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1 octobre 2005 6 01 /10 /octobre /2005 00:00


édito

La Feuillée octobre 2005

 

Aujourd'hui, le plus souvent, les photographes sont les artistes qui portent sur la planète, sur le monde, sur les peuples, un regard lavé de tout soupçon .

 

Soupçon de se vouloir dans l'air du temps, quand on est ni de son temps, ni dans le temps seulement dans son époque.

 

Soupçon de se compromettre avec les différents pouvoirs surtout celui qui gouverne le monde, l'argent.

 

Soupçon de vouloir satisfaire le seul plaisir immédiat et de tout ignorer du désir.

 

Soupçon de jouer le jeu des apparences, des faux semblant, de manipuler des objets sans valeurs.

 

Pour la deuxième année, le festival de photographies L'Oeil en Seyne à la Seyne-sur-mer nous propose dans un seul et même lieu la villa Tamaris Pacha, une exposition regroupant les travaux de vingt-huit photographes.

 

Les thèmes choisis pour la manifestation soulignent la nécessité de traiter de l'essentiel. Après l'eau en 2004 , l'air en 2005.

 

Le monde, aussi moderne soit-il, n'est pas débarassé de son rapport aux éléments naturels. Mais on ne semble s'en apercevoir, pour mieux l'oublier ensuite, qu'au moment des grandes catastrophes.

 

Mais les éléments sont ambivalents. Ils ne sont pas seulement, dans leur violence, responsables des désastres que connaissent les sociétés humaines. Ils appartiennent à la matière vivante, douce dans sa présence originelle.

 

La célébration des noces de l'air et du vent dans l'édition 2005 de L'Oeil en Seyne nous montre que quel que soit le lieu, la contrée, le pays, le vent continue à souffler...

 

L'oeil regarde, l'homme imagine.

 

Catherine Plassart

 

 

voir aussi : La Feuillée octobre 2005


Catherine Plassart

Catherine Plassart

contact@artpointfrance.org

Les éditos de La Feuillée

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