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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:08



Albert CamusCamus :  L'impensé et l'oeuvre.


Il y a cinquante ans, après une vie de solitude et de solidarité marquée par la maladie, la jeunesse d'esprit et le talent, l'opposant à la bonne conscience française ( de droite et de gauche) sculpté par la mesure grecque et l'ordre classique, disons apollinien, s'éteignait sans jamais avoir oublié le temps ni méprisé les corps.

En quoi était-il philosophe ? Par exemple parce qu'il avait un certain sens historique et un certain amour de l'Orient. Il détestait les "momies" tel que Nietzsche l'entend. C'est à dire les idées éternelles qui tuent. Il ne croyait pas à l'être, lui non plus mais plutôt au mouvement, au jeu des acteurs, à la danse, au sport, à l'apparence des femmes. Il était sensuel et se méfiait des imposteurs, des Tartuffes, des moralisateurs qui se sont assis sur l'espoir des humbles. Moraliste anti "monotono-historique" cependant pour plagier encore Nietzsche. Impertinent Camus. Provocateur aussi, préférant " sa mère à la justice" abstraite.

Camus en quelques thèses:
- Le monde existe.
- L'illusion morale est dans la fuite en Dieu ou dans l'Histoire.
- La vie meilleure est acceptation du beau (la "vie artiste" en est le prototype)
- Espérer malgré tout en la joie possible.

Pierre Givodan



Lire aussi l'article de juillet 2005 ICI


Pierre Givodan                             -

Chroniques intempestives

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