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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 17:03

Joan Pere MassanaLa conscience du lieu.

 

Magique ou peut-être même un peu surnaturelle, cette oeuvre ressemble à un voyage angélique. On traverserait des espaces intermédiaires, entre ici et là-bas, des lieux juxtaposés. C'est ainsi que le peintre superpose des temps ensevelis. Une série d'expériences sur l'incomplétude. Un roman de la mémoire donc, en perpétuel devenir.


Pas de maladie du souvenir cependant ici, mais l'impression d'une vivacité qui ravit. Comme si quelque chose était révélé en passant. Et l'amorce d'une vision panoramique de l'existence.


Un être humain, rêveur d'absolu, éparpille son attention sur une masse de détails. Des références bien sûr, des notes d'atelier sûrement. Mais au-delà, un processus de renouvellement toujours différent dont nous sommes capables d'apprécier l'originalité.


Joan Pere MassanaMassana écrit aussi avec ses sculptures, gravures ou dessins une phrase unique, sur le thème de la mélodie de l'existence. Comme un écho fidèle de l'attention au lieu devenu espace symbolique, sans discontinuité.


Son oeuvre plastique parle enfin tout de suite de ce qui a été vu, vécu, du temps passé... et retrouvé. Un point de repère pour ceux qui se sont égarés ou qui recherchent une conciliation. A la question :  "Où sommes-nous ?", ce travail répond : "Sur la Terre, où est l'essentiel".


PG contact@pierregivodan.com


Exposition J.P Massana, " Il Libro dell'acqua", Palazzo delle Arti Napoli, du 11 novembre au 31 décembre 2007 à Naples.

 

Joan Pere Massanavoir aussi : notre dossier sur Juan Pere Massana, le site de la galerie de la Galleria IL Torchio Costantini

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 14:56

nemo.jpg"Les 20 ans de Némausus"

Inauguration du projet 
et ouverture de la saison artistique en présence de Jean Nouvel

le 16 novembre 2007

Némausus - Nîmes (30) 



Jean Nouvel conçoit Némausus à Nîmes en 1986 avec la perspective de bâtir un nouveau style de logements sociaux, plus beaux, plus grands, plus lumineux, mais pas plus chers. La surface de l’espace habitable est pour l’architecte un postulat d’esthétisme, ses appartements seront 40 % plus grands que ceux des HLM.


Jean Nouvel fait le choix à la fois esthétique et économique de détourner des matériaux industriels pour remplacer des éléments de construction plus conventionnels. Les structures sont métalliques, escaliers, coursives, les murs en béton sont laissés à l’état brut, les portes ouvrant sur les terrasses sont des portes pliantes de casernes de pompiers réétudiées pour Némausus.


L’architecte innove. Il installe des lofts de 110 m², ouvrant sur des terrasses de 15m², les habitants auront le choix selon leurs besoins entre des simplex, des duplex ou des triplex. Les appartements ne sont pas tous agencés de la même manière. Encore un choix qui s’offre aux habitants, leur permettant de se singulariser, de vivre dans un espace différent du voisin, chose rare dans le logement HLM traditionnel.


Avec ce projet le logement social change de forme, de norme, de style. Avec Némausus, Jean Nouvel fournit un exemple d'émancipation du processus de production de masse encore répandu dans les années quatre-vingts.


L’architecte se libère et s’impose sur un autre terrain, celui de la décoration des appartements. Mais il ne sera pas gagnant sous cet aspect. Les habitants de Némausus s’approprieront le lieu à leur façon allant jusqu’à effacer les éléments décoratifs sublimant les espaces.


Depuis, celui qu’on appelle le « bateau », s’encre dans la ville de Nîmes attirant des touristes venu du monde entier, des artistes, des associations culturelles, des locataires, favorisant ainsi les échanges et la mixité.



au programme de 13h à 23h le 16 novembre 2007 :

Inauguration du projet " Les 20 ans de Némausus "

Le 16 novembre à 17H : Cocktail en présence de Jean Nouvel

Mise en couleur et en fête du bâtiment de Némausus,
Actions sculpturales, avec les étudiants de l’École Sup. des Beaux-Arts de Nîmes.

LES NUITS DE L’IMAGE, les 16 et 17 novembre
Projections depuis les proues et façades des bâtiments

LA BOÎTE A IMAGE
Sculpture-installation de Pierre Baumann et Benoît Gillet.
Création in situ : Julien Pelamourgues / Maud Gilhodez, deux  jeunes artistes investissent l’espace public


en savoir plus : La Feuillée du 24 octobre 2007 (projet, programme...)
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 14:24

antoniucci-1.jpgManifeste de la peinture.

Tel est le tracé de l'ange, itinéraire abrégé à la  limite de l'histoire.
Car la peinture de Pierre Antoniucci ne se comprend pas autrement que comme dépassement, jeu avec les lois picturales, révélation du sens de tout un processus, intériorité accomplie sans repentir... et interpellation prophétique.


En effet Antoniucci  pense que l'art se justifie par les oeuvres et son entreprise demeure esthétique et non verbale ou conceptuelle. Cependant, à l'atomisation de l'art il répond avec constance par le travail exigeant et différencié de la peinture, du dessin et de la sculpture en ménageant toujours sa place à l'étonnant sans hasard, à la rencontre et au lien.


On dira ce que l'on voudra mais notre époque nécessite plus que jamais ce type d'entreprise de la part d'hommes entiers. Pierre Antoniucci en témoigne par sa création.


PG contact@pierregivodan.com


Les duos à Bienvenue-à-Bord et au Show-room B301, exposition Yves Reynier & Pierre Antoniucci,  Installation / Peinture du 8 au 20 novembre 2007,vernissage le jeudi 8 novembre à 18h, Némausus à Nîmes (30)

 

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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 06:42
perray.jpgLa piste à néant.

On ne dira jamais assez les tristes effets engendrés par la logique hégélienne depuis bientôt deux siècles sur les esprits faibles et de bonne volonté. Ainsi  des installations de Régis Perray dont le balai, la pelle ou la serpillière constituent les outils. Si l'on en croit le maître de la dialectique historique en effet la somme de deux néants fait un être (voir la Science de la logique ). Obscure vérité insondable dont les dégâts politiques sont ce que l'on sait au XXème siècle. Il en va malheureusement aussi de même en art. Et la somme de deux balais mis bout à bout ne fait pas une oeuvre. Exit la conception politique de l'art. Exit le scandale qui ne fait jamais plus de bruit que la serpillière sur le sol. Dire la misère ne fait pas date. Ce qui fait l'oeuvre est justement la tentative de nommer le désespoir dans un langage esthétique.

Où est l'art, lorsque l'on prend la vie au mot sans jouer avec l'expérience, justement ?

L'art s'accomplit en dehors du monde, et sans attendre.

 

PG contact@pierregivodan.com

Production Frac-Franche-Comté " Le Balai et sa pelle "( bronze) de Régis Perray.

voir aussi : le site de Régis Perray le site du FRAC Franche Comté

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 12:13

André Derain, Portrait de MatisseLa multiplicité des voies.



Un somptueux coloriste un temps, l'espoir dans les yeux. Il écoute le mouvement du monde, mais commet des erreurs que d'autres éviteront (et l'on pense à Picasso pour  la question du " voyage en Allemagne ") , comme une tache et finalement un exil intérieur peut-être dans le silence après guerre.

L'éclosion de la liberté d'abord  dans le trait, le côté  anti-académique, autodidacte, amoureux d'art primitif et lecteur de Nietzsche. La sueur devant le ciel dans le vent troublant. Des corps-racines et des fleurs échos de volatiles  en points rouges sur la toile.

Le coeur dans la poitrine mais pas captif des jours.

Derain, tombé un beau matin du  Louvre la mémoire qui bat dans le soleil. Découvre  jeune Van Gogh, puis ami de Vlaminck, et compagnon d'esprit de Matisse. "Fauve", jusqu'au bout des ongles. L'amour des balcons, des bateaux , de la mer... Mais pas de sanglot ni de recherche de la consolation dans sa démarche.

Un vivant qui réclame la beauté en même temps que le hante la naïveté.

A-t-il connu le mot chéri de l'excès ? Ses femmes peintes, ses paysages éclaboussés, tout démontre qu'il appartient à l'aurore, mais avec quelque chose comme un scrupule devant les visages tout de même. Le Portrait de Matisse (notre image), par exemple. Méditation et hauteur, celle d' un homme du Nord rendu à sa tâche de réformateur de la peinture par un disciple prêt à le suivre à Collioure. Puis son rapport à Braque, au cubisme, et le retour ultérieur à un certain ordre classique.

Il y a ainsi une multiplicité de voies à suivre pour circonscrire l'homme et l'oeuvre en perpétuelle métamorphose et qui réclamait sans doute la chaleur.

Derain, peintre un jour inspiré par les déluges d'incendie vert (Charing Cross à Londres) enfin. Se consumant soudain les mains à vouloir ouvrir au ciel son art... Derain, qui s'initie à la sculpture, à l'illustration de livres pour Apollinaire, aux ballets pour Diaghilev.

Une citation de lui : "Où il y a lumière il y a esprit ".

PG 


Une exposition  "L’atelier d’ André Derain" du  27-10-07 au 16-03-08 aux Collections Saint Cyprien à St Cyprien 66750 et la présentation des livres d'artiste de André Derain au salon PAGES à Paris les 7,8,9 décembre 2007.

Pierre Givodan - contact@pierregivodan.com

Chroniques intempestives

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 06:50
œuvres de 1959 à 2007

du 26 octobre au 24 novembre 2007


Galerie Lélia Mordoch - Paris (6)

 


sobrino.jpgFrancisco Sobrino est co-fondateur du GRAV – Groupe de Recherche d'Art Visuel (1960-1968) – avec Garcia Rossi, Le Parc, Morellet, Stein et Yvaral. Né à Guadalajara (Espagne) en 1932, il vit et travaille entre Madrid, Guadalajara et Paris.

Noir, blanc, couleur, cinétisme et transparence, avec Sobrino le plexiglas se prête aux métaphores de formes modulaires qui se répondent dans une véritable généalogie de la géométrie, comme ces ronds de plexiglas montés sur ressorts que le spectateur est invité à toucher pour voir l’œuvre en mouvement.

L’exposition présente des œuvres de 1959 à 2007 – gouaches, sculptures et reliefs – témoignant de ses recherches des cinquante dernières années, et célèbre le travail d’un artiste dont tout l'œuvre est voué à la lumière, au mouvement et au rythme.

A cette occasion, publication du livre : Francisco Sobrino, 96 pages couleur, 2007, 25 €, éditions Lélia Mordoch

 

informations pratiques :

vernissage jeudi 25 octobre de 18h à 21h

Galerie Lélia Mordoch
50 rue Mazarine 75006 Paris
Métro : Odéon
01 53 10 88 52


voir aussi : www.galerieleliamordoch.com

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 06:48
gao-brothers.jpgLa vie retournée.

Triste savoir que nous montrent ces fragments photographiques : celui d'une vie transformée en pure et simple arbitraire, et pour finir l'oubli de la vie juste. Ce qui jadis aurait relevé de la sphère publique devenu prétexte à consommation privée. Fin de la substance politique et de l'autonomie du citoyen. Pas de savoir sur la vérité de la vie possible, et donc une enquète sur sa forme aliénée.

Et l'on voit  par exemple sur une photo (Goodbye Tiananmen) une puissance politique, métaphore de la violence nue déterminer l'existence individuelle écrasée sous son poids, et transformée en prison politique grâce au mur que font au fond les ouvriers casqués de jaune. Des marionnettes créées pour faire illusion, une imitation des passions et du marché, les rouages d'un mécanisme mis à nu. Un regard porté sur une idéologie de la tromperie, du masque et du néant.

Quand la production matérielle a ravalé la vie à un non sens complet, un phénomène de second ordre, alors on peut parler de confusion totale et de retournement des valeurs.

PG contact@pierregivodan.com


Exposition "Gao Brothers " , photographies et sculptures, galerie Benamou, du 25 octobre au 24 novembre 2007, Paris.

photographie : GAO BROTHERS 'Goodbye Tiananmen'  2007 120x150cm, ed.2/10

voir aussi : le site de Gao Brothers, le site de la galerie Albert Benamou

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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 06:46

GreenawayGD.jpgLa Querelle des dévots
mise en quatre par ses thuriféraires

Ecrire une histoire du théâtre qui favorise délibérément le simple récit avec de fréquentes allusions au temps, à l'époque et au contexte. Des parallélismes établis qui soulignent la valeur symbolique des situations, tel est le mouvement "romanesque" de ce livre.


On connaît le cinéaste sentinelle des jardins. On découvre, loin de la banalité le voyageur énigmatique et fantastique se faire le narrateur des allégories crépusculaires et théâtrales. La charge critique  que contient cette histoire nous fait redescendre sur la scène où s'élancent silencieusement et glissent les camarades du bataillon des acteurs.


Pour Greenaway " Il n'y a pas d'Histoire comme telle, seulement des historiens ". Le temps subjectif valorisé ici par cette méditation sur la " Grandeur et décadence du théâtre de gestes " est la matière, le motif dominant dans lequel s'inscrit l'histoire humaine.


PG contact@pierregivodan.com


Peter Greenaway "Les Historiens, Livre 39 " Editions Disvoir.

Conçu et écrit par Peter Greenaway, "Les Historiens" est un projet de 100 livres à paraître sur 10 ans, une sorte d’abrégé encyclopédique qui examine dans le détail 100 ans de l’Histoire d’un vaste continent.

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 08:40

 

   SLA2.jpg  SLA3.jpg


Pigments, peintures et livres peints

Désir  de manger les fruits du Paradis ? Le langage est toujours celui de l'harmonie. Une déclaration insistante au vent, aux fleurs aux troubadours. Communication entre le livre, la lettre, et la couleur. L'image, le texte et les pouvoirs du bleu, du rouge et du vert. Sans artifice et dans une langue neuve, une leçon lyrique au rythme de la poésie. Voilà en quoi consiste ici encore la conspiration optimiste d'Anne Slacik. Un accompagnement mystérieux qui évoque des résistances silencieuses. Par un beau jour d'hiver vous pourrez ainsi songer à l'eau ou au feu. Là où la présentation des oeuvres se fait métaphore de la lumière.

PG

contact@pierregivodan.com

 

Trois expositions :

"Lire en fête"  monastère de Saorge, Centre des Monuments Nationaux, du 14 octobre au 31 mai 2008.
"Jardin"  médiathèque d'Obernai, du 19 octobre au 14 novembre 2007.
"Les Pourpres" Galerie Meyer Le Bihan Paris (3) du 8 novembre au 15 décembre 2007


 

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 08:39

du 25 octobre au 17 novembre 2007 

  
Galerie Patrick Gaultier - Quimper (29)




Patricia Erbelding


Le rouge de la séduction, 
le rouge de la passion.
Le rouge au grand jour. 


Le fer oxydé. La rouille corrosive.
Cordon irréductible
qui lie l'ici à l'ailleurs.
Signe du fort et du sensible. 


Dans les espaces au carré,
sur la blancheur des fonds,
le pari de l'équilibre est gagné. 


La forme rouge, le fil rouillé
sans tension, ni répit
se tiennent, se posent. 


La toile chante. 
la toile danse.
L'heure est calme.

C.P.


 
informations pratiques :


EXPOSITION  PATRICIA ERBELDING 
  et rencontre avec l' Artiste
 
Samedi 20 ET Dimanche 21 octobre 
Théâtre de Cornouaille
dans le cadre des 3èmes Rencontres Littéraires

"Les Auteurs battent le pavé"
  
 
Galerie Patrick Gaultier 
14 rue du parc, 1er étage, 29000 Quimper
 
06 14 58 54 64 / 02 98 95 69 40

du mardi au samedi de 14 h à 18 h 30
ou sur rendez-vous 


voir aussi :  le catalogue de ses livres d'artiste

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