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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 09:04

peintures

 

du  11 juillet  au  31 juillet

 

Galerie Picot-Le Roy - Morgat (29)

 

 

Catherine Seher

 

 

 Catherine Seher. La tourmente arc-en-ciel.

La figure se dérobe, mais la robe qui s'étale et se déploie est rouge. Le lieu est celui sans borne de l'errance mais l'étendue du pré verdoie éclatante de lumière. Peu de ciel, juste une  large touche de bleu marial,  empruntée à un vitrail.  Pas d'au-dessus, ni d'au-delà, mais une plongée jusqu'aux genoux dans le biographique et  jusqu'à la lointaine et vivace enfance. La tentation est grande de prendre la fuite, d'échapper au temps, mais le voyage est jalonné de haltes, de retours, de poses, toutes propices au recueillement, à la reconnaissance de soi.

 

D'où venons-nous ? Le questionnement prend des allures d'arabesques compliquées qui griffent la peinture aux chatoiements raffinés. Un murmure s'élève et fait entendre la lecture d'une lettre,  la signification d'un geste, la justification de la fugue ou de l'attente. Avec Catherine Seher, on glisse du présent vers le passé proche, celui qui emplit la mémoire et les rêves nocturnes. L'innocence côtoie la faute possible et la malveillance entrevue un jour. Sommes-nous tributaires d'une image ancienne de nous-même  ? Ou à petits pas,  en passe de transformations,  avançons-nous vers des métamorphoses inédites  ? Avons-nous enfin raison d'être ce que nous désirons ?

 

Catherine Plassart

 

 

Catherine Seher  est née en 1958. Elle  est exposée dans de nombreuses galeries  à  Paris, Caen, Reims, Limoges...  La galerie Picot-Le Roy présente cet été ses peintures récentes. Ce sera sa troisième exposition au Nuage bleu à Morgat.

 

 

 

Catherine Seher

 

 

 

Catherine Seher

 

 

 

 

Catherine Seher

 

photos : (1) Sans Titre Peinture sur toile  130 x 97 cm, (2) Sans Titre Peinture sur toile  130 x 97 cm 2009, (3) Sans Titre Peinture sur toile  97 x 130 cm 2009, (4) Sans Titre Peinture sur toile   80 x 80 cm

 

Informations pratiques :

 

Galerie Picot-Le Roy

"Le Nuage Bleu"
14 Quai Kador
29160 MORGAT
Presqu'île de Crozon

 

ouvert  du mardi au dimanche de 17h à 19h 30
nocturne le mardi soir jusqu’à 22h

et sur rendez-vous : 06 03 34 34 60

 

 

voir aussi : le site de la galerie Picot-Le Roy

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:43

 Sculptures

 

du 11 juillet  au 24 août 2010

 

Galerie Picot-Le Roy - Morgat (29)

 

 

Agnès Baillon

 

 

 Agnès Baillon. L'air qu'il y a autour

Les sculptures d'Agnès Baillon donnent une épaisseur à l'air qui les entoure. Elles se détachent de la matière gazeuse, précises et ourlées,    parvenant ainsi à  trangresser la banalité du quotidien. Offerts et détendus,  hommes, femmes, adolescents  adoptent des poses sans excentricité ni  provocation. Le regard lointain, la bouche entrouverte, ils ne savent rien de l'exacerbation des sentiments, ni des grandes déclarations.  Leurs silhouettes compactes, agrégats  d'impressions sensibles,  de souvenirs,  diffusent un soupçon d'anxiété et une sereine acceptation de leur condition d'être au monde.  Pourtant un artifice enrichit la réalité de ces personnages uniment familiers :   un subtile halo de sourde mélancolie.  Alors, ils basculent  dans l'onirisme et sans réserve nous invitent à considérer l'ineffable complexité en l'homme. L'oeuvre d'Agnès Baillon sauve  la représentation de l'indigence visuelle et accorde une prépondérance à la vie intelligible et invisible.

 

Catherine Plassart

 

Agnès Baillon est  née en 1963. Influencée par les écoles du Nord, son maître Crémonini, le sculpteur belge Vermeesch, mais aussi par Degas , Dürer ou Delatour, elle a développé ses propres formes d’expression : elle sait travailler la résine jusqu’à obtenir une transparence qui ressemble à la peau et, poussée par son goût de la désacralisation,  elle peint et repeint ses bronzes. Elle présente pour la première fois cet été, un ensemble de sculptures récentes à la galerie Picot-Le Roy sur la Presqu'île de Crozon .

 

 

 Agnès Baillon

 

 

Agnès Baillon

 

 

 

Agnès Baillon

 

photos : (1)    "Jane"  Bronze peint H 40cm , (2) Masque, Bronze peint  (3) Fenêtre, Bronze peint  (4) "Delphine " Résine

 

 

Informations pratiques :

 

Galerie Picot-Le Roy

"Le Nuage Bleu"
14 Quai Kador
29160 MORGAT
Presqu'île de Crozon

 

ouvert  du mardi au dimanche de 17h à 19h 30
nocturne le mardi soir jusqu’à 22h

et sur rendez-vous : 06 03 34 34 60

 

voir aussi : le site de la galerie Picot-Le Roy

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 17:49

...une brise légère...

 

Du 10 juillet au 21 août 2010

 

Saint Jean du Bruel (12)

 

 

  Brigitte Bultez-Brun

 

 

 

 

Brigitte Bultez-Brun a noué une relation d'intimité avec la Nature.  Non pas celle individualisée des instincts et des passions mais celle plus générale qu'anime un principe extérieur. Sensible à l'ordre et à la sagesse qui y règnent, l'artiste en perçoit les rythmes et l'immobilité,  la diversité et l'unité. Car la Nature est un tout qui contient ses types et ses modèles, possède ses éléments essentiels et ses cycles réguliers.

 

Mais la démarche de Brigitte Bultez-Brun n'inclut pas l'étude. La Nature qui lui plaît est cosmogonique,   un infini où l'Eau coule, la Terre frémit, le Feu dévore, l'Air change. Mouvement et repos, dynamisme et contemplation, cette Nature transforme et se transforme.  Toujours au plus près, Brigitte Bultez-Brun détaille cependant. Elle observe et photographie ce qui fait image dans le vaste territoire du végétal. Puis elle s'en occupe. Dans son atelier, tout comme le Petit Prince prenant le Temps de s’occuper de la Rose pour qu’il ne lui manque rien…, elle peint, découpe, dessine,  recadre, cherchant par un geste d'amour à révéler l'harmonie originelle. Reflets et transparences, le dialogue se noue avec la lumière,  puisqu'en somme,  "l'essentiel est invisible pour les yeux" (St-Exupéry).

 

Brigitte Bultez-Brun expose durant les deux mois d'été à Saint Jean du Bruel,  un petit village de l'Aveyron du sud. Elle y présente ses dernières oeuvres minutieuses,  aux couleurs franches ou suaves,  parcourues par ...une brise légère...

 

 Catherine Plassart

 

 

 Brigitte Bultez-Brun

 

 

 

Brigitte Bultez-Brun

 

 

Informations pratiques :

 

vernissage le 24 juillet à partir de 18h

en présence de l'artiste

 

L'Esplanade

12230 Saint Jean du Bruel

 

ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h 30 et de 17h30 à 19h30

ou sur rendez-vous 06 16 15 13 41

 

fermeture exceptionnelle le 14 juillet après-midi et  le 31 juillet.

 

 

voir aussi : la vitrine de Brigitte Bultez-Brun dans Art Point France

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 16:32

 

Vivre poétiquement la peinture

Du paysage aux vanités.

 

du 4 juillet au 5 septembre 2010

 

Salles Saint-Pierre & la Fabrique


Avallon (89)

 

 

Fabrice Rebeyrolle 

 Des blessures de ciel

 

…/… Parfois, une silhouette humaine, à peine identifiable, lourde d’absence, et vêtue de peinture, signe la plus fragile humanité. Les fleurs d’univers de Rebeyrolle, comme des entités chargées de fatalité, installent une dramaturgie aiguë, brûlante, infra-humaine. Les œuvres de Fabrice Rebeyrolle sont comme les demeures cachées des plus lointaines rêveries de la chair et du sang. Peinture voyageuse et vive, avec ses brumes, ses failles, et ses blessures de ciel… Explosions d’intériorité secrète, projetées sur les apparences voilées du dehors. Figuration éclairée par le dedans. Visible ausculté lentement, à l’infini.


La transparence et l’opacité, constamment, s’étreignent, à la limite du dicible et du mystère, et de dures fractures, comme l’écho brisé d’une fusion oubliée, fouillent les traces aiguës des meurtrissures vitales. L’art de Fabrice Rebeyrolle est de haute conscience, en traces brûlées qui oublient certitudes et blocs fabriqués. La création n’est pas circulation d’idées, mais choc barbare insidieusement recevable.
Christian Noorbergen
extraits du catalogue de l’exposition

   

Durant les deux mois d'été, la ville d'Avallon accueille dans un lieu historique les oeuvres de Fabrice Rebeyrolle. L'opportunité pour le peintre de nous donner à voir des oeuvres appartenant à  des suites différentes,  celles des arbres, des fleurs, des paysages et des corbeaux dans la salle Saint-Pierre, celles des corps, des représentions du Christ,  des figures nomades et des vanités dans la Fabrique.

 

 

 

 

Avallon

 

 

 

Avallon

 

 

 

photos : (1) Gran Corpas -137 x 76 - 2005 (2) Salle saint-Pierre Les corbeaux (2)  1er étage Corps, Figures nomades, Christ et Vanités (3) Christ et Vanités

 


 

Avallon

 

 

Informations pratiques :

 Deux lieux :
Salles Saint-Pierre
&
la Fabrique
Quartier historique
rue Bocquillot - Avallon

89200 Yonne, Bourgogne 

tous les jours sauf le mardi, de 10 h 30 à 12 h 30
et de 14 h 30 à 19 h

Entrée libre

 

 

voir aussi : la vitrine de Fabrice Rebeyrolle dans Art Point France et le site de la ville d'Avallon

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 05:53

Écrire un recueil de poèmes à propos d’un génocide, cela a-t-il un sens ?

 

L’Afrique. Ses paysages qui n’ont pas leur « égal sur la Terre entière » 1 offrant luxuriance et beauté infinie modélisée par les cris des animaux, leurs mouvements furtifs ainsi que ceux de la flore commandés par le vent, ou la pluie, offrant également, à chacun d’entre nous, la possibilité de constater le bonheur, à chaque fois, et c’est souvent, que nos yeux cherchent à reprendre souffle.


Et c’est maintenant notre pensée qui cherche à reprendre souffle. Les écolières des pensionnats du Gisenyi et du Kibuye (aussi n’est-ce pas un exemple isolé) sont réveillées au milieu de la nuit par des miliciens Hutu qui leur intiment l’ordre de se séparer en deux groupes (d’un côté les Tutsis, de l’autre les Hutus) afin d’épargner les écolières Hutu. D’une seule tenue, c’est un refus qui s’élève. Les miliciens insistent, menacent. Dans les deux pensionnats, les écolières répondent qu’elles sont simplement rwandaises. Nous sommes juste rwandaises. Les miliciens battent et assassinent toutes les écolières sans distinction 2.


Ce massacre est un massacre parmi d’innombrables massacres, au cours d’un génocide 3 qui a eu lieu au Rwanda en 1994. La violence extrême de ces massacres a consisté « à anéantir»  4 et, en ce qui concerne les rares survivants, « à interrompre la continuité »  5 de leur être. En effet, la torture qu’ils ont subie « n’est pas réductible au catalogue des violences et agressions physiques et psychologiques. Celles-ci ne sont que les moyens et les instruments d’un système lucide et bien articulé qui tend à détruire les croyances de la victime, à la dépouiller, en tant que sujet, de la relation à soi-même, à ses idéaux, à sa mémoire.» 6 Voilà toute l’horreur génocidaire qui n’en finit pas de se poursuivre dans la conscience et l’inconscient des rescapés.


Mais alors, comment passe-t-on de l’horreur génocidaire à la poésie ? Il est « inutile (…) de reconduire les débats oiseux sur la possibilité d’écrire des poèmes après [un] génocide », et même d’écrire des poèmessur un génocide, « puisque la capacité d’écrire, et même sa nécessité vitale, sont attestées chez les grands témoins d’Auschwitz en dépit des interdits successifs d’Adorno, Blanchot et Lanzmann. Ils l’étaient déjà, du reste, après les génocide arménien ».  7


Mais moi qui ne suis pas témoin, ai-je le droit d’écrire des poèmes à propos d’un génocide ? Évidemment. Le cas contraire signifierait que l’écriture de poésie sur de tels sujets est tolérée pour qui de droit, et reste donc déconseillée, car portant en elle une certaine forme d’immoralité. Or aucune forme d’écriture n’est en soi morale ou immorale. Toutes les formes de l’écriture sont des forces vives que l’on peut chercher à s’approprier en toutes circonstances. La poésie (sans le recours à la beauté qu’elle supposait par le passé) est ce qui m’a permis, quant à moi, de tenter de mettre des mots (tentative évidemment impossible à réaliser) sur cet hapax existentiel qu’est un génocide selon la terminologie de Jankélévitch 8 .


un soir j’étais cassé
par un homme de connaissance
(on se connaît depuis l’enfance des mots)
alors machette
qui a délogé mon silence
        nos regards se sont connus
(des tremblements de souffle dans la mémoire)
((une pensée me saute de côté)) 9

 

Parce que cet hapax n’est qu’existentiel, ma parole poétique s’est évidemment construite à partir de témoignages10. J’ai tâché d’entrer, par l’assimilation progressive des témoignages, « dans l’âme et le corps suppliciés d’hommes et de femmes » dont j’ai essayé « d’accompagner la parole ou le silence aux limites extrêmes où une pensée ne peut plus trouver de langage pour s’exprimer. » 11  Seule la poésie 12 me permettait de tenter cela.


Idéalement, j’aurais aimé être, face aux témoins, dans leur « langue le muet ». 13 Car invariablement, je n’ai voulu qu’une seule chose : contribuer, en faisant parler l’horreur que j’ai pu déceler dans leurs témoignages (même s’il n’y a rien d’à proprement parler choquant dans ce livre de poèmes), à faire parler, individuellement, ces êtres (à les faire parler par-delà le mensonge du langage, le mensonge de la logique qu’est tout langage, à les faire parler avec le souffle seul – ce que permet justement la poésie), avant qu’ils ne prêtent leurs lèvres « à une parole anonyme de l’histoire»,  14 laquelle parole, parce qu’obligatoirement structurée, est mensongère quant à la trajectoire strictement individuelle de la douleur 15.

 

garçons derrière une grille
ils ont fini le travail pour le jour entier
des jeunes sont déchaînés
on entend un siège une machette
ils chassent
                 jetant des massacres
d’abord je dois trois morts
et puis j’insiste pour vivre
(avant de prendre mon rang de cadavre je voulais contester) 16

 

Mais à quoi bon écrire sur un génocide, à quoi bon témoigner de l’horreur ?
En effet, rien ne nous « intéresse à l’origine en chaque chose que son rapport avec nous quant au plaisir et à la douleur» 17, et nous sommes uniquement soucieux de bonheur, de ce bonheur qui « hante la civilisation moderne » avec une « force idéologique »18 telle que nous ne saurions la mesurer. Et quand nous sommes intéressés par la douleur, c’est uniquement parce qu’elle renvoie à la nôtre : « l’homme ne veut pas regarder la douleur de l’autre, à moins que cela soit la sienne. Il ne veut plus rien voir. Il ne voit plus le monde.» 19 Alors, oui, à quoi bon ?


Il s’agit simplement de témoigner de toutes les douleurs et de toutes les injustices pour tenter de les prévenir, dans notre monde si féru d’oubli. Car nous ne sommes jamais à l’abri de « l’instant de l’inhumanité » 20 : un génocide est toujours possible, n’importe où, n’importe quand (il n’est pas le fait d’un autre temps ou d’un autre lieu ; il demeure toujours à portée de circonstances). Aussi faut-il que nous soyons constamment en éveil, à l’écoute, afin de faire respecter, partout, tout le temps, autant que nous le pouvons, les valeurs humaines les plus inaliénables.
   
Mais alors pourquoi le recours au langage est-il nécessaire ? Le recours aux images ne serait-il pas plus utile, car plus efficace ? Non, paradoxalement.


Nous qui vivons « le temps des objets », vivant « à leur rythme et selon leur succession incessante » 21 nous détournons les yeux du réel, quand bien même nous n’avons jamais été autant assaillis d’images montrant tout le délabrement du monde. En effet, « partout, c’est le cinéma-vérité, le reportage en direct, (…) la photo-choc, le témoignage-document…» 22 Mais justement, parce que nous sommes environnés d’images insoutenables, cela nous est devenu une habitude 23. Notre sensibilité, qui est aussi – primitivement tout du moins – sensibilité de révolte, s’est engoncée dans l’habitude, laquelle « fait que les hommes, cessant de réfléchir à ce qui les entoure de très près, se contentent de l’accepter.  » 24 La saturation d’images montrant l’horreur dans toute sa dimension nullement dimensionnelle retire à l’image tout son pouvoir originel, qui est un pouvoir pourtant (nécessairement) fort. Ces images, au lieu de nous faire réagir (devenant l’ordinaire du spectacle du monde qui est offert à notre vue, comment réagir face à l’ordinaire, ne serait-pas alors quelque chose de l’ordre même de l’étrangeté dans la scénographie codifiée parce que nécessairement sociale de notre comportement ?), nous confortent dans notre retrait des drames, et même nous font jouir de ce retrait, puisqu’en recherchant le cinéma-vérité, c’est une extase infime et informulée après quoi l’on tend. Celle de se savoir absent de ces événements. Je recherche, par le spectacle des drames, « le plaisir profond de n’y être pas.» 25
Il est temps d’être véritablement au monde, n’est-ce pas ?
   
Par Matthieu Gosztola
   
   
Matthieu Gosztola
Débris de tuer  (Rwanda 1994)
Préface : Bernard Pignero
Dessin de couverture : Sophie Robert
Atelier de l’agneau, 2010, 94 p., 14 €

 

notes
1. Karen Blixen, La ferme africaine.
2. Voir Philip Gourevitch, Nous avons le plaisir de vous informer que, demain, nous serons tués avec nos familles, Chroniques rwandaises.
3. Les Nations unies décidèrent, « pour la première fois de leur histoire, qu’il fallait employer le mot « génocide » pour décrire ce qui s’était passé » (Marie-Odile Godard, Rêves et traumatismes ou la longue nuit des rescapés).
4. Emmanuel Lévinas, Totalité et infini.
5. Ibid.
6. René Kaës s’exprime ainsi dans sa préface au livre de Marie-Odile Godard, op. cit.
7. Catherine Coquio, Rwanda, Le réel et les récits. Ainsi, par exemple, Esther Mujawayo, survivante, annonce : « Ça y est, je commence. Pour toi, pour vous tous, je dois le dire, je dois l’écrire. » (Esther Mujawayo, Souâd Belhaddad, SurVivantes, Rwanda – Histoire d’un génocide).
8. L’hapax existentiel est un événement qui ne comporte au niveau individuel (il n’est évidemment pas question de parler d’hapax au niveau historique car un génocide ne fait en rien figure d’exception) « ni précédent, ni réédition, ni avant-goût ni arrière-goût », ne s’annonçant « pas par des signes précurseurs », ne connaissant « pas de seconde fois » (Vladimir Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien.)
9. p. 63.
10. Jean Hatzfeld principalement (Dans le nu de la vie, La stratégie des antilopes, Une saison de machettes), mais aussi Death, Despair and Defiance, Yolande Mukagasana (La mort ne veut pas de moi, N’aie pas peur de savoir), Vénuste Kayimahe (Rwanda : Les Coulisses d’un génocide), Esther Mujawayo (SurVivantes), Marie-Aimable Umurerwa (Comme la langue entre les dents), et Berthe Kayitesi (Demain ma vie).
11. Bernard Pignero, extrait de la préface.
12. Par la déconstruction du discours qu’elle met en scène, par le jeu qu’elle opère avec les blancs (qui sont aussi bien des silences que des absences) lequel jeu ne tient pas uniquement à la mise en scène de la déconstruction du discours etc.
13. André Du Bouchet.
14. Emmanuel Lévinas, op. cit.
15. Mon travail poétique est par conséquent, en toute logique, dédié à ces deux êtres que sont le rescapé et le passeur de paroles (celui qui souffle sur les braises de la mémoire).
16. p. 32.
17. Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain.
18. Jean Baudrillard, La société de consommation, ses mythes, ses structures.
19. Raymond Depardon.
20. Emmanuel Lévinas, op. cit.
21. Jean Baudrillard, op. cit.
22. Ibid.
23. Voir Dominique Baqué, L’effroi du présent. Figurer la violence.
24. Friedrich Nietzsche, op. cit.
25. Jean Baudrillard, op. cit.

 

 

voir aussi : la bio-bibliographie de Matthieu Gosztola

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 10:25

Jeff Healey

Jeff Healey : jamais vaincu.

 

C'était une romance anglaise de Georges Harrison, où il était question d'un amour endormi, de regards oublieux et de guitares "pleurant". L'homme assis, aveugle, chantait d'une voix vibrante. Trois minutes après il mordait en interprétant "Yer blues" : la guitare coupante, la mélodie, mesuraient la force du battement de son coeur qui exhalait une plainte amoureuse avec des sons métalliques. De partout on voyait s'incliner la courant qui passait. Il me regardait au loin, l'oeil vague. Puis quand il eut fini d'interpréter "I think I love you too much" il remua de sa chaise et se mit à bondir en tenant sa guitare de côté. Je m'approchai humblement de lui après le concert nocturne :
- Vous avez appris à jouer à l'école ?
Il remua ses yeux :
- Crois-tu que la jeunesse apprend ça en classe ?
C'était un homme blond sans patriarche à honorer, un Canadien prodigieux qui ne se retournait que devant l'ombre de Jimi Hendrix peut-être.
- Eh bien ! dit-il en soupirant, ce soir ce fut comme une émeute intérieure encore !
- Oui, lui répondis-je, et la société secrète des hommes sans compromis a aussi épouvanté le bourgeois !
- Vous croyez encore à ça, vous ?
Il haussa les épaules et s'enfonça dans un couloir.
 
PG

 


Jeff Healey, auteur compositeur et interprète aveugle est mort en 2008 à l'âge de 41 ans.
Ecouter "See the light" live (You tube) entre autres

 

 

Pierre Givodan

Chroniques musicales

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 06:16

Traits...très particuliers"

14 artistes réunis autour du dessin

du 2 juin au 17 juillet 2010

Musée d'Art Contemporain Arteum  - Châteauneuf-le-Rouge (13)

 

et

jusqu'au 31 juillet 2010

Domaine de Pont-Royal - Mallemort (13)
Alix Paj

 

 

 
Alix Paj. Une autre réalité.

Éclats imprécis d’encre noire ou de couleur, personnages théâtralisés, Alix Paj  désagrège les apparences pour nous révéler  une autre réalité dans les transparences de la peinture.  La surface en PVC est un lieu de passage traversé par la lumière et  soumis à  l'épreuve du silence. Le langage pictural dynamique vide les corps de leurs organes et semble capter la non-pesanteur de l'être. Ainsi les figures  légères au premier regard,  imposent leur présence où se mêlent passé, futur et présent.   Elles affrontent sereinement  la conscience, la parole et le monde. Mains et gestes donnent consistance à l'eau , au ciel, au récit. Entre pleins et vides, l'artiste projette  sur la scène de la peinture, une fiction nourrie de la mémoire de la vie. 

Catherine Plassart

 

 

 

Photo : "La terre est-elle propre ? " 100 x 130 cm

 

 

Informations pratiques :

 

ARTEUM Musée d’art contemporain
RN7 13790 Chateau-neuf-le-Rouge
Tél : 04 42 58 61 53 - 06 73 88 14 18
m a c . a r t e u m @ w a n a d o o . f r

Ouverture : mercredi et samedi de 14h à 18h

et

Residence village pierre & vacances

Pont Royal en Provence (entre Aix-en-Provence et Marseille)

 

voir aussi : la vitrine d'Alix Paj dans Art Point France, le site de ARTEUM

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:48

"J'entends mon train venir"

 

du 1er juillet au 30 septembre 2010

 

Office de Tourisme de Saint-Chély d'Apcher (48)

 

 

« I hear my train a comin »
Jimi Hendrix


La seule mesure de la peinture est ici la musique du blues ou plutôt son absence qui donne le ton. Appliquée à mes toiles et papiers, elle est toujours en deça. Cela s'impose comme un impératif moral et déborde des images (parfois en mots). Pierre Givodan

 

 

 Pierre Givodan

 

 

 Pierre Givodan Des images inédites.


... Le tour du monde n'est plus à faire. Tous les chemins d'eau, de terre, de feu, d'air ont été empruntés, explorés, parcourus, rebattus. Seuls demeurent, semble-t-il, dans leur dimension signifiante, voiture, camion, bateau, avion, wagon... , objets déchus d'une archéologie moderne ou à l'inverse symboles graphés et enfantins de rêves enfouis.


Mais au delà de la prise en compte d'un inconscient négligé, de désirs d'aventure et d'ivresse bafoués, d'évolutions empêchées, l'artiste fait jouer une force. Il affirme la volonté de s'affranchir par l'acte de créer, des limites d'un espace définitivement clos dans lequel s'accumulent sans ordre apparent les objets du monde et ceux de la pensée. Ainsi les véhicules apparaissent comme autant d'arguments au coeur d'une fiction...


Pierre Givodan construit une oeuvre peinte aux couleurs parfois violentes, souvent tendres et jubilatoires qui donne à penser la place de l'homme dans le monde, procure parfois le vertige de la fiction et offre toujours le plaisir d'une image inédite.


Catherine Plassart 

 (extrait de AUTOS, CAMIONS, BATEAUX... mars 2008 )

 

 

  Pierre Givvodan

 

 

 

 

  Pierre Givodan

 

 

   

photos : (1) « Couple », huile sur toile 80 x 65 cm 2010

 

 

Pierre Givodan

 

Informations pratiques :

 

Office du Tourisme
48, rue Théophile Roussel
48200 Saint-Chély d'Apcher
Tél : 04.66.31.03.67

 

ouvert du lundi au samedi

de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30

 

voir aussi : la vitrine de Pierre Givodan dans Art Point France, le site personnel de l'artiste

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 08:35

 

JB Lenoir

 

JB Lenoir : Le signe de la résistance.

Ne vous demandez pas : " Comment fait-il pour vivre heureux ? ". J B Lenoir a vécu pour la paix ("Vietnam Blues"). Pas très prudent cependant, il a payé sa dette à la destruction de pas mal de préjugés : une mort suspecte après un accident de voiture si l'on se souvient bien. Les guerres, c'est ce qu'il n'a jamais compris. Il s'est irrité contre le mal. Il a signé pour une certaine idée de l'homme. Et puis son pouvoir royal de jouer le blues. Il s'agit pourtant d'en parler. Cette passion a fait une société d'amis lointains (on songe à Nick Cave interprétant dans le film de Wim Wenders  qui lui est en partie dédié le titre détendu "I feel so good".


Enfin ce que je perçois dans ce monde du blues, c'est cette référence muette à l'engagement non pas pour le lendemain, mais pour l'aujourd'hui ("Alabama blues"). Cette mobilité qu'exprime l'art de JB Lenoir, c'est la puissance, la force d'esprit de l'homme en action contre le désespoir, jamais séparé des autres, mais secrètement recueilli pour ce qui, au-delà de la musique est la représentation du changement. Un roulement de tambour et le tour est joué. Contre les anciens mimes de l'autorité  Lenoir nous fait sentir le remuement des foules. L'anti-repos par le mouvement du corps. Puissance aussi de l'acteur, jamais compris. Jeu subtil de guitare et occupation de la scène sans tumulte, grâce à une voix qui efface les contraires. JB Lenoir, ou le saut perpétuel de l'hommage à l'invention du plaisir. La peinture de la danse de l'esprit aussi. Un précepteur de l'éducation sans modèle impérieux  qui choisit le moment pour expliquer le mieux par la musique sa volonté.


PG

Voir ou revoir  le fim de Wim Wenders "The soul of a man" (2003). Et écouter entre autres "I feel so good" JB Lenoir... et la version de Nick Cave dans le film ci-dessus nommé (you tube)

 

 

Pierre Givodan

Chroniques musicales

 

 

 

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 07:36
Une semaine en vidéos
 
DYNASTY
1 exposition, 2 lieux, 40 artistes, 80 propositions 
 du 11 juin 2010 au 05 septembre 2010
Palais de Tokyo & Musée d'Art Modernede la ville de Paris - Paris 16e

 

 



Découvrez 40 artistes dont Jean-Xavier Renaud au Palais de Tokyo sur Culturebox !

 

 

 

Dynasty résulte d’une collaboration inédite entre le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris/ARC et le Palais de Tokyo. Les artistes investissent la totalité des espaces d’exposition et présentent chacun, dans un mouvement stéréophonique original, une œuvre dans chaque lieu.

 


Avec :

Gabriel Abrantes et Benjamin Crotty / Farah Atassi / Laëtitia Badaut Haussmann / Gaëlle Boucand / Mohamed Bourouissa / Guillaume Bresson / Pierre-Laurent Cassière / Yuhsin U. Chang / Stéphanie Cherpin / Pauline Curnier Jardin / Mélanie Delattre-Vogt / Alain Della Negra et Kaori Kinoshita / Dewar et Gicquel / Bertrand Dezoteux / Rebecca Digne / Antoine Dorotte / Julien Dubuisson / Vincent Ganivet / Fabien Giraud et Raphaël Siboni / Camille Henrot / Louise Hervé et Chloé Maillet / Armand Jalut /  Laurent Le Deunff / Benoît Maire / Vincent Mauger / Robin Meier et Ali Momeni / Théo Mercier / Nicolas Milhé / Benoît-Marie Moriceau / Jorge Pedro Núñez / Masahide Otani / Florian Pugnaire et David Raffini / Jean-Xavier Renaud / Raphaëlle Ricol / Bettina Samson / Alexandre Singh / Oscar Tuazon et Eli Hansen / Cyril Verde + Mathis Collins / Duncan Wylie / Chen Yang

 

 

Informations pratiques :

 

Palais de Tokyo
site de création contemporaine
13, avenue du Président Wilson

75016 PARIS
+33 1 47 23 54 01

ouvert de midi à minuit tous les jours sauf le lundi.

 

Musée d'Art Moderne de la ville de Paris

11, avenue du Président Wilson

75116 Paris
+33 (0)1 53 67 40 00

ouvert du mardi au dimanche de 10 à 18 h

 

accès :

 Métro Iéna
Bus 32, 42, 63, 72, 80, 82, 92
RER C, Pont de l’Alma

 

 

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