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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 01:37

 

John Mayall

 

Les notes et la mémoire.

 

 

Le marquis du blues a des amis secrets qui ont trouvé chez lui le contact immédiat avec l'ennui riant.

 

Amateur de J. B. Lenoir très jeune, il a su surprendre par des hyperboles sonores les européens qui ignoraient tout de la musique du diable.

 

Découvreur des plus grands ( Éric Clapton, MickTaylor…) il n'a jamais procédé par imitation. Son jeu vif de guitare, son piano étourdissant, son incroyable harmonica, son optimisme inouï nous amènent sans cesse à nous demander : - Franchement sommes-nous si bêtes ?

 

Plus qu'épouser son temps il l'a devancé, c'est pourquoi il est aujourd'hui encore un sujet d'étonnement.

 

Il nous donne ici l'occasion de redire ce que l'on sent à entendre son coeur blessé, ses peurs, et caresses sonores.

 

Etre capable de se jeter à l'eau sans folie pour ne pas étouffer de tristesse tel est sans doute l'objet premier du blues.

 

Savoir triompher de son mal est aussi la vertu que distille la musique de ce fidèle de la note bleue.

 

L'étoffe de John Mayall est celle des plus généreux. Né en 1933,  il continue ses tournées et dans son jardin il n'y a pas de feuilles mortes. Ses démons et romances suscitent toujours la même émotion. On y passe nos soirées avec un seul CD !

 

Alors ce petit bout de chance partagée vous donnera peut-être le goût du plaisir d'écouter John Mayall et ses Bluesbreakers, avec la tendresse que mérite le don de bonheur.

 

PG

 

Retour sur "Stories" (2002), de John Mayall.

 

Pierre Givodan

Chroniques musicales

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