pas de fond et pourtant elle nous invite à pénétrer toujours plus loin vers une profondeur.  Terre et ciel s'associent dans un même mouvement , une même mesure,  évoquant une certaine idée d'éternité.  

 

Dans le foisonnement des vibrations silencieuses, les métaphores filent. Elles évoquent la fusion, l'immensité,  la profondeur. Le mélange des tons, les variations de couleur, l'interpénétration des formes suggèrent une distance avec la signification immédiate.  Tout cela réuni, construit un  langage plastique au pouvoir unificateur et nous mène jusqu'à la sensation de l'étrange. L'intuition sensible ouvre sur l'inconnu et dans un jeu de correspondances trouve le chemin vers la transcendance. Françoise Julien donnant raison à la théorie de  l'analogie universelle nous propose de penser l'art comme faisant partie de la nature.

 

Ses peintures récentes sont à voir durant les mois de juillet et août  à la galerie l'Art du Temps à Cléon D'Andran  Drôme Provençale.

 

Catherine Plassart

 

 

 Françoise Julien

 Fortune de mer huile sur toile 80 x 80 cm

 

 

Françoise Julien

Drôle d'époque huile sur toile 100 x 81 cm

 

 Françoise Julien

Bleu Victoria huile sur toile 80 x 80 cm

 

 

photo : (1) Un été indien  huile sur toile 120 x 120 cm

 

Informations pratiques :

 

Galerie l'Art du Temps
Cléon D'Andran  Drôme Provençale
info@artdutemps-drome.com

 

voir aussi : www.artdutemps-drome.com , la vitrine de Françoise Julien dans Art Point France

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