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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 09:56


Mikhaïl BoulgakovSympathie pour le Diable.
 
Un problème se pose à la lecture du chef d'oeuvre de Boulgakov, le Maître et Marguerite : celui de la conciliation de la joie et du mal.

En effet dans ce roman extraordinaire l'amour qui se manifeste est le prototype du bonheur. Et les héros du livre y aspirent sur le chemin de la vie. Même les pires d'entre eux ( et l'on pense à Ponce Pilate notamment), ceux qui sont lésés, admettent son importance, sentant que par là se joue la réalisation de notre projet de vie.
Ainsi les hommes souffrant, isolés, opprimés, se défendent contre l'anéantissement de leur désir de bonheur, leur "instinct" d'amour. Le livre met par là magnifiquement en scène cette lutte au milieu des dangers pour se rapprocher et pour créer du sens.

Le Diable en tête joue dans la partie, parfois hostile, d'autres fois "participant". Contre toutes les interdictions Boulgakov nous révèle par delà la lutte continue des classes dans la Russie soviétique, la recherche de la satisfaction éternelle dans la civilisation des hommes dressés les uns contre les autres, acharnés à se maintenir vivant et parfois ne le méritant pas.
PG


Lire (en écoutant par exemple Sympathy for the Devil des Rolling Stones) un des meilleurs romans sans doute du siècle écoulé : Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov.


photo : Mikhaïl Boulgakov




Pierre Givodan

Chroniques intempestives

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